août 31

Tablette transparente

Vu sur le site Tom’s Guide
Edition du 30 août 2011 | Par Anja François RANDRIAVANIAINA – Source : Tom’s Guide FR

Iris, une tablette transparente dotée et de réalité augmentée

A quoi ressembleront les tablettes de demain ? Une question à laquelle un groupe de designers sud-coréens a répondu avec un concept tout à fait novateur baptisé Iris.

Iris est une tablette futuriste équipée d’un écran OLED tactile et transparent. Outre les applications multimédias et la connexion internet, la tablette est dotée d’une fonctionnalité de réalité augmentée. Grâce à cette option, elle s’annonce comme un intéressant système de navigation. En effet, la transparence de son écran laisse entrevoir la route. Les indicateurs et autres informations utiles pour la navigation s’affichent ensuite sur l’écran en fonction de l’itinéraire. Ce qui est bien mieux qu’une retransmission en temps réel des images capturées par une caméra dorsale. Iris est également une aubaine pour les architectes puisqu’elle permet de concevoir intuitivement des plans tridimensionnels d’intérieur. L’ardoise est également capable de scanner des documents en les passant derrière l’écran tout en traduisant des textes.

Iris se recharge par induction. Liu-Wei, Yao Kai-Chi, Hong Ruei-Hong et Cheng Ya-Fang sont les auteurs de ce concept.

août 30

L’air de ne pas y toucher …

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 29 aout 2011

L’interaction homme-machine ne doit pas oublier le toucher

Audio d-touch permet de contrôler un logiciel de musique électronique depuis un support bien réel constitué de blocs de carton, qu’il suffit de manipuler pour réaliser des sons. Une webcam relie les deux univers.

Pour réaliser de la musique électronique mais en gardant un lien avec un support non virtuel, des chercheurs de l’université de Southampton ont mis au point Audio-d-Touch. Ce logiciel, permet, à partir d’une webcam, d’un tableau imprimé sur une feuille de papier, et de blocs de carton, de produire un rythme modulable à l’infini, et ce sans aucune difficulté. Le principe est le suivant. La webcam balaie l’aire du plateau à intervalle régulier, et identifie la position des blocs.
Une webcam pour identifier la disposition des blocs et produire le rythme associé
A partir de ces données, le logiciel est capable de reproduire le rythme voulu. Pour modifier celui-ci, l’utilisateur peut déplacer les cubes, et les disposer à sa convenance sur le plateau. Selon leur position respective et la configuration du logiciel, le son engendré sera différent. Ainsi, déplacer le cube de quelques centimètres vers le haut pourra transformer le son de grosse caisse et son de cymbale, tandis qu’un déplacement latéral changera lui le moment auquel le son sera joué.
Un système modulable, visant à restaurer le lien physique avec la musique
Pour peu que l’on agrandisse la surface balayée par la caméra, il devient possible de concevoir des rythmes plus complexes, ou d’utiliser des blocs plus ou moins gros. Pour les concepteurs, le dispositif permet de renouer avec le caractère artisanal de la musique. Ainsi, pour Enrico Constanza, responsable du projet, »A mesure que notre monde bascule vers l’électronique (disques en MP3, e-books…), nous perdons le plaisir de toucher des objets concrets, comme du papier ou des baguettes de batterie« .

août 26

Confort de la visioconférence

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 25 Aout 2011

La qualité des téléconférences tient aussi à des détails
Pour améliorer l’expérience des réunions à distance, il faut évidemment proposer une image et un son de qualité, mais aussi jouer sur certains éléments comme un nuage de tags ou une analyse de l’expression du visage des auditeurs.

Garder l’attention de son auditoire pendant toute une présentation est difficile. D’autant plus si la conférence se déroule à distance, avec des participants présents par ordinateurs interposés. Pour y parvenir, il faut à la fois simplifier au maximum l’expérience, et permettre à l’intervenant d’avoir un retour de l’impact de ses propos sur son audience. C’est en tout cas le postulat du projet SlideWorld, en développement aux Bell Labs d’Alcatel-Lucent. Côté participant, le dispositif combine plusieurs éléments assez basiques, mais qui visent à faciliter l’immersion. « Nous avons étudié quels étaient les manques côté utilisateur, avant de voir comment la technique pouvait y répondre« , explique à L’Atelier Alexandre Vanbelle, responsable du projet. Ainsi, SlideWorld utilise des technologies de speech to text et un algorithme développé pour l’occasion, et qui affichent en permanence un nuage de tags reprenant les dix ou quinze mots clés employés par l’orateur.

Identifier la direction du regard et l’intonation de la voix
« Cela permet aux personnes qui sont en retard ou qui ont décroché un instant de resituer rapidement les thèmes abordés« , ajoute Alexandre Vanbelle. Dans la même veine, le système affiche un compteur permettant de savoir depuis combien de temps la réunion a commencé. Pour permettre aux conférenciers de garder le contact avec leurs auditeurs, le dispositif comprend également une technologie qui identifie laquelle des deux images proposées par deux caméras un participant regarde, afin de s’adresser plus directement à lui. « Cela permet de gérer des principes de mise en scène utilisés par la TV et qui ont fait leurs preuves pour capter l’attention« , note le responsable. Qui travaille aussi sur un dispositif d’analyse d’intonation de la voix de l’orateur afin de modifier celui-ci s’il est perçu comme monotone ou trop rude, par exemple.

L’expression du visage trahit son intérêt pour l’événement
« Le système capte les intonations, les variations entre aigus et graves, ou encore les silences, avant de les analyser« . Un message s’affiche ensuite sur l’écran du conférencier. « Cette étape est difficile à résoudre car il ne faut surtout pas donner d’informations trop complexes à quelqu’un en train de parler« , explique Alexandre Vanbelle. Enfin, dernière technologie dédiée à améliorer l’interaction : SlideWorld traque l’expression des participants via une trentaine de points répartis sur leur visage. Celle-ci est ensuite transposée sur les petites icônes aux allures de smileys, et qui les représentent pour le reste de l’auditoire. A noter que le système est réalisé en collaboration avec des psychologues, designers et ingénieurs, afin de mettre au point des visuels et des applications correspondant aux besoins des individus.

août 24

Ecran tactile géant

Lu dans la newsletter de Tom’s style
21 août 2011 | Par Anja François RANDRIAVANIAINA – Source : Tom’s Guide FR
Le plus large écran tactile du monde mesure 82 pouces

Les écrans tactiles ne cessent de grandir. Le plus grand écran multitouch au monde a été récemment dévoilé par Perceptive Pixel durant la conférence annuelle du SIGGRAPH.

Perceptive Pixel spécialiste des technologies tactiles a collaboré avec un associé de poids en termes de technologie graphique : NVIDIA. Ensemble, ils ont mis au point un écran tactile qui atteint la taille jusqu’à lors inégalée dans sa catégorie (pro-cap) de 82 pouces (environ 2 mètres). Il utilise un affichage à cristaux liquides et possède une résolution de 1920 x 1080 Full HD. Une version de 27 pouces a été présenté il y a de cela quelques mois mais depuis le fabricant a visiblement pu améliorer son prototype. Cette large dalle interactive est plutôt fine puisque sa largeur est de 15 cm environ.

On imagine déjà des téléviseurs tactiles pour demain, des ordinateurs all-in-one et pourquoi pas des tableaux tactiles dans les écoles.

août 19

C’est reparti pour une année …..

Bonjour à tous,

le blog du Pôle ICI reprend son exploration de la culture numérique après avoir terminé celui des plages 2011 ….

Bonne rentrée à tous

Olivier Eschapasse

août 19

Internet des objets et modèle economique

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 juin
Philippe Gautier

L’Internet des objets favorise la mutation des modèles économiques”
Avec l’apparition des cyberobjets qui caractérisent la dualité bien/service des objets, en octroyant à ceux inertes des intelligences logicielles associées sur Internet, les modèles économiques en vigueur vont indubitablement muter.

Sur le marché actuel de la grande distribution, l’offre (des fabricants) rencontre la demande (des consommateurs) par le biais de la publicité et surtout de la grande distribution. La logique inhérente à ce modèle est aujourd’hui celle du « push », où des produits sont « poussés » vers un marché de masse : une entité fabricante s’adresse à plusieurs entités consommatrices, ce qu’on appelle le One-to-Many. La première conçoit et industrialise des produits avec l’aide des sociétés d’études de marché, puis les diffuse ensuite dans le circuit de la grande distribution à destination des seconds. Dans ce modèle, publicité mise à part, les distributeurs monopolisent les conditions d’accès aux consommateurs ainsi que leur partage (zones de chalandise). Avec des techniques permettant d’octroyer aux objets des capacités logicielles d’auto-organisation individuelles ou collectives, l’Internet des Objets va favoriser leur émergence en tant qu’acteurs à part entière des processus, faisant d’eux des « agents économiques ».

Changements possibles
Il s’agit donc d’une opportunité historique pour mettre en œuvre de nouveaux modèles économiques, stimuler la demande solvable et transformer ainsi le marché de la grande consommation par le biais de nouveaux services. En l’occurrence les cyberobjets vont permettre d’inverser le modèle existant en permettant le passage d’une logique de « push » à une logique de « pull ». Dans cette dernière, le consommateur pourra, selon ses besoins, interopérer (s’informer, négocier, comparer, acheter…) avec plusieurs objets. Et donc autant de fabricants. Ce modèle que nous pourrions qualifier de « Many-to-One » par opposition au précédent mais qui s’apparente plutôt à du « One-to-One », pourrait remettre en cause l’écosystème de la grande distribution tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Les raisons du changement
En effet, pour assurer cette interopérabilité contextuelle entre un consommateur et un fabricant ou producteur, ni ce dernier, ni les distributeurs ne seront en mesure de gérer l’unicité de la relation puisqu’ils sont actuellement organisés selon une logique de marché de masse. Ainsi, les « objets acteurs » (ou agents économiques) seront les seuls susceptibles de prendre en charge au niveau le plus subsidiaire qui soit- cet échange ou partage et d’instaurer le dialogue nécessaire, de façon située. Ce changement de paradigme permettra de passer d’une logique de distribution de masse à une logique tournée vers l’approvisionnement au détail, plus propice à des modèles de consommation consciente et éco responsable (connaissance des conditions de production, saisonnalité, bilan carbone), permettant la restauration du lien entre le consommateur et le producteur.
A noter que cette chronique a été rédigée en collaboration avec Muriel Lecomte, spécialisée dans les études de marché.