Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Le blog du Comptoir des savoirs pour le jour suivant : 28.10.2009.

octobre 2009
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archive pour 28.10.2009

Le Pôle ICI dans la Lettre de l’Atelier…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 27 Avril 2009

“Pour innover, il faut penser usages avant technologie”

Le pôle ICI réfléchit à des services innovants pour l’espace urbain. Rassemblant artistes, industriels et chercheurs, il vient d’être labellisé pôle de compétitivité régional en PACA. Rencontre avec Olivier Eschapasse, coordinateur du pôle.

L’Atelier : A quels besoins souhaite répondre le pôle Industries de la Créativité et de l’Innovation (*) ?

Olivier Eschapasse : Dans le domaine des technologies de l’information, il nous semble que les innovations majeures viendront plus de l’assemblage de technologies préexistantes que de l’émergence de nouvelles. Ce que nous voulons, c’est apporter des services dans des lieux publics comme les aéroports, où le besoin de communication et d’interactivité est très fort entre l’individu et son environnement (pour gérer les personnes, diminuer l’attente…). Nous souhaitons aussi proposer nos services à l’industrie touristique et aux villes, avec des services permettant aux personnes de se repérer dans des lieux inconnus. Aujourd’hui, avec l’engouement pour les objets communicants et l’ambiance intelligente, on commence à développer ce qu’il faut pour gérer les besoins des gens dans les espaces publics.

Ce ne sont pas tant les technologies qui vous intéressent que les usages, finalement.

Exactement. Ce dont je suis convaincu, c’est qu’il faut penser usages avant technologie. Dans neuf cas sur dix, une technologie ne sert pas à ce quoi à quoi elle était prévue à l’origine. D’ailleurs, quand une technique n’est pas pensée en termes d’usages, elle reste confidentielle. Prenons l’exemple de la géolocalisation des bus. De nombreuses villes savent localiser leurs véhicules. Mais on reste dans une vision gestionnaire. Le vrai service au citoyen, lui, est encore souvent inexistant : l’information n’est pas valorisée auprès des usagers. C’est pourquoi nous travaillons par exemple sur une application mobile qui géolocalise l’utilisateur et lui indique la position des transports en commun autour de lui.

Mais pour le développement de tels services, il existe déjà des agences d’architecture, de design, d’aménagement du territoire…

C’est vrai. D’ailleurs la plupart de nos adhérents travaillent déjà avec des agences. Mais ce qu’ils aiment dans notre approche, c’est son côté pluridisciplinaire. Nous avons également une stratégie plus R&D. La présence d’artistes spécialisés dans les arts de la scène, de la rue et de la ville interactive nous permet aussi de confirmer l’originalité de notre approche : nous nous intéressons à l’humain.

Pour les industriels et les chercheurs, l’art est-il perçu comme une forme d’innovation ?

Oui, tout à fait. L’art permet souvent de réfléchir à l’utilisation ou la réutilisation d’une technologie. Le micro sans-fil par exemple a été inventé après qu’un artiste à qui on a demandé de réaliser un travail autour d’un tournoi de tennis a voulu savoir s’il était possible de transmettre le son des balles sans-fil. Ces derniers ne pouvant être acceptés sur le terrain. Les opérateurs radio lui ont confirmé qu’il était possible de mettre un émetteur dans le manche du micro installé près des cordes, et un autre sur l’ampli. La technologie existait, mais la question de son utilisation ne s’est jamais posée.

(*) Association qui regroupe une soixantaine d’adhérents : entreprises, laboratoires de recherche et artistes spécialisés dans le numérique. Elle réfléchit à de nouvelles façons de mettre en scène l’information dans les espaces communicants et la ville interactive.

Famille 3: un grand frère jumeau autrichien

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 27 Octobre 2009

“Nous considérons l’Art comme une méthode de recherche en innovation”

L’autrichien Futurelab relie recherche et développement, entreprises et activité artistique. Le but : développer des applications et services en entreprises mieux adaptés aux besoins des utilisateurs.

Futurelab fait partie d’ARS Electronica, dont l’objectif est de lier l’Art, la société et les technologies. Il mène des projets pour des entreprises ou des institutions. La moitié d’entre eux est directement liée à l’Art et à la culture, et un tiers à l’innovation industrielle. Entretien avec Christophe Lindinger, directeur de la R&D, et qui ouvrira les rencontres “Technologies et arts numériques”, prévues le 27 novembre à Rennes.

L’Atelier : Pourquoi associer développement industriel, artistique et technologique ?

Christopher Lindinger : Pour nous, l’Art est une méthode de recherche en innovation. Les artistes pensent différemment à propos de certains aspects de la société. Ils ont une manière de penser qui remet en question les idées entérinées. Les entreprises ont de plus en plus en tête les gens qui vont utiliser leurs technologies, et plus seulement les technologies en elles-mêmes. A travers l’Art, nous cherchons des moyens créatifs d’utiliser la technologie.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

L’influence de nos projets peut être directe ou indirecte. Par exemple, un artiste travaillant chez nous avait organisé un concert basé sur l’utilisation des téléphones portables. Il s’agissait d’appeler les numéros des spectateurs présents, à qui une sonnerie précise avait été attribuée. Nous avons dû faire face à plusieurs difficultés techniques. Parmi elles, le délai trop long entre la composition du numéro et le moment où le mobile sonne effectivement. L’innovation que nous avons développée en réponse à ce problème a ensuite été reprise par les entreprises du secteur en Autriche pour mettre fin à cette latence.

Votre démarche semble du coup laisser d’abord la parole à l’Art avant de voir comment réutiliser une idée au niveau industriel.

Non, il arrive aussi souvent que les entreprises fassent appel à nous pour répondre à un problème précis. Par exemple, un constructeur de GPS cherchait un moyen d’améliorer les indications données par son appareil. Les utilisateurs avaient en effet du mal à estimer les distances énoncées par l’appareil et se trompaient souvent. Les chercheurs de Futurelab, artistes et scientifiques, se sont penchés sur le problème sous différentes perspectives. La solution proposée a été d’installer une caméra sur le véhicule filmant la route. Au moment de tourner le GPS présente l’image provenant de la caméra sur laquelle le chemin à suivre est ajouté numériquement.

Quelles sont les entreprises qui font appel à vous ?

Le spectre est large. Il y a beaucoup de grosses entreprises qui viennent au stade du développement de produits pour obtenir une vision de ce que pourrait être le futur de leur industrie, les nouveaux usages possibles, etc. Mais aussi des PME locales qui ont besoin de soutien sur une problématique particulière. C’est très enrichissant pour nous.

 

À lire aussi sur le site de l’Atelier :

  • Pour mieux innover, la Chine doit sortir des laboratoires (12/06/2009)

  • “Pour innover, il faut penser usages avant technologie” (27/04/2009) (Il s’agit du Pôle ICI)

Famille 2 : une grande soeur saclaisienne

Lu dans le Journal de l’Innovation
28 octobre 09

Digiteo : Précurseur du Campus de Saclay

La plateforme de visualisation interactive Wild. © Digiteo

Créé en 2000, Digiteo regroupe 25 laboratoires spécialisés en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) du Plateau de Saclay. Son ambition : devenir l’un des premiers centres de recherche du secteur au monde. Pour y parvenir, la structure favorise la mise en commun des compétences, que ce soit en matière de recherche ou de valorisation.

« Digiteo permet de faciliter l’exploitation des complémentarités entre les équipes de recherche mais aussi de favoriser le financement pour les activités communes, que ce soit pour la recherche ou pour la valorisation. L’organisation répond en quelque sorte à un principe de subsidiarité dans la mesure où Digiteo correspond à la mise en commun de ce qui manquait aux membres pris isolément » explique Maurice Robin, directeur exécutif de Digiteo.

Un budget annuel de 7 millions

Précurseur du Campus de Saclay et regroupant 25 laboratoires spécialisés en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) du site, Digiteo est l’œuvre de ses 6 membres fondateurs (CEA, CNRS, École Polytechnique, Supélec, INRIA et Université Paris-Sud 11) et de 3 associés (ENS Cachan, Université de Versailles Saint-Quention et l’École Centrale de Paris). L’ambition est de devenir l’un des premiers centres mondiaux de recherche du secteur (1). Pour cela, Digiteo bénéficie d’un budget annuel de 7 millions, financé par les fondateurs et associés (1 million d’euros), par l’État (2 millions), la région Ile-de-France (près de 3 millions) et les fonds européens. Certains projets bénéficient également d’un cofinancement par les différents partenaires (1 million). D’ici fin 2011, 3 nouveaux bâtiments, installés sur le Plateau de Saclay concrétiseront géographiquement le rapprochement des équipes et laboratoires, aux côtés du Pôle Commun de Recherche en Information, actuellement en construction.

50 projets de recherches coopératifs

Côté recherche, Digiteo a permis la mise en place de 50 projets de recherches coopératifs, de 6 chaires et du programme « scientifiques invités » (25 en 2009). Digiteo analyse également le portefeuille des 250 familles de brevets ouvrant la voie à des mises en commun ou des échanges entre les membres de Digiteo. Mais pour Michel Beaudouin-Lafon, directeur du LRI (CNRS) et représentant de l’Université Paris-Sud au Comité de pilotage de Digiteo, « l’intérêt de la mise en réseau au sein de Digiteo est de permettre d’atteindre une masse critique. Mettre sur un même lieu des spécialistes de disciplines différentes permet d’identifier des complémentarités facilitant la mise en route de projets. C’est notamment le principe des groupes de travail mis en place dans une dizaine de domaines. » Cette démarche a par exemple débouché sur l’association de 8 laboratoires pour la mise en œuvre de la plateforme de visualisation interactive WILD, fruit des recherches sur l’interaction multi-surfaces et multi-échelle.

Opération de Maturation Technico-Économique

Côté valorisation, Digiteo a développé l’Opération de Maturation Technico-Économique (OMTE) offrant un accompagnement du passage de l’idée à la mise au point d’un démonstrateur (« preuve de concept technologique »). Après une sélection en partenariat avec les industriels, les projets ont notamment accès à la réalisation d’une étude de marché et à un coaching en propriété intellectuelle. Cette intervention dans la phase dite de la «  vallée de la mort » c’est-à-dire quand l’idée n’intéresse pas encore les industriels, débouche généralement sur le création d’une strat-up ou sur une licence pour les industriels. Parallèlement, Digiteo participe au projet européen FITT pour la création d’une boîte à outils pour la valorisation.

28 octobre 2009, Elsa Bellanger

(1) Digiteo est orienté sur les thèmes du logiciel, de la modélisation-simulation, des architectures de calcul, des systèmes de détection, des capteurs, des systèmes de contrôle-décision, ou encore de l’interaction, de la visualisation et de la réalité virtuelle.

Famille 1 :Un grand cousin francilien

Lu dans le Journal de l’Innovation

28 octobre 09

Cap Robotique : L’ambition française

Créé en décembre 2008 dans le cadre du pôle de compétitivité dédié aux contenus numériques Cap Digital, « Cap Robotique » s’est fixé comme objectif de fédérer les acteurs de la robotique et de structurer la communauté française. Comme l’explique Bruno Maisonnier, président fondateur de Aldebaran Robotics, l’ambition est de positionner la France comme un leader sur ce marché voué à une forte croissance. © Tanguy Cadieu /Naja

Réalité augmentée embarquée

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 27 Octobre 2009

La réalité augmentée s’épanouit sur les téléphones portables

Caméras, GPS, accéléromètres et écrans de plus en plus performants font des téléphones un support particulièrement adapté aux solutions de réalité augmentée. Notamment pour fournir des informations géolocalisées.

Le téléphone portable a de fortes chances de devenir le support de prédilection des applications de réalité augmentée, annonce ABI Research. Selon le cabinet, les plates-formes mobiles transformeront l’écosystème de cette technologie qui permet de superposer des images virtuelles ou du contenu à une image réelle. Pour les chiffres : le marché représentera 350 millions de dollars en 2014, contre 6 millions en 2008, stimulé notamment par la multiplication d’applications mobiles. Dans les faits, de nombreuses applications pour iPhone ou pour les téléphones sous Androïd voient le jour. Pourquoi un tel engouement ? Tout simplement parce que les combinés portables embarquent des technologies adaptées à la réalité augmentée comme les caméras, les GPS, les accéléromètres, et des processeurs performants.

Un créneau pour les publicitaires

“Les capacités de ces plates-formes mobiles créent de réelles opportunités pour les technologies liées à la réalité augmentée”, affirme Joe Madden, auteur de l’étude. Voilà pour la technique. Côté usage, le mobile rend particulièrement adaptée la distribution d’informations géolocalisées, qu’elles soient d’ordre culturel, commercial ou encore social. D’ailleurs, ABI Research note sans grande surprise que l’un des secteurs qui en profitera le plus est celui du marketing. “Les applications professionnelles de réalité augmentée continueront à faire l’objet d’une importante demande dans les domaines militaire, automobile et du divertissement”, poursuit Joe Madden.

Faire évoluer le matériel

“Mais ces secteurs seront vite dépassés par les ventes de solutions mobiles grand public et publicitaires”. C’est pourquoi il recommande aux fournisseurs actuels de s’adapter rapidement. Et propose la constitution de bases de données géotagguées alimentées par les institutions, les entreprises et les particuliers. Reste que des améliorations doivent encore être apportées au niveau technique. Entre autres, selon ABI Research, les systèmes de géolocalisation ne fonctionnent pas encore de manière optimale. Ils doivent être affinés pour répondre aux besoins d’applications liées au shopping, ou aux jeux virtuels, où la position des objets réels requiert une plus grande précision.

3D tactile

Lu dans le Journal de l’Innovation
28 octobre 09

Images 3D : Le virtuel au bout des doigts

Des chercheurs de l’Institut Fraunhefer, en Allemagne, ont conçu un système innovant permettant de visualiser et de manipuler un objet 3D en relief sur un écran. L’image stéréoscopique, visible sans lunettes spéciales, peut être dirigée avec les mains. Trois caméras, une intégrée à l’écran, les deux autres placées au-dessus, filment à la fois les mouvements des doigts de l’utilisateur mais également son visage afin d’orienter l’image selon ses désirs. La technologie, qui pourrait être commercialisée d’ici un peu plus d’un an, se destine notamment au secteur médical : ne nécessitant ni souris, ni clavier, les médecins seraient ainsi capable de manipuler facilement l’interface.

|