jan 21

Tendance

Remarque personnelle
21 janvier 2009

 20 janvier 2010 : Asus annonce que Karim Rashid, grand créateur de parfum chez Kenzo va designer sa nouvelle gamme Eee PC1008P.

20 janvier 2010 : ModelLabs annonce que, désormais, Versace va designer sa gamme « luxe » de téléphones.
Le même jour, 2 fabricants de hard, de « machines banales »annoncent qu’ils s’en remettent à de grands designers et autres « fashion’specialistes » pour looker leur futur..

Une chose est certaine : leur démarche est « trop stylée » comme dirait mon fils.

Là encore le style est la référence, toujours le style….

Décidément, le design est en train de rentrer en force dans notre nouvelle économie modèle décennie 2010. Qui parlait que l’économie créative était en devenir?

Remarque : je n’ai rien trouvé comme information sur à qui on avait confié le design des services qui vont avec ces petits bijoux ?

jan 21

La téléprésence ne crève pas l’écran

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 20 Janvier 2010

Les solutions de téléprésence encore mal adaptées aux usages
Multiplier les technologies autour des espaces de travail à distance est censé rapprocher cette expérience de celle dite réelle. Problème : elles en compliquent aussi souvent l’utilisation.

Malgré un intérêt croissant pour les technologies de travail à distance, les outils existants sont encore loin de permettre une collaboration aussi efficace et aussi aisée que les réunions en face à face. C’est le Telefonica Research de Barcelone qui fait ce constat. L’institut explique que la plupart des recherches dans le domaine ont abouti à une complexification des espaces de travail collaboratifs, sans pourtant les rendre plus faciles d’utilisation. Au contraire, même. Par exemple, l’utilisation de plusieurs caméras pour capturer et partager différents points de vue peut apparaître comme un progrès. En réalité, il se trouve que bien souvent les utilisateurs sont perturbés et ont du mal à saisir sur quelle vue leur partenaire concentre son attention.

S’assurer de l’attention de son interlocuteur
De même, ils éprouvent des difficultés à choisir une stratégie de communication adaptée à cette multitude de perspectives. Pour les chercheurs, il devient donc important de développer des solutions technologiques plus subtiles. C’est à dire qu’il faut parvenir à traduire les mécanismes de communication utilisés en face à face dans un environnement à distance, mais sans que cela ne vienne perturber les utilisateurs. Les chercheurs insistent essentiellement sur deux de ces mécanismes : le premier concerne la capacité à connaître le centre d’attention de son interlocuteur. Par exemple pour s’assurer qu’il est attentif aux propos de la personne qui s’exprime. Le second concerne la gestuelle et particulièrement les mouvements de pointage.

Passer de l’espace de travail numérique à l’environnement physique
Autre limitation qu’il convient de dépasser : la possibilité de travailler sans transition à la fois dans l’environnement numérique et dans l’espace de travail physique. Pour les chercheurs, l’espace de travail collaboratif à distance idéal doit donc comprendre ces deux dimensions. Dernier problème des solutions existantes : elles sont souvent conçues dans une répartition des rôles trop rigide entre les interlocuteurs. Des solutions permettant à un expert de fournir des instructions à un travailleur sur le terrain limitent trop la nature des interactions possibles. Les chercheurs envisagent la création d’un espace de travail expérimental utilisant diverses technologies récentes de reconstruction d’environnement en 3D, de suivi du regard, etc.

À lire sur le site de L’Atelier :

  • L’organisation des équipes virtuelles encore à perfectionner (19/01/2010)

  • La collaboration en ligne promet de devenir plus intuitive (10/11/2009)

  • Les amphis virtuels facilitent le travail en petit groupe (18/01/2010)

  • Des entreprises françaises encore peu coutumières du 2.0 ? (18/01/2010)

  • La collaboration d’entreprise ne passe pas que par le 2.0 (29/10/2009)

jan 21

…only if you speak english….

Leonardo, in collaboration with the Exploratorium under the auspices of the
Nanotech Informal Science Education Network, will publish a series of
special sections periodically over the next 5 years exploring the
intersections of nanotech/science and art. We are especially seeking
submissions of artworks (visual, performance, sound, etc.) with artist’s
statements explaining the relationship of the work to nanotech/science;
essays from scientists, engineers and scholars exploring the connection
between nanotech/science and art; and essays and visuals aiming at
nanotech/science education that use the arts as a pedagogical tool.

Interested artists and authors are invited to send proposals, queries and/or
manuscripts to the Leonardo editorial office at :
leonardomanuscripts@gmail.com

jan 20

Couteau suisse des handicapés visuels

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 19 Janvier 2010

TechDis Toolbar met l’accessibilité à portée de tous les navigateurs

La barre d’outil dédiée aux personnes en situation de handicap et développée par le Learning Societies Labs s’installe en quelques minutes sur l’ensemble des navigateurs existants. Un outil idéal en situation de déplacement.

L’université de Southampton avait déjà développé une clé USB permettant aux développeurs de tester l’accessibilité de leur site. L’équipe du Learning Societies Labs, qui était responsable du projet, propose à présent une barre d’outils offrant divers fonctions facilitant la navigation aux personnes en situation de handicap. Baptisée TechDis Toolbar, celle-ci contient bien sûr des outils classiques d’aide à la navigation : lecture à voix haute, grossissement du texte, changement de police et de couleur… Mais son véritable intérêt est qu’elle est censée pouvoir être installée rapidement sur n’importe quel navigateur. « C’est la première fois qu’une barre de ce type fonctionne indifféremment sur tous les navigateurs Internet », insiste E.A. Draffan, qui participe au projet. Ce qui permet d’envisager une utilisation mobile. « Comme il s’agit d’une application légère et facile à installer, elle pourra s’utiliser en situation de déplacement », explique à L’Atelier E.A. Draffan.

Une seule barre pour tous les navigateurs
Par exemple dans une bibliothèque ou dans un cybercafé, des endroits où il est plus difficile d’accéder à ces outils très spécialisés. « Cela pourra également être utilisé par des personnes dont les besoins d’assistance sont plus ponctuels, comme les personnes âgées », note la chercheuse. Les propriétaires de site pourront aussi l’intégrer directement à leur page simplement en copiant quelques lignes de code. L’autre avantage, c’est que le système fonctionne avec tous les sites, sauf ceux construits en flash et en java. Ce qui fait qu’il est compatible avec les sites de réseaux sociaux comme Twitter. Les sites de wikis et les blogs sont également concernés. « Il est extrêmement important de rendre les sites de réseaux sociaux accessibles à tous », explique E.A. Draffan.

Une application idéale en déplacement
Les personnes souffrant de déficiences visuelles pourront donc se faire lire leur tweet. Reste que si l’utilisation des réseaux sociaux en est facilitée, cela ne résout pas tous les problèmes. « Les études que nous avons menées montrent que la première difficulté rencontrée concerne l’inscription sur ces sites », rappelle la chercheuse. Les captcha destinés à déjouer les inscriptions robotisées écartent en effet souvent les malvoyants. Pour éviter ces problèmes, les chercheurs conseillent souvent aux utilisateurs d’utiliser la version mobile des sites qu’ils visitent, plus épurée. Le groupe de travail s’emploie d’ailleurs actuellement à faire fonctionner leur barre sur un téléphone portable.

jan 20

Ouvrir le débat

Lu dans le Journal de l’Innovation
20 janvier 2010

Les « Nanos » : Une question de société
Le développement et la régulation des nanotechnologies fait l’objet d’un débat national depuis le 15 octobre. © P. Stoppa /CEA

Après des débats perturbés à Lille, Grenoble, Rennes et Lyon , la 13ème réunion du Débat public sur les nanotechnologies, s’est tenue hier soir à Marseille par écrans interposés. Initialement dédiée à la défense nationale et la sécurité intérieure, la séance a évoqué les questions de gouvernance, d’éthique et du rapport entre science et société.

Quelques jours après le retrait de l’association les Amis de la Terre (1) du débat national sur le développement et la régulation des nanotechnologies, la rencontre marseillaise, 13ème réunion du débat public sur les nanotechnologies, hier soir, sur les questions de défense nationale et de sécurité intérieure, a également permis de soulever des questions relatives à la gouvernance, à l’éthique, à l’information et la protection des citoyens et au rapport entre science et société.

Quelle gouvernance ?
Pour Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille, « toute science est porteuse de dérives. Les inquiétudes soulevées, qu’elles relèvent de la toxicité ou des libertés individuelles, posent la question de la finalité des développements scientifiques et technologiques. La miniaturisation des instruments de surveillance, par exemple, est une dérive potentielle qui mérite l’attention du législateur et des citoyens. » « Chaque champs disciplinaire dont les recherches peuvent inclure des nanotechnologies est actuellement encadré par des réglementations, contrôlé par la représentation nationale et soumis à un comité d’éthique » rappelle Robert Ranquet, ingénieur général de l’armement.

Des prises de position argumentées
Face aux inquiétudes concernant la toxicité des « nano » pour les consommateurs, les travailleurs et l’environnement, mais aussi concernant les libertés des citoyens, la Commission nationale du débat public, chargée, par le gouvernement et en application des engagements du Grenelle de l’environnement, d’organiser le débat, tente d’éclairer le public. Quarante quatre « cahiers d’acteurs », qui sont des prises de position argumentées et rédigées par des organismes publiques, des organisations salariales, patronales et professionnelles, ainsi que par des représentants de la société civile, sont disponibles sur un site dédié (www.debatpublic-nano.org). A l’issue des 17 réunions publiques (jusqu’au 23 février), la Commission rendra compte de ses activités dans un rapport au Parlement prévu pour le printemps 2010, avant l’avis du gouvernement.

20 janvier 2010, Elsa Bellanger

(1) Dans un communiqué du 13 janvier les Amis de la Terre estiment que « les réunions publiques organisées par thème dans différentes villes, orientent les débats dans un rôle de faire valoir des activités locales sur les nanotechnologies et occultent la vision des enjeux globaux et des finalités qu’elles posent. » Pour Claude Bascompte, Président des Amis de la Terre : « A partir du moment où les questions de l’intérêt et de l’utilité sociale des nanotechnologies ne peuvent être abordés, le débat ne peut que tourner court. »

jan 19

Amphi en visio

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 18 Janvier 2010

Les amphis virtuels facilitent le travail en petit groupe
L’université de Laval donne désormais certains cours dans des amphithéâtres virtuels contenant jusqu’à trois cents « places ». Originalité : la plate-forme se subdivise en temps réel pour des travaux en équipes.

Recréer de manière virtuelle un amphithéâtre de cours universitaire. C’est ce que propose l’université Laval, au Québec. Elle a mis au point une plate-forme qui recrée sur le Net les caractéristiques d’une classe traditionnelle. « Nous avons maintenant trois cents places disponibles dans notre classe virtuelle synchrone »,explique à L’Atelier Claude Potvin, conseiller pédagogique à la faculté. Avec une particularité : il est possible de subdiviser la classe afin de rassembler les élèves en équipes. Ce qui facilite grandement les travaux de groupe. « C’est comme si notre amphithéâtre comportait des cloisons pivotantes. Des sous salles se créent à l’intérieur de l’espace virtuel », ajoute-t-il. »Chacune d’entre elles possède d’ailleurs les mêmes outils ». Des outils de communication audiovisuelle d’une part, et d’autres de collaboration avec un système de partage de fichiers.

L’enseignant dirige l’ensemble des travaux de ses étudiants
Le logiciel offre également la possibilité d’effectuer des sondages rapides, avec des questions à choix multiples. Point important : l’enseignant garde le contrôle. S’il décide  par exemple d’explorer un site avec ses étudiants, c’est lui qui oriente la visite comme il le souhaite. Et pour les cours magistraux, il lui suffit de couper les micros de ses élèves, afin d’éviter la cacophonie. « Les classes virtuelles de plus de trente personnes posent souvent des problèmes techniques au niveau des serveurs », nuance cependant Olivier Leclercq, de e-doceo, interrogé par L’Atelier. »Le partage des fichiers et la gestion des flux vidéos pèsent en effet très lourd en bande passante ». Un constat que Claude Potvin reconnaît. »Les algorithmes de compression qu’utilisent le logiciel permettent au plus grand nombre de suivre les cours ».

La classe virtuelle ne vient pas se substituer aux cours réels
« Mais nous sommes encore loin de la qualité HD (haute définition) pour la vidéo »,admet-il. « Il faut néanmoins bien comprendre une chose : la classe virtuelle synchrone demeure un outil complémentaire ».Certains contenus ne pouvaient pas être enseignés à distance auparavant, les cours de langue notamment. Pour Thierry Nabeth, chercheur à l’INSEAD CALT, une telle initiative est intéressante. « Mais recréer les mécanismes du réel est une chose. Ce qui est intéressant, c’est d’aller au-delà. C’est de s’interroger sur ce que les systèmes digitaux permettent de faire de plus qu’un cours traditionnel », confie-t-il à L’Atelier. « L’avenir, ce n’est plus d’opposer le off line et le synchrone, mais de bâtir des solutions capables de prendre le meilleur des deux mondes »,conclut-il.

jan 18

Innovation et liberté : viser le long terme

Lu dans InternetActu

15 janvier 2010

Recherche scientifique : l’innovation nait de la liberté !
Dans Débats, Innovation, RD, par Hubert Guillaud, le 14/01/10

 Les recherches innovantes sont plus nourries dans les laboratoires qui disposent d’une grande liberté financière qu’ailleurs, explique une intéressante étude sur la “Motivation et la Créativité” dans la recherche scientifique (.pdf). Cette étude, signée des économistes Pierre Azoulay (MIT), Gustao Manso et Joshua Graff Zivin de la Sloan School, l’école de management du MIT, montre que les scientifiques sont plus susceptibles de produire des recherches innovantes s’ils bénéficient d’objectifs et de subventions à long terme, que s’ils s’inscrivent dans des projets à court terme.

“Si vous voulez que les chercheurs se diversifient, explorent de nouvelles directions, alors il est important de prévoir leur horizon à long terme, pour leur donner le temps d’expérimenter et peut-être échouer”, affirme Pierre Azoulay au MITnews. Les chercheurs sont arrivés à ces conclusions en comparant différents types de financements de la recherche américaine, l’impact des articles scientifiques et leur créativité (par la mesure du renouvellement des mots clefs). Leurs résultats montrent que les subventions sur projets produisent moitié moins d’articles en quantité et en qualité, par rapport aux financements plus ouverts. Une étude qui met en évidence les effets des différents types de financements sur l’innovation ! et plaide pour une diversité des approches et des mécanismes et qui devrait en faire réfléchir plus d’un sur les modalités du financement de la recherche.

Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2010/01/14/recherche-scientifique-linnovation-nait-de-la-liberte/

jan 18

Le sens du courant est-il incontournable?

Lu dans ReadWriteWeb
18 janvier 2010

Les solutions pour contourner Hadopi sont de plus en plus qualitatives
Ecrit le 04 janvier 2010 par Fabrice Epelboin

Michel Thiolliere annonçait fiè­re­ment à la BBC, en guise de vœux pour la nou­velle année, que les trois quart des ‘pirates’ ces­se­raient de télé­char­ger dès le pre­mier email envoyé par Hadopi, et que 95% stop­pe­ront à l’arrivée du second, et il serait trop facile de railler ses pro­pos (d’autres font ça très bien).

La défer­lante d’emails inti­mant l’ordre de ces­ser de télé­char­ger, qu’ils pro­viennent de l’Hadopi ou de l’une des mul­tiples cam­pagnes de spam en pré­pa­ra­tion (ou de phi­sing, je vous laisse choi­sir le terme), fera que, peu ou prou, la plu­part des inter­nautes Français devraient rece­voir des nou­velles de l’Hadopi d’ici à la fin de cette année.

Nombre d’entreprises ont tout inté­rêt à voir appa­raitre en France un cli­mat d’insécurité sur le réseau, quitte à aider le gou­ver­ne­ment par l’envoi de spam simu­lant l’avertissement offi­ciel de l’Hadopi, sans même par­ler d’hactivistes qui ver­ront là un moyen amu­sant de mettre à mal la cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion que l’Hadopi devrait lan­cer dans les pro­chains mois.

Car Hadopi géné­rera de l’argent, beau­coup d’argent, et pas for­cé­ment pour ceux qui pen­saient pro­fi­ter de cette loi et qui ont financé les lob­bies et les poli­tiques qui l’ont fait voter.

“95% ces­se­ront donc leur acti­vi­tés à la récep­tion du second email” selon Michel Thiolliere, soit une écra­sante majo­rité des inter­nautes Français, mais pour quoi faire ?

Pour en savoir plus :  Reflexion sur Hadopi

jan 18

Les jeunes, y lisent p’u

Lu dans InternetActu

Parution du 15 janvier 2010

Combien d’information consommons-nous ?
Dans Communication interpersonnelle, Usages, par Hubert Guillaud, le 14/01/10, 4 commentaires, 389 lectures, Impression.

Les lieux communs voudraient que la télé, la musique et les jeux vidéos nous aient depuis longtemps détournés du monde écrit. Pas si sûr, répondent des chercheurs du Centre pour l’information globale de l’université de Californie : nous lisons plus de mots que nous ne le faisions avant les nouvelles technologies.

Alors que la lecture était en déclin sous la concurrence de la télévision, celle-ci reprend du poil de la bête grâce aux nouvelles technologies, explique l’étude (.pdf) de Roger Bohn et James Short sur la quantité d’information que consomment les Américains – une étude qui fait bien sûr référence à celle menée en 2000 et 2003 par Hal Varian et Peter Lyman.

Les Américains ont englouti quelque 3,6 milliards de teraoctets d’information en 2008, soit 11,8 heures d’information par jour et par personne (contre 7,4 heures en 1980) : autant dire que nous sommes soumis à un flot d’information continu. Nous consommons en moyenne, tout média confondu, quelque 100 500 mots et 34 gigaoctets par jours.

La radio et la télévision dominent toujours nos consommations d’information, en nombre de mots consommés (60 %). Mais les ordinateurs et les jeux vidéos comptent pour 55 % du volume de données que nous consommons à la maison. Un tiers des mots et plus de la moitié des octets que nous consommons sont désormais “interactifs”.

La bonne nouvelle est que 36 % de l’information que nous consommons provient de mots que nous lisons chaque jour, quel que soit le support. Et ce pourcentage est plus important qu’il ne l’était il y a 30 ans, quand l’internet n’existait pas !

Via Wired.

Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2010/01/14/combien-dinformation-consommons-nous/

jan 15

Haut débit sur téléphone

Lu dans le journal de l’Innovation
15 janvier 2010

GSMA : Vers une « explosion » du haut débit mobile en Europe
Le développement du haut débit mobile s’appuie sur le déploiement de la technologie mobile à large bande HSPA (High Speed Packet Access). © Apple

Une étude, commanditée par la GSMA, association des opérateurs mobiles, prédit une « explosion » du haut débit mobile en Europe, en termes de revenus et d’abonnés. Le déploiement des technologies mobiles devraient générer des innovations.

Un rapport du cabinet d’études CCS Insight, commandité par la GSMA, association mondiale des opérateurs mobiles (1), prévoit une « croissance explosive de la téléphonie mobile à large bande en Europe  » avec un doublement des revenus et des abonnés d’ici 2011. Le développement du haut débit mobile s’appuie notamment sur le déploiement des technologies mobiles à large bande HSPA et HSPA+ (High Speed Packet Access), un ensemble de protocoles utilisés en téléphonie mobile, qui devrait permettre de faire évoluer les usages et ainsi de générer des innovations. « Avec l’évolution permanente des technologies GSM et le déploiement accru des réseaux HSPA+ et LTE, les utilisateurs de la téléphonie mobile à large bande profiteront d’une cadence de transfert encore plus rapide, plus que suffisante pour concurrencer les offres large bande de la téléphonie fixe  » commente Michael O’Hara, Directeur marketing de GSMA.

La France devrait rattraper son retard
Le rapport souligne le retard accumulé par la France dans l’usage de l’Internet mobile par rapport à ses voisins européens. Due à des prix élevés, mais aussi au fort taux de pénétration de l’ADSL, cette situation devrait changer avec l’introduction des forfaits illimités et l’arrivée de Free, qui a obtenu fin décembre la 4ème licence française de téléphonie mobile et qui devrait lancer ses services début 2012. « Sur les principaux marchés européens, le nombre total d’abonnés de téléphone à large bande mobile passera d’environ 22 M€ fin 2009 à plus de 43 M€ en 2011 » et «  les revenus liés à l’accès à la téléphonie à large bande mobile passeront de moins de 6 Mds€ à plus de 11 Mds€ en 2011  » prédit le rapport.
« La technologie HSPA va conduire à un envol rapide en Europe du fait que les opérateurs et leurs clients continueront à profiter de son écosystème mobile élargi, dynamique et compétitif  » conclut Michael O’Hara.

15 janvier 2010, Elsa Bellanger

(1) Le GSMA réunit près de 800 opérateurs mobiles dans 219 pays, ainsi que plus de 200 entreprises de l’écosystème mobile plus large (fabricants de combinés, éditeurs de logiciels, fournisseurs de matériel, sociétés Internet, médias et organisations de divertissement).

jan 13

Japon : public/privé

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 12 Janvier 2010

Japon : l’innovation passe par plus de collaboration entre public et privé

Le ministère des Sciences et de la Technologie de l’archipel propose des mesures destinées à conserver l’avance technologique japonaise. Au programme collaboration entre entreprises et universités et ouverture au monde.

Pour que le pays conserve son avance technologique, le ministère japonais des Sciences et de la Technologie (MEXT)* mise sur une intensification de la collaboration entre les secteurs public et privé. Voilà ce dont il fait part dans un rapport qui liste une série de mesures allant dans ce sens. Les rapports entre gouvernement, entreprises et universités sont particulièrement visés. Notamment dans des secteurs comme celui de la recherche fondamentale. Dans le domaine des semi-conducteurs, par exemple, différents instituts de recherche publics ont été mis en place pour étudier le passage des nanotechnologies au stade atomique. Parallèlement, plusieurs programmes ont été lancés, certains destinés aux PME, d’autres visant à faciliter le brevetage de découvertes, la commercialisation… Par ailleurs, les subventions accordées à la recherche universitaire et à la recherche privée sont volontairement équilibrées.

Penser au modèle d’affaires des technologies développées
Cela pour inciter à une plus forte collaboration. Au-delà de la recherche fondamentale, le MEXT insiste aussi sur la nécessité d’établir un modèle d’affaires pour les technologies développées. L’objectif étant d’intégrer des technologies innovantes avec un concept commercial et d’exploiter une image de marque sans que celle-ci repose exclusivement sur une technologie. Le vieillissement de la population et le départ à la retraite de nombreux scientifiques pose un autre problème à l’archipel. Pour éviter que ce phénomène démographique ne se traduise en une perte sèche en savoir-faire et en connaissance, le gouvernement cherche à attirer du sang neuf et à s’ouvrir aux scientifiques du monde entier.

Les scientifiques japonais s’ouvrent au monde
Des centres de recherche internationaux ont ainsi été ouverts ces deux dernières années, bénéficiant d’une certaine autonomie et d’un environnement de recherche à la pointe. En parallèle, le ministère cherche à envoyer plus de scientifiques japonais à l’étranger pour les confronter à d’autres cultures et à d’autres méthodes de travail. Divers programmes ont ainsi été mis en place pour faciliter le départ de jeunes chercheurs japonais. Pour le ministère, ces mesures sont d’autant plus nécessaires que les pays d’Asie du Sud Est cherchent à casser leur dépendance technologique vis-à-vis de leur voisin japonais. La Corée du Sud a ainsi mis en place un programme de développement des pièces détachées et des composants, un secteur jusqu’ici dominé par le japon.

* Plus précisément le ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT)

jan 11

Réalité cherche augmentation….

Lu dans le Journal de l’Innovation
11 janvier 2010

SIGRAN : « Réalité augmentée en vision directe »
L’outil d’aide à la navigation, développé dans le cadre du projet, sera intégré à la passerelle de commandement des navires, qu’ils soient militaires ou destinés aux transports de marchandises ou de personnes. © DCNS

Combiner réalité augmentée et perception naturelle de la réalité dans un outil d’aide à la navigation est l’objectif du projet SIGRAN, co-labellisé par les pôles Mer Bretagne et Images et Réseaux.

Améliorer la navigation des navires par la « superposition, en temps réel, d’un modèle virtuel 3D, à la perception naturelle de la réalité  » : tel est l’objectif du projet SIGRAN (Système d’Information Géographique et de Réalité Augmentée pour la Navigation). L’idée de ce projet est d’intégrer la réalité augmentée dans un outil d’aide à la navigation de la passerelle de commandement des navires, qu’ils soient militaires ou destinés aux transports de marchandises ou de personnes.

Développer la réalité augmentée
« La réalité augmentée consiste à enrichir la perception du monde réel en y ajoutant des éléments virtuels, non perceptibles naturellement » souligne, dans un communiqué, le pôle Mer Bretagne. Pour l’instant, le développement de la réalité augmentée se heurte au décalage entre le monde réel en mouvement et le monde virtuel. Le défi posé par SIGRAN est donc de calculer « à chaque instant le point de vue réel de l’observateur, sa position, ses mouvements et son axe de vision et de former une image facile à interpréter dans son champ de vision.  »

Une « réalité augmentée en vision directe »
Dans un premier temps, le projet devrait déboucher sur la mise au point d’un démonstrateur pré-industriel. À l’aide d’une caméra embarquée et d’informations virtuelles synthétisées à partir de données cartographiques et de mesures des capteurs du navire, l’opérateur en passerelle disposera ainsi d’images vidéo de l’environnement proche du navire. Par la suite, le projet prévoit la conception d’une « réalité augmentée en vision directe  » où « les informations virtuelles seront intégrées à la perception directe de l’opérateur. »

Une double labellisation
Piloté par la société DCNS avec 6 autres partenaires (1), le projet a reçu une double labellisation par les pôles de compétitivité Mer Bretagne (octobre 2009) et Images et Réseaux (novembre 2009) et s’inscrit dans le volet « sécurité » du programme national « navire du futur » du Grenelle de l’environnement. Ce programme de 3 ans va nécessiter un investissement de 4 millions d’euros.

jan 11

Le MMS comme interface…

Lu dans La Lettre de l’Atelier
Publié le 08 Janvier 2010
Le MMS rend – presque – tout mobile compatible aux codes-barres 2D
En s’appuyant sur les messages multimédia, Jagtag permet un usage de ces systèmes de marquage bidimensionnels par les téléphones qui disposent d’un appareil photo. Ce, sans avoir à télécharger d’application spécifique.

Pour faciliter l’usage des codes-barres 2D en marketing, Jagtag lance un système qui permet de lire les tags sans télécharger aucune application ni disposer de lecteur préintégré dans son téléphone. Tout ce qu’il faut pour l’utiliser, c’est un téléphone muni d’un appareil photo et capable d’envoyer des MMS. Le consommateur photographie le tag depuis son mobile et envoie un message multimédia à un numéro défini appartenant à Jagtag. Le système reçoit le numéro de l’expéditeur et les informations relatives à son téléphone en même temps que l’image.

Envoyer le contenu par MMS
Le code est traité et identifié à partir des bases de données propriétaires ou tierces. L’ensemble du contenu de l’annonceur est néanmoins conservé sur les serveurs de Jagtag. En fonction des consignes de la marque, du profil de l’utilisateur et des possibilités du téléphone, le contenu adapté est sélectionné. Celui-ci est envoyé au consommateur par MMS. Outre des services de gestion et d’envoi du contenu, la plate-forme de Jagtag inclue également un reporting des campagnes marketing. Via les code-barres, les consommateurs sont à même d’accéder à des informations produits, des démonstrations, mais aussi des promotions et des offres diverses…

La technologie en démonstration au CES
« Les code-barres 2D peuvent être créés rapidement pour correspondre à n’importe quel besoin marketing d’une marque », explique le responsable du développement de Jagtag. « Cela permet d’appeler les consommateurs à l’action via du contenu multimédia interactif sur mobile ». Une démonstration de la technologie sera faite lors du CES 2010. C’est NBC Universal qui présentera du contenu et des coupons de réduction par ce biais sur leur stand. Autre usage, le New York times proposait récemment une publicité affichée dans la rue sur laquelle les passants pouvaient accéder à diverses rubriques en envoyant un code-barres 2D.

 

jan 08

Bonne année, bonnes surprises

Bonne année du Pôle ICI

aux lecteurs du blog!

Chers blogteurs,

Les articles que vous lisez sont le fruit du travail de veilleurs divers et variés que je tiens à remercier, essentiellement La Lettre de l’Atelier, le Journal de l’Innovation et InternetActu de la FING.

Quelques autres aussi mais plus rares.

La ligne éditoriale que j’ai donné à ce blog est spécifique :  uniquement des infos relatives à la vocation première du PRIDES PACA Pôle Industries de la Créativité et Innovations (Pôle ICI) : nouvelles scénographies, espaces et objets communicants, lieux interactifs, ambiances intelligentes.

Pour en savoir plus : www.pole-idi.org

Nous venons de dépasser les 300 articles en lignes.

Ils sont répartis en 13 catégories dont 3 nouvelles pour 2009 : Techno et développement durable, Art, Ville et espaces communicants….

2010 voit déjà une nouvelle rubrique : Réalité Augmentée

D’après les outils d’évaluation de notre hébergeur, nous naviguons entre 4000 et 6000 pages lues par semaines….

A votre disposition pour les améliorations : asso@pole-ici.org

Votre veilleur,

Olivier Eschapasse

 

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jan 08

Bonne année, bonnes idées

Etude Gartner Janvier 2010

Parmi les 10 grandes innovations qui vont se développer cette année :

Les applications pour téléphones intelligents…
(et donc des services, NDR)

Dans un an, 1,2 milliard de personnes devraient avoir en leur possession un smartphone. Ces « téléphones intelligents » ont entre autres particularités de pouvoir télécharger et installer des applications spécifiques. Gratuites ou payantes, grand public ou professionnelles, ces applications représentent des sources de revenus importantes pour les opérateurs, les fabricants de téléphones et les développeurs.

IDC prévoit un triplement du nombre d’applications pour iPhone en 2010, et le nombre d’applications pour le système d’exploitation Androïd devrait être multiplié par cinq.

Les réseaux sociaux s’impose au bureau
En entreprise aussi, les réseaux sociaux devraient connaître de beaux jours, et ce dans une optique collaborative entre les salariés, et avec les partenaires extérieurs.

La gestion des réseaux sociaux représente à ce titre un véritable enjeu pour les responsables informatiques, dont une des tâches est de veiller à l’intégrité des données critiques de la société, et leur non communication à l’extérieur.

Des fournisseurs tel qu’IBM proposent avec des solutions tel que Lotus Connections des outils qui s’intègrent directement aux messageries et permettent de sauter le pas.

jan 08

Tomber à pic!

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 07 Janvier 2010

Pour limiter les chutes, les capteurs font corps avec le patient
SensAction-AAL travaille sur un dispositif portable qui embarque accéléromètre et gyroscope pour analyser la mobilité d’un individu. En cas de chute grave, un SMS ou un e-mail est envoyé directement au praticien.

Des systèmes comme Angelis déploient déjà des réseaux de capteurs aux domiciles des personnes âgées pour s’assurer qu’elles sont en bonne santé. Le projet SensAction-AAL propose d’embarquer ces mêmes dispositifs directement sur la personne. Le but : évaluer la progression de l’état d’un patient mais aussi détecter tout problème de mobilité et prévenir les risques de chute. Ses fondateurs ont ainsi mis au point un appareil portable sans-fil truffé de capteurs de mouvement – accéléromètre, gyroscope – et qui se porte à la taille. L’appareil est connecté via Bluetooth et le protocole Zigbee à un serveur sécurisé. Ce dernier étant lui-même relié à l’ordinateur de l’utilisateur et de son praticien. Un logiciel embarqué analyse les gestes en fonction de paramètres enregistrés et de ce qu’il connaît de la mobilité de l’utilisateur.

Identifier une chute grave
Il est ainsi capable d’identifier si une chute est de gravité mineure ou s’il est nécessaire d’envoyer du secours. Un SMS ou un e-mail est alors envoyé automatiquement au corps médical qui suit le patient. Sur le long terme, le système vise à renseigner les médecins sur l’autonomie de la personne, mais aussi détecter en amont des changements dans sa capacité à se mouvoir. Changements susceptibles d’être annonciateurs d’autres problèmes de santé. « Disposer de telles informations aidera la communauté médicale à mieux comprendre ce qui provoque une chute et ce qui se passe avant, pendant et après celle-ci », note Lorenzo Chiari, chercheur à l’université de Bologne, qui participe au projet. « Ce, afin d’améliorer les systèmes de soins préventifs », ajoute-t-il. Enfin, le dispositif pourra être utilisé pour aider un individu en convalescence dans ses exercices quotidiens.

Un système en voie de commercialisation
Les chercheurs expliquent ainsi que l’appareil peut par exemple être couplé à des actuateurs répartis sur le corps de la personne et qui vibrent pour le guider à améliorer sa posture. Autre piste : « Il sera possible de combiner le système à un lecteur MP3 et de proposer à la personne d’écouter de la musique en s’entraînant. Si ses mouvements ne conviennent pas, le son se distordra ou baissera de volume », explique Lorenzo Chiari. Le projet a été initié en 2007. Une première mouture de l’appareil portable est désormais en voie de production par McRoberts, l’un des partenaires de SensAction-AAL.

A ce sujet lire aussi :
La passerelle domestique d’Angelis rend leur indépendance aux seniors (31/12/2009)

jan 08

Accepter les nouveaux usages

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Publié le 8 janvier 2010

Applications : Les STIC au service de la société
Dans le domaine de la santé, les STIC permettent de mieux comprendre, mieux diagnostiquer et mieux soigner. © INRIA

Énergie, transports, santé, environnement, services : les secteurs d’intervention et d’application des STIC (Science des Technologies de l’Information et de la Communication) sont variés et posent des défis à la recherche dans ce domaine.

« Dans le domaine des STIC (Science des Technologies de l’Information et de la Communication), la rencontre entre recherche et industrie a déjà eu lieu et les partenariats se développent plutôt bien. L’enjeu aujourd’hui est de faire collaborer les STIC avec d’autres secteurs » déclare Francis Jutand, directeur scientifique de l’Institut Telecom, Président du Comité scientifique sectoriel STIC de l’ANR.

Afin d’explorer les problématiques liées à la rencontre entre les STIC et les autres secteurs de recherche, le 2ème Grand Colloque STIC, organisé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), en partenariat avec l’INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et en Automatique) du 5 au 7 janvier à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, est revenu, au cours d’une table-ronde, sur «  les défis posés à la recherche en STIC par les grands secteurs d’application.  »

La question de l’acceptabilité
Impliquées dans de nombreux domaines de l’activité humaine, les STIC sont porteuses de changements sociétaux (amélioration des conditions de vie, préservation de l’environnement, etc). L’un des premiers enjeux de la recherche dans ce secteur est l’acceptabilité. « Si le grand public ou le personnel médical sont capables de s’extasier devant une découverte scientifique ou technologique, cela n’implique pas nécessairement qu’ils vont l’intégrer aisément dans leur quotidien » souligne Alain Franco, chef du département de médecine gériatrique et communautaire, Responsable UF-Laboratoire de recherche LI2G et enseignement, Président du Centre national de référence (CNR) Santé à domicile et Autonomie. « La question des usages est essentielle et doit être intégrée dans l’amont des recherches  » estime Francis Jutand.

Les besoins des domaines applicatifs
Autre enjeu : la compréhension et la prise en compte des besoins des domaines applicatifs. Dans le secteur médical, le défi est la mise au point de technologies nouvelles pour mieux comprendre, mieux diagnostiquer, mieux soigner, mais aussi développer l’autonomie des personnes et la télémédecine. « En santé, les défis actuels sont liés au vieillissement de la population, qui entraîne un changement de modèle médical, et à la longévité, nécessitant une compensation de la baisse de fonctionnement des organismes » commente Alain Franco. Dans le domaine des transports, «  les moteurs du secteur sont la réduction des polluants (du CO2 au bruit) et des consommations d’énergie, l’amélioration de la sécurité, du recyclage et de l’autonomie, mais aussi le multimodal, la communication entre véhicules et infrastructure et les interfaces homme/machine  » souligne Gilles Le Calvez, EDGE Project Director chez Valeo, président du groupe thématique « automobile et transports » du pôle System@tic

jan 08

Apprendre sur place

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 07 Janvier 2010

La RFID relie les appareils de m-learning à leur environnement

En utilisant des solutions de radio-fréquence, la méthode de formation mobile proposée par l’Ecole Centrale de Lyon reconnaît le contexte de son utilisateur et lui propose une aide adaptée.

Le plus important lors de sessions d’apprentissage à distance en situation de mobilité – ou m-learning, c’est la capacité du système à comprendre le contexte, rappelle une équipe de l’Ecole Centrale de Lyon. Dans ce sens, elle propose une méthode qui s’applique aux cas où l’activité de m-learning a un rapport direct avec le lieu où se trouve l’utilisateur. Par exemple pour aider un apprenti technicien à réparer un ordinateur en situation industrielle. Baptisée Mococo*, la solution s’appuie notamment sur la réalité augmentée. Mais surtout, les chercheurs recommandent d’utiliser des tags et des lecteurs RFID, permettant au système de collecter des données relatives à l’environnement et de s’y adapter.

Utiliser la RFID pour reconnaître le contexte
Par exemple, un technicien pourra accéder à toutes les informations relatives à l’appareil qu’il est en train de manipuler ainsi qu’à l’historique des opérations de maintenance qui ont été apportées. La procédure à suivre pour effectuer une réparation pourra également lui être indiquée étape par étape. L’utilisation de la réalité augmentée facilite cette application. Chaque travailleur est également équipé de différents équipements en fonction des scenarii de travail auxquels il sera confronté. Il peut s’agir d’un ordinateur embarqué, de lunettes semi transparentes, etc. Les critères de sélection concernent la portabilité des appareils et le degré d’interaction qu’ils permettent.

Relier les outils de m-learning à la base de travail
Les chercheurs français expliquent aussi l’importance de relier d’une manière ou d’une autre l’appareil sur lequel l’apprenti est en train d’agir avec les outils de m-learning en sa possession. Ils décrivent deux possibilités. Lorsque l’appareil est dépourvu de tout mode de communication, il appartient au m-learner de renseigner les informations sur son outil d’apprentissage pour que celui-ci lui propose une marche à suivre. Certains appareils équipés d’infrarouge sont capables de recevoir des ordres, dans ce cas il est possible de remplacer partiellement ou totalement l’interface de la machine par une autre plus appropriée et située l’ordinateur portable.

* Mobile contextualized cooperative learning

 

jan 07

De très serieux serious games

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 6 janvier 2010

La simulation diminue le temps d’attente des secours
Avec Siren Predict les urgentistes se confrontent à différents scenarii pour mieux agir face aux différents problèmes pouvant survenir lors d’une opération.

Afin de résoudre les problèmes de logistique auxquels sont confrontés les services de premiers secours, des mathématiciens néo-zélandais proposent Siren Predict*. Le but : passer par la simulation pour apprendre à maîtriser l’ensemble des problématiques pouvant se poser lors d’une opération de secours. Le logiciel, estampillé Optima Corporation, propose ainsi un panel de scenarii catastrophes qui facilitent les prises de décisions futures. L’équipe urgentiste peut ainsi se confronter à un désastre potentiel et établir le plan d’action stratégique correspondant.

Un système de simulation perfectionné
Les résultats de chaque simulation sont ensuite analysés par des outils graphiques, ce qui permet d’évaluer la pertinence des décisions prises. Mais ce n’est pas tout. Pour faciliter la gestion de la situation en temps réel, le programme s’appuie également sur un système de géolocalisation qui détermine où se situe en temps réel chaque ambulance. Cela afin de choisir quels véhicules envoyer sur le lieu d’un accident en calculant le chemin le plus rapide. Et d’éviter qu’ils se retrouvent coincés dans un embouteillage.

Le programme intégré dans un rapport de Recherche et Développement
Les travaux de l’équipe néo-zélandaise ne sont pas passés inaperçus. L’organisme Idea to Impact, spécialisé dans la recherche de projets innovants, s’y est intéressé. Cet organisme travaille notamment en collaboration avec le ministère de la Recherche, des Sciences et des Technologies de Nouvelle-Zélande. Un rapport a ainsi été publié qui présente onze entreprises à la pointe des nouvelles technologies, dont Optima Corporation fait partie.

(*) SIREN : Systems for Improved Response for Emergency Networks.

 

jan 07

Parents si vous saviez…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 6 janvier 2010

Des enfants de plus en plus arrimés à leur portable
Posséder un mobile est devenu la norme auprès des jeunes. Mais l’influence des parents demeure la même quant à leur utilisation.

Le nombre de jeunes possédant un téléphone mobile a considérablement augmenté depuis ces cinq dernières années. Ils sont en effet près de 70 % de plus qu’en 2005, selon une étude menée par MRI (USA). Aujourd’hui, un enfant* sur cinq a un téléphone portable, et l’utilise régulièrement. Et l’augmentation est particulièrement significative pour la tranche d’âge supérieure, à savoir les 10-11 ans. L’étude ne se limite pas à une approche quantitative, mais observe également l’usage qui en est fait par les jeunes utilisateurs.

Les parents gardent le contrôle
Et il apparaît que ceux-ci se servent en priorité de leurs appareils pour appeler leurs parents. Viennent ensuite les appels adressés aux amis, puis les SMS, les jeux, ou encore le téléchargement de sonneries. Selon l’étude, cela confirme le fait que les parents continuent d’exercer une certaine influence sur l’activité technologique de leurs enfants. Plus que l’âge, il semble que ce soit le genre qui détermine l’usage.

Les garçons, plus grands utilisateurs de mobile
Depuis 2007, le nombre de garçons possédant un téléphone portable a augmenté de 50%, contre moins de 20% pour les filles. Et, là encore, l’étude qualitative enrichit le constat initial. « Les toutes premières données récoltées ont montré que les garçons et les filles utilisaient leur téléphone de manière différente », explique Anne-Marie Kelly, du cabinet d’études. « Les filles ont tendance à passer des appels téléphoniques et à envoyer des SMS, quand les garçons n’hésitent pas à télécharger via Internet des jeux, de la musique ou des vidéos ».

* âgé de 6 à 11 ans.

 

jan 07

Interface par inclinaison…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 6 janvier 2010

La navigation sur smartphone se fait d’une simple inclinaison
RotoView permet de faire défiler l’écran de son téléphone simplement en changeant son orientation. Un système qui s’appuie sur les accéléromètres triaxiaux de l’appareil.

Si les smartphones s’approchent désormais des ordinateurs en termes de contenu et d’usages, naviguer sur un écran d’à peine quelques centimètres carrés s’avère encore souvent difficile. La solution pourrait venir de RotoView, une application développée par Innoventions. Une fois installée sur un smartphone ou un PDA, elle permet à l’utilisateur de se déplacer sur l’écran simplement en changeant l’orientation de l’appareil, et ce dans toutes les directions. De la même manière, il est possible de se diriger dans un jeu en inclinant son téléphone ou de quelques mouvements. RotoView s’appuie pour cela sur les accéléromètres intégrés à l’appareil (ou tout autre capteur d’orientation et de mouvement triaxial).

Régler l’appareil avec précision
L’utilisateur active le mode de navigation spécial en cliquant sur le bouton prévu à cet effet ou en secouant l’appareil. Un algorithme dit de réponse dynamique non linéaire est utilisé pour déterminer à quelle vitesse l’écran va défiler en fonction de l’inclinaison. Les réponses de l’appareil sont réglées avec une grande précision en fonction des paliers déterminés. Il est ainsi possible de demander à ce dernier de ne pas prendre en compte certains mouvements brusques. De même, on peut faire défiler l’écran à très grande vitesse puis beaucoup plus lentement pour gagner en précision. La réponse aux changements d’orientation de l’appareil est évolutive. Au début de la navigation, les mouvements sont relativement grossiers pour permettre à l’utilisateur de déplacer l’écran rapidement à la zone approximative souhaitée.

Un bon complément pour les écrans tactiles
Après quelques secondes, l’application répond de manière très précise à l’orientation donnée à l’appareil par son propriétaire. Cela permet de se placer à l’endroit exact souhaité. Il est possible de fixer l’écran à tout moment et de revenir par la suite au mode de navigation. L’application s’avère particulièrement utile quand on désire naviguer d’une seule main. Elle est pour l’instant destinée essentiellement aux développeurs pour leur permettre d’évaluer ses possibilités.

À lire aussi sur le site de L’Atelier :

  • Quand l’accéléromètre fait de la vie quotidienne une activité sportive (20/10/2009)

  • Des capteurs optiques rendent l’écran sensible au geste (11/12/2009)

 

jan 07

Ecran visionnaire

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 11 décembre 2009

Des capteurs optiques rendent l’écran sensible au geste
Le MIT développe une interface qui se pilote uniquement via les mouvements de la main. L’écran LCD truffé de capteurs identifie ces derniers en construisant une image en profondeur de ce qui se situe devant lui.

Après la popularisation des écrans tactiles due au succès des smartphones, les chercheurs se tournent vers la reconnaissance gestuelle. Une équipe du Media Lab du MIT développe un écran qui permettra à ses utilisateurs de manipuler des images d’un simple mouvement de la main. Et ce, sans recourir à une armada de caméras ou à un traqueur placé sur les doigts. « Notre objectif était d’intégrer le système de contrôle du geste à l’intérieur d’un écran LCD très fin », explique Matthew Hirsch, du Media Lab. « Et de s’en servir ensuite sans que cela nécessite ni gant ni aucun autre système externe ». A terme, le dispositif du Media Lab pourra être intégré à des téléphones portables. La technologie s’appuie sur un assemblage de cristaux liquides comme les écrans LCD ordinaires, mais derrière lequel on trouve des capteurs optiques. Les cristaux liquides servent à filtrer la lumière vers les capteurs selon un schéma défini.

Filtrer la lumière selon un schéma précis
Celui-ci est construit de manière à diviser l’écran en blocs, eux mêmes constitués de rectangles noirs et blancs de différentes tailles. La lumière n’atteint les capteurs qu’au niveau des rectangles blancs, produisant une image basse résolution. Tous les blocs étant adjacents les uns aux autres, ces images se superposent dans un méli-mélo qui doit être démêlé informatiquement. Une fois cette étape passée, et comme chacune des images obtenues aura été prise depuis une position légèrement différente, le système obtient une représentation fidèle et en profondeur de ce qui se situe devant l’écran. Par ailleurs, ce schéma alterne avec ce que l’écran LCD est normalement censé diffuser (la liste des applications d’un smartphone, par exemple).

Pas de gêne pour l’utilisateur
Cette alternance se fait à une vitesse telle qu’il n’est pas possible à un utilisateur humain de la remarquer. De son point de vue, l’écran n’affiche rien d’autre que le menu d’applications du téléphone. Les premiers essais effectués en laboratoire sur une simulation d’écran LCD équipé de capteurs optiques ont prouvé l’efficacité de leur algorithme et la viabilité de l’ensemble. D’autres systèmes permettent de contrôler un écran par le geste. Le Fraunhofer a ainsi développé une interface homme-machine reposant entièrement sur les mouvements. Mais cette dernière nécessite la présence d’une unité en plus de l’écran. Celle-ci intégrant les caméras et capteurs qui identifient les mouvements de l’utilisateur. L’écran du Media Lab sera présenté à l’occasion du Siggraph Asia, qui se tiendra le 19 décembre à Yokohama.