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Archive pour 25.2.2010

Discuter les technologies


Lu dans le Journal de l’Innovation
Paru le 25 février 2010

Nanotechnologies : Un débat public qui s’achève en huis clos
Avec seulement 9 réunions publiques sur les 16 initialement prévues, le débat public sur le développement et la régulation des nanotechnologies s’est clôturé en huis clos le 23 février. La Commission chargée de la consultation dispose désormais de deux mois pour effectuer « une mise en ordre des arguments » exposés pendant les 4 mois du débat.

Après 4 mois de débat (du 15 octobre au 24 février) et un budget de plus de 2 millions d’euros, le débat public sur les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies s’est clôturé par une réunion réservée à 250 invités. Alors que la série de 16 réunions publiques s’est achevée « virtuellement » sur Internet après plusieurs sessions perturbées, Jean Bergougnoux, président de la commission particulière de débat public (CPDP) chargée d’organiser la consultation, estime que « même si certaines circonstances ont été difficiles, les sujets qu’on voulait traiter l’ont été.  »
« L’opposition au débat a été dans le débat »
Pourtant, plusieurs associations ou collectifs (et notamment les Amis de la Terre, Pièces et main d’œuvre) ont dénoncé un «  dispositif d’acceptabilité  » ou une « tournée de promotion des nanotechnologies ». De son côté, la CPDP considère que « l’opposition au débat a été dans le débat  » et qu’un « débat public serein est un débat sans notoriété et sans enjeu visible. » Dans une tribune publiée par Le Monde, Bernadette Bensaude Vincent, historienne et philosophe des sciences à Paris-Ouest-Nanterre (1), estime néanmoins que « l’enlisement du débat nano de la CNDP pose une question de fond : quel était donc l’objectif poursuivi ? Il semble bien que le débat n’a été conçu ni pour les citoyens, ni par eux.  » Pour elle, « ce débat arrive trop tard, puisque les nanomatériaux inondent déjà notre quotidien, et que des décisions financières importantes ont déjà été prises : après Minatec et les projets Crolles 1 et 2 à Grenoble, Nano2012 et NanoInnov ont été votés avant l’ouverture du débat national.  »
Des thématiques qui « appellent des réponses »
Regrettant que les Ministères de l’Intérieur, de l’Outremer et des collectivités territoriales et de la Justice et des libertés n’aient pas participé au débat (seuls sept Ministères (2) signataires de la saisine), la CPDP, qui a jusqu’au 24 avril pour remettre son rapport, a ainsi relevé des thématiques récurrentes qui « appellent des réponses. » Parmi elles : la question d’un moratoire, les usages des nanotechnologies et leurs finalités (utilité/futilité), la question des risques et de leur prévention (bénéfices / risques, toxicité, traçabilité, protection des salariés, du consommateur, de l’environnement), l’encadrement éthique des nanotechnologies (libertés individuelles, puces RFID, miniaturisation des moyens de surveillance, interface homme-machine, problématique de l’humanité « augmentée ») et la question du mode de gouvernance.
En attendant les conclusions du gouvernement…
Dans le flot des inquiétudes soulevées lors de la consultation, la CPDP a notamment retenu un « déséquilibre flagrant entre les budgets consacrés à la toxicologie et l’écotoxicologue et ceux qui soutiennent le développement des applications  » et la nécessité de promulguer rapidement, au niveau européen, des règlements adaptés aux nanotechnologies (notamment une prise en compte explicite des nanotechnologies par le règlement REACH). Elle cite également la position, notamment adoptée par France Nature Environnement, en faveur d’une « gouvernance nano » qui associerait « les différentes composantes de la société à la gouvernance du développement des nanotechnologies au sens large, considérées comme relevant d’une problématique globale. »
Après la remise, au plus tard le 24 avril, du compte-rendu – « une mise en ordre des arguments  » et non des recommandations- de la CPDP et le bilan de la CNDP, l’État aura trois mois pour faire connaître ses conclusions

25 février 2010, Elsa Bellanger

  1. La tribune est co-signée par Yves Le Bars, ancien dirigeant d’établissements publics de recherche, président du GRET, Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord, membre de l’OPECST, Bernard Chevassus-au-Louis, ancien directeur général de l’INRA et Dorothée Benoit Browaeys, déléguée générale de VivAgora. (2) Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire ; Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi ; Ministère du travail et des relations sociales ; Ministère de l’agriculture et de la pêche ; Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ; Ministère de la défense national ; Ministère de la santé et des sports.

     

Autre article dans le Monde
« Tirant le bilan de cette consultation, Jean Bergougnoux, président de la Commission particulière du débat public, a reconnu les difficultés d’une opération commanditée par “un maître d’ouvrage polycéphale” (pas moins de sept ministères), mais qui n’a pas la maîtrise des orientations stratégiques sur ce dossier, celles-ci relevant du niveau interministériel. »

Ensemble, c’est mieux…

Lu dans le Journal de l’Innovation
Paru le 25 février 2010

Planetinnov : Plateforme de « Crowd » innovation
Le pôle Plastipolis, dédié à la plasturgie, a rejoint Planetinnov pour animer une communauté autour des besoins de ses adhérents. © Plastipolis

La plateforme de « crowd innovation », Planetinnov, permet aux entreprises de dénicher les compétences externes dont elle a besoin. Cette démarche a notamment séduit le pôle de compétitivité Plastipolis.

Offrir aux entreprises la possibilité de faire appel aux compétences externes pour des besoins ponctuels et précis : telle est la démarche de « crowd innovation » (innovation par la foule), aussi appelée « Open Innovation  », développée par Planetinnov. « L’idée est de soumettre un besoin à la communauté et d’étudier les réponses proposées, afin d’accélérer l’innovation, en partant du principe que la foule connaît plus de choses que l’individu isolé et que toutes les compétences ne sont pas toujours dans l’entreprise » souligne le site de la plateforme. Les entreprises innovantes et les start-up exposent leurs besoins sous forme de challenges (sortes d’appels publics à l’innovation), diffusés par Planetinnov auprès de communautés. Les meilleures contributions peuvent ainsi trouver une mission, un marché ou encore un prix.

Plastipolis a rejoint PlanetInnov
Lancé en octobre 2009, Planetinnov compte parmi ses premiers partenaires le pôle de compétitivité Plastipolis, Annecy Initiative, ESSEC Alumni entrepreneurs et le technopôle Savoie Technolac. Pour le pôle Plastipolis, il s’agit ainsi d’animer une communauté autour des besoins en plasturgie. « L’une des missions de Plastipolis est de démultiplier l’innovation collaborative dans le domaine de la Plasturgie. Ceci nécessite des mises en contacts toujours plus nombreuses, qui concernent un vaste éventail de thématiques. Planetinnov est un outil réseau qui nous permet de traiter et relayer très largement les demandes, de nos adhérents, de façon simple et rapide  » explique Charlotte Thévenet, Directrice de Programmes au sein du Pôle Plastipolis.

Handicapés sur le Web

Lu dans la Lettre de l’Europe
25 février 2010

Rapport de l’atelier sur l’amélioration de l’accessibilité du Web pour les personnes handicapées organisée par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)
(19 Février 2010) L’atelier a été organisé du 2 Février à 5, 2010, pour promouvoir la sensibilisation sur l’accessibilité pour les personnes handicapées et d’encourager les webmasters au sein du système des Nations Unies et autres organisations à appliquer les principes de l’accessibilité dans leur travail quotidien. L’OMPI a lancé en 2008 les personnes ayant une déficience visuelle (VIP) visant à étudier les moyens de faciliter et d’améliorer l’accès aux œuvres littéraires, artistiques et scientifiques pour la communauté VIP. Les États membres de l’OMPI ont reconnu les besoins particuliers des aveugles, les malvoyants et imprimer d’autres personnes handicapées. Comité Copyright clés de l’organisation, le Comité permanent du droit d’auteur et des droits connexes (SCCR), examine actuellement un projet de traité qui créerait un environnement juridique permettant de traiter les exceptions et limitations au droit d’auteur international.
Voir aussi: les personnes ayant une déficience visuelle de l’OMPI (VIP) initiative

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