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Archive pour jan
Tomber à pic!
8.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 07 Janvier 2010
Pour limiter les chutes, les capteurs font corps avec le patient
SensAction-AAL travaille sur un dispositif portable qui embarque accéléromètre et gyroscope pour analyser la mobilité d’un individu. En cas de chute grave, un SMS ou un e-mail est envoyé directement au praticien.
Des systèmes comme Angelis déploient déjà des réseaux de capteurs aux domiciles des personnes âgées pour s’assurer qu’elles sont en bonne santé. Le projet SensAction-AAL propose d’embarquer ces mêmes dispositifs directement sur la personne. Le but : évaluer la progression de l’état d’un patient mais aussi détecter tout problème de mobilité et prévenir les risques de chute. Ses fondateurs ont ainsi mis au point un appareil portable sans-fil truffé de capteurs de mouvement – accéléromètre, gyroscope – et qui se porte à la taille. L’appareil est connecté via Bluetooth et le protocole Zigbee à un serveur sécurisé. Ce dernier étant lui-même relié à l’ordinateur de l’utilisateur et de son praticien. Un logiciel embarqué analyse les gestes en fonction de paramètres enregistrés et de ce qu’il connaît de la mobilité de l’utilisateur.
Identifier une chute grave
Il est ainsi capable d’identifier si une chute est de gravité mineure ou s’il est nécessaire d’envoyer du secours. Un SMS ou un e-mail est alors envoyé automatiquement au corps médical qui suit le patient. Sur le long terme, le système vise à renseigner les médecins sur l’autonomie de la personne, mais aussi détecter en amont des changements dans sa capacité à se mouvoir. Changements susceptibles d’être annonciateurs d’autres problèmes de santé. « Disposer de telles informations aidera la communauté médicale à mieux comprendre ce qui provoque une chute et ce qui se passe avant, pendant et après celle-ci », note Lorenzo Chiari, chercheur à l’université de Bologne, qui participe au projet. « Ce, afin d’améliorer les systèmes de soins préventifs », ajoute-t-il. Enfin, le dispositif pourra être utilisé pour aider un individu en convalescence dans ses exercices quotidiens.
Un système en voie de commercialisation
Les chercheurs expliquent ainsi que l’appareil peut par exemple être couplé à des actuateurs répartis sur le corps de la personne et qui vibrent pour le guider à améliorer sa posture. Autre piste : « Il sera possible de combiner le système à un lecteur MP3 et de proposer à la personne d’écouter de la musique en s’entraînant. Si ses mouvements ne conviennent pas, le son se distordra ou baissera de volume », explique Lorenzo Chiari. Le projet a été initié en 2007. Une première mouture de l’appareil portable est désormais en voie de production par McRoberts, l’un des partenaires de SensAction-AAL.
A ce sujet lire aussi :
La passerelle domestique d’Angelis rend leur indépendance aux seniors (31/12/2009)
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Accepter les nouveaux usages
8.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Innovation
Publié le 8 janvier 2010
Applications : Les STIC au service de la société
Dans le domaine de la santé, les STIC permettent de mieux comprendre, mieux diagnostiquer et mieux soigner. © INRIA
Énergie, transports, santé, environnement, services : les secteurs d’intervention et d’application des STIC (Science des Technologies de l’Information et de la Communication) sont variés et posent des défis à la recherche dans ce domaine.
« Dans le domaine des STIC (Science des Technologies de l’Information et de la Communication), la rencontre entre recherche et industrie a déjà eu lieu et les partenariats se développent plutôt bien. L’enjeu aujourd’hui est de faire collaborer les STIC avec d’autres secteurs » déclare Francis Jutand, directeur scientifique de l’Institut Telecom, Président du Comité scientifique sectoriel STIC de l’ANR.
Afin d’explorer les problématiques liées à la rencontre entre les STIC et les autres secteurs de recherche, le 2ème Grand Colloque STIC, organisé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), en partenariat avec l’INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et en Automatique) du 5 au 7 janvier à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, est revenu, au cours d’une table-ronde, sur « les défis posés à la recherche en STIC par les grands secteurs d’application. »
La question de l’acceptabilité
Impliquées dans de nombreux domaines de l’activité humaine, les STIC sont porteuses de changements sociétaux (amélioration des conditions de vie, préservation de l’environnement, etc). L’un des premiers enjeux de la recherche dans ce secteur est l’acceptabilité. « Si le grand public ou le personnel médical sont capables de s’extasier devant une découverte scientifique ou technologique, cela n’implique pas nécessairement qu’ils vont l’intégrer aisément dans leur quotidien » souligne Alain Franco, chef du département de médecine gériatrique et communautaire, Responsable UF-Laboratoire de recherche LI2G et enseignement, Président du Centre national de référence (CNR) Santé à domicile et Autonomie. « La question des usages est essentielle et doit être intégrée dans l’amont des recherches » estime Francis Jutand.
Les besoins des domaines applicatifs
Autre enjeu : la compréhension et la prise en compte des besoins des domaines applicatifs. Dans le secteur médical, le défi est la mise au point de technologies nouvelles pour mieux comprendre, mieux diagnostiquer, mieux soigner, mais aussi développer l’autonomie des personnes et la télémédecine. « En santé, les défis actuels sont liés au vieillissement de la population, qui entraîne un changement de modèle médical, et à la longévité, nécessitant une compensation de la baisse de fonctionnement des organismes » commente Alain Franco. Dans le domaine des transports, « les moteurs du secteur sont la réduction des polluants (du CO2 au bruit) et des consommations d’énergie, l’amélioration de la sécurité, du recyclage et de l’autonomie, mais aussi le multimodal, la communication entre véhicules et infrastructure et les interfaces homme/machine » souligne Gilles Le Calvez, EDGE Project Director chez Valeo, président du groupe thématique « automobile et transports » du pôle System@tic
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Apprendre sur place
8.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 07 Janvier 2010
La RFID relie les appareils de m-learning à leur environnement
En utilisant des solutions de radio-fréquence, la méthode de formation mobile proposée par l’Ecole Centrale de Lyon reconnaît le contexte de son utilisateur et lui propose une aide adaptée.
Le plus important lors de sessions d’apprentissage à distance en situation de mobilité - ou m-learning, c’est la capacité du système à comprendre le contexte, rappelle une équipe de l’Ecole Centrale de Lyon. Dans ce sens, elle propose une méthode qui s’applique aux cas où l’activité de m-learning a un rapport direct avec le lieu où se trouve l’utilisateur. Par exemple pour aider un apprenti technicien à réparer un ordinateur en situation industrielle. Baptisée Mococo*, la solution s’appuie notamment sur la réalité augmentée. Mais surtout, les chercheurs recommandent d’utiliser des tags et des lecteurs RFID, permettant au système de collecter des données relatives à l’environnement et de s’y adapter.
Utiliser la RFID pour reconnaître le contexte
Par exemple, un technicien pourra accéder à toutes les informations relatives à l’appareil qu’il est en train de manipuler ainsi qu’à l’historique des opérations de maintenance qui ont été apportées. La procédure à suivre pour effectuer une réparation pourra également lui être indiquée étape par étape. L’utilisation de la réalité augmentée facilite cette application. Chaque travailleur est également équipé de différents équipements en fonction des scenarii de travail auxquels il sera confronté. Il peut s’agir d’un ordinateur embarqué, de lunettes semi transparentes, etc. Les critères de sélection concernent la portabilité des appareils et le degré d’interaction qu’ils permettent.
Relier les outils de m-learning à la base de travail
Les chercheurs français expliquent aussi l’importance de relier d’une manière ou d’une autre l’appareil sur lequel l’apprenti est en train d’agir avec les outils de m-learning en sa possession. Ils décrivent deux possibilités. Lorsque l’appareil est dépourvu de tout mode de communication, il appartient au m-learner de renseigner les informations sur son outil d’apprentissage pour que celui-ci lui propose une marche à suivre. Certains appareils équipés d’infrarouge sont capables de recevoir des ordres, dans ce cas il est possible de remplacer partiellement ou totalement l’interface de la machine par une autre plus appropriée et située l’ordinateur portable.
* Mobile contextualized cooperative learning
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De très serieux serious games
7.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 6 janvier 2010
La simulation diminue le temps d’attente des secours
Avec Siren Predict les urgentistes se confrontent à différents scenarii pour mieux agir face aux différents problèmes pouvant survenir lors d’une opération.
Afin de résoudre les problèmes de logistique auxquels sont confrontés les services de premiers secours, des mathématiciens néo-zélandais proposent Siren Predict*. Le but : passer par la simulation pour apprendre à maîtriser l’ensemble des problématiques pouvant se poser lors d’une opération de secours. Le logiciel, estampillé Optima Corporation, propose ainsi un panel de scenarii catastrophes qui facilitent les prises de décisions futures. L’équipe urgentiste peut ainsi se confronter à un désastre potentiel et établir le plan d’action stratégique correspondant.
Un système de simulation perfectionné
Les résultats de chaque simulation sont ensuite analysés par des outils graphiques, ce qui permet d’évaluer la pertinence des décisions prises. Mais ce n’est pas tout. Pour faciliter la gestion de la situation en temps réel, le programme s’appuie également sur un système de géolocalisation qui détermine où se situe en temps réel chaque ambulance. Cela afin de choisir quels véhicules envoyer sur le lieu d’un accident en calculant le chemin le plus rapide. Et d’éviter qu’ils se retrouvent coincés dans un embouteillage.
Le programme intégré dans un rapport de Recherche et Développement
Les travaux de l’équipe néo-zélandaise ne sont pas passés inaperçus. L’organisme Idea to Impact, spécialisé dans la recherche de projets innovants, s’y est intéressé. Cet organisme travaille notamment en collaboration avec le ministère de la Recherche, des Sciences et des Technologies de Nouvelle-Zélande. Un rapport a ainsi été publié qui présente onze entreprises à la pointe des nouvelles technologies, dont Optima Corporation fait partie.
(*) SIREN : Systems for Improved Response for Emergency Networks.
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Parents si vous saviez…
7.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 6 janvier 2010
Des enfants de plus en plus arrimés à leur portable
Posséder un mobile est devenu la norme auprès des jeunes. Mais l’influence des parents demeure la même quant à leur utilisation.
Le nombre de jeunes possédant un téléphone mobile a considérablement augmenté depuis ces cinq dernières années. Ils sont en effet près de 70 % de plus qu’en 2005, selon une étude menée par MRI (USA). Aujourd’hui, un enfant* sur cinq a un téléphone portable, et l’utilise régulièrement. Et l’augmentation est particulièrement significative pour la tranche d’âge supérieure, à savoir les 10-11 ans. L’étude ne se limite pas à une approche quantitative, mais observe également l’usage qui en est fait par les jeunes utilisateurs.
Les parents gardent le contrôle
Et il apparaît que ceux-ci se servent en priorité de leurs appareils pour appeler leurs parents. Viennent ensuite les appels adressés aux amis, puis les SMS, les jeux, ou encore le téléchargement de sonneries. Selon l’étude, cela confirme le fait que les parents continuent d’exercer une certaine influence sur l’activité technologique de leurs enfants. Plus que l’âge, il semble que ce soit le genre qui détermine l’usage.
Les garçons, plus grands utilisateurs de mobile
Depuis 2007, le nombre de garçons possédant un téléphone portable a augmenté de 50%, contre moins de 20% pour les filles. Et, là encore, l’étude qualitative enrichit le constat initial. “Les toutes premières données récoltées ont montré que les garçons et les filles utilisaient leur téléphone de manière différente”, explique Anne-Marie Kelly, du cabinet d’études. “Les filles ont tendance à passer des appels téléphoniques et à envoyer des SMS, quand les garçons n’hésitent pas à télécharger via Internet des jeux, de la musique ou des vidéos”.
* âgé de 6 à 11 ans.
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Interface par inclinaison…
7.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 6 janvier 2010
La navigation sur smartphone se fait d’une simple inclinaison
RotoView permet de faire défiler l’écran de son téléphone simplement en changeant son orientation. Un système qui s’appuie sur les accéléromètres triaxiaux de l’appareil.
Si les smartphones s’approchent désormais des ordinateurs en termes de contenu et d’usages, naviguer sur un écran d’à peine quelques centimètres carrés s’avère encore souvent difficile. La solution pourrait venir de RotoView, une application développée par Innoventions. Une fois installée sur un smartphone ou un PDA, elle permet à l’utilisateur de se déplacer sur l’écran simplement en changeant l’orientation de l’appareil, et ce dans toutes les directions. De la même manière, il est possible de se diriger dans un jeu en inclinant son téléphone ou de quelques mouvements. RotoView s’appuie pour cela sur les accéléromètres intégrés à l’appareil (ou tout autre capteur d’orientation et de mouvement triaxial).
Régler l’appareil avec précision
L’utilisateur active le mode de navigation spécial en cliquant sur le bouton prévu à cet effet ou en secouant l’appareil. Un algorithme dit de réponse dynamique non linéaire est utilisé pour déterminer à quelle vitesse l’écran va défiler en fonction de l’inclinaison. Les réponses de l’appareil sont réglées avec une grande précision en fonction des paliers déterminés. Il est ainsi possible de demander à ce dernier de ne pas prendre en compte certains mouvements brusques. De même, on peut faire défiler l’écran à très grande vitesse puis beaucoup plus lentement pour gagner en précision. La réponse aux changements d’orientation de l’appareil est évolutive. Au début de la navigation, les mouvements sont relativement grossiers pour permettre à l’utilisateur de déplacer l’écran rapidement à la zone approximative souhaitée.
Un bon complément pour les écrans tactiles
Après quelques secondes, l’application répond de manière très précise à l’orientation donnée à l’appareil par son propriétaire. Cela permet de se placer à l’endroit exact souhaité. Il est possible de fixer l’écran à tout moment et de revenir par la suite au mode de navigation. L’application s’avère particulièrement utile quand on désire naviguer d’une seule main. Elle est pour l’instant destinée essentiellement aux développeurs pour leur permettre d’évaluer ses possibilités.
À lire aussi sur le site de L’Atelier :
-
Quand l’accéléromètre fait de la vie quotidienne une activité sportive (20/10/2009)
-
Des capteurs optiques rendent l’écran sensible au geste (11/12/2009)
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Ecran visionnaire
7.1.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 11 décembre 2009
Des capteurs optiques rendent l’écran sensible au geste
Le MIT développe une interface qui se pilote uniquement via les mouvements de la main. L’écran LCD truffé de capteurs identifie ces derniers en construisant une image en profondeur de ce qui se situe devant lui.
Après la popularisation des écrans tactiles due au succès des smartphones, les chercheurs se tournent vers la reconnaissance gestuelle. Une équipe du Media Lab du MIT développe un écran qui permettra à ses utilisateurs de manipuler des images d’un simple mouvement de la main. Et ce, sans recourir à une armada de caméras ou à un traqueur placé sur les doigts. “Notre objectif était d’intégrer le système de contrôle du geste à l’intérieur d’un écran LCD très fin”, explique Matthew Hirsch, du Media Lab. “Et de s’en servir ensuite sans que cela nécessite ni gant ni aucun autre système externe”. A terme, le dispositif du Media Lab pourra être intégré à des téléphones portables. La technologie s’appuie sur un assemblage de cristaux liquides comme les écrans LCD ordinaires, mais derrière lequel on trouve des capteurs optiques. Les cristaux liquides servent à filtrer la lumière vers les capteurs selon un schéma défini.
Filtrer la lumière selon un schéma précis
Celui-ci est construit de manière à diviser l’écran en blocs, eux mêmes constitués de rectangles noirs et blancs de différentes tailles. La lumière n’atteint les capteurs qu’au niveau des rectangles blancs, produisant une image basse résolution. Tous les blocs étant adjacents les uns aux autres, ces images se superposent dans un méli-mélo qui doit être démêlé informatiquement. Une fois cette étape passée, et comme chacune des images obtenues aura été prise depuis une position légèrement différente, le système obtient une représentation fidèle et en profondeur de ce qui se situe devant l’écran. Par ailleurs, ce schéma alterne avec ce que l’écran LCD est normalement censé diffuser (la liste des applications d’un smartphone, par exemple).
Pas de gêne pour l’utilisateur
Cette alternance se fait à une vitesse telle qu’il n’est pas possible à un utilisateur humain de la remarquer. De son point de vue, l’écran n’affiche rien d’autre que le menu d’applications du téléphone. Les premiers essais effectués en laboratoire sur une simulation d’écran LCD équipé de capteurs optiques ont prouvé l’efficacité de leur algorithme et la viabilité de l’ensemble. D’autres systèmes permettent de contrôler un écran par le geste. Le Fraunhofer a ainsi développé une interface homme-machine reposant entièrement sur les mouvements. Mais cette dernière nécessite la présence d’une unité en plus de l’écran. Celle-ci intégrant les caméras et capteurs qui identifient les mouvements de l’utilisateur. L’écran du Media Lab sera présenté à l’occasion du Siggraph Asia, qui se tiendra le 19 décembre à Yokohama.
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