juin 30

Smartphone vert

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 juin 2011

L’audit énergétique est affaire de smartphone
Envirolytics se lance dans le développement d’application pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation en énergie. Le système combine analyse de données sur l’environnement et sur l’usage fait.
Pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation d’énergie, Envirolytics propose de combiner données captées dans son environnement et d’autres plus factuelles. L’application iViro permet ainsi de prendre des mesures sur des bâtiments à l’aide de smartphones. Elle fournit ensuite des recommandations sur l’isolation, l’orientation des lumières etc. « Cela est possible grâce des données que l’utilisateur rentrera dans son téléphone, puis, grâce à la caméra et à l’accéléromètre qui permettent de calculer le volume des pièces. Enfin, le GPS permet de récolter des informations météorologiques« ,explique Patrick Leslie, dirigeant d’Envirolytics, pour préciser que « l’idée, c’est de permettre d’économiser jusqu’à 25 % d’une facture« .
Profiter des données

Patrick Leslie insiste sur le fait que « le but était aussi bien d’offrir une solution efficace aux utilisateurs, que de collecter des données sur l’habitat pour les commercialiser, ou de  travailler sur des projets environnementaux, par exemple avec le gouvernement« . Le challenge est en effet de légitimer une expertise dans le domaine énergétique grâce à l’analyse des données récoltées. La première étape est donc une étape d’engagement des consommateurs, afin de faire connaître au mieux l’application. « Ensuite, nous nous adresserons au marché des sociétés, notamment des PME, qui devront payer pour des audits détaillés » poursuit-il.
Une application encore jeune

« A ce jour, l’application est testée auprès d’un panel d’utilisateur, et sera rapidement disponible une fois les dernières mises au point effectuées » poursuite Patrick Leslie, qui présentait ce projet lors de la célèbre compétition IBM SmartCamp à New York qui se tient les 28 et 29 juin. A l’avenir, iViro permettra aux utilisateurs de rajouter des informations virtuelles, comme des objets, pour affiner la précision des analyses, dans le calcul de la surface d’une pièce. A noter que le dirigeant souhaite développer cette application sur Blackberry, iPhone, et Android.

 

juin 28

Réseau social d’interieur

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 juin 2011
Quand le Wi-Fi facilite la mise en relation en intérieur
Pour nouer des contacts professionnels plus facilement lors d’un salon par exemple, il est possible d’utiliser une application de géolocalisation des individus par centres d’intérêts. Cela, en utilisant les réseaux sans-fil.
Retrouver une personne sur un salon professionnel n’est pas toujours simple : les gens bougent très vite et on ne connaît pas forcément bien en arrivant le plan exact du lieu. C’est notamment pour cette raison qu’un chercheur de l’université de l’Ohio, Dong Xuan, a mis en place eShadow, une application mobile de géolocalisation qui fonctionne pour l’instant grâce à la technologie Wi-Fi, donc en lieu fermé. Le but : localiser des contacts, des personnes partageant les mêmes centres d’intérêts ou susceptibles d’intéresser un professionnel, et de fournir un moyen de les retrouver dans une foule.
Privilégier les rencontres réelles
En effet, le logiciel fonctionne seulement dans un rayon de 50 mètres environ et propose un itinéraire en temps réel pour rejoindre la personne que l’on veut rencontrer. La condition pour le faire étant que les deux personnes aient ouvert l’application. « L’objectif c’est de pouvoir nouer des contacts plus facilement et plus rapidement lors d’un événement », souligne le chercheur. Les réseaux sociaux ne doivent pas seulement cantonner les utilisateurs à rester dans un rapport virtuel mais doit également les aider à nouer des relations en face à face. Dong Xuan insiste sur le fait que « l’application eShadow est un outil complémentaire à la mise en relation qui ne doit en aucun cas être intrusif pour les utilisateurs ».
Des caractéristiques encore limitées
C’est notamment pour cette raison que chaque utilisateur peut la paramétrer individuellement c’est-à-dire choisir qui peut le voir parmi son carnet d’adresse existant mais également par zone géographiques ou encore par métier. Pour l’instant l’application fonctionne bien lorsque la personne est peu en mouvement mais le chercheur promet qu’il travaille actuellement pour résoudre ce problème. En effet les applications sont nombreuses dans le milieu professionnel mais également pour l’armée par exemple.

juin 28

Changer le modele eco par les objets communicants

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 juin 2011
L’Internet des objets favorise la mutation des modèles économiques”
Avec l’apparition des cyberobjets qui caractérisent la dualité bien/service des objets, en octroyant à ceux inertes des intelligences logicielles associées sur Internet, les modèles économiques en vigueur vont indubitablement muter.
Sur le marché actuel de la grande distribution, l’offre (des fabricants) rencontre la demande (des consommateurs) par le biais de la publicité et surtout de la grande distribution. La logique inhérente à ce modèle est aujourd’hui celle du « push », où des produits sont « poussés » vers un marché de masse : une entité fabricante s’adresse à plusieurs entités consommatrices, ce qu’on appelle le One-to-Many. La première conçoit et industrialise des produits avec l’aide des sociétés d’études de marché, puis les diffuse ensuite dans le circuit de la grande distribution à destination des seconds. Dans ce modèle, publicité mise à part, les distributeurs monopolisent les conditions d’accès aux consommateurs ainsi que leur partage (zones de chalandise). Avec des techniques permettant d’octroyer aux objets des capacités logicielles d’auto-organisation individuelles ou collectives, l’Internet des Objets va favoriser leur émergence en tant qu’acteurs à part entière des processus, faisant d’eux des « agents économiques ».
Changements possibles
Il s’agit donc d’une opportunité historique pour mettre en œuvre de nouveaux modèles économiques, stimuler la demande solvable et transformer ainsi le marché de la grande consommation par le biais de nouveaux services. En l’occurrence les cyberobjets vont permettre d’inverser le modèle existant en permettant le passage d’une logique de « push » à une logique de « pull ». Dans cette dernière, le consommateur pourra, selon ses besoins, interopérer (s’informer, négocier, comparer, acheter…) avec plusieurs objets. Et donc autant de fabricants. Ce modèle que nous pourrions qualifier de « Many-to-One » par opposition au précédent mais qui s’apparente plutôt à du « One-to-One », pourrait remettre en cause l’écosystème de la grande distribution tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Les raisons du changement
En effet, pour assurer cette interopérabilité contextuelle entre un consommateur et un fabricant ou producteur, ni ce dernier, ni les distributeurs ne seront en mesure de gérer l’unicité de la relation puisqu’ils sont actuellement organisés selon une logique de marché de masse. Ainsi, les « objets acteurs » (ou agents économiques) seront les seuls susceptibles de prendre en charge au niveau le plus subsidiaire qui soit- cet échange ou partage et d’instaurer le dialogue nécessaire, de façon située. Ce changement de paradigme permettra de passer d’une logique de distribution de masse à une logique tournée vers l’approvisionnement au détail, plus propice à des modèles de consommation consciente et éco responsable (connaissance des conditions de production, saisonnalité, bilan carbone), permettant la restauration du lien entre le consommateur et le producteur.

juin 24

Coworker avec le réseau

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 21 juin 2011
Sur la Toile, la perception d’avis d’experts se précise

Pour prendre des décisions politiques sur des questions complexes, les outils de crowdsourcing peuvent être une aubaine. Mais pour maintenir leur efficacité, la méthode doit être bien pensée et organisée.
Il est difficile pour des groupes d’experts hétérogènes de prendre des décisions, notamment quand ils sont géographiquement dispersés. Cela pose en effet des questions méthodologiques quant aux enquêtes qui permettent de recueillir des expertises. L’idée est donc de mettre des résultats clairs à disposition des preneurs de décisions, notamment politiques. Des chercheurs de la Rand Corporation, association qui cherche à améliorer les outils de prise de  décision, ont mis en place la méthode « Expert Lens ». Cela en optimisant les techniques d’enquête de groupe nominal ainsi que la méthode Delphi* et en les associant à un système de crowdsourcing, Expert Lens permet donc d’obtenir des résultats rapidement, tant qualitatifs que quantitatifs, et cela tout en respectant l’avis de chaque sondé.
Un processus étape par étape

L’idée du système est d’améliorer les méthodes d’enquêtes connues, notamment en réduisant les pertes d’informations utiles. En ce sens, l’approche méthodologique est stricte, et s’opère en trois ou quatre rounds distincts. Un round 0 est en effet possible et permet un brainstorming aux participants afin de faire sortir une liste de facteurs à l’origine d’un problème, qui seront classés dans la première étape. Ici, une décision est donc votée suite à des questions qui sont posées, mais le vote prend en compte l’opinion de chaque expert, en proposant à la communauté de classer les propositions les plus adaptées par importance. Ensuite, les participants sont amenés à répondre à nouveau aux questions posées au premier round, mais les informations sont cette fois présentées statistiquement, comme précédemment. Mais à cette étape, il leur est cependant impossible de commenter les opinions des autres. Pour clôturer le débat, une étude supplémentaire est adressée pour permettre au système de calibrer les précédents résultats.
Analyse de données

Au final, le système arrive à savoir ce que le groupe d’expert « pense » grâce à des techniques de modélisation statistiques. Ces dernières sont plus précises que les approches quantitatives habituelles. La méthode Bayesian est notamment utilisée et elle permet de combiner des notations quantitatives et les classements réalisés après les explications qualitatives des sondés. Il faut toutefois préalablement avoir codé les données (par exemple les facteurs d’un problème). Cela est possible grâce à une analyse des données opérées par un codage à l’étape 0. Ensuite, le système peut extraire des résumés distributifs et des comparaisons sur les réponses données. Le retour des participants est donc montré de manière tant intuitive que détaillée. D’autres méthodes, comme la Kendall’s W (il s’agit de statistiques non paramétriques) permettent d’analyser l’accord des participants en fonction des idées proposées. Au final, d’autres outils mathématiques sont employés dont le but est de modéliser l’ensemble des données, qui détailleront l’évolution et la distribution des réponses, étape par étape.

 

juin 24

Un langage commun pour l’internet des objets

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 21 juin 2011
Une plateforme standardisée pour l’Internet des objets

Faciliter la communication entre les objets passe par une plateforme unique de développement et par une communication optimale entre les développeurs.

L’Internet des objets gagne progressivement en puissance, il est en effet aujourd’hui possible de connecter son frigidaire ou le chauffage à son smartphone par exemple. Le principal problème c’est que beaucoup d’appareils utilisent des technologies différentes, les applications ne sont alors pas compatibles dans certains cas pour communiquer entre elles. C’est pour palier ce problème qu’un groupe de chercheurs norvégiens de l’Université des sciences et des Technologies de Norvège ont mis en place une plateforme ISIS* sur laquelle il est possible de développer des services standard et surtout compatibles entre les appareilsDes applications compatibles
Lorsqu’une application est créée, les utilisateurs peuvent directement l’acheter et le télécharger sur le site en ligne ISIS app store. Plusieurs applications peuvent alors être utilisées simultanément sur des appareils différents sans qu’il n’y ait jamais aucune incompatibilité. Pour cela, les chercheurs ont également créé un système de gestion des applications, l’ICE Composition Engine qui grâce à un décodeur installé chez l’utilisateur permet de vérifier cette compatibilité et faire en sorte que les outils communiquent tous correctement.
Un outil de collaboration

Il s’agit en fait d’une vraie plateforme de collaboration à destination d’une part des développeurs et d’autres part de constructeurs d’appareils afin qu’ils puissent proposer ensemble des solutions adaptées au consommateur. Il ont donc inclus dans la plateforme ISIS un outil de programmation pour les développeurs d’applications qu’ils ont nommé Arctis. Chaque application est alors facilement modifiable et en temps réel afin de les adapter aux différents appareils.

* Infrastructure for Integrated Services

juin 10

innovation ouverte mais un peu timorée

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 8 juin 2011
En France, l’innovation ouverte bien perçue, encore peu appliquée
Environ une grande entreprise sur cinq est en train d’affûter sa stratégie liée à ce mode d’innovation. Un résultat encore en demi-teinte, qui souligne l’idée qu’il faut passer d’une vision « outil » à une vision « projet ». Positivement et justement perçue, l’innovation dite ouverte est considérée par la majorité des sociétés française comme une source d’enrichissement de projets innovants. Près de 95 % des entreprises interrogées en connaissent ainsi la bonne définition, et plus de neuf sur dix pensent que ce mode de collaboration leur permettra d’innover plus rapidement. C’est ce que révèle une enquête menée par Bluenove, qui souligne que du coup, les projets associés représenteraient des enjeux importants ou très importants pour près de 36 % des entreprises. Et plus de 40 % d’entre elles disent s’apprêter à mettre en place les premiers éléments de ces stratégies. Mais de la théorie à la pratique, il y a un pas : dans près de neuf compagnies sur dix interrogées, moins de 20 % des nouveaux produits ou services sont issus d’une démarche d’innovation ouverte. Par comparaison, aux Etats-Unis, le chiffre s’élevait à 50 % en 2009.
Un retard causé par de multiples réflexions…
Pour Bluenove, ce retard, estimé à deux ans, s’explique notamment par le fait que les Français considèrent l’innovation ouverte comme un outil. Elle n’est donc pas encore constitutive du projet d’entreprise et manque de soutien de la part des dirigeants. Plongées dans d’importante réflexions sur les questions de collaboration interne ou externe, près de 90 % des personnes interrogées pensent que cette démarche expose l’entreprise à des risques de vol ou de détournement de propriété. Par ailleurs, les concepts et la méthodologie de mise en œuvre seraient peu palpables, et les entreprises auraient donc besoin de support hiérarchique, notamment pour former les collaborateurs au partage et à la gestion des connaissances. Point positif, les entreprises ont globalement conscience des risques potentiels liés aux politiques d’Open Innovation et que cette démarche porte ses fruits sur du moyen terme.
…malgré une vision pragmatique
Les sociétés françaises (85,3%) ont conscience qu’il est indispensable de « mobiliser tous les collaborateurs de l’entreprise dans un effort global d’innovation » et que le budget des départements de Recherche et Développement  (78,2 %) n’est pas le facteur principal. Il s’agit ainsi d’intégrer les services de communication, les directions de systèmes d’information et à l’évidence, les Directions de ressources humaines. Ces dernières sont d’ailleurs perçues pour 88,5% des entreprises comme un moyen de fidéliser les collaborateurs autour de l’Open Innovation. Mais ce n’est pas tout : l’Open Innovation est perçue comme un moyen de se focaliser sur les compétences du cœur de métier des collaborateurs et comme un accélérateur d’innovation, autrement dit, un réducteur du temps d’arrivée d’un nouveau produit sur le marché. Il ne reste donc plus qu’à dépasser cette phase d’acceptation, pour passer à la mise en œuvre de projets collaboratifs.

juin 10

Arduino mais pas en libre….

Lu dans le journal du Net
Edition de mai 2011

Nomad :une interface multimédia pour systèmes embarqué
Lancé en 2009, le projet Nomad labellisé par le pôle de compétitivité Minalogic est orienté autour de la création d’interfaces homme-machine pour systèmes embarqués. Les efforts ont été orientés autour de la mise au point d’une carte de développement (baptisée Snowball) intégrant matériel et logiciel sous environnement Linux, intégrant des fonctions 3D et des capteurs de mouvements.

 

La carte de développement Snwoball du projet Nomad © Minalogic

 

« Cette carte de développement, baptisée Snowball, permettra aux communautés de développeurs et aux sociétés innovantes d’accéder à un concentré de technologies embarquées du meilleur niveau mondial, accélérant ainsi considérablement l’innovation matérielle et logicielle en matière d’applications mobiles et multimédia », fait savoir Loïc Liétar, Président de Minalogic.

 

Le projet Nomad en bref

 

  Partenaires STEricsson, Myriad Group, Calao Systems, Movea, CEA-Leti et UJF-LIG  
  Durée initiale 4 ans  
  Effectif 83 hommes/an  
  Budget 11,6 millions d’euros  

 

Source : Minalogic

 

 

juin 08

Analyse d’images

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 7 juin 2011
Le succès de la reconnaissance d’images passe par celle des contours
Pour identifier avec précision les objets qui composent une vidéo, il faut pouvoir en délimiter les contours. Le but : faciliter le suivi d’objets en mouvement, améliorer les logiciels de réalité augmentée.

Identifier les contours d’un objet est une chose que notre oeil sait faire avec facilité. En regardant par la fenêtre par exemple, nous savons faire la distinction entre un immeuble, la rue, une voiture ou un lampadaire présents dans notre champ de vision. Pour un ordinateur, la tâche est loin d’être aussi facile. Dans ce but, deux chercheurs du MIT viennent de mettre au point un algorithme, qui serait 50 000 fois plus efficace que ses prédécesseurs, indiquent les scientifiques. Cette avancée technologique sera notamment utile pour résoudre les problématiques de suivi d’objet en mouvement, comme dans une vidéo, améliorer la qualité des logiciels de réalité augmentée ou dans un domaine plus médical, aider à mieux identifier l’évolution de la taille d’une tumeur au fil du temps.
Pas facile d’imiter la vision humaine
Pour Jason Chang, du département de Génie Electrique et d’Informatique du MIT et son Directeur John Fisher, chercheur au Laboratoire d’Intelligence artificielle (CSAIL) du MIT, l’idée était de se rapprocher au mieux de la vision humaine. « L’algorithme doit savoir segmenter les images comme nous le faisons« , explique Jason Chang dans le communiqué. Ce n’est cependant pas une mince affaire. « Si vous demandez à 10 personnes de tracer les limites des objets dans une image numérique, vous obtiendrez dix réponses différentes« , continue Jason Chang. Chaque personne segmente les images à sa manière. Pour obtenir une segmentation de qualité, la meilleure méthode s’appuie sur deux mesures. L’algorithme évalue en effet à la fois la simplicité du contour de l’objet et son contraste (différences de couleur). Il effectue plusieurs essais et les compare. L’essai qui a le meilleur score est le plus proche de la réalité.
Plus performant car moins précis

Jason Chang et John Fisher ne sont pas les seuls à travailler sur ce type de recherche de segmentation d’images. Beaucoup de méthodes concurrentes existent et sont même brevetées, à l’instar des laboratoires HP Labs à Palo Alto par exemple. Beaucoup se basent sur cette méthode de comparaison. Mais l’algorithme des deux chercheurs du MIT est intéressant par son approche : là où les autres cherchent à obtenir le résultat le plus précis possible, ce qui consomme un temps de calcul considérable, ce dernier recherche moins la précision. Selon le MIT, la méthode fournit un résultat cependant suffisant et permet ainsi d’être 50 000 fois plus efficace.

juin 07

e-Santé : faut faire simple ….

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 6 juin 2011

Simplicité d’usage et sécurité faciliteront l’acceptation de la télésanté
Pour que les politiques de télémédecine portent leurs fruits, il faut miser sur la simplicité d’utilisation des systèmes, la coopération et la protection des données. Cela pour faciliter leur adoption par les professionnels.

Les technologies connectées semblent être une réponse adaptée à la coopération des professionnels de la santé en région, comme l’ont montré certaines initiatives exposées au salon HIT, dédié aux technologies de l’information au service de la santé*. Mais pour que leur usage rentre pleinement dans les mœurs, il faut avant tout favoriser le déploiement d’interfaces facilement utilisables. Il est également nécessaire que les processus répondent en premier lieu aux attentes des médecins, en termes de collaboration et de réduction de files d’attentes dans le but de traiter au mieux les urgences. Voilà ce qu’on pouvait conclure de l’observation des solutions existantes. Pour Laurent Pomares de la société Accelis Vepro  – qui a mis en place une plate-forme en Nord Pas-de-Calais, « en plus de la facilité d’utilisation des services de télémédecine, le succès réside dans la confiance des professionnels du secteur médical quant à la sécurité des systèmes ».

De l’acceptation à l’appropriation
« L’usage n’est pas entièrement rentré dans les mœurs, pourtant les professionnels de la santé sont demandeurs d’outils numériques. Reste donc qu’ils doivent se les approprier »
, poursuit Stéphane Magne, chef de projet sur la mise en place des dossier médical personnel et dossiers communicant cancérologie (DMP/DCC) et spécialiste dans les questions relatives aux réseaux de santé en Aquitaine. En effet, les médecins auraient passé la phase de découverte de ces outils et seraient en pleine phase d’acceptation. Cette initiative entraîne déjà selon lui « des dynamiques synergiques dans les bassins de santé, favorisant la mutualisation des services et la création de groupements de coopération sanitaire ». En effet, ils oeuvrent en faveur de l’innovation et de la collaboration intellectuelle des professionnels, notamment pour répondre aux problématiques d’éloignement géographique. Le réseau TéléSanté Aquitaine, un groupement de coopération sanitaire dont le but est de développer des services d’e-santé dans la région, en est un bon exemple.

Des applications concrètes déjà à l’œuvre…
La plateforme développée en Nord Pas-de-Calais est également probante : un système régional a été mis en place pour relier tous les centres publics d’hospitalisation. Dans la pratique, « il s’agit d’une plate-forme qui permet de relier vingt-cinq établissements à un centre de données. Grâce un logiciel, il est possible pour chaque médecin de suivre un dossier, d’intervenir dessus, de le réaffecter à un autre établissement voire même d’établir des diagnostics », explique à L’Atelier Laurent Pomares. Cette dernière permet en effet d’améliorer la rapidité des interventions grâce à une base de données centralisée : il est donc possible pour un établissement disposant d’un scanner mais pas d’un radiologue d’obtenir un diagnostic en une vingtaine de minutes car des radiologues d’astreinte pourront accéder aux images en temps réel de chez eux ou d’un autre établissement.

* Salon qui s’est tenu à Paris du 17 au 19 mai 2011, au parc des expositions de Porte de Versailles

juin 06

Ré inventer la visioconf…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 3 juin 2011

La vidéo conférence en entreprise doit faire des progrès
Les outils de réunion virtuelle ont un réel intérêt en terme de productivité mais sont encore mal déployés dans les entreprises.
Les systèmes de vidéo conférence installés actuellement dans les entreprises ne semblent pas bien adaptés. C’est tout du moins ce que révèle une étude commandée par Alcatel-Lucent. Elle révèle notamment que les organisations technologiques sont freinées par les systèmes existants et que seuls 40 % des responsables du domaine interrogés estiment disposer d’outils raisonnablement efficaces pour gérer la qualité de service et la performance des applications. Plus de la moitié d’entre eux considèrent qu’ils réaliseraient des économies considérables en remplaçant leurs systèmes de gestion actuels par un outil leur permettant de gérer les utilisateurs de façon unifiée.
Des outils mal développés…
Et leur fournissant des possibilités de communication et des applications sous forme de services, sur n’importe quel type de terminal. Les trois quarts des collaborateurs des entreprises interrogées sont par ailleurs convaincus de l’utilité de tels système et considèrent que ces outils leur permettent d’augmenter fortement leur productivité et leur engagement au sein de l’entreprise. « Les départements IT ont besoin de moyens simples et rentables pour les déployer et les gérer les travailleurs ont besoin d’outils plus performants« , souligne Arnaud Kraaijvanger, vice-président marketing de l’activité entreprise d’Alcatel-Lucent.
…Qui créent de la frustration
En effet, ces derniers expriment en général leur frustration lorsqu’il s’agit d’utiliser des outils de réunions virtuelles. Selon eux, ils ne sont pas assez intuitifs et ne permettent pas encore un partage efficace des connaissances. Aujourd’hui, seul un tiers des salariés dit avoir accès à ces technologies pour travailler concrètement. Reste que cette étude est à prendre pour ce qu’elle est : fournie par un groupe qui travaille actuellement sur des solutions de virtualisation à destination des professionnels.

juin 06

Téléphone en papier

Lu dans Tom’s Style
5 juin 2011 | Par Anja François RANDRIAVANIAINA – Source : Tom’s Guide FR
Paperphone, le smartphone next-gen à manipuler comme une feuille de papier

Des téléphones portables à boutons physiques aux smartphones tactiles actuels, l’interaction entre l’homme et les mobiles a remarquablement évolué. Récemment, des chercheurs au Queen’s University, à Ontario, ont présenté une nouvelle interface pour les smartphones de demain via le concept Paperphone.

Paperphone est un téléphone portable dont les caractéristiques physiques ressemblent plus à celles d’une feuille de papier. Un prototype a déjà été réalisé en collaboration avec l’Université d’Etat d’Arizona. Son interface est un écran fin et flexible. Pour contrôler ce smartphone next-gen, il suffit de plier un côté de l’écran, selon le menu affiché. Ici, les plis intuitifs représentent le nouveau moyen de contrôler l’appareil. Par ailleurs, cet écran de 9,5 pouces est également tactile. Paperphone utilise de l’encre électronique e-ink comme les liseuses Kindle. Jusqu’à présent, Paperphone affiche en noir et blanc avec une autonomie inexistante car l’appareil ne peut fonctionner qu’en étant branché.

Selon le Docteur Roel Vertegaal, l’un des principaux concepteurs, ce mobile représente l’avenir des smartphones et probablement des ordinateurs portables. Il rajoute même que le produit sera présent sur le marché d’ici 5 à 10 ans.

juin 01

Chaises musicales

Lu dans la Lettre Tom’s Style
Edition du 31 mai 2011
Par Anja François RANDRIAVANIAINA – Source : Tom’s Guide FR

Une chaise longue musicale berçante pour surfer et écouter de la musique


Pour faire plaisir aux technophiles et aux mélomanes qui aiment surfer en se détendant, le studio Bonetti/Kozerski a conçu une chaise longue assez spéciale. La chaise longue en question est baptisée LL2. Elle possède une courbure adaptée à la manipulation d’une tablette. Ergonomique, confortable et luxueuse, elle a été inspirée par l’intérieur d’une Lamborghini Miura de 1966. LL2 est une chaise longue berçante avec un repose-pied plus ou moins élevé. Ce n’est pas tout, on a affaire à une chaise high-tech. Effectivement, LL2 est dotée de la technologie Bluetooth et intègre un haut-parleur au niveau du repose-tête.
Le haut-parleur peut se connecter avec la tablette ou une autre source à connexion Bluetooth pour le plus grand plaisir des mélomanes. LL2 a été présenté au Salon ICFF 2011 à New York.

juin 01

Google, incubateur de start’up 2

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 31 mai 2011

Google se lance dans l’incubation de start-up sud-africaine
La firme de Mountain View met en place une structure dédiée à faciliter le développement de projets de start-up qui développent des solutions web et mobile.

Preuve supplémentaire que l’innovation en Afrique, et ici en Afrique du sud, suscite l’intérêt des entreprises internationales : Google y lance un projet pilote d’incubateur de start-up. Intitulée Umbono, la structure a été mise en place en collaboration avec la Silicon Cape Initiative et le Bandwitch Barn, dont le but commun est de créer des communautés pour faciliter l’installation de futurs entrepreneurs du Net. La firme de Mountain View espère ainsi qu’Umbono participera à la croissance de la communauté des développeurs.

L’Afrique : un fort potentiel
« Le programme Umbono aidera les équipes des start-up, toutes spécialisées dans Internet ou les appareils mobiles, à transformer leurs idées en sociétés », souligne Johanna Kollar, directrice de programme chez Google Afrique du Sud. Les jeunes pousses, comme pour tout incubateur, profiteront ainsi du tutorat Google, des business angels, des experts locaux de la technologie, des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprise. Le mentoring consistera à prodiguer des conseils sur des questions allant de la conception et de la commercialisation d’un produit.

Un programme sur mesure
Cinq start-up seront sélectionnées par session. En pratique et pendant six mois, les équipes bénéficieront de bureaux et d’accès Internet en plus des 25 à 50 000 dollars US de fonds. « Si le projet Umbono est concluant, Google n’exclut pas d’ouvrir des structures similaires dans d’autres pays africains » conclue Johanna Kollar.

juin 01

Google, incubateur de strat’up 1

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 31 mai 2011

Les start-ups clés en mains par Firespotter Labs
En Californie, il pleut des start-ups. Je vous passe l’image car n’ai aucun indice de pluviométrie dans cette zone mais cette dernière confirme encore sa position dans sa capacité à mettre des entreprises sur orbite. Ainsi naît donc Firespotter Labs, un incubateur pas comme les autres puisque comme me l’expliquait hier sont fondateur Craig Walker, ils cherchent avant tout à propulser leurs propres idées, pour ensuite les déléguer à des équipes bien rodées.

Dotée de 3 millions de dollars par Google Venture (Craig est l’ancien fondateur et CEO de GrandCentral Communications, devenu Google Voice), la société se dit pleinement indépendante de Google et souhaite faire naître trois projets par an. Je répète : trois projets par ans pour une bande de six copains, tous aussi doués et habitués de l’entrepreneurship spirit » de la Silicon Valley.
J’ai eu beau essayer de prendre connaissance des futures sociétés que l’incubateur souhaite lancer, Craig n’est pas un grand bavard. Indice, ça parlera mobile, webservices, communication ou encore applications. Bref, Craig explique simplement et sereinement qu’ils souhaitent faire émerger des idées pour simplifier la vie des individus. Certainement la raison pour laquelle Firespspotter Labs est un accélérateur d’entreprises à suivre avec attention, et notamment ici  @firespotter ou ici www.firespotter.com

juin 01

A l’est, l’Eden… ou la fuite des cerveaux

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 31 mai 2011

La concurrence asiatique freine l’innovation américaine
Les chercheurs sont de plus en plus attirés par des pays comme la Chine, la Corée du sud ou le Japon. Ce qui implique que les entreprises commenceraient à avoir du mal à trouver la main d’œuvre adéquate.

Les Etats-Unis ont plus de mal qu’avant à faire repartir leur croissance alors même que par le passé ils ont toujours su tirer profit de l’innovation et de leur avance technologique dans de nombreux domaines. Comme le souligne un rapport de McKinsey, ils doivent désormais faire face à la concurrence des pays asiatiques comme la Chine, la Corée du sud ou encore le Japon. De plus, les Américains doivent faire face à un nouveau problème que connaissaient déjà les européens : la fuite des cerveaux et un esprit entrepreneurial qui tend à diminuer.
Attirer à nouveau des talents

D’après les entrevues que le cabinet a réalisé avec plusieurs dirigeants d’entreprise, il en ressort qu’aujourd’hui deux tiers des entreprises américaines dites « innovantes », c’est-à-dire ayant un rapport avec les nouvelles technologies, ont du mal à trouver une main d’œuvre qui correspond à leurs besoins. Il semble en effet que les laboratoires de recherche, notamment asiatiques, attirent de plus en plus les chercheurs du monde entier et remplacent progressivement le mythe des universités et des laboratoires américains. Selon les analystes, il faut, aux Etats-Unis, recréer un écosystème innovant et cela passera par des politiques publiques plus actives et des investissements importants dans les infrastructures.
Mener une politique active

L’administration Obama devra en effet parier comme prévu sur le développement durable et les transports notamment en axant sur le crédit impôt Recherche. Les Etats-Unis bénéficient aujourd’hui d’un environnement favorable aux start-up qui ont pourtant du mal, post crise, à trouver des financements. C’est pour cette raison que le gouvernement devrait inciter les grands groupes américains à parier sur le potentiel innovant des jeunes pousses. Elle devra également faire évoluer sa politique d’immigration puisque l’administration délivre aujourd’hui près de 65 000 visas spéciaux pour les chercheurs contre 195 000 en 2003.