août 23

Imaginer la ville

Paru dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 23 Aout 2010

HIRAM : La maquette interactive du CEA

HIRAM est une maquette interactive dédiée à la présentation de projets urbains.

Par l’association de capteurs de mouvements et de puces RFID, le CEA a mis au point HIRAM, une maquette interactive dédiée à la présentation de projets urbains.
Depuis le début du mois d’août, la salle d’exposition du bâtiment des Objets Communicants du CEA Grenoble expose HIRAM (Humanités, Innovation et Recherche au service de l’Architecture de Médiation), une maquette interactive dédiée à la présentation de projets urbains. Développée dans le cadre du projet ANR TTT (Table Tangible et Traçable) dédié au développement d’une nouvelle interface homme-machine, cette maquette intègre des capteurs de mouvements et des puces RFID permettant ainsi de « simuler l’emprise des nouveaux bâtiments dans le paysage urbain  ».

août 20

Le réseau vu par les américains

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 20 août 2010, Elsa Bellanger

Neutralité du Net : Le débat s’intensifie aussi outre-atlantique
Google et Verizon, opérateur américain de télécommunication, présentaient, le 9 août, une proposition commune pour un « cadre législatif équitable » visant à préserver la « neutralité du Net », « en continuant à promouvoir des investissements dans l’accès à l’Internet à large bande (le haut débit) ».

Des élus américains prennent part au débat sur la « neutralité du net ».
Quatre d’entre eux ont adressé une lettre à la FCC suite à la proposition de Google et Verizon.

Le débat sur la définition de la « neutralité du net » se poursuit également aux Etats-Unis. Suite à la proposition commune de Google et Verizon pour un « cadre législatif  » plutôt favorable aux géants du secteur, des élus du Congrès américain (1) ont envoyé une lettre à la FCC (autorité américaine de régulation des télécoms). Selon eux, « la proposition récente de Google et de Verizon d’une législation sur la neutralité du net centrée sur les besoins de l’industrie renforce le besoin de trouver une solution à travers la procédure ouverte entamée par la FCC et destinée à maintenir la nature ouverte de l’Internet. Plutôt que de partir de la proposition faite par deux géants de la communication dont les intérêts financiers sont évidents, une action formelle de la FCC est nécessaire. L’intérêt du public est celui d’un Internet libre et ouvert, qui continue d’être une plateforme ouverte indispensable à l’innovation, aux investissements, à l’entreprenariat et à la liberté d’expression ».

(1) Ed Markey (Démocrate, Massachusetts), Anna Eshoo (Démocrate, Californie), Mike Doyle (Démocrate, Pennsylvanie) et Jay Inslee (Démocrate, Washington).

août 19

Le réseau vu par l’opposition

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 18 Aout 2010 (Elsa Bellanger)

Neutralité du Net : Le débat prend de l’ampleur
La publication anticipée du rapport gouvernemental sur la neutralité du net a ravivé le débat sur la définition de ce principe. En réaction au texte, Christian Paul, député PS, vient de publier en ligne une « Proposition de loi visant à affirmer le principe de neutralité de l’Internet et de son contenu ».
Alors que le rapport gouvernemental (1), remis fin juillet aux parlementaires par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à la Prospective et à l’Économie numérique, pour les éclairer sur les enjeux de la définition de la neutralité du net, était censé clôturer les débats entamés en 2009, il les a en fait rouvert. Après les réactions d’acteurs du secteur, c’est au tour du comme un réseau ouvert, neutre et décentralisé (Nièvre) de publier sur son blog une « Proposition de loi visant à affirmer le principe de neutralité de l’Internet et de son contenu ».

« Un réseau ouvert, neutre et décentralisé »
Dans l’introduction du texte mis en ligne le 16 août, il affirme que « le choix d’un Internet défini comme un réseau ouvert, neutre et décentralisé doit être aujourd’hui le nôtre  ». Alors qu’aux Etats-Unis, la défense de la neutralité du net (face notamment à la proposition de Google et Verizon) s’appuie en partie la défense de l’écosystème écono¬mique de l’innovation, l’argumentaire du député repose principalement sur la défense de principes démocratiques. Dans une tribune publiée sur le site Rue89, Nathalie Kosciusko-Morizet souligne que « ce rapport n’est qu’une étape dans un processus de réflexion public entamé déjà depuis plusieurs mois  ». Les travaux parlementaires sur la question de la neutralité du net débuteront à l’automne.

Pour en savoir plus : http://www.christianpaul.fr/spip.php?article543

  1. « La neutralité de l’Internet. Un atout pour le développement de l’économie numérique »

     Télécharger la proposition de texte de loi : Le projet de loi

août 19

Le réseau vu par l’Etat français

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 18 aout 2010

Neutralité du Net : Le rapport contesté de NKM
Le principe de neutralité du net vise à garantir un accès non discriminatoire à Internet.
Publié suite à des fuites et à sa mise en ligne sur le site de Libération, le rapport sur la neutralité du net, remis par Nathalie Koscuisko-Morizet aux parlementaires, suscite la polémique. Accusé de répondre à des intérêts mercantiles, le rapport « n’interdit pas la mise en place de mesures techniques, notamment de gestion de trafic ».
Remis fin juillet aux parlementaires par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à la Prospective et à l’Économie numérique, pour les éclairer sur les enjeux de la définition de la neutralité du net, le rapport gouvernemental intitulé « La neutralité de l’Internet. Un atout pour le développement de l’économie numérique  » a été rendu public, en fin de semaine dernière, suite à des fuites et sa mise en ligne sur le site de Libération.

Un rapport contesté
Les premières réactions sont plutôt hostiles et dénoncent notamment un rapport biaisé et trop favorable aux opérateurs. « Ce qui saute aux yeux, c’est l’incompétence. Beaucoup de sujets ne sont pas du tout au niveau de ce qu’on pourrait attendre d’un rapport gouvernemental. (…) Il y a un ramassis de poncifs dont la moitié est fausse » commente Benjamin Bayart, président de FDN (French Data Network), historiquement le premier FAI français, sur le site de Libération. Sur le blog spécialisé ReadWriteWeb, Fabrice Epelboin, estime le rapport largement favorable aux opérateurs, répondant ainsi à des « intérêts partisans, prônant la surveillance généralisée et la censure » et à « une stratégie visant à mettre tout et n’importe quoi sous le terme neutralité du net, rapidement requalifié d’internet ouvert ».

Vers une gestion du trafic ?
La question de la définition de la neutralité du net oppose les opérateurs (fixe ou mobile) aux fournisseurs de services. Les seconds, militants de la neutralité et d’un accès non discriminatoire aux contenus, refusent de payer pour les infrastructures du réseau, rôle qui incombe aux seconds, qui veulent gérer le trafic en échange de leurs investissements dans le réseau. Selon le rapport, «  la préservation d’un Internet ouvert n’interdit pas la mise en place de mesures techniques, notamment de gestion de trafic  ». Les opérateurs pourraient ainsi être autorisé à favoriser certains contenus. Comme ce que proposait, il y a quelques jours, Google et Verizon, le rapport envisage également la possibilité de faire « payer un complément pour avoir des garanties de qualité de service  ».

Un concept de neutralité étendu
Côté réseau mobile, qui dispose de « capacités plus restreintes  », les opérateurs pourraient également se voir autoriser à limiter l’accès, mais seraient tenus à la transparence sur ces limitations via la signature d’une charte de « bonne conduite  », qui serait rédigée par l’Arcep (autorité de régulation des télécommunications). Pour Benjamin Bayart, « l’argument de congestion est valable sur le mobile, mais n’autorise pas la discrimination ».
Autre aspect critiqué du rapport, le concept de neutralité du net dépasse les seules questions liées au réseau et touche aux géants du secteur : Google, qui détient « un pouvoir important vis-à-vis du succès ou de l’échec d’autres services en ligne  », et Apple, pour ses politiques d’accès favorisé à l’AppStore et de non prise en charge de la technologie Flash.

août 19

Le réseau vu par d’autres

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 16 aout 2010 (Elsa Bellanger)

Neutralité du net : La proposition de Google et Verizon passe mal
Le 9 août, Google et Verizon, opérateur américain de télécommunication, proposait un « cadre législatif » pour Internet.
De nombreuses critiques font suite à la proposition de Google et Verizon d’adapter le principe de « neutralité du net ». Les détracteurs soulignent notamment l’importance du rôle d’un réseau ouvert dans le processus d’innovation.
Quelques jours après la proposition de Google et Verizon, opérateur américain de télécommunication, en faveur d’un « cadre législatif  » égratignant le principe de « neutralité du Net », les acteurs du secteur réagissent. Alors que le principe de la neutralité garantit un accès égal et sans discrimination aux contenus, Google et Verizon préconise de favoriser les « contenus légaux  » et de ne pas appliquer la neutralité aux opérateurs mobiles. « Un fournisseur qui offre un accès Internet rapide (…) pourrait offrir d’autres services différenciés (…) avec une priorité tarifaire  » précise leur communiqué commun. Pour eBay, membre comme Google de l’Open Internet Coalition, « des réseaux à deux vitesses, avec des péages mis en place par les entreprises, limiteraient l’innovation et bénéficieraient aux sociétés qui dominent le secteur, aux dépens des plus petites  ».

août 19

Le réseau vu par Google et Verizon

Lu sur le site de www.goopilation
Neutralité du réseau Internet

Une proposition de législation pour un Internet plus ouvert
Cet Article est la traduction d’une annonce officielle publiée par Google.
Les architectes à l’origine d’internet ont tout compris. En rendant le réseau ouvert, ils ont permis le plus grand échange d’idées de tous les temps. En rendant le réseau évolutif, ils ont permis une explosion de l’innovation dans l’infrastructure.

Il est impératif de trouver des moyens de protéger l’ouverture d’Internet dans le futur, et d’encourager le rapide déploiement du haut débit. Verizon et Google sont heureux de dévoiler les accords de principes que nos deux entreprises ont développés au fil de l’année dernière concernant l’épineuse question de la neutralité des réseaux.

En octobre, nos deux entreprises ont publié un accord de principe commun sur la neutralité des réseaux. Quelques mois plus tard, nous avons soumis un rapport à la FCC, puis en avril nos deux PDGs ont discuté dans un éditorial leurs intérêts communs dans l’ouverture d’Internet. Depuis, nous avons écouté tous les points de vue, expliqué à de multiples reprises les enjeux aux législateurs, et incité tout le monde à créer un cadre juridique équitable. Nous avons été guidés par ces deux principaux objectifs :

  1. Les utilisateurs devraient être ceux qui choisissent quels contenus, applications, ou appareils ils utilisent, puisque l’ouverture a été au coeur de cette explosion d’innovations qui a fait d’Internet un média influent.

  2. Les Etats-Unis doivent continuer à encourager à la fois les investissements et l’innovation pour soutenir l’infrastructure haut-débit sous-jascente ; ceci est primordial pour notre compétitivité mondiale.

Aujourd’hui, nos PDGs annonceront une proposition qui nous l’espérons constituera une contribution constructive au dialogue. Notre proposition commune prend la forme d’un cadre législatif à prendre en compte par les législateurs, et est développé ici. Nous discutons ci-dessous les éléments clés :

Tout d’abord, les deux entreprises sont des partisans de longue date des principes actuels de la FCC en matière d’ouverture du haut-débit, qui garanti à tous les utilisateurs un accès à tous les contenus légaux que l’on trouve sur Internet, et qu’ils puissent utiliser les applications, services appareils qu’ils choisissent. La mise en oeuvre de ces principes a sérieusement été mise en doute par la récente décision de justice dans l’affaire Comcast. Notre proposition rendrait ces principes pleinement applicables par la FCC.

Deuxièmement, nous sommes d’accord sur le fait qu’en plus de ces principes existants il devrait y avoir une nouvelle forme de prohibition des pratiques discriminatoires. Ceci signifie que, pour la première fois, les fournisseurs d’accès Internet n’auraient plus le droit de pénaliser ou d’avantager  du contenu, des services, ou des applications légales si cela a le potentiel de pénaliser les utilisateurs ou la compétition.

Précision importante, ce principe de non discrimination vise également à interdire les formes de discrimination positive, dont le fait de payer un fournisseur pour donner la priorité à un service Web. De ce fait, en plus de ne pas pouvoir bloquer ou dégrader l’accès aux applications et au contenu, les fournisseurs d’accès ne pourront pas non plus favoriser un service par rapport à un autre.

Troisièmement, il est important que le consommateur soit pleinement informé. Notre proposition contient de nouvelles règles de transparence, à la fois pour les connexion filaires et sans fil. Les fournisseurs d’accès seraient obligés de donner aux consommateurs des informations claires et compréhensibles sur les services qu’ils offrent et sur leurs capacités. Les fournisseurs devraient aussi informer les développeurs d’applications sur les pratiques en matière de gestion du réseau et toute autre information nécessaire pour que le service soit accessible par tous.

Quatrièmement, à cause de la confusion quant à l’autorité de la FCC suite à l’affaire Comcast, notre proposition détaille le rôle de la FCC par rapport au haut-débit. En plus de créer des standards de protection du concommateur applicables  et non discriminatoires, la proposition contient également un nouveau mécanisme de mis en oeuvre pour la FCC. En quelques mots, la FCC mettrait en application des lois d’ouverture au cas par cas, par un processus de plaintes. La FCC pourrait agir rapidement afin de stopper les pratiques qui violent  ces standards, et pourrait imposer une pénalité d’au maximum 2 millions de dollars aux intéressés.

Cinquièmement, nous voulons faire de l’infrastructure une plate-forme pour l’innovation. Par conséquent, notre proposition permettrait aux fournisseurs d’accès d’offrir des services additionnels, en plus de l’accès Internet et vidéo (comme la VOD). En d’autres termes, les fournisseurs pourraient collaborer avec d’autres acteurs pour développer de nouveaux services. Il est trop tôt pour prédire comment ces nouveaux services vont se développer, mais des exemples pourraient inclure des services de prévention de santé, d’éducation, l’énergie propre, ou des nouvelles options pour le jeu et le divertissement. Notre proposition inclue aussi des mesures pour que ces services soient bien distincts des services traditionnels. La FCC surveillerait également le développement de ces services pour s’assurer qu’ils n’interfèrent pas avec le développement continue des services d’accès à Internet.

Sixièmement, nous reconnaissons tous les deux que le haut-débit sans fil est différent du réseau filaire, en partie parce que le marché du mobile est en constante évolution. Nous n’appliquerions donc pas la plupart des principes au réseau sans fil, à l’exception des mesures de transparence. De plus, le Government Accountability Office (NdT : organisme dépendant du bureau fédéral, chargé des audits, de l’évaluation, et de l’investigation) devra tenir chaque année le congrès informé des développement dans le domaine du haut-débit, et juger si oui ou non ces mesures fonctionnent pour protéger le consommateur.

Septièmement et dernièrement, nous croyons fermement que c’est dans l’intérêt de tous les américains d’avoir accès au haut-débit. Par conséquent, nous soutenons la réforme du Service fédéral des financements, afin qu’il soit plus attentif au développement du haut-débit dans les zones non desservies.

Nous pensons que ce cadre juridique renforce les consommateurs et donne à la FCC un rôle parfaitement adapté au monde du haut-débit, tout en donnant aux fournisseurs d’accès la flexibilité nécessaire pour gérer leurs réseaux et proposer de nouveaux types de services en ligne.

La rédaction de ce compromis n’a pas été un procédé facile, et nous avons eu nos différents. C’est notre intérêt commun dans un Internet viable et évolutif qui nous a permis de ne pas abandonner. Alors que les législateurs continuent à établir les règles de base, nous espérons que d’autres actionnaires nous rejoindront pour proposer leurs idées constructives sur un Internet ouvert qui donne le contrôle aux consommateurs et améliore la position des Etats-Unis en matière de haut-débit. Nous restons à la disposition du congrès, de la FCC, et de toute partie intéressé.

Par Alan Davidson, Directeur des relations publiques chez Google
et Tom Tauke, Président en charge des relations publiques chez Verizon

 

New York Times
« La proposition soulève autant de questions que de réponses. [...] Une question auquel ce plan répond est que les mesures de non-discrimination ne s’appliqueront pas aux réseaux sans fil (edge, 3G…). Cet détail seul rend cet accord inutile. »

Eric Schmidt : « Il n’y a aucun accord commercial », indique-t-il, en précisant que les rumeurs disant qu’il y avait un accord sont fausses et malhonnêtes. Il ajoute avoir déposé plainte auprès de la FCC.

ReadWriteWeb France
Les premières réactions font part d’un certain manque de clarté qui permettrait aux opéra­teurs de profiter de ce cadre législatif pour – comme le redoutait NKM – « faire du marketing ».

Free Press
Cette proposition créerait deux voies pour l’information, une autoroute pour les gros joueurs, et une route de campagne pour les autres.

Center for Democracy & Technology
Si on pèse le pour et le contre, la proposition commune de Google et Verizon échoue de peu. Elle donne avec une main et reprend avec l’autre. Bien qu’elle contienne certains éléments clés qui devraient être une partie importante de tout cadre juridique, la proposition des deux entreprises place le marché du réseau sans fil dans une sorte de flou sans aucune protection réelle (un rapport annuel devant le congrès). il faut toujours se méfier des exceptions.

ITespresso
Les deux groupes sont d’accord sur un grand principe : il ne peut être établi de restriction et de discrimination des contenus légaux par les opérateurs et les FAI en direction des internautes. Seul problème : comment identifier ces “contenus légaux” qui circulent sur Internet ? Ils ne le précisent pas… Des filtrages de contenus peut-être ?

août 19

Innover la méthode

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 13 Aout 2010

Méthode ISMA360 : De l’idée au marché
Pour passer de l’idée au marché, un enseignant chercheur à la Skema Business School, Dominique Vian, a mis au point la méthode ISMA360, un outil logiciel destiné à accompagner les porteurs de projets à développer leur stratégie et à cibler les marchés potentiels.
Offrir un outil logiciel aux porteurs de projets et à leurs accompagnateurs (incubateurs) pour les aider à établir un business model et une stratégie est l’ambition de la méthode ISMA360 (Innovative Systemic Marketing Analysis). Mis au point par un enseignant chercheur à la Skema Business School, Dominique Vian, ISMA360 s’appuie sur les concepts de la modélisation de programmes informatiques pour fournir un outil de cadrage aux projets innovants.

Une spinn-off créée en 2008
« Cette méthode est issue d’une pratique empirique de l’accompagnement de porteurs de projets de création d’entreprise de la technopole de Sophia Antipolis, menée au sein de l’incubateur SKEMA Entrepreneur et Innovation et validée dans le cadre du projet Européen TEEE-Inn  » peut-on lire sur le site de la Skema. Actuellement, la méthode est commercialisée en mode SaaS (Software as a Service) par Vianoveo, spinn-off créée en juin 2008. « Sa dimension systémique apporte simultanément cohérence, dynamique et pertinence dans les choix stratégiques aussi bien pour la sélection des marchés atteignables que pour la définition de la roadmap de R&D  » explique Jean Michel Halm, Directeur adjoint, Technopole de l’Aube en Champagne.

août 19

Plus très libre le logiciel

Lu dans la lettre de ZDNet.fr
Publié le 17 août 2010 par Guénaël Pépin, businessMOBILE.fr.

http://www.zdnet.fr/actualites/la-plainte-d-oracle-contre-android-une-attaque-dirigee-contre-l-open-source-39753919.htm#xtor=EPR-100

Pour Florian Mueller, défenseur du logiciel libre, et James Gosling, créateur de Java, le procès d’Oracle contre Google vise à mettre à mal la communauté Open Source supportant Java.
Le 13 août, Oracle a mis le feu aux poudres en lançant une plainte contre un autre géant, Google. Il lui reproche d’enfreindre sept brevets de la technologie Java et d’utiliser du matériel propriétaire dans sa plateforme Android.
Cette plainte est vue par certains comme le début de l’un des plus longs contentieux judiciaires que connaîtra l’industrie informatique.
Google a répondu par la voix de son porte-parole Aaron Zamost. Il met en cause la solidité et la cible réelle du procès que lui intente Oracle.
« Nous sommes déçus de voir qu’Oracle ait choisi d’attaquer Google et la communauté Open Source Java avec  cette plainte sans fondement. La communauté Java va au-delà d’une firme ».
Il ajoute que « nous allons défendre les standards Open Source et continuer à travailler avec l’industrie sur la plateforme Android ».
Plusieurs spécialistes se sont exprimés sur le sujet, dont Florian Mueller, défenseur des logiciels libres et opposant aux brevets logiciels et James Gosling, créateur de Java.

Un signe de l’hypocrisie sur le logiciel libre
Selon Florian Mueller, Oracle attaquerait bien des composants Open Source et non du code propriétaire développé par Google.
« Je considère donc que c’est une attaque pour brevets sur des logiciels libres et Open Source ». Selon lui, c’est aussi « une agression contre la notion de standard ouvert, ce que devrait être Java ».
Oracle supporte pourtant publiquement le logiciel libre, notamment au travers de certaines coalitions demandant la libération complète de Java.
La plainte et le communiqué d’Oracle ne parlent d’aucun accord de licence sur ces brevets, préférant la méthode frontale au paiement par Google de l’utilisation de matériel breveté.
Dans ses démêlés judiciaires avec Microsoft, Oracle indiquait toujours avoir essayé d’aboutir à un accord financier ouvrant l’utilisation des brevets, indique le spécialiste.
Florian Mueller s’inquiète également des partenaires dépendants d’Android. « Ce serait très décevant que Google règle ce conflit en prenant seulement en compte son activité et non l’écosystème plus large, notamment les constructeurs d’androphones ».

Ce procès serait aussi une remise en cause de l’Open Invention Network (OIN). Ce réseau d’industriels dispose d’un portefeuille très important de brevets, partagé entre ceux promettant de ne pas faire de procès à Linux.
« Oracle et Google sont tous deux membres de l’OIN, donc ils ont en théorie un pacte de non-agression. Le procès d’Oracle contre Google démontre la faiblesse de la protection de l’OIN » déplore-t-il.

Une histoire de pouvoir et d’égo
James Gosling , fondateur de Java, n’est lui pas surpris de ce procès : « Lors du rachat de Sun  par Oracle, on pouvait voir l’oeil de l’avocat d’Oracle briller quand le débat en venait aux brevets entre Sun et Google ».
Pour lui, il n’y a pas de victime et de bourreau : « Il n’existe pas d’innocent au chapeau blanc dans cette histoire. Cette escarmouche n’est pas tant une histoire de brevets, de principes ou de langages de programmation que d’égo, de pouvoir et d’argent ».
Même Microsoft, qui avait tenté de lier Java à Windows, serait aujourd’hui d’une grande moralité face aux acteurs de la bataille qui se joue aujourd’hui, ajoute James Gosling.
Oracle n’a pas encore répondu publiquement aux critiques. A voir si ce procès tirera effectivement en longueur, voire s’étendra aux partenaires de Google, ou si un terrain d’entente sera rapidement trouvé, défendant ou non les intérêts de la communauté Java.

août 19

Boite à outils intelligente

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 18 aout 2010 (Elsa Bellanger)

Projet SALERO : Des outils pour la création audiovisuelle
Les technologies développées dans le cadre du projet SALERO ont notamment été expérimentées lors de la création « The Turing Machine opera », représenté à Helsinki en avril 2008.

Un projet européen sur le « contenu intelligent » a débouché sur la mise au point d’un ensemble d’outils multimédias pour la création audiovisuelle. Baptisé SALERO, le projet combine des technologies issues de l’informatique, l’infographie, de la sémantique, ainsi que de la recherche de contenu.

Lancé en 2006, le projet SALERO (« Semantic audio-visual entertainment reusable objects ») visait à apporter « aux artistes et aux professionnels des médias les moyens de créer une animation audiovisuelle de qualité, bien plus rapidement et à moindre coût  ». Achevé en décembre 2009, le projet a débouché sur la mise au point d’un ensemble de « 24 applications, outils et présentations pour créer, gérer, modifier, retrouver et fournir un contenu destiné aux jeux informatiques ou aux animations ».
Financé par l’Union européenne à hauteur de 8,84 millions d’euros (1), le projet SALERO a réuni 13 partenaires (laboratoires et industriels), sous la direction du Joanneum Research (Autriche), issus d’Allemagne, d’Irlande, d’Espagne, d’Autriche, de Finlande et du Royaume-Uni.

Des technologies de « contenu intelligent »
Trois objectifs étaient recherchés. Les partenaires du projet ont d’abord recherché et développé des méthodes pour décrire, créer et trouver du « contenu intelligent ». Ensuite, ils ont élaboré des outils (logiciels et interfaces) pour « créer, gérer, modifier, récupérer et livrer » des objets de contenu (personnages, objets, sons, jeux de langage et comportements). Enfin, ils ont participé à la promotion des technologies de « contenu intelligent » par des productions expérimentales pour valider les technologies et faciliter leur acceptation et leur adoption.

Les débouchés
Leurs travaux ont abouti à la conception d’une large palette d’outils permettant de créer des personnages, des objets, des sons, des langues et des comportements. Les créateurs de contenu peuvent notamment choisir les expressions faciales des personnages, les caractéristiques physiques ou encore la hauteur de la voix. « Ce n’est plus nécessaire de faire appel à des acteurs pour les voix, ce qui est coûteux, et il est possible de créer plus rapidement une grande variété de personnages capables d’exprimer une large gamme d’émotions » commente le Dr Thallinger du Joanneum Research. Si les débouchés sont évidents sur le marché de la création audiovisuelle, les résultats de ce projet offre également des perspectives de développement dans le secteur de la simulation ou de la formation.

(1) Dans le cadre du domaine thématique Technologies de la société de l’information (TSI) du sixième programme-cadre (6e PC) de l’UE.

août 19

Innovation pour principe économique

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Paru le 18 aout 2010

Immersion : Des solutions « clés en main » de réalité virtuelle
Proposant des solutions de simulation visuelle et de réalité virtuelle « clé en mains », la PME Immersion doit son développement à une réorientation de sa stratégie, de l’activité de distribution vers un investissement dans la R&D pour vulgariser, au niveau industriel, les technologies de réalité virtuelle. Créée en 1994 sur le marché naissant de la distribution des technologies de réalité virtuelle, la société Immersion s’est vite vue sollicitée par ses clients pour l’élaboration de solutions plus proches de leurs usages. « En développant l’activité R&D et le travail sur projets, Immersion est devenu créateur de solutions complexes et clés en mains de réalité virtuelle  » raconte Christophe Chartier, Président co-fondateur d’Immersion. Aujourd’hui, la société conçoit des solutions « d’interaction et de visualisation multimodales pour les futurs environnements virtuels  » (salles de visualisation stéréoscopique, murs d’image à très haute densité de pixels, environnements immersifs multifaces ou simulateurs visuels 3D temps réel).

8 projets collaboratifs par an
En 2006, la PME s’est donc investie dans l’activité R&D et a monté une équipe dédiée. Le premier produit issu de cette nouvelle orientation est un simulateur pour l’apprentissage des tâches de soudure. « Il s’agissait d’une demande de l’AFPA, pour laquelle nous avons collaboré pendant deux ans avec une société de services pour l’élaboration logicielle. Nous avons bénéficié de fonds européens pour la réalisation d’un prototype. Aujourd’hui, 30 plateformes sont produites par an » explique Christophe Chartier.
La PME est notamment membre du Pôle de compétitivité Cap Digital et participe à des projets collaboratifs de R&D de type ANR ou FUI, mais aussi européen. « A l’heure actuelle, Immersion participe à 8 projets par an. Cela nous permet d’avoir une approche globale du marché, de ses attentes et de ses enjeux, avec une visibilité sur 3 ou 4 ans  » confie le président d’Immersion.

« Disséminer nos technologies »
Visant les marchés professionnel et industriel, la société, qui réalise environ 15 % de son chiffre d’affaires à l’export, travaille également en partenariat avec des grands groupes (parmi lesquels PSA, Renault, EADS, Airbus, ou encore Eurocopter) pour l’intégration de ces solutions dans des produits clés en mains. « L’idée, c’est de disséminer nos technologies chez nos clients  » souligne Christophe Chartier.
Avec la volonté d’adresser de plus en plus son offre aux grosses PME (et plus seulement aux grands groupes), Immersion recherche actuellement des fonds pour « financer son développement et acquérir une véritable force de vente » précise le président d’Immersion. «  La société est aussi en phase de recrutement » poursuit-il. « Si nous étions resté positionné sur notre activité de distributeur, nous n’en serions pas là aujourd’hui. C’est l’innovation qui fait avancer Immersion et permet son développement ».

août 19

Point de vue et image du monde pour Mr Google

Lu dans 01Net (Eric Le Bourlout)
Paru le 17/08/2010

Google : les drôles de prédictions d’Eric Schmidt
Le patron du géant de la recherche prédit qu’à l’avenir les jeunes auront la possibilité de changer de nom, tant leur activité sur Internet pourrait leur nuire.

Cela commence à devenir une habitude. Quelques mois après sa sortie controversée sur la vie privée, Eric Schmidt remet le couvert. Dans un long article paru vendredi, le Wall Street Journal (WSJ) rapporte de nouveaux propos étonnants du patron de Google sur ce même sujet.

« Je ne crois pas que la société comprenne ce qui arrive quand tout est disponible, connaissable et enregistré par tout le monde, tout le temps », avance d’abord E. Schmidt. Une phrase en forme d’écho à celle qu’il avait prononcée à la conférence Techonomy, qui a eu lieu début août et durant laquelle il avait annoncé que le monde n’était « pas prêt pour la révolution technologique qui s’annonce ».

Le journal poursuit en annonçant que le patron de Google prédit « apparemment sérieusement » que « chaque jeune individu aura le droit un jour de changer automatiquement son nom lorsqu’il aura atteint l’âge adulte, afin de pouvoir renier les trop bons moments enregistrés sur les sites de médias sociaux de ses amis ».

« Nous savons qui vous êtes… qui sont vos amis… »

Durant le même échange avec quelques journalistes américains, Eric Schmidt a également évoqué les futures pistes de recherche pour Google, argument qui pousse également à la réflexion : « Je pense que la plupart des gens ne veulent pas que Google répondent à leurs questions. Ils veulent que Google leur dise ce qu’ils devraient faire ensuite. » Le patron poursuit : « Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. »

A partir de ces informations personnelles, E. Schmidt imagine un futur où ce ne sera plus vous qui irez sur Google chercher des réponses à vos questions, mais plutôt Google qui vous prendra par la main pour vous les donner, si possible avant même que vous ne vous les posiez. Après sa rencontre avec Eric Schmidt, le WSJ imagine par exemple que « si vous avez besoin de lait et qu’il y a un magasin proche qui en vend, Google vous rappellera d’en acheter ».

Génial ou effrayant ? En tout cas, le futur selon Eric Schmidt réside dans un ciblage de plus en plus précis des internautes : « La technologie sera si bonne qu’il sera très difficile pour les individus de regarder ou de consommer quelque chose qui n’a pas été, d’une façon ou d’une autre, adaptée à eux. »

août 19

Multitouch en 3D : qui dit mieux?

Lu dans la Lettre de l’innovation
29 juillet 2010, Elsa Bellanger

Environnement 3D : Une innovation d’Immersion au Siggraph
Sélectionnée parmi les « Emerging technologies », la table multitouch stéréoscopique (3D) et multi utilisateurs, développée par Immersion, est présentée au Siggraph 2010, conférence scientifique et exposition consacrée à l’imagerie numérique et à l’interaction (du 25 au 29 Juillet 2010 à Los Angeles).

La société bordelaise Immersion, spécialisée des solutions de simulation visuelle et de réalité virtuelle, présente actuellement sa table multitouch stéréoscopique (3D) et multi utilisateurs au Siggraph 2010, conférence scientifique et exposition consacrée à l’imagerie numérique et à l’interaction (du 25 au 29 Juillet 2010 à Los Angeles). Sélectionnée parmi les « Emerging technologies », sa technologie, développée dans le cadre du projet de recherche européen V-City (co-financé par la Commission Européenne) sur les environnements urbains 3D, « associe une interface multitouch de collaboration intuitive en 2D (suivi vidéo des mains) à des solutions de visualisation en relief (stéréoscopie multi-utilisateurs, tracking de tête avec 6 degrés de liberté) » souligne la société. « Ce n’est pas tant le recours au tactile et au multivues qui est inédit, que leur combinaison au sein d’une même interface, avec toutes les problématiques que cela soulève. L’intérêt de ce dispositif est d’ailleurs confirmé, parallèlement à notre démonstration, par notre participation à une présentation orale de cette interface et de ses spécificités aux conférences du Siggraph  » explique Jean-Baptiste de la Rivière, Responsable R&D.

http://www.youtube.com/watch?v=dAdEpaxv3p4&feature=player_embedded#!

août 19

Saison 3

Bonjour à tous,
C’est reparti pour la saison 3 du blog du Pôle ICI….
J’espère que l’été se passe bien pour vous.

Beaucoup de choses en perspective pour ce dernier trimerstre 2010, en particulier dans le domaine du Design et plus particulièrement du design d’objets communicants.
Également, nous continuons à pousser des dossiers de Pacalabs.
Nous restons toujours à votre disposition pour répondre à vos besoins : n’hésitez pas à nous contacter : asso@pole-ici.org

A ce jour, nous avons dépassé les 116000 visites sur notre blog….

Le Pôle