jan 31

Innovation sociétale 2

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 16 janvier 2012
L’innovation découle de l’aptitude à partager la connaissance
Dans le but de faciliter l’innovation, il est important d’améliorer les systèmes de partage du savoir. L’Insa-Strasbourg a mis au point un modèle qui intègre les notions de nouveautés et de contexte dans lesquels les savoirs ont été acquis.
Une entreprise peut tirer 75% de son chiffre d’affaire de produits ou de services qui n’existaient pas sur le marché cinq ans auparavant. Autant dire que l’innovation est un élément crucial de la réussite. C’est de ce constat qu’est partie une équipe de chercheurs de l’Insa-Strasbourg pour bâtir un nouveau modèle de partage de savoirs en entreprise (knowledge management), spécifiquement dédié à l’innovation. Ils ont conçu un prototype de logiciel pour tester leur propre approche. Appelé KoSI (KM System for Innovation), cet outil a été mis en place au sein d’une PME française de fabrication d’outil de matriçage de plaques d’acier. Une première, en quelque sorte, puisqu’il n’existe pas d’outil logiciel de gestion des savoirs en matière d’innovation, ni même de réflexion sur le sujet. Et pour cause: les savoirs en la matière sont difficiles à appréhender et à formaliser.
Mêler contenu et contexte
KoSI permet de capitaliser des connaissances en fonction de critères de contenu, comme un outil standard de gestion de connaissances mais aussi de contexte : l’importance et le niveau de nouveauté d’une pratique dans l’entreprise, les métiers qu’elle concerne, sa facilité d’usage mais aussi l’environnement dans lequel elle est apparue, le contexte social. L’outil fournit ainsi une dimension historique très importante en matière d’innovation. Il devient plus facile de définir si le savoir partagé est nouveau ou pas, si il s’appliquera au projet en cours et, au final, si on en tient compte ou pas. L’outil est même conçu pour éviter les redondances: si un savoir est déjà dans la base, les utilisateurs peuvent le voir. Comme il est partagé entre entre les participants à un même projet, le logiciel organise la propagation de ces savoirs pour un objectif très opérationnel.
Des logiciels existants encore trop lourds
Cet outil est très différent des logiciel de gestion de connaissances habituels. “La gestion classique des connaissances est basée sur l’utilisation de données pour de la reconception : on répète des pratiques”, note Rémy Houssin, du laboratoire de génie de la conception à l’Insa-Strasbourg. “Il existe bien la méthode du ‘brainstorming’ où chacun jette des idées en vrac parmi lesquelles on opère ensuite un tri, mais cela ne donne jamais lieu à la constitution d’une base de données et cette approche est trop dépendante de la qualité de l’animateur de la séance”. Quand aux logiciels existants, il s’agit généralement de bases de données lourdes et compliquées, dont le contenu est en plus sujet à interprétation de la part des utilisateurs. Au final, l’intérêt et le fonxtionnement de KoSI ont pu être validés par le test. Mais celui-ci n’a pas duré assez longtemps pour évaluer le retour sur investissement. Ce genre d’évaluation nécessite en effet une mise pratique sur le long terme. Or, justement, ce logiciel doit pouvoir apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise.

jan 31

Innovation sociale

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 janvier 2012
« Faire appel à une entreprise sociale est un pont vers de nouveaux marchés »
Les entreprises sociales attirent les fondations ou investisseurs qui cherchent à favoriser le développement de structures défendant une bonne cause. Mais il ne faut pas sous-estimer leur impact sur les performances de l’entreprise.
Entretien avec Marlon Parker, fondateur de l’entreprise sociale RLabs, laboratoire né en 2009 en Afrique du Sud. Celui-ci qui aide à la réinsertion des personnes en difficulté en les formant à l’utilisation des nouvelles technologies mobiles et réseaux sociaux. Aujourd’hui, RLabs est constitué d’une Académie et d’un incubateur pour permettre aux membres de cette communauté d’innover et de créer leurs propres activités. RLabs se finance notamment en développant la stratégie mobile et réseaux sociaux d’entreprises clientes.
L’Atelier : Pourquoi une entreprise dont l’objectif principal n’est pas le social business travaille t-elle avec une entreprise sociale comme la vôtre ?
Marlon Parker : Outre l’opportunité non négligeable de travailler de manière responsable, une organisation faisant appel à une entreprise sociale comme la nôtre y trouve le moyen d’accéder à de nouveaux marchés, de nouveaux espaces géographiques, qu’elle aurait eu plus de mal à approcher par d’autres canaux. En ce qui nous concerne, RLabs représente une grande communauté présente dans 13 autres pays tels que la Finlande, le Portugal, la Malaisie ou Singapour, permettant d’accéder à ces communautés. Ce sont des avantages qui intéressent les entreprises.
Mais les services proposés par un laboratoire local comme RLabs ne sont-ils pas trop éloignés des besoins d’une compagnie implantée sur un autre continent ?
Non, les outils ou services sont souvent exportables. Travailler avec nous, par exemple, permet également de recourir à des outils nouveaux développés par nos membres. Dans les différents pays où il est présent, RLabs se concentre sur des communautés locales en fonction de leurs besoins locaux. L’innovation mobile a été développée en Afrique du Sud parce qu’elle s’adapte aux besoins du continent pour qui le mobile est très important. Ces outils peuvent donc permettre aux entreprises de favoriser leur développement, leurs performances. Ceci dit, ça ne signifie pas que l’innovation n’est pas exportable. JamiiX, un système de messagerie instantanée mobile permettant de communiquer d’un endroit sur plusieurs plates-formes (réseaux sociaux, MSN, GTalk, etc.), développé ici peut être utile partout dans le monde.
J’imagine que l’enjeu pour une marque est aussi au niveau de sa communication…
RLabs est une entreprise sociale qui forme les individus défavorisés et les reconstruit, les réintègre dans une communauté, dans la société. Une entreprise qui décide de travailler avec nous participe à notre développement et donc au projet social que nous défendons. C’est d’ailleurs grâce à l’activité de fournisseur de services ou de technologies innovantes que nous pouvons projeter de nous développer à travers le monde. Collaborer avec nous, et par extension avec une société basée sur la responsabilité sociale, apporte un gain en matière d’image et de réputation. Collaborarer avec une entreprise sociale, c’est permettre aussi à cette dernière de vivre et de se développer. Ce qui montre qu’elle s’inscrit dans une véritable démarche de responsabilité sociale. Mais aussi que cet engagement fait partie des valeurs de l’entreprise, de ses fondations.

jan 25

Ca pourrait exister, 3eme

Lu dans Tom’sStyle
Edition du 24 janvier 2012
Floating Phone, un smartphone à écran modulable

Pour le futur, un groupe de sept designers chinois a imaginé un concept de téléphone portable détonant. Nommé Floating Phone, l’appareil possède une interface tactile capable de réagir physiquement avec les doigts de l’utilisateur.
Floating Phone est un concept de téléphone mobile ultra futuriste. Entièrement tactile, il utilise des technologies sophistiquées encore en développement à l’heure actuelle. Le portable possède un affichage à encre électronique en couleur et un écran flottant capable de faire surgir des boutons ou des formes palpables. Autrement dit, l’écran n’est plus statique mais réagit pour une meilleure interaction avec l’utilisateur. Ceux qui n’adhèrent pas au clavier tactile peuvent activer un clavier à boutons. Les animations génèrent également un feedback. Grâce à la propriété de son écran, Floating Phone peut être utilisé par les non-voyants. L’appareil est doté d’une fonction braille. Les gamers sont également gâtés puisque Floating Phone peut former des boutons de commandes de jeu. Extérieurement, le smartphone se distingue par la présence d’un cercle au niveau de la partie inférieure. La paroi interne de ce cercle est tactile et facilite la navigation.
Messizon Li, Yang Fan, Linghan Liu, Li Ke, Pengcheng An, Yunlong Zhu et Zhangxia Ruan sont les concepteurs de Floating Phone.

 

jan 25

Ca pourrait exister un jour, 2eme

Lu dans Tom’sStyle
Edition du 24 janvier 2012
Brick, un PC de poche à écran transparent

Dans le futur, les ordinateurs portables seront de la taille des smartphones et possèderont des écrans tactiles transparents. Tel est le pari des designers Shaocheng Huang et Yuyin Huang. Le duo a illustré leur vision avec le concept Brick.
Bien qu’il n’en ait pas l’air, Brick est un concept d’ordinateur portable. Taillé comme un smartphone, il possède un corps assez fin et surtout un écran aussi transparent qu’une vitre. Selon les designers, la conception même d’un ordinateur évoluera pour donner naissance à des PC de poche évolués. Outre le stockage et le traitement de données, Brick pourra être utilisé comme scanner, traducteur de texte et loupe. Pour ces trois fonctions, l’utilisateur n’a qu’à placer le verre au dessus du texte ou de l’image à traiter. Brick peut également être utilisé comme caméra, appareil photo et même picoprojecteur.
Le concept Brick a été proposé à Fujitsu. Pour le moment, un tel appareil n’est pas réalisable. Tout le hardware nécessaire ne peut être dissimulé sous la partie opaque.

jan 25

Ca pourrait exister un jour …

Lu dans Tom’sStyle
Edition du 24 janvier 2012
Logitech Cube Mouse : souris et projecteur à la fois

 Le fabricant Logitech a présenté il y a quelques jours un concept fusionnant la souris d’ordinateur et le picoprojecteur en un seul appareil. Le concept est baptisé Logitech Cube Mouse.
Logitech Cube Mouse est une souris sophistiquée faisant également office de projecteur. Pour basculer entre les deux modes, rien de plus simple. Il suffit de placer l’accessoire sur une table ou n’importe quelle surface plane pour l’utiliser comme une souris. Pour activer le mode picoprojecteur, il suffit de la soulever. Autrement dit, cette deuxième fonction est activée lorsque le dispositif n’est pas en contact avec une surface plane. Comme la surface de Cube Mouse est tactile, elle remplace la molette et les boutons pour faciliter la navigation. Pour les présentations, elle permet également de faire défiler les diaporamas.
Logitech Cube Mouse possède une portée de 25 mètres. Un bouton unique permet d’allumer et éteindre l’accessoire pour ne pas gaspiller l’énergie. Cette combinaison souris-picoprojecteur sera disponible en noir et en blanc. Encore faut-il le fabriquer.

jan 18

Showerbook

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 18 janvier 2012
Un rideau de douche en forme de page Facebook

Social Shower Curtain est un rideau de douche qui affiche une page web ressemblant fortement à un profil Facebook. Il ne s’agit pas d’un concept fou qui permet d’interagir avec son rideau de douche, hélas. Social Shower Curtain est un rideau de douche ordinaire mais se distingue par son thème. Les grands utilisateurs de réseaux sociaux, notamment celui de Mark Zuckerberg, seront probablement ravis de découvrir ce rideau en hommage au site sur lequel ils passent leurs journées. Social Shower Curtain n’est malheureusement pas personnalisable. En lieu et place de la photo de profil se trouve une partie vide où l’on peut éventuellement apercevoir la tête de la personne qui prend son bain.
Ce rideau de douche original façon facebook est en disponible sur la boutique en ligne Spinning Hat au prix de 20 dollars.

jan 18

Recherche usage désespérément…

Lu dans Tom’s Guide
Edition du 11 janvier 2012
Portals ou comment entrer dans l’écran
Portals ou comment entrer dans l’écran

Les écrans tactiles n’ont qu’à bien se tenir. Une designer a imaginé pouvoir interagir mais en y glissant carrément la main pour manipuler les éléments affichés.
Lorsque l’utilisateur insère sa main dans la boîte qui accueille l’écran, une main virtuelle apparaît à l’écran. Cette dernière copie les faits et gestes de la main « réelle » et se trouve être capable de manipuler les objets à l’écran. Sur quoi déboucherait une pareille invention ? On ne saurait y répondre avec précision pour le moment mais l’appareil sera connecté à Internet et pourra servir de plateforme d’échange ou de communication plus réaliste.
Le projet Portals a été détaillé par sa créatrice, la designer Jayne Vidheecharoen, étudiante à l’Art Center College of Design en Californie sur le site mécénat collectif Kickstarter. Le projet a déjà rassemblé le nombre de commanditaires requis, son lancement ne devrait donc pas trop tarder.

jan 05

Crowdfunding

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 04 janvier 2012
Makible combine crowdfunding et chaîne de fabrication
La plate-forme propose aux porteurs de projet de faire part de leur idée, de l’affiner avec leurs pairs ou avec les internautes, puis de le faire financer. La startup gère ensuite sa conception et sa distribution.
Le financement par des particuliers (crowdfunding) facilite l’accès à l’entreprenariat et à la réalisation de projets. Mais pour en profiter, il faut maîtriser tout le reste de la chaîne. Or certaines personnes ont les idées mais pas les moyens de les réaliser. Pour combler ce manque, Makible, basée à Hong-Kong, propose du coup aux internautes de financer différents projets. La différence, c’est que les produits élaborés sont le fruit d’une collaboration entre inventeurs et internautes. Et que l’entreprise se charge ensuite également de leur fabrication, des démarches juridiques entourant l’attribution de licences et de la distribution. « Nous pensons qu’en gérant nous-mêmes ces paramètres, le bénéfice sera double« , explique Jon Buford, co-fondateur de Makible, pour L’Atelier.
De multiples options, de l’investissement à la distribution
« Les projets auront plus de chance d’aboutir en un temps relativement court et les inventeurs ne seront pas bloqués par les contraintes et impératifs matériels. » Le processus est entièrement paramétrable. Le créateur présente son projet gratuitement sur le site puis le soumet aux internautes en établissant les conditions de réalisation (prix minimum et total de participation, récompenses éventuelles si les fonds récoltés sont supérieurs à l’objectif initial, type de licence souhaité…). Si une idée n’est pas aboutie, son initiateur peut demander l’aide de la communauté pour le finaliser. Il est aussi possible de co-créer un produit avec d’autres inventeurs, les droits de chacun étant ensuite gérés par la startup. « Nous nous occupons de la réalisation des papiers administratifs établissant très clairement la distribution des royalties en cas de litige éventuel. »
Des délais de réalisation plus courts
Les projets n’aboutissant pas sont intégralement remboursés aux différentes parties. Une fois la fabrication du produit mise en marche, Makible prélève 10% du revenu des ventes. A noter que les internautes qui ont financé peuvent recevoir le produit dans un délai allant de 2 à 4 semaines. Outre cette plate-forme, Makible commencera prochainement la réalisation d’une imprimante 3D personnelle, la Makibox, pour un prix d’environ 300 dollars. « Cet objet pourra être utilisé directement par des inventeurs débutants pour réaliser leurs produits, mais il devrait également servir à nos processus de fabrication en interne« , conclut Jon Buford.

jan 04

Smart india

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 novembre 2011
En Inde, les smart cities deviennent des smart townships

Wave City déploiera des systèmes de capteurs et de terminaux intelligents pour améliorer les services de transports, de santé ou encore d’eau potable. Le tout, à coûts réduits.
Le concept de « smart city » s’exporte également dans les townships. En Inde, le projet Wave City, produit du partenariat entre la société Wave et IBM, a démarré afin de créer un espace de 4500 hectares à Ghaziabad, une des villes les plus industrialisées du pays. L’objectif sera d’intégrer dans cette nouvelle zone urbaine les dernières avancées technologiques intelligentes et écologiques afin d’assurer une meilleure qualité de vie aux habitants tout en conservant des coûts opérationnels réduits. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’urbanisation extrêmement rapide de l’Inde avec environ 30 personnes abandonnant les zones rurales toutes les minutes pour s’installer en ville. A ce rythme, dans 20 ans, le pays aura besoin de 500 agglomérations supplémentaires.
Une agglomération coordonnée grâce à des capteurs intelligents

Il sera donc nécessaire d’utiliser des technologies innovantes afin de répondre aux besoins grandissants d’infrastructures de services notamment. Wave City devrait se construire en deux étapes. Une première constituera une zone de 1671 hectares incluant des résidences, des centres commerciaux ainsi que des bâtiments scolaires et des hôpitaux. L’apport d’IBM se fera principalement dans la gestion des transports, de la santé, de l’eau potable et de l’énergie à l’aide de capteurs et de terminaux intelligents. Tous les systèmes seront coordonnés par un centre de commande qui pourra relayer différentes informations sur les mobiles des habitants (comme l’état du trafic par exemple).
Une ville écologique

Cette organisation devrait permettre de réduire significativement la consommation énergétique de ce township nouvelle génération par rapport à des villes traditionnelles afin qu’il puisse fonctionner de manière autonome. « Nous souhaitons offrir un grand nombre de services mais également nous assurer que Wave City sera une agglomération respectueuse de l’environnement« , explique Manpreet Singh Chadha, Joint Managing Director chez Wave. Une condition sine qua non pour conserver une qualité de vie acceptable à travers le pays alors que les zones urbaines devraient se multiplier dans les années à venir.

jan 04

Financement nouveau pour produit nouveau

Lu dans la Lettre de Tom’sStyle
Edition du 4 janvier 2012
HiddenRadio & Bluetooth Speaker : l’enceinte sans bouton

HiddenRadio & Bluetooth Speaker est un haut-parleur Bluetooth pour smartphones et tablettes qui ne possède aucun bouton (quelques réglages sont malgré tout cachés sous le socle). Minimaliste à l’extrême, il ressemble plus à un capuchon de produit cosmétique qu’autre chose.
Il suffit de faire coulisser légèrement la partie supérieure vers le haut pour faire apparaître l’enceinte et augmenter le volume (jusqu’à 80 décibels). Une rotation vers le bas permet à l’inverse de diminuer le son. HiddenRadio & Bluetooth Speaker est alimenté par deux batteries rechargeables offrant une autonomie qui peut atteindre les 30 heures.

Le concept est présenté sur le site Kickstarter spécialisé dans le mécénat collectif. Les internautes qui acceptent de financer le projet bénéficieront de contreparties à la hauteur de leur don.
Le concept a séduit suffisamment de gens pour d’ors et déjà dépasser les 611 000 dollars de promesses de dons (alors que le minimum attendu était de 125 000 dollars). L’appel au dons restera ouvert jusqu’au 18 janvier mais le projet est déjà assuré de voir le jour.
Le produit final (à moins de faire partie des heureux donateurs) devrait être commercialisé 175 dollars.

jan 02

Previsions 2012

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 6 dec 2011

2012, année du consommateur « hyper connecté »
Analystes et experts annoncent la révolution du mobile dans les habitudes de consommation. Un changement qui conduira les acteurs de la distribution et les marques à revoir leur modèle de ventes mais plus encore, leur mode de communication et d’interaction avec leurs clients

Il est vrai que dans l’histoire (courte) des technologies, cette année les ventes cumulées de terminaux mobiles dans le monde (smartphones et de tablettes) dépasseront pour la première fois celles des ordinateurs (PC et ordinateurs portables) pour atteindre presque 500 millions d’unités. Cette inversion de tendance devrait d’ailleurs s’accentuer fortement dans les années à venir avec plus de 700 millions de terminaux mobiles vendus en 2013 contre seulement 400 millions d’ordinateurs à la même période (selon le cabinet KPCB). Le mobile commerce, ou m-commerce tel que le nomme les spécialistes, va évidement bouleverser les pratiques actuelles du e-commerce qui a lieu principalement depuis la maison ou lieu de travail. Mais plus encore, il va changer les usages du commerce traditionnel, « l’achat en magasin », qui représente encore 90 à 95% des ventes aux particuliers dans les pays où l’Internet est le plus développé.
Online to Offline
La meilleure illustration du moment est probablement la société Shopkick, lancée en août 2010 aux USA. La startup de Palo Alto propose à ses utilisateurs une application de géolocalisation sur mobile permettant de gagner des points et recevoir des coupons promotionnels s’ils visitent des magasins partenaires. En seulement un an, la startup à enregistré des résultats phénoménaux. Plus de 2,3 millions de consommateurs ont téléchargé l’application générant ainsi plus de 2 millions d’entrées physiques en magasin dans un réseau de plus de 3 000 points de ventes aux Etats-Unis. Une fois en magasin, des taux de conversion en clients de 15 à 20% ont été enregistrés selon que les consommateurs scannent ou non les étiquettes de produits l’aide de leur téléphone. Au total, plus 700 millions de produits ont été consultés via l’application dont 7 millions ont été scannés durant une visite en magasin. Le nouveau terme à la mode résultant de ces services géolicalisés est le O2O (Online to Offline) : la connexion du monde physique avec l’Internet.
Vers un nouveau consommateur
En Chine, où plus de 952 millions de personnes sont désormais équipés d’un téléphone mobile (septembre 2011), l’adoption en masse des smartphones et de la 3G n’est pas en reste. Plus de 312 millions d’individus surfent déjà sur Internet avec leur mobile, parmi lesquels 100 millions avec un smartphone. Dans les zones urbaines de Shanghai où Pékin, l’adoption du smartphone atteint même 35%. Un taux similaire aux grandes agglomérations américaines telles que New-York ou Washington. Et le rythme d’adoption ne cesse de s’accélérer. La Chine est ainsi déjà devenue le second pays au monde pour le téléchargement d’applications iPhone, juste derrière les Etats-Unis. Pas si mal si lorsque l’on sait que l’App Store n’a été lancé en Chine qu’en Octobre 2010… ! Si le phénomène du O2O est parti des Etats-Unis, on peut s’attendre à une  amplification de très grande échelle en Chine à partir de 2012 qui compte déjà 172 millions des e-consommateurs. L’ère du consommateur hyper connecté peut commencer !