mai 05

Attention aux pensées toutes faites

Lu dans la lettre de SmartPlanet
Edition du 5 mai 2011

 « La ville de demain sera connectée pour l’énergie, pas pour le reste »
Par Nicolas Lecoq, Cleantech Republic

A la fois effet de mode et source de concepts prometteurs, la ville de demain – connectée et durable – est un vaste terrain d’expérimentations pour les architectes. Plusieurs fois nommé pour le Grand Prix d’Urbanisme, Nicolas Michelin nous aide à mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce qui pourrait bien faire partie de notre quotidien dans un avenir proche.
A l’heure où les projets d’écoquartiers fleurissent en France, et où le concept de ville intelligente agite son monde, le rôle de l’architecte est plus que jamais primordial. Il se doit de concilier respect des nouvelles normes environnementales et intégration d’idées créatives. Nicolas Michelin, architecte urbaniste créateur de l’ANMA (Agence Nicolas Michelin et Associés), expose sa vision de la ville de demain.

Smart Planet.fr: La ville durable est-elle en bonne voie?
Nicolas Michelin: Il s’agit d’un effet de mode, aujourd’hui tout doit être durable, même si l’on ne sait pas ce que cela veut dire. Néanmoins, le développement durable a induit une prise de conscience sur la qualité des constructions. Autrefois, un immeuble de bureau était construit à la périphérie d’une ville, mais aujourd’hui ce n’est plus possible, on veut qu’il soit vertueux et intégré. C’est positif.

Les architectes sont-ils suffisamment formés aux nouvelles normes environnementales?
Un architecte est formé à concevoir. Les étudiants se doivent d’acquérir une capacité à créer, à être innovants. Les tendances « vertes » sont fondées sur des normes qui unifient les façons de faire. Apprendre les normes n’est pas très compliqué. Les normes « lissent » l’innovation.

Je plaide beaucoup pour l’innovation parce qu’aujourd’hui la manière de « normer » n’est pas satisfaisante. Un ingénieur ne peut pas remplacer l’architecte. Il n’a pas le sceau créatif, très précieux. Un projet sans architecte engendre des choses standards.

Pour en savoir plus : http://www.smartplanet.fr/smart-people/la-ville-de-demain-sera-connectee-pour-lenergie-pas-pour-le-reste-3096/

mai 05

Oui, mais non

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 4 mai 2011

L’usage des réseaux sociaux encore trop limité en entreprise
Si les compagnies reconnaissent l’utilité de ces médias, elles en restreignent pourtant certains accès sous prétextes de productivité ou sécurité. Alors qu’il pourrait bien s’agir d’une question de management.

Alors que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à être présentes sur les réseaux sociaux et tentent de sensibiliser leurs salariés à ces canaux de communication, seul un peu moins d’un tiers autorise l’accès à Facebook ou Twitter. Voilà ce que rapporte une étude américaine réalisée en collaboration entre The Society of Corporate Compliance & Ethics et The Health Care Compliance Association.
Un constat qui fait écho aux angoisses des entreprises face à la diffusion non contrôlée d’informations confidentielles. « C’est
une réaction immature de la part des sociétés qui ont du coup un comportement schizophrène
« , juge à L’Atelier Arnaud Rayole, directeur général d’Useo.
Une charte d’usage 

Dans la même veine, un tiers désormais des sociétés ont mis au point une charte d’usage de ces mêmes médias en dehors de l’entreprise. L’étude précise également qu’en 2009, 32 % des sociétés utilisaient des systèmes de contrôle d’accès aux sites communautaires, et qu’elles seraient aujourd’hui près de 50 %. Cela, selon Arnaud Rayole, serait issu de deux approches : « La première, anglo-saxone,  consiste à contrôler l’information pour éviter les fuites de données dites sensibles. En France, on est davantage dans la « culture CNIL », qui vise à protéger les informations personnelles« .

Un besoin de pédagogie
Selon l’étude, si la mise en place d’une charte autour des usages n’est pas une mauvaise chose, elle risque de rester inutile si elle n’est pas accompagnée de collaborateurs bien identifiés chargés de gérer l’utilisation de ces réseaux, et de pédagogie. Un constat partagé par le responsable : « le salarié d’aujourd’hui doit pouvoir choisir ses moyens pour atteindre ses objectifs. Le contrôle des réseaux sociaux n’est pas une question de sécurité, mais de management« . Et de rappeler que « l’entreprise ne peut pas traiter les réseaux sociaux comme sources de distraction, ce serait se mettre un voile, notamment dans un monde où l’espace géographique de travail est moins limité« .