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Archive pour nov  

Visio -holographique

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 26 Novembre 2009

Quand l’holographie s’invite dans les téléconférences

Musion propose un système de téléprésence holographique qui affiche une image réaliste de la personne filmée. Le but : rendre plus conviviales les sessions de travail à distance.

Le monde du spectacle utilise déjà les systèmes holographiques pour donner l’illusion qu’une personne est sur scène alors qu’elle est située dans une autre pièce. Musion veut désormais adapter le procédé en entreprise. Elle a développé une technique appliquée dans le cadre de présentations professionnelles. La personne apparaît sur scène comme si elle était vraiment dans la salle. A terme, celle-ci pourra être utilisée pour réaliser des téléconférences. “Lors de réunions à distance, toute une partie des échanges se fait de manière non verbale”, explique à L’Atelier Jean-Luc Metzger, sociologue et directeur d’étude chez Orange Labs. “Un tel système permettrait de faire passer ces messages mieux qu’à travers un simple écran”. Pour donner l’illusion de présence, l’individu est filmé contre un fond noir, dans une salle éclairée par des lampes LED.

Un film en polyester incliné à 45°

Il faut un nombre conséquent de lumières de fonds pour créer un effet de halo”, explique au New Scientist Ian O’Connell, directeur de Musion. “Cela permet un rendu final impeccable”. A l’autre bout, une installation spéciale est également nécessaire. L’image est d’abord affichée au sol sur une surface réfléchissante par un projecteur haute définition. Elle est reflétée à travers un film transparent incliné à 45° du sol. C’est cela qui donne un rendu en trois dimensions. Comme Ian O’Connell l’explique au New Scientist, Musion utilise un film en polyester étiré et d’une épaisseur d’à peine un dixième de millimètre. “La surface doit être parfaitement lisse et plate pour que l’image réfléchie ne soit pas déformée”, explique-t-il.

Une nouvelle forme de téléprésence à long terme ?

Pour transférer l’image de la zone de tournage au lieu de conférence, il est nécessaire d’employer une connexion à très grande vitesse par fibre optique. Bémol : ajouté au matériel, cela en fait une solution extrêmement coûteuse (qui se mesure en dizaine de milliers d’euros). Mais le directeur de Musion considère que le prix du matériel va diminuer de manière drastique, autorisant une application plus large en entreprises. Un usage à domicile ou dans de petites filiales pourrait cependant s’avérer difficile. “Si le système n’est pas très simple d’utilisation et qu’il demande beaucoup de réglages, certains employés se sentiront démunis”, ajoute Jean-Luc Metzger. “D’autant qu’il n’y aura pas de technicien à disposition pour les assister sur place”.

Pollution téléphonique

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 25 Novembre 2009

La réalité augmentée quasiment prête à s’imposer sur mobile

Il ne faut plus qu’une installation massive des GPS, accéléromètres et boussoles dans les combinés pour voir s’épanouir la réalité augmentée. La publicité - géolocalisée - a de fortes chances d’en devenir le secteur de prédilection.

Le marché de la réalité augmentée sur mobile atteindra le 700 millions de dollars à l’horizon 2014 souligne Juniper Research. Selon le rapport, les revenus seront générés grâce à la combinaison du paiement au téléchargement d’applications, de la publicité et des services à base d’abonnement. S’il faut attendre quelques années encore avant de voir ce type de solutions s’installer, c’est parce qu’actuellement peu d’appareils sont équipés de fonctions nécessaires pour lancer une application de réalité augmentée.

Manque de matériel

Telles que la boussole, l’accéléromètre ou encore le GPS. D’ailleurs, en 2010, le marché ne devrait pas dépasser les 2 millions de dollars. Selon Juniper Research, la popularisation des solutions de réalité augmentée permettra aux éditeurs d’établir un modèle d’affaires plus stable et aux marketeurs d’avoir un canal supplémentaire pour atteindre le consommateur. “Ce qui a un gros potentiel, c’est la publicité géolocalisée à l’intérieur même de la réalité augmentée “, précise ainsi à L’Atelier Antoine Marcos, co-fondateur de Presselite. “Par exemple, face à un restaurant, on pourra afficher son nouveau menu“.

Un marché prometteur

Autre possibilité : permettre aux éditeurs tiers d’inclure leur propre point d’interaction dans le module de la réalité augmentée. Dans ce cas, la marque payera un abonnement annuel pour être visible. De manière générale, la difficulté la plus grande pour générer du revenu stable sera le manque de standards établis. “La réalité augmentée, c’est tout nouveau. Il y a beaucoup d’acteurs ayant leur propre vision de la réalité“, affirme le spécialiste. “Cependant, il y a beaucoup de buzz autour. Le marché publicitaire viendra se coller“.

Après l’autobus, le wifibus

Lu dans le Journal de l’Innovation
Paru le 26 novembre 2009

Orange prend ses quartiers avec Véolia

Gilles Assollant, directeur du pôle transport d’Orange business service, la marque d’Orange dédiée aux grandes entreprises.©TC/Naja

 

Véolia transports et Orange business service ont annoncé hier la mise en service à titre expérimental de bus équipés de systèmes wifi embarqués.

Les passagers équipés de terminaux connectables à l’Internet peuvent avoir accès à des informations, des services et des contenus durant tout leur trajet.

Véolia transports et Orange business service ont mis en service à titre expérimental un portail wifi embarqué à bord de la ligne A14 express reliant Mantes-la-jolie (Yvelines) à La Défense (Hauts-de-Seine). Ce service lancé hier à titre expérimental va permettre à tout voyageur possédant un ordinateur portable ou un téléphone mobile connectabls à l’Internet de se renseigner sur l’actualité de la ligne, de localiser le bus sur son parcours grâce à une application GPS, de se renseigner sur les correspondances disponibles à l’arrivée à la gare routière, de connaître l’état du trafic… Les voyageurs peuvent aussi accéder à des jeux vidéo communautaires, regarder des vidéos en streaming, tchater sur un forum ou encore consulter leurs mails.
Cette expérimentation est le fruit d’un partenariat entre deux grands comptes qu’a priori rien ne réuni, le premier étant un opérateur de transports collectifs, le second un opérateur de télécommunications. Pour autant, l’un comme l’autre réfléchissent à de nouvelles stratégies : inscrire leurs activités dans ce qu’il est convenu d’appeler « une offre globale de mobilité ». « Mobilité et devenu synonyme de connectivité, et c’est le métier d’Orange que d’apporter de la connectivité partout et à tout instant » expliquait le 19 novembre dernier Gilles Assolant, directeur du pôle transport d’Orange business services à l’occasion du séminaire « Demain la voiture servicielle ».

Deux opérateurs sans lien apparent
Véolia transports qui fait rouler plus de 40 000 véhicules dans 28 pays et transporte chaque année 2,6 milliards de passagers pour un chiffre d’affaires de 6,1 Md€, était également représenté à cette journée par son directeur de la stratégie et de la recherche, Philippe Payen. Pour ce dernier, le groupe doit élargir son offre à toutes les modalités et devenir acteur d’une offre globale de transport afin « d’aider le citoyen à mieux utiliser l’ensemble des modes » et en « s’adossant aux technologies de l’information et de la communication ».
Dans cet « élargissement du jeu des acteurs de la mobilité » où les TIC sont appelés à prendre une part de plus en plus importante, Gilles Assolant estime « que l’on se déplace en bus, en train, en vélo ou en voiture les opérateurs de télécommunications » sont appelés à voir s’agrandir leur périmètre d’intervention dans la chaîne des déplacements. Ils ne se contenteront pas d’apporter des informations sur l’état du trafic ou sur la géolocalisation, mais seront capables d’informer les voyageurs en temps réel « sur les modes de transports les plus facilement accessibles et disponibles, sur leur coût ». Ils leur permettront de « payer par l’intermédiaire du téléphone portable – ce qui commence à se faire à certains endroits - de faire les réservations, de planifier leur voyage dans une optique d’optimisation globale et non plus seulement d’optimisation d’un seul mode de transport ». Laboratoire grandeur nature, la ligne A14 express.

Ameliorée la Réalité Augmentée

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 20 Novembre 2009

La réalité augmentée a encore besoin de plus de fluidité

La couche logicielle du CWI élimine les temps de latences perturbant le rendu des images virtuelles. Elle identifie en temps réel les similarités entre l’image à l’écran et celle à venir et les réajuste en conséquence.

Le potentiel offert par la réalité augmentée est encore limité par le manque de fluidité de l’image, la présence de temps de latence ou d’”échos”. C’est à ces problèmes que s’est attaqué Ferdi Smit, un chercheur du Centre pour les Mathématiques et l’Informatique d’Amsterdam (CWI). Il lui a fallu pour cela combiner et améliorer diverses techniques existantes afin de détecter et réduire les effets non désirés. Cette combinaison a été réunie dans une couche logicielle additionnelle, baptisée “couche d’affichage programmable”. Celle-ci effectue les réglages en temps réel et de manière indépendante.

Adapter l’image existante plutôt que de la recalculer

Pour générer des images de manière accélérée, Ferdi Smit a utilisé une méthode dite de d’”image warping”. Plutôt que de recalculer systématiquement la position des images à afficher, cette méthode s’appuie sur la similarité existante entre une image et celle qui la précède. L’image est donc simplement modifiée et réadaptée pour concorder avec la situation réelle. Le calcul a lieu en temps réel et de manière beaucoup plus rapide, ce qui donne un rendu plus fluide. D’après le chercheur, une telle méthode pourrait être utilisée pour visualiser des modèles de grande taille, comme les scanners médicaux. En addition, un algorithme est utilisé pour réduire les interférences et un autre pour limiter les à-coups.

Un temps de latence perturbant

La qualité des images produites pour la réalité virtuelle pouvait parfois laisser à désirer. L’une des conséquences étant le temps de latence entre la commande du mouvement et son application réelle sur l’écran. “Bien que cela ne dépasse pas 50 ou 100 millisecondes, ce type de retard est lassant”, explique le chercheur. “Cela est particulièrement vrai lorsque l’utilisateur porte un casque”. Dans certains systèmes combinant lunettes 3D et appareil stéréoscopique, une ombre située à proximité des objets 3D venait perturber l’animation. Enfin il était fréquent de voir l’image progresser par à-coups plutôt que de manière fluide.

Femmes et réseaux sociaux

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 12 Novembre 2009

Les femmes de plus en plus adeptes de l’aspect ludique des réseaux sociaux

La population féminine investit les médias sociaux en ligne et est très réceptive aux applications ludiques qu’ils hébergent. Une population loyale qui en fait un segment de marché prometteur pour la promotion de marques.

 

Les femmes, de plus en plus attirées par les applications en ligne et les jeux vidéo, figurent aussi parmi les joueurs les plus engagés et les plus fidèles. C’est la conclusion de Q Interactive, qui a cherché à dresser le portrait de l’utilisatrice de médias sociaux en ligne type. Pour cela, l’entreprise a interrogé deux milles femmes américaines. L’étude révèle notamment qu’environ la moitié d’entre elles utilise régulièrement des applications et des jeux en ligne. Leurs applications favorites sont souvent ludiques, comme Farmville ou Happy Aquariums, qui permettent de s’occuper respectivement d’un jardin ou d’un aquarium virtuel.

Attirance pour l’argent virtuel

Mais elles peuvent aussi être plus sérieuses, comme en témoigne l’intérêt suscité par Causes, qui permet de s’engager en faveur d’une association ou d’un sujet de société. Autre découverte : les utilisatrices aiment gagner et dépenser de l’argent virtuel. L’étude révèle qu’un sac virtuel de maquillage Sephora, offert via un réseau social, est autant apprécié qu’un cadeau reçu dans la vie réelle. Par ailleurs, plus de 95% des femmes interrogées préfèrent obtenir l’argent virtuel nécessaire pour jouer en acceptant des offres sponsorisées plutôt qu’en investissant de l’argent réel. “Les jeux et les applications en ligne représentent un marché prometteur pour les marques, explique Matt Wise, Président de Q Interactive.

Un marché prometteur

“Les femmes cherchent un partenaire dans leur divertissement, ce qui est devenu très important dans leurs vies chargées”, poursuit-t-il. Selon Q Interactive, un peu moins de la moitié des personnes interrogées sélectionnent les offres sponsorisées en fonction du contenu, et 20% en fonction de la présence de produits ou de services gratuits. “En maintenant une présence dans les applications et les jeux, les marques pourront toucher un groupe important de consommatrices”, conclut le dirigeant. Selon le cabinet d’analystes Think Equity, le marché des médias sociaux en ligne devrait doubler à l’horizon 2010, pour atteindre près d’un milliard de dollars.

 

Maison intelligente sur plateforme sociale

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 09 Novembre 2009

La maison reconnaît l’activité de son habitant et la partage en ligne

Les réseaux sociaux pourront s’appuyer sur les maisons intelligentes pour interagir automatiquement avec les contacts d’un utilisateur en fonction de son activité.

On sait déjà que la majorité des informations partagées sur Internet concerne les activités quotidiennes des internautes. Une mise à jour qui pourrait bien être faite automatiquement à l’avenir en combinant les réseaux sociaux et l’intelligence ambiante, aussi appelée domotique. C’est en tout cas ce que vise le projet Astra, une plateforme logicielle qui s’appuie sur les maisons intelligentes. « Dans ce projet, un environnement rempli de capteurs repère l’activité de l’utilisateur et fournit la réponse sociale adaptée en fonction des critères remplis par celui-ci », explique à L’Atelier le professeur Achilles Kameas, le coordinateur du projet. Il peut par exemple mettre à jour son statut en ligne, mais pas seulement.

Prévenu par son environnement

Par exemple, s’il cuisine et qu’il a définit qu’il ne devait pas être dérangé durant cette activité, un contact essayant de le joindre par téléphone se verra averti qu’il n’est pas disponible. Mieux, si lui aussi se trouve dans un environnement intelligent, il sera averti par celui-ci, par exemple le cadre lumineux où se trouve la photo de son contact changera de couleur. La version prototype s’appuie sur un réseau social propre, chaque utilisateur gérant ses contacts. Ceux-ci sont regroupés par groupe en fonction de l’activité sociale qu’ils partagent. « L’utilisateur peut définir quelle information est partagée, et quel groupe y accèdera », explique Achilles Kameas. A terme, on pourrait envisager une gestion par groupe d’amis plus que par activités.

Un problème de protection des données

Par exemple les « amis » recevraient certaines informations et les « collègues » d’autres. D’autant que l’architecture logicielle développée est compatible avec tous les réseaux participant à l’initiative Open Social, comme Myspace ou Viadeo. Les problèmes de protection de la vie privée sont bien sûr soulevés. Au delà des inquiétudes suscitées par les réseaux sociaux dans leur ensemble, se pose la question de l’automaticité du processus. «Sur Facebook, on rentre explicitement l’information que l’on souhaite partager, explique le chercheur grec. Ici, le système partage des informations sans que l’on en soit nécessairement conscient ». Un problème que l’équipe s’emploie actuellement à régler.

 

Acheter l’écocitoyenneté

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 Juin 2009

Les consommateurs collaborent face aux pics de consommation d’énergie

Enernoc place sur les installations électriques des boîtiers qui réduisent l’énergie disponible pour les appareils électriques en cas de forte consommation. Cela évite aux fournisseurs d’électricité de remettre en marche des centrales au repos.

Comment lutter contre la remise en service d’anciennes centrales peu écologiques, lors des pics de consommation d’électricité ? Dans un premier temps, en diminuant de manière imperceptible l’électricité apportée aux appareils électriques. Dans un deuxième temps, en récompensant financièrement les entités qui acceptent de le faire. C’est ce que propose l’entreprise américaine Enernoc. Pour y parvenir, elle a développé des boîtiers qui se branchent directement sur l’installation électrique de ses clients : entreprises, établissements scolaires, institutions publiques…

Anticiper le pic de consommation

Lorsque toute la population augmente simultanément sa consommation d’énergie, “le fournisseur d’énergie anticipe le pic et prévient l’entreprise Enernoc“. C’est ce qu’explique Matthieu Roynette, auteur de l’ouvrage “100 pionniers pour la planète” et initiateur du projet Shake your Planet. Enernoc envoie alors une notification à ses clients, qui choisissent d’accepter ou de refuser le lancement du boîtier à ce moment de l’année. S’ils sont d’accord, le boîtier entre alors en jeu pour réduire momentanément de 20 à 30 % le fonctionnement des appareils. L’énergie économisée est revendue au fournisseur d’électricité.

Rémunérer ses clients

L’innovation de ce projet est qu’il s’agit d’une relation gagnant-gagnant” poursuit Matthieu Roynette. Le fournisseur d’électricité paye la société Enernoc pour diminuer la consommation des appareils. “Celle-ci reverse ensuite chaque année une grande partie de ces sommes à ses clients. L’université du Connecticut s’est vue, par exemple, remettre un chèque de 75 000€ l’année dernière“. En France, des projets de ce type existent également, “mais aucun n’est viable à l’heure actuelle, car ces sociétés n’arrivent pas à rémunérer leurs clients“, conclut Matthieu Roynette.

Co-working à distance…

Lu dans le journal du Net
Paru le 06 11 2009

La conférence Web, pilier du travail collaboratif

La conférence Web est très répandue chez les knowledges managers américains. On trouve aussi les wikis et les blogs. Mais ils sont moins bien placés pour améliorer l’efficacité de la collaboration.

Réalisé par Dominique FILIPPONE, Journal du Net

Cette étude est intéressante sur les habitudes du travail collaboratif à distance et la visio…

Ce thème a été décrété comme prioritaire pour le Pôle par le Conseil d’Adminsitration du 4 novembre…

Pour accéder à l’enquête complète, cliquer ICI

Contraire aux préjugés

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Paru le 06 11 2009

Être connecté, un facteur de sociabilité ?

Pour le Pew Internet et l’université de Pennsylvanie, mobiles et Internet favorisent l’ouverture. Leurs utilisateurs mènent une vie sociale “réelle” souvent plus active que les non-connectés.Publié le 05 Novembre 2009

Accuser les technologies de renforcer l’exclusion sociale ou d’accentuer les inégalités n’est pas nouveau. “Cette peur a accompagné la montée de tous les grands médias de masse sans qu’elle soit jamais vérifiée”, note d’ailleurs à ce sujet à L’Atelier Eric Maigret, sociologue à l’université Sorbonne Nouvelle de Paris. Une étude de Pew Internet et de l’université de Pennsylvanie, apporte du grain à moudre aux défenseurs d’Internet : loin d’être un facteur d’isolement social, les technologies de la communication favorisent au contraire l’ouverture. En moyenne, les utilisateurs de téléphones portables et les internautes discutent de sujets importants avec un plus grand nombre de personnes. Ce réseau de personnes de confiance est aussi plus divers que chez les non-connectés.

Un réseau plus divers que chez les non-connectés

Si Eric Maigret ne remet pas en cause ces résultats, il y voit plutôt une conséquence indirecte. “Ceux qui utilisent beaucoup Internet et les réseaux sociaux ont en général un niveau social plus élevé et une meilleure connaissance de l’anglais”, explique-t-il. “Ils sont aussi plus jeunes et ont donc tendance à être plus ouverts”. Autre idée reçue que les chercheurs américains remettent en cause : l’internaute serait un être reclus, coupé de ses voisins et de son entourage. L’étude montre qu’au contraire, les personnes présentant une forte activité en ligne s’impliquent plus auprès d’associations locales ou de leur voisinage. Les blogueurs sont ainsi 70 % plus susceptibles d’appartenir à une association locale que l’Américain moyen. Exception notable : les utilisateurs de réseaux sociaux, type Facebook ou MySpace.

Les nouvelles technologies révélatrice d’un mouvement de fond

Ils apparaissent comme plus isolés et moins liés à leur entourage immédiat que le reste de la population. Statistiquement, être membre d’un de ces réseaux signifie qu’un individu aura 30 % moins de chance de connaître au moins un de ses voisins. Pour le sociologue français, les nouvelles technologies seraient plutôt un révélateur et un accélérateur de tendances plus profondes. “Les réseaux sociaux en ligne ont permis une explosion des ‘liens faibles’”, explique-t-il. “En parallèle, il y a une relativisation de l’importance de la famille et des amis proches”. Le taux de divorce a ainsi explosé, mais les familles ne disparaissent pas, elles se recomposent.

Une mise en scène kitch pour la visio

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 03 Novembre 2009

Un buste animé sort les participants des écrans de téléconférence

Pour rapprocher les sessions de visioconférence d’une expérience en face à face, l’université de Caroline du Nord projette l’image de l’intervenant sur un buste en plastique. Celui-ci calque aussi les mouvements de l’individu.

L’un des défis de la téléprésence est de restituer au mieux les interactions entre les participants. Parmi les solutions envisagées : l’utilisation de robots capables de restituer les expressions humaines et ce en trois dimensions. Des chercheurs de l’université de Caroline du Nord proposent pour leur part de recourir à un buste animé sur lequel seraient projetées les images de l’intervenant filmées par une caméra. Baptisé SLA*, leur système capture l’image du visage de la personne en train de s’exprimer et cartographie son apparence et ses mouvements sur le buste en plastique. Le résultat est une représentation dynamique, en temps réel et accessible d’une personne éloignée.

Une expérience plus fidèle que la téléconférence

L’utilisation d’une surface ayant la forme d’un visage humain a l’avantage de donner des indications de profondeur lorsque l’image du visage est projetée dessus. Autre avantage, cela permet à un très grand nombre de personnes de voir le collaborateur distant. Pour permettre un rendu fidèle du mouvement et de la posture du visage, le buste est animé.  Pour l’heure, les mouvements de la tête sont repérés grâce à un marqueur frontal dont l’utilisateur est équipé. Les chercheurs prévoient cependant de s’en passer grâce à l’utilisation d’un simulateur de vision informatique. Il reste cependant nécessaire de calibrer l’appareil pour chaque individu avant de l’utiliser.

Calibrer le système pour chaque utilisateur

Pour cela, les chercheurs s’appuient sur des sondes 3D associées au visage humain et à son pendant en plastique. Elles permettent de capturer la position des points saillants du premier et de calibrer ceux du second en conséquence. L’équipe utilise également le logiciel Faceworx capable de produire un modèle en trois dimensions d’un visage à partir d’une vue de face et de côté. Pour le moment, le système n’utilise qu’une caméra et un projecteur unique, limitant la possibilité de voir le visage sous différentes perspectives. Une limitation que les chercheurs espèrent dépasser à terme.

* Animatronic Shader Lamps Avatars

Un programme europeen pour la ville durable

Lu dans la Lettre de l’ARTESI

Article du lundi 5 octobre 2009

Le programme européen d’échanges pour un développement urbain durable lance un nouveau site de référence

URBACT investit le web pour sensibiliser un large public aux grands enjeux urbains

Permettre aux villes de construire ensemble des réponses aux grands enjeux urbains, telle est l’ambition de ce programme d’échanges européen, géré par la France. Destiné à tous les acteurs de la Ville, experts ou chercheurs, élus politiques, associations ou citoyens intéressés par le sujet, www.urbact.eu a pour objectif d’être un espace commun de référence en matière de développement urbain durable.

Les villes européennes, au cœur de l’engagement d’URBACT

Parce que les villes jouent un rôle fondamental, en 1ere ligne, face aux grandes mutations actuelles, URBACT leur permet de se réunir, de faire émerger et de partager des solutions durables. Le programme URBACT co-financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) c’est à ce jour : 185 villes, 29 pays et 5 000 participants actifs.

28 projets financés

URBACT finance en effet 28 projets thématiques pan-européens, conçus par les acteurs locaux eux-mêmes et au cœur des enjeux de société : développement des PME innovantes et du tissu économique local ; femmes et emploi ; santé en milieu urbain ; villes et logement durable ; intégration des minorités ethniques dans la ville…

« Notre nouveau site Internet cherche à intégrer ce savoir riche et le synthétiser en un ensemble cohérent pour mettre les informations à disposition de toutes les villes européennes. Rassemblées dans un outil, elles seront accessibles et utiles à tous, des experts aux citoyens » explique Jean-Loup Drubigny, Directeur du Secrétariat d’URBACT.

Grâce aux 6 entrées thématiques (A propos d’URBACT, Développement urbain intégré, Nos projets, Devenir membre du réseau, Actualités, Ressources documentaires), l’internaute circule facilement dans cette mine d’informations, articulant méthodologies et solutions pratiques.

www.urbact.eu, c’est l’Europe des Villes accessible en un clic

Dans l’onglet « Développement urbain Intégré », l’expertise d’URBACT se décline autour du savoir d accumulé par le Programme. Décomposé en plusieurs groupes thématiques phares (Innovation et créativité, capital humain et entrepreneuriat, villes portuaires, culture et développement urbain…), cet espace met en relief l’engagement URBACT autour du développement durable des villes, intégrant économique, social et environnemental.

Dans cette optique, un dossier spécial « Les villes URBACT face à la crise » y a été initié. Il met en avant des solutions explorées par URBACT pour réduire l’impact de la crise sur les villes, tant au niveau de leur population que de leurs entreprises. Espace d’information dynamique, il sera régulièrement enrichi grâce aux contributions des villes membres.

Les villes chef de file URBACT dans votre pays

Les 28 projets des villes URBACT ont tous été dotés de mini-sites qui présentent leurs missions, leurs problématiques locales, leurs avancées (onglet « Projet »).

Ainsi l’internaute français pourra notamment découvrir les villes françaises impliquées en tant que « chefs de file » :

  • Limoges pour le projet « UNIC » (Industries traditionnelles et innovation) ;

  • Lille pour le projet « Joining forces » (stratégie et gouvernance à l’échelon municipal et régional)

  • le Grand Lyon, pour le projet « URBAMECO » (régénération des zones défavorisées, croissance et compétitivité à l’échelle urbaine et régionale)

  • Paris pour le projet « EGTC » (systèmes de gouvernance locaux et à plusieurs niveaux).

URBACT permet aux VILLES de construire ensemble des réponses aux grands enjeux urbains.

Il affirme leur rôle-clé face aux défis de plus en plus complexes de nos sociétés. Il les aide à faire émerger des SOLUTIONS concrètes, nouvelles et durables, qui intègrent les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement urbain. Il fait PARTAGER les bonnes pratiques et enseignements tirés des échanges à tous les professionnels de la ville en Europe. URBACT, ce sont à ce jour 185 villes, 29 pays et 5.000 participants actifs. URBACT est co-financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et les Etats membres et partenaires.

Source : www.cdurable.info

Portrait de la créativité en PACA

Pour info….

La Mission de Développement Économique Régional PACA (MDER) vient de publier une très éclairante étude consacrée à l’économie créative dans notre région. Elle fera l’objet d’une présentation dans un avenir proche et dans différents lieux du territoire. Nous vous tiendrons informés.

Pour télécharger cette étude :
http://www.mder-paca.com/fr/panorama_detail.htm?id=189

Initiative pour mutualiser

Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 02 Novembre 2009

Un concours pour favoriser la collaboration technologique entre communes

Living Labs Global propose aux villes avec un projet d’aménagement de disposer des solutions technologiques développées dans une autre ville sur la même problématique. Ce, par le biais d’un concours.

Actuellement, la plupart des villes dans le monde travaillent de manière isolée à trouver des solutions à des problèmes urbains identiques”, explique à L’Atelier Sascha Haselmayer, directeur général de Living Labs Global. “Les mêmes solutions sont donc réinventées de nombreuses fois”. C’est pour mettre fin à ce paradoxe que l’ONG danoise organise un concours, en collaboration avec neuf villes de par le monde*. L’objectif est de mettre en relation les cités ayant une problématique précise et les entreprises proposant des solutions innovantes. Sans se limiter aux acteurs locaux et de manière transparente. Les thématiques abordées sont larges : gestion des eaux, inclusion sociale, tourisme numérique, service urbains…

Le mobile très en vue

Par exemple, une ville portugaise s’est fixée pour objectif de réduire sa consommation d’eau de moitié. Une des solutions proposées a été d’employer des capteurs pour déterminer quelle quantité d’eau attribuer à chaque plante dans les espaces verts de la ville. Une solution qui pourrait aisément être utilisée ailleurs. “Dans les villes du sud et en particulier en Afrique, le fait d’entretenir des espaces verts est un vrai défi”, souligne Sascha Haselmayer. Le téléphone portable apparaît comme une des technologies les plus en vue. De nombreuses solutions s’appuient sur les possibilités offertes par l’Internet mobile pour proposer des services liés au transport, au tourisme, ou même à la santé. Le processus du concours est divisé en trois étapes : dans un premier temps, les entreprises ou les organismes publics ayant développé une solution innovante soumettent une courte description de celle-ci.

Les critères de choix

Un jury d’experts se réunira ensuite pour évaluer les solutions en fonction de trois critères. “Le premier concerne le caractère novateur du service proposé, que ce soit du point de vue technologique ou de son modèle d’affaires”, explique Sascha Haselmayer. Son impact est ensuite évalué, en regardant le rapport coût / bénéfice. Enfin, le jury étudiera le marché potentiel. “Plus une solution sera transposable dans d’autres villes du monde, plus ce sera intéressant”, argumente le directeur général. Les résultats définitifs seront présentés en février 2010, les vainqueurs seront invités à développer un pilote de leur solution dans la ville qui les aura sélectionnée.

* Chicago, Taipei, Barcelone, Stockholm, Eindhoven, Sant Cugat, Caceres et La Selva
Nathanael Vittrant, L’Atelier BNP Paribas
© 2009, L’Atelier BNP PARIBAS

Salerno, petite bourgade mais très innovante

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 22 Mai 2009

La ville numérique se repose aussi sur l’existant

Salerno et IBM développent une cité intelligente axée sur ses habitants. Pour y arriver, les partenaires utilisent les bâtiments et le mobilier urbain déjà en place.

Rendre la ville intelligente ne passe pas forcément par de nouvelles infrastructures. La cité italienne de Salerno et IBM ont lancé quatre projets qui numérisent les outils urbains existants. Le but est de rendre la ville plus adaptée aux besoins des citoyens. Par exemple, afin de moderniser et de développer le tourisme, ils ont installé des étiquettes RFID à travers la ville afin de mieux exploiter le potentiel culturel de la cité. Cela crée un chemin touristique capable de fournir des informations complémentaire sur les monuments en “push” directement sur les mobiles des passants.

Des projets dédiés à tous…

Salerno va également mettre en place un outil de gestion du trafic en utilisant les feux de signalisation et les caméras de surveillance. Ce, afin de mettre en place un central d’information sur la circulation, les places de parking disponibles en centre ville et le prix de ces stationnements. Un autre projet va rendre la ville accessible aux personnes malvoyantes, en créant une route qui mènera les aveugles d’un parking précis au théâtre. Pour cela, des capteurs sont installés le long du chemin dans les bordées.

…et à certaines personnes

Leur canne intègre également des capteurs qui repère l’environnement et transfère ces donénes au mobile. Enfin, pour améliorer le quotidien des personnes âgées, un outil de monitoring à distance de la santé sera mise en place. Il se compose d’un appareil électronique baptisé “je me sens bien”. Il contrôle la pression sanguine, rappelle aux anciens de prendre leurs médicaments et met en ligne des rapports accessible au médecin et à la famille sur l’état de santé de la personne.

 

Quand la ville décolle

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 30 Octobre 2009

Ville du futur : une réponse aux enjeux géopolitiques et écologiques ?

Des cités autosuffisantes, peu énergivores et mobiles. Une vision défendue par l’architecte Vincent Callebaut. Pour qui il faut réfléchir dès maintenant aux solutions technologiques et architecturales permettant d’y parvenir.

Vincent Callebaut est architecte, et auteur de plusieurs projets futuristes répondant aux grands défis urbains et écologiques du 21ème siècle.

L’Atelier : Quels sont selon vous les grands arguments qui rendent nécessaire la transformation dès aujourd’hui de la perception que nous avons de la ville ?

Vincent Callebaut : Durant le siècle à venir, avec l’augmentation des températures les experts prévoient une montée des eaux de 3 à 5 mètres. En Egypte, cela représente 3 % des terres. Quant aux Maldives, elles seront complètement immergées. Cela va engendrer des migrations qu’il va falloir gérer. L’existence de villes énergivores comme New York qui importent 100 % de leur nourriture et exportent leurs déchets est un autre problème. Il faut repenser la ville sur le plan écologique, en termes d’importation et d’exportation des matières premières, de l’évacuation des déchets, etc.

Que proposez-vous pour répondre à ces défis ?

Nous avons développé plusieurs idées. Lilypads est un projet de ville flottante destinée à accueillir les réfugiés climatiques que nous évoquions à l’instant. Elle a la capacité d’accueillir 500 000 habitants sur un demi million de kilomètres carrés. C’est une ville nomade qui pourrait se déplacer sur les océans. Nous en avons développé le concept en opposition aux projets d’extension du territoire de Monaco ou d’Abou Dabi impliquant le déplacement de milliards de tonnes de sables et affectant les écosystèmes sous-marins. Le projet Dragonfly, quant à lui, propose l’installation près de New York d’une ferme urbaine de 700 mètres de haut. L’idée est d’avoir un bâtiment qui serait non seulement autosuffisant en énergie, mais aussi en nourriture, grâce à la production d’oeufs, de viande, de lait…

Cela se traduit-il concrètement ?

D’une part ces grands projets sont conçus structurellement. Ils sont pensés pour demain mais avec les techniques d’aujourd’hui, même si nous étudions l’emploi de matériaux innovants. Ils sont donc tout à fait réalistes. D’autre part des investisseurs étrangers, majoritairement dans les pays émergents ont fait appel à nous pour développer des prototypes à plus petite échelle. Par exemple une version du projet Lilypads à l’échelle d’un village est à l’étude à la demande d’investisseurs chinois.

Comment définiriez-vous votre démarche architecturale ?

On pourrait la résumer par le néologisme “archibiotic”. C’est-à-dire une alliance entre l’architecture, les biotechnologies et les technologies de l’information et de la communication. C’est à notre génération d’apporter une solution aux dilemmes urbains de demain. Nos projets se jettent volontairement dans le futur pour interpeller et proposer des solutions architecturales. Nous pensons que l’évolution vers la ville du futur se fera petit à petit mais qu’elle sera ponctuée par des bâtiments phare proposant de nouveaux modes de vies à leurs habitants et offrant un plus grand équilibre entre nature et ville.

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