mar 28

Action collective

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 mars 2012
Aux Etats-Unis, une nouvelle législation aide les PME à trouver des fonds
Le Congrès Américain a approuvé des mesures qui permettent désormais aux petites entreprises de recourir au crowdfunding pour se financer. Les stratégies digitales issues du financement collectif et des réseaux sociaux semblent influencer Washington.
Le Sénat américain a récemment ouvert aux petites entreprises de nouvelles possibilités de trouver des investisseurs en supprimant des obstacles. Le JOBS Act et son amendement, le CROWDFUND Act récemment approuvé, permettent aux start-up et autres entreprises récemment créées de faire des appels de fonds groupés dans leur stratégie de financement. Le public est déjà familiarisé à ce type de financement grâce à la popularité de Kickstarter, IndieGogo et d’autres, qui permettent à un projet ou à une œuvre artistique de recevoir des dons via un site Web tiers. Les nouvelles entreprises peuvent recevoir de l’argent du public, par l’intermédiaire d’un agent ou d’un portail, avec une compensation pour l’investisseur. C’est une différence majeure par rapport au précédent projet de financement collectif, qui encourageait les dons en échange de différents types de cadeaux en cas de succès de la campagne. Le nouveau processus favorisé par le JOBS Act ne récolte pas des dons mais des investissements.
Créer de l’emploi par le soutien et les solutions de financement des petites entreprises
Les provisions du JOBS Act assouplissent les règles de la SEC afin de faciliter l’accès au capital, le tout en vue de créer plus d’emplois. « Il y a une corrélation directe entre la croissance de l’emploi et la capacité des propriétaires de petites entreprises à recueillir des fonds » a déclaré le président et CEO de la NSBA, Todd McCracken. Les deux partis ont soutenu la législation au Sénat, laquelle prévoit des  dispositions supplémentaires d’exemption pour le financement collectif qui permettent aux petites entreprises de lever jusqu’à 1 million de dollars sur une période de 12 mois et les soustraient à l’application des lois sur les valeurs mobilières des différents États, y compris « des dispositions autorisant les sollicitations d’ordre général ou la publicité d’ordre général en vue de trouver des investisseurs accrédités. »
Start-up et petites entreprises peuvent bénéficier du JOBS Act
En fait, le Jumpstart ou Business Startups Act se tourne vers le financement digital, soutenu par le funding groupé. Mais, en raison de l’étendue de la portée de ses effets, l’Acte affecte potentiellement aussi bien les start-up que toutes les petites entreprises. Il n’augmente pas seulement les opportunités d’investissement en capital sur des sites comme, par exemple, SeedVo, mais assouplit également les règles d’information publique et rend l’accès au public plus facile. Les entreprises privées doivent maintenant remplir un dossier IPO si elles comptent plus de 2 000 actionnaires, et non plus 500. Les entreprises dont le revenu est inférieur à 1 milliard de dollars sont maintenant considérées comme des « entreprises en voie de croissance » et exemptées de certaines règles de la loi Dodd-Frank.

mar 28

Relevé de décision

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 mars 2012
Un climat d’investissement favorable aux entrepreneurs en 2011
Les jeunes entreprises trouvent plus facilement des fonds pour lancer leur projet. Mais cela irait avec un durcissement des conditions du côté des financeurs.
En 2011, le climat d’investissement aurait été plus favorable aux jeunes entrepreneurs qu’en 2010, constate Fenwick & West LLP, un cabinet d’avocats américain, qui a publié son enquête* 2011 sur le financement d’amorçage. Ainsi, les investissements dans les secteurs de l’Internet, des médias numériques et des logiciels seraient dynamiques et en pleine expansion. En effet, le nombre d’investissements dans ces trois industries est en hausse avec une moyenne de 3.8 million de dollars en 2011 (contre 3.2 millions en 2010) et le montant investi dans chaque société est également plus élevé. « Le montant relativement bas d’argent nécessaire pour amener ces startup sur le marché rend le secteur de plus en plus attractif », explique Steve Levine, co-auteur de l’étude.
Incertitude pour les sociétés
Toutefois, ce ne serait pas totalement au bénéfice des entrepreneurs, estime le cabinet. En effet, si l’on en croit le rapport, le choix du financement amènerait de l’incertitude pour les entrepreneurs avec un risque, pensent-ils, de perdre la possession de leur entreprise. Si la prolifération de capital d’amorçage et la diversité des sources de financement créeraient un effet de levier lors des transactions en faveur des entrepreneurs, les modes d’investissements seraient quant à eux à l’avantage des investisseurs. L’usage de dettes convertibles, permettant aux investisseurs de convertir leur investissement en actions, aurait augmenté de 10% alors que dans le même temps, l’usage des actions de préférences – qui comportent des avantages financiers et juridiques par rapport aux actions classiques – baissait également de 10%.
Des investisseurs protégés
« Les créanciers se trouvent plus protégés par un mode de financement par dette convertible que si le capital était directement investi dans l’entreprise. Cela sécurise leurs investissements », explique Marie Ekeland, associée chez Elaia Partners, à L’Atelier. C’est pour cette raison que les entrepreneurs auraient même parfois du mal à convaincre les investisseurs d’utiliser les actions de préférences à moins d’offrir des actions supplémentaires au montant initialement investi, conclut l’étude.
*Sondage mené auprès de 56 entreprises des secteurs de l’Internet, des médias numérique et du logiciel principalement dans les marchés de la Silicon Valley et de Seattle en 2011.

mar 26

Lieux non-finis pour esprits infinis

Lu dans InternetActu
Edition du 22 mars 2012
Au-delà du brainstorming

Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le “brainstorming”.
Le brainstorming en question
Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque. Son principe est le suivant : dans une même pièce, les participants exposent toutes les idées créatives susceptibles de leur passer par la tête. Avec une règle fondamentale : les propositions, même les plus absurdes, ne doivent pas être critiquées, au risque, dans le cas contraire, de bloquer l’imagination de leurs auteurs ainsi mis en cause.
Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Tout d’abord, la pensée de groupe ne serait pas aussi créative qu’on ne le pense. Une première réfutation des théories d’Osborn a été établie dès 1958. Une expérience menée sur 48 groupes d’un côté et 48 individus de l’autre, a montré que les sujets réfléchissant en solo terminaient l’expérience avec bien plus d’idées que ceux qui avaient travaillé en équipe. Plus inquiétant encore, selon un panel de juges, les idées élaborées “en solo” étaient bien plus intéressantes et réalisables que celles élaborées en groupe, comme l’a souligné le psychologue Keith Sawyer dans ses livres sur la créativité de groupe.
Les bienfaits de la critique
Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Ici encore, une expérience de 2003, menée par le psychologue Charlan Nemeth a réfuté cette idée. Trois groupes de personnes ont été constitués pour réfléchir à trouver des solutions sur la congestion de la circulation à San Francisco. Le premier ne recevait aucune instruction quant à la manière de gérer les débats. Le second se voyait assigner les techniques classiques de brainstorming. Dans le troisième enfin, chacun avait le droit de critiquer librement les propositions des autres.
L’expérience à montré que les équipes où l’on avait le droit d’évaluer les idées des uns et des autres se montraient au final plus fécondes, et plus originales que celles qui avaient respecté l’interdit. Plus intéressant, encore, ce qui a qui a suivi : chaque sujet a été interrogé séparément et on lui a demandé de donner encore d’autres réponses à la question posée. Il s’est avéré que ceux qui avaient participé aux débats avec critiques ont été capables d’émettre bien plus d’idées nouvelles que les “brainstormers” et les sujets qui n’avaient reçu aucune instruction. Ces derniers ne concoctaient qu’une moyenne de trois idées nouvelles tandis que les membres du groupe intégrant le débat et ! la critique en produisaient sept.
Les lois de la composition
Pourtant, continue Lehrer, il n’est pas question pour autant de revenir à la croyance en une créativité s’exerçant exclusivement en solo. Dans divers domaines, comme la science, c’est d’ailleurs impossible. La spécialisation y est devenue telle qu’il devient impensable de travailler sur un sujet sans collaborer avec différents spécialistes très pointus. Une étude menée par Ben Jones, professeur à l’école de Management Kellog de la Northwestern University a ainsi analysée 19 millions d’articles universitaires et 2 millions de brevets de ces cinquante dernières années, montrant que les travaux en équipe n’ont cessé d’augmenter dans 95 % des sous-champs scientifiques et que les équipes universitaires ont augmenté ! de 20 % en moyenne à chaque décennie. Pour Jones, les chercheurs sont désormais contraints de collaborer, notamment parce que les mystères les plus intéressants se trouvent désormais à l’intersection des disciplines. “Il ya cent ans, les frères Wright pourrait construire un avion par eux-mêmes. Aujourd’hui, Boeing a besoin de centaines d’ingénieurs pour concevoir et produire des moteurs”. Face à la complexité croissante, le travail collectif est désormais de mise. Mais alors, quel est le meilleur modèle pour favoriser la créativité de groupe ?
En fait, estime Lehrer, les règles de l’intelligence collective sont singulièrement plus complexes qu’on a pu le croire. Il faut d’abord s’interroger sur la composition de l’équipe. Vaut-il mieux que les participants se connaissent, ou au contraire qu’ils se découvrent à l’occasion ?
Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! S’appuyant sur une recherche du sociologue Brian Uzzi qui a analysé les comédies musicales les plus populaires, mais aussi les échecs dans ce domaine, on apprend que les équipes les plus imaginatives sont composées en partie de personnes ayant déjà travaillé ensemble avec une certaine proportion de nouveaux venus. Si les participants se connaissent trop, la créativité ronronne et ne donne rien de bon. C’est ce qui s’est passé dans les années 30 à Broadway, pourtant alors peuplé des plus grands génies de la comédie musicale. La plupart des spectacles de cette période ont été des flops. West Side Story, en revanche, serait l&rsquo! ;exemple d’une comédie musicale dont la composition de l’équipe respecte les bonnes proportions. Les créateurs, Jerome Robbins, Leonard Bernstein et Arthur Laurents, étaient des habitués de la scène de Broadway. Mais cela ne les a pas empêchés de recruter de nouvelles têtes, par exemple un jeune parolier de 25 ans.
Les lieux créatifs
Mais pour Lehrer, il existe un autre aspect, fondamental, d’une créativité collective réussie : le lieu. Il est très important que des gens très différents puissent se rencontrer de manière fortuite et discuter de leur travail et de leurs idées. Et Lehrer de citer Steve Jobs à l’époque de Pixar, qui avait installé au centre du bâtiment de la société un atrium, où étaient situées les boites aux lettres et où techniciens, artistes et designers étaient forcés de se rencontrer pour aller d’un point à un autre (Jobs aurait même envisagé, selon Lehrer, d’installer des toilettes exclusivement dans cet atrium, mais aurait finalement été contraint d’y renoncer).
Toutefois, Lehrer se concentre surtout sur un autre édifice, qui selon lui aurait joué un rôle fondamental dans l’explosion technologique de la fin du XXe siècle : le bâtiment 20 du MIT.
Celui-ci avait été exécuté dans l’urgence, pendant les dernières heures de la guerre, pour abriter l’unité de recherche sur les radars. Il ne respectait aucun des codes de construction et possédait des défauts multiples (“la ventilation était pauvre, les couloirs sombres, les murs trop légers, on brûlait en été et on gelait en hiver”). Mais au final, ce n’était pas grave : il s’agissait d’une construction provisoire, qui devait être détruite dès la fin des hostilités.
Ce n’est pas ce qui s’est passé. A la fin de la guerre, le MIT a connu une affluence d’étudiants sans précédent. Du coup, il a bien fallu conserver le bâtiment 20 pour y abriter tout un groupe de structures éducatives.
Or, cet ensemble, si déstructuré, est celui qui a donné naissance à bon nombre des technologies et théories scientifiques du XXe siècle. Il a forcé des chercheurs travaillant sur des domaines sans rapport entre eux à cohabiter à discuter, à échanger des informations. Les théories linguistiques de Noam Chomsky doivent beaucoup à l’architecture du building. Parmi les autres découvertes mentionnées par Lehrer, il y a aussi les premiers jeux vidéos, la physique des micro-ondes, etc.
“Stewart Brand, dans son essai How Buildings Learn mentionne le bâtiment 20 comme l’exemple d’une structure “mal foutue”, devenue un espace exceptionnellement créatif, justement par ce qu’il n’a pas été voulu ni conçu (un autre exemple en serait le garage de la Silicon Valley). Au final, les scientifiques du bâtiment 20 se sentaient libres de refaire leurs locaux, adaptant leur structure à leurs besoins. Les murs étaient abattus sans permission, l’équipement s’entassait dans la cour de l’immeuble. Quand Jerome Zacharias a développé la première horloge atomique, il a supprimé deux plafonds de son labo pour faire de la place à un cylindre de trois ! étages… “

“La leçon du building 20″
La leçon, conclut Lehrer, “est que lorsque la composition d’un groupe est correcte – suffisamment de gens avec des perspectives différentes se rencontrant de manière imprévisible – la dynamique de groupe se développe d’elle-même”.
Rémi Sussan
Signalons que Jonah Lehrer publie un nouvel opusImagine, sous titré justement “Comment fonctionne la créativité”. Espérons que les éditions Robert Laffont, qui ont traduit et publié en français les deux premiers titres de Jonah Lehrer, s’empresseront de traduire ce nouveau volume.
Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/03/20/au-dela-du-brainstorming/

mar 20

Carte d’interieur

Vu sur le site de La Chaine Techno
Edition du 20 mars 2012
Adresse de cette vidéo : http://www.lachainetechno.tv/videos/la-geolocalisation-indoor-bientot-disponible/

La géolocalisation indoor bientôt disponible

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Se localiser avec son smartphone à l’intérieur d’un bâtiment à l’aide d’un smartphone sera bientôt possible. Comment ? Grâce à des capteurs qui détectent non seulement la position géographique mais également la pression atmosphérique. Le français ST Micro a présenté au MWC 2012 de Barcelone une solution pour les smartphones du futur.

mar 20

Réalité augmentant la pédagogie

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 19 mars 2012
La réalité augmentée rapproche le formateur de l’apprenant

Femme et lunettes
Proposer de guider une personne en incrustant les manipulations à effectuer sur une machine dans le champ de vision de la personne qui apprend peut faciliter l’acquisition de savoir-faire.
Guider un employé ou un apprenant à distance dans la manipulation ou la réparation d’une machine n’est pas toujours une mince affaire. Cela, que ce soit pour le formateur, qui n’a pas la machine face à lui. Mais également pour l’employé ou la personne en formation, si elle ne connaît pas assez bien les rouages ni même le jargon associé. De ce constat, un chercheur de l’Université d’Osaka [9], Eimei Oyama, a travaillé sur un système qui exploite le principe de réalité augmentée. Il a mis au point un système de guidage à distance portatif, le Wearable Behavioural Navigation System. Celui-ci, qui faisait partie des lauréats de forum 2012 Netexplo [10], permet à un expert de voir l’objet défaillant et de guider la personne en face de la machine, à l’aide de lunettes.
Visualiser les gestes pour mieux les répéter

En fait, les deux parties doivent porter un casque et des lunettes de projection. Chacun des casques comporte une webcam. Celle placée sur le casque de la personne sur place lui permet d’envoyer les images de la machine à l’expert. La seconde permet à ce dernier d’envoyer l’image de ses mains. Les mains sont alors projetées sur les lunettes du collaborateur qui doit réparer ou apprendre, et se superposent à ce que celui-ci voit en face de lui. Ainsi, l’expert peut montrer à l’apprenant quels sont les gestes à accomplir pour réparer la machine.
Au travail et pourquoi pas chez soi ?

Le dispositif a à l’origine été conçu pour permettre d’apporter les premiers secours à une personne blessée. Mais Eimei Oyama espère que dans le futur celui-ci permettra par exemple à n’importe qui de réparer sa machine à laver avec l’aide d’un réparateur ou même de préparer un repas assisté par un chef. A noter que dans la même veine, L’Atelier s’était fait l’écho, il y a quelques mois, d’une invention de guidage à distance [11] créée par l’institut FKIE du Fraunhofer s’appuyant cette fois-ci sur l’utilisation d’une webcam et de codes barres 2D.
Voir la vidéo

mar 20

Sommes-nous concernés?

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 19 mars 2012
Grand doute made in USA
Les Américains sont de plus en plus nombreux à douter de la capacité de leur pays à continuer à jouer les premiers rôles à l’international. Cela, dans le secteur des technologies, mais aussi des sciences, de la santé et de la recherche médicale.

Question technologies, le scepticisme prédomine outre-Atlantique : 58% des Américains ne croient pas que leur nation sera capable de rester numéro un mondial dans les secteurs des sciences et des technologies à l’horizon 2020. Pourtant, ces industries impactent pour près de la moitié de la croissance économique américaine depuis la seconde guerre mondiale. La position des Etats-Unis n’est guère mieux cotée dans le secteur de la santé et de la recherche médicale puisque 53% des Américains pensent que leur pays perdra la première place. C’est ce que révèle un sondage* conduit en ligne par JZ Analytics pour le National Public Opinion Poll en Mars 2012.
Des investissements au ralenti
D’où viennent ces inquiétudes? « Ce sont les investissements trop faibles alloués aux sciences et à l’innovation qui alimenteraient les craintes des Américains sur la perte de vitesse de leur pays dans les années à venir », explique John E.Porter, Président de Research!America et ancien membre du Congrès dans l’Illinois. Ces préoccupations vont probablement augmenter à moins que les décideurs ne prennent des mesures pour éviter des conséquences graves, notamment sur l’emploi américain, les entreprises et l’innovation. Pourtant, malgré ce manque de vitalité dans les financements, 91% des Américains estiment qu’il est important de conserver une place de premier plan sur la scène internationale dans ces trois secteurs.
Développer durablement la recherche et l’innovation
Pour rester compétitif et faire prospérer les Etats-Unis, 78% pensent qu’il faut rester leader dans les sciences et 65% jugent qu’il est important de l’être dans le domaine médical et de la recherche médical. A l’approche des élections présidentielles américaines, 64% des personnes sondées déclarent qu’elles seront plus enclines à voter pour un candidat qui soutiendra la recherche dans le domaine de la santé. Durant la campagne, le débat autour des thèmes des sciences, de l’innovation et de la santé sera très attendu.

mar 16

Picoprojecteur : ça bouge!

Lu dans le Monde
Edition du 6 mars 2012
En 2012, l’écran de votre smartphone projeté sur un mur !
Projeter des images ou des vidéos depuis son téléphone serait bientôt possible grâce à un micro-projecteur laser en cours de développement.
C’est une certitude, la technologie existe : le centre de recherche de VTT Technical [6], EpiCrytals Oy [7]et Aalto University [8] en Finlande développent depuis l’automne 2011 une source de lumière laser permettant la projection précise, sur n’importe quelle surface, de ce qui est affiché sur l’écran d’un téléphone. De petite taille, entre 1 et 2 centimètres de longueur, ce composant laser pourrait s’intégrer facilement dans de nombreux types d’appareils électroniques. Les images projetées, elles, pourraient atteindre la taille d’une feuille A3.
Partager le contenu de son appareil photo, de sa caméra numérique, de sa console de jeu portable ou de son téléphone mobile deviendrait possible. Oui, mais à certaines conditions. D’une part, le projet implique la capacité à développer une technologie de petite taille, d’autre part, de la rendre suffisamment éco-énergétique pour ne pas épuiser trop rapidement la batterie des appareils qui l’intégreraient. Le laser devra également être assez puissant pour envoyer les faisceaux lumineux sur un mur.
Contrainte supplémentaire, et non des moindres : pour conquérir le marché des appareils électroniques, le coût de fabrication devra être bas. A ce jour, le trio finlandais a bouclé les étapes de brainstorming et de design et s’apprête à entrer dans la phase de prototypage. Objectif : prouver que de grandes quantités de ce boîtier laser pourront être produites rapidement et à un coût raisonnable à l’été 2012. Et, bien sûr, devenir les leaders sur ce marché d’ici 2015.
Si l’on considère que bientôt, près de 2 milliards de téléphones mobiles seront vendus par an, même si ces micro-projecteurs sont intégrés dans une infime partie d’entre eux, ce marché voit se… projeter devant lui un bel avenir !

mar 12

Langage des signes pour GSM

Lu dans Tom’s Style
Edition du 7 mars 2012
Samsung Hike, un smartphone qui capture sans les mains

Le designer américain Steven Corraliza a imaginé un concept de smartphone nommé Samsung Hike. Son principe est de pouvoir prendre ses photos sans avoir à le toucher, pratique en randonnée par exemple.
Il n’est jamais évident de prendre des photos, encore moins des vidéos lorsqu’on s’adonne à une activité engageante ou extrême. Que l’on soit randonneur, alpiniste ou autre aventurier, engager ses mains avec un smartphone n’est pas très conseillé. Ce Samsung Hike permet donc aux adeptes d’activités en plein air puissent capturer des paysages attrayants ou encore enregistrer les vidéos de leurs découvertes et réalisations. Samsung Hike est un smartphone conçu pour ces aventuriers qui aiment immortaliser tous leurs moments forts. L’appareil a la particularité d’être commandé par des gestes de la main et des bras. Il se fixe au niveau de la courroie du cartable et possède des capteurs lui permettant de reconnaître les commandes gestuelles. Selon son concepteur, Hike est capable de capturer des vidéos 3D.

Le smartphone utilise le Cloud Computing pour enregistrer les données enregistrées sur une plateforme distante et il est possible de les partager en temps réel sur les réseaux sociaux. Steven Corraliza appelle cela la Technologie du Sixième Sens.

mar 12

Pixel connecté

Lu dans Tom’s Style
Edition du 7 mars 2012

PixlClock, une horloge pixellisée et connectée à Twitter
Le vent de la révolution high-tech continue de souffler en chamboulant tout sur son passage. La prochaine victime sera l’horloge murale. Une prévision qui se précise en découvrant le concept PixlClock.

La PixlClock à l'oeuvre

Pixlclock est une horloge murale fonctionnant proposant un affichage à base de LEDs. Sa particularité est d’être connectée en permanence à Twitter.

PixlClock est en fait, une horloge murale à la fois pratique et design. L’accessoire respire la modernité et s’adapte au mode de vie actuel. Il s’agit d’une horloge évoluée à affichage personnalisable. Elle est équipée d’un arrangement de 21 x 21 LED multicolore qui lui confère un affichage à effet pixellisée. L’horloge permet de choisir entre une disposition inspirée des montres analogiques à aiguilles, des montres numériques ou bien un affichage à la Tokyoflash. Ce qui rend le concept encore plus intéressant est le fait que l’horloge peut servir d’outil de communication à distance. PixlClock peut afficher des mails, des notifications, des tweets et également des SMS.

Une barre tactile sur le côté permet de configurer l’accessoire. Il semble que l’horloge se connecte au web via un smartphone même si le designer, Eliel Cabrera, ne s’est pas étendu sur le sujet.

mar 07

Repenser l’innovation

Lu dans InternetActu 
Edition du 7 mars 2012 FF764C

La créativité expliquée ?
Peut-on vraiment “manager”, “améliorer la créativité, par des moyens précis ? J’avoue personnellement avoir toujours été assez sceptique sur le sujet, en partant du principe que si on innove à partir d’une méthode connue et éprouvée, alors ce n’est plus de l’innovation, par définition. Et les étagères des librairies consacrées au développement personnel, au management, voire auNew Age, abondent en techniques infaillibles d’amélioration de la créativité, du jeu de rôle aumindmapping en passant par la programmation neurolinguistique, le brainstorming ou le sacrifice de boucs (la méthode la plus efficace à mon avis).

Mais Anthony McCaffrey, dont les travaux ont été présentés ces jours-ci dans Science Daily, semble relancer le débat. Il est vrai que le bonhomme suscite l’intérêt puisqu’il a reçu un don de 170 000 $ de la National Science Foundation pour développer sa théorie et surtout mettre au point une technologie qui permettrait de lui donner une application pratique.

Ladite théorie se nomme “l’hypothèse des caractéristiques obscures”. Autrement dit, l’innovation consiste à remarquer les caractéristiques d’un phénomène qui sont, jusque-là, passées inaperçues. Cela est beau et bon, me direz-vous. C’est une définition de l’innovation, pas forcément originale, et certainement pas une théorie sur celle-ci.

Mais McCaffrey pense avoir repéré l’une des raisons pour laquelle certaines caractéristiques nous demeurent invisibles : nous sommes obsédés par la fonction, l’utilité des choses. Lorsqu’une qualité ne semble n’avoir aucun but, aucune fonction (ou pire, si elle nuit à une fonction existante) nous avons tendance à l’ignorer alors que nous devrions au contraire nous concentrer dessus. L’exemple un peu simplificateur donné par Science Daily est celui des petites graines ou les fleurs qui s’accrochent aux vêtements. Alors que la plupart n’y verraient qu’une gêne destinée à être supprimée, un esprit créatif dira “allons-y, inventons le velcro”. Et c’est effectivement comme cela que les choses se sont passées.

Dans un autre de ses textes, McCaffrey donne également l’exemple suivant : on dispose de deux anneaux, d’une bougie et d’un cube en métal. Comment attacher entre eux les deux anneaux ? La cire fondue n’est pas assez solide pour ce faire. Solution, grattez la cire de la bougie avec le cube, afin de récupérer la mèche, qui est en réalité une petite corde, et attacher les deux anneaux avec cette dernière.

McCaffrey a donc mis au point une série d’expériences pour vérifier sa théorie.

Il a proposé à 14 sujets de passer un test leur demandant de trouver les parts “non fonctionnelles” d’un objet. Puis il a demandé à ce groupe, ainsi qu’à 14 autres utilisateurs “test” de résoudre une série de problèmes, certains classiques, d’autres concoctés par son équipe. Selon Science Daily, les membres du premier groupe auraient trouvé 67,4 solutions de plus que ceux du deuxième.

Les conclusions de McCaffrey figurent dans un article de Psychological Science qui est malheureusement réservé aux abonnés. Par chance, il travaille sur son hypothèse depuis longtemps déjà, et une série de textes sur sa théorie de l’innovation sont librement accessibles sur le Net, ce qui permet d’en savoir un peu plus.

McCaffrey et son équipe ont, à plusieurs reprises, testé la méthode de “l’obscur” surdifférentes demandes présentées par des entreprises (.pdf). L’une d’entre elles souhaitait créer un revêtement susceptible d’adhérer au téflon. Raisonnant sur le sens du terme “adhérer”, ils se sont posé la question des assomptions cachées derrière ce verbe. Adhérer suppose ainsi, dans l’esprit des gens, l’idée d’une action chimique mettant en relation deux surfaces. Une chose que le mot “connecter” n’implique pas, par exemple. De même pourquoi toujours penser en terme de deux surfaces ? En prenant conscience des présupposés inscrits dans le ! souhait émis, l’équipe est arrivée à une situation innovante : utiliser un système magnétique pour coller le téflon et son revêtement. Non seulement il ne s’agissait plus de chimie, mais cela impliquait non plus deux, mais trois surfaces (le téflon, le revêtement, et la surface générant le champ magnétique).

Une autre société les avait priés de trouver un moyen de repérer des bombes dissimulées dans le sol. Ici encore, la requête impliquait de se pencher sur l’objet “bombe”. En travaillant sur les interactions obscures, le groupe de McCaffrey s’est au contraire concentré sur son environnement et a mis au point une méthode consistant à repérer une bombe en fonction du déplacement de la poussière constaté sur le sol où elle est enterrée.

Dans un registre plus léger, on a également sollicité McCaffrey pour concevoir un type innovant de bougie, sans plus d’exigence. Ayant fait travailler plusieurs usagers sur les associations fréquentes du mot “bougie”, il a remarqué que très peu d’entre eux s’intéressaient au poids (une bougie perd du poids lorsqu’elle brûle) ou la capacité motrice (une bougie ne bouge pas quand elle brûle). McCaffrey et ses collègues ont alors imaginé une bougie sur une espèce de balancier se soulevant au fur et à mesure que celle-ci perdait du poids, jusqu’à atteindre un dispositif capable de l’éteindre automatiquement.

Travaillant sur cette hypothèse, McCaffrey a réfléchi sur la possibilité d’automatiser tout cela. D’où la tentative de créer un logiciel susceptible d’accélérer ce processus d’innovation, ce qu’il nomme le “aha toolkit”. Il ne s’agirait pas d’un système d’intelligence artificielle capable de trouver tout seul des solutions inédites, mais d’une interface permettant à un être humain de procéder plus rapidement à ce genre d’analyse.

L’idée repose sur le système des réseaux sémantiques. Couramment utilisés en analyse linguistique, ces réseaux représentent l’ensemble des associations d’idées liées à un concept ou un objet donné. Reprenant littéralement la fameuse expression “penser hors de la boîte”, McCaffrey a noté que la plupart des concepts généralement associés à un terme pouvaient être entourés par une “boite” et que les idées innovantes faisaient référence aux notions qui se trouvaient juste au dehors de ladite boite. En revanche, ceux qui étaient par trop éloignés, les liens trop faibles ne donnaient pas de très bons résultats.

S’inspirant de cette constatation, McCaffrey veut donc créer des réseaux sémantiques particuliers, les “aha nets” (.pdf).

Un phénomène pourrait selon lui être décrit en 32 caractéristiques, lesquelles diviseraient la région hors de la boite en 32 différentes sections. Il ne reste, plus affirme McCaffrey, qu’à examiner systématiquement ces 32 catégories pour y trouver un certain nombre de caractéristiques obscures.

McCaffrey affirme que sa cartographie des réseaux sémantiques confirme l’hypothèse selon laquelle la créativité se situe “entre l’ordre et le chaos”, c’est à dire juste hors de la boîte, mais pas trop loin. Reste à savoir si sa méthode, avec son examen systématique de caractéristiques obscures basées sur une taxonomie précise en 32 points, ne se situe pas quand même (à l’instar de la plupart des techniques de créativité) encore un peu trop du côté de “l’ordre” que de la créativité…

Rémi Sussan

Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/02/21/la-creativite-expliquee/ 

mar 02

Ordikea

Lu dans Le Monde
Edition du 29 fevrier 2012
Raspberry Pi, ordinateur low cost, victime de son succès

Pour lire l’article complet :http://abonnes.lemonde.fr/technologies/article/2012/02/29/raspberry-pi-ordinateur-low-cost-victime-de-son-succes_1649838_651865.html

Il y avait la « firme à la pomme », il faudra désormais compter sur la « marque à la framboise »… Le Raspberry Pi, un ordinateur low cost, vendu entre 25 et 35 dollars (19 et 26 euros) a été lancé mercredi 29 février. Pour l’heure, seul le modèle B (à 35 dollars) a été commercialisé. Quelques heures seulement après son lancement, l’appareil est déjà victime de son succès. Les sites de la fondation Raspberry Pi, mais également de deux revendeurs britanniques, demeurent inaccessibles.La configuration de la machine est pourtant minimaliste. Le Raspberry Pi est vendu sans clavier ni écran. Sans fioritures, l’appareil, un peu plus grand qu’une carte de crédit, laisse apparaître ses composants : un processeur, utilisant l’architecture ARM, très répandue sur les terminaux mobiles, des ports USB, Ethernet et HDMI pour les connexions et un support pour les cartes mémoire SD. L’ordinateur utilise une distribution de Linux, le système d’exploitation ouvert. Le navigateur Midori permet d’économiser les 256 mégaoctets de mémoire vive.

mar 01

Objets connectés

Lu dans la Lettre de RSLN
Edition du 1 mars 2012

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