oct 27

Domotique par téléphone


Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 25 Aout 2008

Quand l’iPhone éteint la lumière

Le smartphone d’Apple s’invite dans la domotique : il devient la télécommande de contrôle du réseau de régulation sans-fil des appareils électriques de l’Allemand Düwi.

Le projet Wimac at home permettait déjà de faire de l’écran de télévision une télécommande capable de contrôler l’ensemble des appareils multimédias de son domicile. Pour le fabricant d’appareils électriques Düwi, l’idéal de maison connectée se trouve dans la possibilité de diriger ces mêmes objets, mais en situation de mobilité. Il lance un système de contrôle sans-fil qui permet de réguler ses appareils électriques depuis son iPhone. Le système fonctionne même lorsque l’utilisateur n’est pas chez lui. Düwi ne précise cependant pas la portée de son système. Pour séduire les consommateurs, la marque ne joue pas uniquement sur le tableau de l’innovation et de la praticité, mais également sur l’aspect écologique d’un tel dispositif : pouvoir contrôler ses appareils électriques à distance, c’est en effet être capable de ne les allumer que lorsque l’on en a besoin.

Contrôler radiateurs et appareils multimédias à distance

Ce qui permet de réaliser des économies d’énergie. Au niveau de la sécurité, le dispositif devrait également permettre de vérifier que les différentes solutions de protection de son habitation comme les alarmes sont bien enclenchées. Le réseau fonctionne sur le standard de communication sans-fil Z-Wave. Le protocole, relié à un système de contrôle, établit un réseau radio entre les différents appareils électriques de la maison équipés du système : luminaires, radiateurs, appareils multimédia… Ce, sans installation de lignes spéciales. Ce WLAN peut être contrôlé depuis plusieurs combinés portables en plus de l’iPhone : PDA, ordinateur, notebook ou simple commande. Il suffit de télécharger le programme qui rend le combiné capable d’agir comme un transmetteur.

Un système qui ne fait pas la distinction entre les marques

Pour établir une connexion, il faut appuyer trois fois sur le bouton de commande du transmetteur et sur celui de récepteur, c’est-à-dire l’appareil que l’on souhaite ajouter au réseau. Le système permet de contrôler les appareils Düwi connectés, mais également ceux d’autres marques comme Panasonic, Black&Decker ou Logitech, et qui embarquent le protocole Z-Wave. Pour les chiffres, trois cents appareils différents sont actuellement compatibles, en provenance de plus de cent cinquante fabricants. Düwi va présenter sa solution de contrôle à l’occasion de l’IFA (Internationale Funkausstellung), qui se déroulera fin août à Berlin. Le fabricant n’a pas encore indiqué le prix de son système.

A lire aussi sur le site de L’Atelier :

La maison connectée soigne les seniors (08/01/2008)

Soft At home crée un standard de maison numérique (21/02/2008)

Capteurs et réseaux sans-fil veillent sur la maison (03/01/2008)

A consulter également dans notre espace « Chroniques » :

Le réseau omniprésent sera bientôt une réalité (15/10/2007)

Sur le même sujet, le même jour

Le journal de l’innovation
Publié le 27 aout 2008

Sony et les objets communicants

Sony développe actuellement une technologie qui doit permettre à tous les objets de s’échanger des données, sans intervention humaine. La technologie, baptisée « Transfer Jet » pourrait équiper de premiers produits courant 2009.

Le groupe japonais Sony développe actuellement une technologie qui permettrait aux appareils électroniques de communiquer entre eux, d’acheter des musiques sur des bornes ou de se transférer des données, sans l’intervention de l’Homme ! Baptisée « Transfer Jet », le système permettrait, par exemple, de transférer à très haut débit (500 mégabits par seconde) les clichés d’un appareil photo numérique dans un ordinateur ou sur l’écran d’une télé, en le posant simplement sur un disque dur.
A la différence des technologies sans fil, telles que Bluetooth ou le Wi-Fi, qui nécessitent que les appareils aient été paramétrés par leur utilisateur pour se reconnaître et dont le débit de transfert de données est très inférieur, « Transfer Jet » promet de rendre les objets capables de se parler entre eux, dès le moment où ils intègrent une puce spécifique et qu’ils sont mis face à face, à moins de 3 centimètres. Sony espère pouvoir équiper lieux publics et privés de premiers produits intégrant cette technologie, courant 2009.

oct 27

Dialogue avec sa ville


Source perdue

Paru le 08.09.2008

Représenter la ville, agir sur la ville, imaginer la ville, co-construire la ville

 

Imagine Tomorrow, Today.

At Autodesk, we are always thinking of the future. Imagine the potential of digital cities. Imagine a collaborative environment created around intelligent high-fidelity 3D digital models of existing and proposed infrastructure. Imagine a combined digital ecosystem that can capture, analyze, and visualize projects on a city and regional scale—an open platform that supports secure and robust integration of CAD; building information modeling (BIM); and geospatial, simulation, and visualization data.

Our Vision

A combined and computable digital and visual model of a city and its communities, its infrastructure, its past, and its future.

A digital platform that can synthesize, analyze, simulate, and communicate existing and proposed developments from different points of view—and points in time.

An innovative solution that allows agencies, developers, and design professionals to communicate, collaborate, and deliver projects in a more effective—and engaging—way.

A business tool to better plan, see, sell, and operate sustainable development essential for tomorrow’s high-performance cities and economies.

 

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Stay informed as Autodesk explores ways for you to create, communicate, and collaborate with multiple stakeholders for sustainable design.

 

Autodesk Announces Salzburg, Austria, as First Pilot City of its Digital Cities Initiative

 

City to Work with Autodesk and Salzburg University’s Center of Geoinformation to Help Develop Digital City Models to Better Understand the Impact of Urban Planning and Design

 

SAN RAFAEL, Calif., July 8, 2008 — Autodesk, Inc. (NASDAQ: ADSK) today announced it will be working with the city of Salzburg, Austria, as the first pilot city in Autodesk’s new Digital Cities initiative. The announcement was made with the Mayor of Salzburg at the AGIT 2008 conference in Salzburg.

 

The Digital City initiative is Autodesk’s unique technology designed to provide a collaborative environment for visualizing, analyzing and simulating the future impact of urban design and development at a city-wide scale. Autodesk has chosen to work with Salzburg, one of the great cultural and historic centers of Europe, to help them integrate their city data into a highly detailed 3D model of their city. This combination of city data with realistic visualization and simulation tools can allow Salzburg to view and interact with the city landscape, as well as analyze the impact of future urban planning, tourism and economic development projects before they are built.

 

“I am very pleased to announce the launch of this pilot project which holds considerable significance for modern urban administration. With Autodesk as a leader in design innovation and the University of Salzburg drawing on its many years of experience in the geoinformation area, we have two internationally acknowledged partners joining forces to realize this future project. The digital city model will help cities like ours better understand the impact of proposed urban projects,” said Dr. Heinz Schaden, Mayor of the City of Salzburg. “This type of pilot program will help us better understand how we can create an attractive and sustainable future for Salzburg and its people.”

 

Scientific personnel from Salzburg University’s Center of Geoinformation (Z_GIS) are involved with the implementation of Digital City for the city of Salzburg. “As a competence center for geoinformation, we are pleased to be able to contribute to one of the most ambitious innovation projects worldwide, and to be able to do this in our home town of Salzburg. Thanks to this project, students can benefit from gaining decisive knowledge advantages and participating companies in Salzburg can develop services upon this new platform. In this way, the Z_GIS will be strongly oriented to economic, scientific and administrative interfaces.”

 

“Salzburg is one of the most progressive, well known cities in the world and so they are a natural choice to participate as our first pilot city. Our Digital City technology can help the city and community of Salzburg communicate, collaborate, and deliver projects in a more effective—and sustainable — way,” said Lisa Campbell, vice president, Autodesk Geospatial. “We are proud to work with them and our longstanding partner, the University of Salzburg, to create a business tool that will help Salzburg plan and operate sustainable development essential for tomorrow’s high-performance cities and economies.”

 

About Digital Cities Technology

A Digital City allows stakeholders from the public, city government, construction, and business communities to work together to understand how many different proposals could impact the urban environment by experiencing the future of the city before it becomes real.

 

The goal of this pilot program is for Salzburg to be able to bring together 3D models of above and below ground features in an open platform that supports secure and robust integration of CAD, building information modeling (BIM), geospatial, civil engineering, and infrastructure data over a wide geographic area.  By combining this data with realistic visualization, analysis and simulation tools, a Digital City can deliver an intuitive and compelling way to understand the impact of plans and proposals from any point in time and from any point of view.


About Z_GIS

The Center of Geoinformation is the largest scientific institute for geoinformation in Austria and has been set up as a competence center at the University of Salzburg. The most important fields of activity for the Z_GIS are in the areas of research and development, the expansion of international relations, the organization of symposia and professional training and education. The primary task of the Center consists of providing geoinformation support for a complete range of applications, in close cooperation with the economy and public administration. The work of the Z_GIS team extends far beyond the boundaries of university activities and helps significantly to both present the University of Salzburg as a marketable and competitive institution and to create synergies, thereby helping to strengthen the city’s location as a center for science and research. Further information can be found at http://www.uni-salzburg.at.

 

oct 27

Cameras de surveillance sur son portable


Lettre de l’atelier

Publié le 10 Juillet 2008

Mobileyes garde un oeil en temps réel sur le trafic routier

L’application propose aux conducteurs de recevoir en vidéo sur leur mobile les données sur le trafic de New York. Ce, en reliant le combiné aux caméras qui surveillent les axes routiers.

Image Mobileyes

Recevoir des informations sur le trafic routier avant même de prendre sa voiture, sans avoir besoin d’investir dans un GPS. Voilà qui est possible avec la plate-forme Mobileyes. Lancée par le fournisseur de marketing et applications mobiles 3rd Dimension, elle propose en effet aux conducteurs de recevoir directement sur leur téléphone portable les données concernant les embouteillages de New York et ses environs. Après plusieurs villes américaines ayant adopté le projet, comme Los Angeles, c’est désormais la grosse pomme qui innove en reliant ses automobilistes aux caméras de surveillance du trafic de la ville.

Axes sous surveillance vidéo

Ainsi, les utilisateurs reçoivent en temps réel sur leur mobile les données vidéos provenant des caméras des quatre coins de la ville : autoroutes, périphérique, rues… Ils peuvent avoir un œil sur les axes et les voies qui les intéressent en sélectionnant leurs trajets et leurs itinéraires alternatifs. « New York a été notre marché pilote », explique Eric Joseph, président de 3rd Dimension. « Nous avons testé notre solution auprès des conducteurs depuis deux ans, afin de l’optimiser ». Et il a désormais pour objectif d’aider les millions de conducteurs qui effectuent quotidiennement des allers retours entre leur domicile et leur lieu de travail, ou bien l’école de leurs enfants. Pour télécharger l’application les utilisateurs ont deux choix.

A télécharger sur le mobile

Le premier est de se rendre sur la plate-forme en ligne de Mobileyes. Mais ils peuvent aussi le faire simplement depuis leur téléphone en appelant un numéro dédié. Dans les deux cas, il leur suffit de donner leur propre numéro : ils reçoivent alors un SMS contenant un lien qui leur permet de charger l’application. Les conducteurs n’ont plus qu’à sélectionner les routes qui les intéressent, et ils peuvent alors suivre le trafic en vidéo sur leur mobile. Ils ont par ailleurs la possibilité de recevoir automatiquement des mises à jour des informations en programmant leur application à cette fin. Ce service est compatible avec tous les smartphones.

A lire aussi sur le site de L’Atelier :

Quand l’intelligence artificielle optimise le GPS (03/07/2008)

Le passager détermine lui-même le temps de trajet (28/05/2008)

Réguler le trafic passe par un réseau routier virtuel (14/05/2008)

Microsoft fluidifie le trafic routier (15/04/2008)

oct 20

Remixer ses MP3


Lettre de l’Atelier

Publié le 15 Septembre 2008

 

Avec iKlax, l’auteur propose sa musique en kit personnalisable

Grâce à ce format audio multipiste, l’artiste peut proposer différentes variations de sa musique dans un seul fichier et l’auditeur adapter le morceau en sélectionnant notamment les pistes qu’il préfère.

Image musique

Le développement de la musique interactive offre de nouvelles opportunités au marché du disque. Lequel pourrait se saisir d’un nouveau format audio : l’iKlax. « Il ne s’agit pas d’un simple codec de décompression type MP3 ou autres mais d’un format multipiste beaucoup plus complet », explique à L’Atelier Owen Lagadec, l’un des inventeurs de cette technologie et président de la société éponyme. L’iKlax peut contenir des éléments sonores séparés (batterie, guitare, chant etc.) si bien que l’artiste peut insérer différentes versions d’une même œuvre dans un même fichier. L’auditeur accède en retour à une expérience musicale personnalisée : il peut sélectionner les pistes qu’il préfère écouter, mais aussi modifier leur volume, leur fréquence et même interagir avec la position des éléments sonores dans l’espace. Le tout dans les limites de contraintes imposées par le compositeur. Ce dernier peut par exemple décider que la guitare sera toujours moitié moins forte que la basse.

Un format compatible PC, mac, Linux etc.

« Je n’adhère pas à l’idée de laisser l’auditeur complètement libre. Il ne s’agit pas de musique à la carte mais de la possibilité d’avoir plusieurs expériences d’un même morceau. »Les artistes ont souvent plusieurs idées d’arrangement. Avec l’iKlax, ils n’ont plus besoin d’en sélectionner un au détriment des autres et les auditeurs peuvent entendre les pistes dissociées. Le catalogue iKlax est encore assez maigre : il ne contient pour le moment qu’une trentaine de morceaux. « Le problème n’est pas créatif mais économique. Les fichiers MP3 n’étant pas traduisibles en iKlax, il faut convaincre les maisons de disques de faire revenir leurs artistes en studio. »Une plate-forme communautaire en ligne a été créée ou les compositeurs peuvent se créer un profil et télécharger gratuitement le logiciel de création de musique interactive et multipiste. iKlax est par ailleurs en discussion avec des artistes de renom pour les convaincre d’enregistrer directement certains de leurs nouveaux morceaux dans ce format.

Version iPhone prévue d’ici deux mois

Quant aux auditeurs, ils peuvent également télécharger le player iKlax sur le site. iKlax est compatible avec tous les systèmes, que ce soit, PC, Mac, Linux, PDA, lecteurs multimédia portables. « Le design du player a cependant été préconçu en mode touch. Sa version iPhone sort dans deux mois. Nous nous sommes attachés dès le début à simplifier son expérience d’utilisation pour l’adapter aux mobiles ». L’iKlax pourrait-il remplacer le MP3 ? Sans doute pas. « Il s’agit de deux formats qui correspondent à des habitudes de consommations irréductibles. Nous pensons seulement que la musique numérique ne peut pas être que de l’écoute passive et qu’un nouveau segment venant compléter l’offre actuelle permettrait aux majors de continuer à se développer malgré la crise qui secoue actuellement le marché ».

A lire aussi sur le site de L’Atelier : 

MySong traduit les fredonnements en composition musicale (16/07/2008)

Le logiciel remplace l’ingénieur du son (08/04/2008)

 

oct 20

3D au secours du nouveau shopping

Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 09 Septembre 2008

 

Les objets en 3D rendent l’e-achat interactif

Le 3D Blog permet aux internautes d’envoyer aux responsables d’un site un commentaire sur une vue virtuelle d’un produit. Un système qui pourrait faciliter la communication entre e-commerçants et clients.

Pour permettre aux clients d’acheter directement sur le Net, les e-commerçants proposent généralement une photo des articles à vendre. Certains proposent même des modèles en trois dimensions. Le 3D Blog, développé par le japonais NICT, pourrait donner plus d’interactivité à cette forme d’achat. Le système permet en effet aux internautes de visualiser un objet en 3D sous tous ses angles, puis d’entrer simplement en communication avec le designer qui l’a conçu. Sur le mode du blog, il suffit en effet de rédiger un commentaire, qui lui sera immédiatement transmis. Et ce qui est intéressant, c’est que le système intègre un logiciel qui permet à celui qui tient le blog d’avoir sous les yeux la même vue en 3D de l’objet que celle qu’a eu l’internaute au moment où il a laissé son commentaire. Il suffit en effet au visiteur de cliquer sur l’objet, ce qui fait apparaître une pastille de couleur sur celui-ci. Il peut alors laisser sa note.

Détection automatique de similarités

Le propriétaire du blog recevra alors la même vue, avec le commentaire attaché. A noter : en se rendant sur un site qui utilise le système, les internautes ne partagent pas un monde en 3D. « C’est la grande différence avec des environnements comme Second Life », explique ainsi à L’Atelier Rieko Kadobayashi, responsable du projet au NICT. « Ici, chaque utilisateur télécharge l’objet sur son serveur ». A l’origine, le blog a été conçu pour le secteur culturel : reproduction de monuments en 3D à destination des musées, modules d’e-learning en histoire, archéologie ou architecture… Pour cette application, les chercheurs ont développé un mécanisme, baptisé Track Back, qui permet de détecter automatiquement les points de vue similaires annotés afin de mettre en relation les internautes les ayant laissés. Ce, dans le but de faciliter la communication entre les internautes qui se trouvent sur une même plate-forme. Il devrait vite trouver d’autres applications, en particulier au niveau du marketing.

Rendre l’expérience d’e-achat plus directe et réelle

« Un tel système vise à améliorer la communication entre les concepteurs de produits et les consommateurs », note ainsi Rieko Kadobayashi. Les commerçants pourraient ainsi ouvrir leur blog et permettre aux clients de regarder un objet, puis de leur poser directement des questions, avant de payer. « Mais de telles applications sont encore en développement, et nécessitent de revoir le design de notre concept. Elles devraient être disponibles pour la fin de l’année », ajoute la chercheuse. Enfin, le 3D Blog s’adresse aussi aux designers. Il devrait simplifier le travail avec des collaborateurs qui résident dans des endroits différents. D’un point de vue technique, le dispositif utilise le système Cortona VRML Client. « Les designers devront acheter le logiciel pour créer les modèles en 3D qu’ils téléchargeront ensuite sur le serveur du blog », explique la scientifique. « Les bloggers n’auront, eux, qu’à télécharger gratuitement un plug-in ». Le système a été présenté la semaine dernière à l’IFA de Berlin.

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oct 15

Capturer les mouvements des clients


Lu dans la lettre de l’Atelier

 Publié le 19 Aout 2008

La capture de mouvements au service des clients dans les magasins

En se libérant de contraintes telles que la nécessité de marqueurs, les systèmes de saisie et de suivi des gestes - ou déplacements - peuvent viser des applications scrutant le public.


Ouvrir les technologies de capture de mouvements au grand public. C’est ce que cible la société Organic Motion avec des applications variées dans le domaine du diagnostic ou encore de la distribution d’équipement sportif. Pas besoin de positionner des marqueurs réfléchissants sur le sujet à observer ; pas besoin non plus de scanner au préalable la personne comme c’est le cas pour le système conçu par l’université de Stanford. Non, il suffit au cobaye d’entrer dans un espace cubique à fond blanc équipé de quatorze caméras, et de commencer à bouger. Les parties de son corps sont identifiées automatiquement, les mouvements sont analysés en temps réel et rendus sur un modèle qu’une application exploite.

Les marqueurs restent incontournables

Lors de la démonstration réalisée la semaine dernière au salon Siggraph, plus de quatre cent visiteurs ont testé le système. « Tout fonctionne parfaitement pour 99% des gens », affirme Jonathan Rand, président d’Organic Motion. Le 1 % manquant correspond aux personnes vêtues de blanc ou de pantalons trop larges pour bien distinguer les jambes. Le système d’Organic Motion, qui exploite un modèle avec squelette à vingt et un os, doit en effet bien distinguer les membres. Il exclut pour le moment les mouvements des mains et des pieds. Si l’on excepte cette innovation, les solutions à base de marqueursrestent incontournables dans de nombreux cas. D’abord, parce que l’on peut traquer absolument tout ce qui bouge (des animaux ou objets). Ensuite, parce que l’on peut réaliser de multiples captures simultanées. « Il est possible de suivre dix personnes à la fois », explique Jeff Thingvold, Vice-Président en charge des nouveaux medias chez Motion Analysis, l’un des ténors du secteur.

Les LED à la rescousse

Leur système est ainsi théoriquement capable d’exploiter des milliers de marqueurs et de six à cent soixante caméras. Enfin, « les systèmes à base de marqueurs ont l’avantage pour des mouvements très rapides, reconnaîtJonathan Rand, mais nous arrivons à de meilleurs résultats dans le cas de mouvements répétitifs ». Plutôt que d’utiliser des marqueurs passifs, comme c’est le cas des marqueurs réfléchissants traditionnels, PhaseSpace utilise des diodes lumineuses (LED, Light Emitting Diode). Chaque diode émet une fréquence qui lui est propre, ce qui simplifie l’analyse des mouvements détectés lorsque le système perd un marqueur de vue pendant un court instant, et minimise les risques de résultats incohérents. Quoi qu’il en soit, les systèmes à base de marqueurs réfléchissants se popularisent. Le système OptiTrack de NaturalPoint équipe un petit studio pour moins de 5000 dollars. « L’offre des grands du secteur démarre à environ 50000 dollars », précise Jim Richardson, Président et CTO de NaturalPoint.

A lire aussi sur le site de L’Atelier : 

Le mobile essaime des post-it sur son chemin (20/06/2008)

Le vêtement, nouveau coach du sportif (07/07/2008)

Annabelle Bouard, envoyé spécial de L’Atelier à Los Angeles

oct 15

Casque audio sous l’eau


Dépêche AFP

25/7/2008

Un casque audio à résonance osseuse à utiliser aussi sous la douche

Une petite firme japonaise commercialise un nouveau casque audio étanche qui emploie les os comme mode de transmission des sons mélodieux et qui peut s’utiliser au bord de la piscine ou sous une douche rafraîchissante.

Afficher l'image Audio Bone Aqua

Audio Bone Aqua

 

Les deux extrémités de ce casque étanche baptisé « Audio Bone Aqua » viennent se plaquer devant les oreilles. Elles transmettent directement au crâne les vibrations générées par la musique. Ces signaux se propagent ainsi jusqu’à l’oreille interne, sans que le tympan n’entre en action.

La perception est un peu différente de celle ressentie via des écouteurs traditionnels, mais la restitution est fidèle aux tonalités originales, surtout si le casque est utilisé dans sa version à vibrations amplifiées et spectre élargi, une technologie brevetée par la société Morito, créatrice de ce produit.

« Avec cette technique, on ne risque pas de s’éclater les tympans », assure un directeur de Morito, ajoutant que le conduit auditif n’étant pas bouché par les écouteurs, « les sons extérieurs restent perceptibles ». Cet argument est certes rédhibitoire pour les vrais mélomanes audiophiles, mais Morito souligne qu’il est indéniable qu’entendre les bruits environnants dans les lieux publics, tout en profitant d’une ambiance musicale, limite notablement les dangers.

Morito espère vendre 30.000 « Audio Bone Aqua » par an au Japon, un pays où les modèles de casques audio se comptent par centaines.

 

oct 15

Au portable citoyen!


Lu dans InternetActu

Publié le 27 aout 2008

©Laura Cella/Naja

 

Projet ICiNG : Les citoyens prennent le pouvoir

 

Le projet européen ICiNG permet aux citoyens d’interagir avec leur commune en permanence, via les nouvelles technologies.

 

Le projet européen ICiNG a pour ambition de permettre aux citoyens d’être connectés en permanence à leur ville, afin qu’ils interviennent rapidement et facilement dans les décisions de leur commune.

Permettre aux citoyens de s’impliquer davantage dans la vie publique grâce aux nouvelles technologies : telle est l’ambition du projet européen ICiNG. D’un budget global de 5M€, le programme, est actuellement testé dans trois villes : Dublin, Barcelone et Helsinki. Les communes ont développé une plate-forme « sensible », capable d’être réceptive aux demandes de la population et à l’environnement local, via des ordinateurs fixes, portables, téléphones mobiles… L’objectif final étant de donner aux citoyens plus de poids dans les prises de décisions qui concernent leur commune.
Améliorer la ville
Dublin, par exemple, propose aux habitants de donner leur avis sur le niveau d’accessibilité de la ville. Ainsi, le grand public a la possibilité de photographier, avec son mobile, les lieux jugés peu adaptés ou mal agencés, et d’envoyer les clichés légendés d’un commentaire. Autre exemple, à Barcelone, l’installation d’un réseau Bluetooth de capteurs environnementaux permet de mieux gérer le trafic.
Et le projet ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : il devrait bientôt inclure d’autres services comme la demande de retrait d’ordures via une photo envoyée aux services de propreté, par exemple.

 

oct 15

Dialoguer avec sa ville, le retour


Lettre de l’Atelier
Publié le 08 Juillet 2008

 

Cannes modélise ses projets urbanistiques en 3D

La ville propose déjà une représentation en trois dimensions de ses rues et bâtiments existants. Elle réalisera également des maquettes 3D des futures constructions. Ce, afin de diminuer le nombre d’erreurs.

Cannes 3D

La 3D permet à tout le monde de comprendre et de s’approprier un projet », explique Yann-Vari Lecuyer, responsable du service Information de Cannes. C’est d’ailleurs dans ce but que la ville a développé une représentation en trois dimensions de ses rues et bâtiments, Cannes 3D. Les internautes – cannois et touristes – peuvent depuis l’année dernière se promener et découvrir l’intérieur des constructions qui les intéressent. Mais le projet a également un autre intérêt : apporter une meilleure aide à la décision aux acteurs du Plan Local d’Urbanisme. « Il permet de réaliser en amont des modélisations en 3D des projets architecturaux de la ville, et donc d’éviter un certain nombre d’erreurs, du choix de matériaux à l’orientation d’un bâtiment », ajoute le co-responsable du projet. Afin de disposer de maquettes fiables, la ville vient d’ailleurs de désigner la société de prestations graphiques IMAGTP pour la réalisation de ses futurs projets architecturaux et urbanistiques.

Des modélisations qui intègrent des éléments du réel

La société aura pour tâche de réaliser des maquettes en trois dimensions et qui intègrent des éléments du réel : « l’outil devra permettre d’effectuer en temps réel différentes manipulations : gestion des couches, simulation horaire, différents modes de promenade, insertion d’objets issus d’une bibliothèque prédéfinie… », est-il ainsi précisé dans le cahier des charges. Une fois modélisés, les projets seront mis à la disposition des responsables techniques et décideurs. Pas d’application collaborative envisagée par contre, qui permettrait aux citoyens d’intervenir sur la conduite d’un projet. « Le fait que tout le monde puisse intervenir est intéressant, mais cela nous semble trop compliqué en termes de gestion », ajoute Yann-Vari Lecuyer. Plusieurs bâtiments ont déjà été modélisés de cette manière, comme une école primaire et un complexe sportif.

Applications de géolocalisation et de guidage en vue

Fait intéressant : le dispositif sera en partie accessible aux entreprises privées. « Les sociétés pourront bénéficier de certaines applications si leur projet sert les intérêts de la ville ». Le tout, gratuitement. D’autres projets sont également en cours, qui misent sur la multiplication des combinés mobiles embarquant une fonction GPS. « Nous développons par exemple un service pour les personnes handicapées. Les malvoyants, par exemple, pourront télécharger un parcours et seront ensuite guidés par oreillette », précise le co-responsable du projet. Idem pour les touristes : ils pourront profiter d’informations dans leur langue. « Le service pourrait être assimilé à un GPS piéton », poursuit Yann-Vari Lecuyer. Des applications orientées e-commerce sont aussi dans les bacs. « Mais pour les mettre au point, nous devons réaliser des partenariats avec des acteurs du privé. Nous n’avons encore eu que peu de retours », conclut le co-responsable.

A lire aussi sur le site de L’Atelier :

Yoowalk fait vivre le web en 3D (04/07/2008)

Expérience consommateur optimisée = magasin du futur (24/06/2008)

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Altadyn simplifie la création en 3D (15/01/2008)

Vers un centre commercial numérique (14/01/2008)

GestureTek généralise l’accès à l’affichage interactif (31/10/2007)

L’Atelier BNP Paribas

oct 01

Piloter les objets communicants



La Lettre de l’Atelier

Publié le 30 Septembre 2008

 

 

Les objets communicants deviennent une réalité pour le grand public

Tikitag connecte un objet à un service en utilisant la technologie NFC. Pour en profiter, les utilisateurs doivent acheter un kit puis définir la fonction qu’ils souhaitent attribuer à l’objet.


Les initiatives pour connecter les objets sont nombreuses mais artisanales. C’est pour cela qu’il faut saluer le lancement de tikitag, un kit pour relier les objets des consommateurs à une fonction utilisant la technologie NFC. Le système, développé par Alcatel-Lucent, nécessite de coller un autocollant intégrant un circuit imprimé sur un produit. Il faut ensuite se rendre sur le site web communautaire de tikitag pour créer une application. Quand une personne présentera l’objet estampillé devant un lecteur NFC relié à Internet, il accèdera à la page ou au contenu qui lui est relié. Le lecteur se connecte en effet à un dispositif qui fait le lien entre un tag et une action, l’ACS (pour Application Correlation Server). « tikitag donne de l’intelligence à l’objet, et apporte une nouvelle dimension à des produits traditionnellement statiques », souligne à L’Atelier Toon Coppens, responsable du projet. Le site s’adresse aux particuliers mais aussi aux développeurs, qui auront la possibilité de travailler sur des usages qu’ils pourront ensuite revendre.

Street marketing, pointage en entreprise…

Il fournit ainsi ce qu’il appelle une interface de programmation à des tiers désireux d’intégrer tikitag à leurs offres. Les applications sont potentiellement nombreuses : systèmes de pointage pour salariés en déplacement, liaison entre une carte de visite et le site d’une entreprise, accès à du contenu supplémentaire dans des musées… Le secteur du marketing devrait aussi y trouver une véritable mine d’or : « avec la croissance des appareils portables RFID compatibles, l’utilisation des tags pour la publicité va se généraliser, via des affiches interactives par exemple », juge Toon Coppens. Les tags devraient également trouver leur place au niveau du marketing direct. « A la place de vendre un CD, un label de musique pourra proposer une figurine d’un chanteur et un lecteur NFC, qui permettra d’accéder à un espace web où l’on pourra profiter de sa musique et d’autres services liés ».

Vers un lancement massif

Le système en est encore à ses débuts. Pour le moment, il est simplement possible de lier des balises NFC avec une adresse Internet, ou à un album photo hébergé. Tikitag est aussi présent sur le réseau social Netlog, et propose de relier une photo à son profil. Le dispositif sera commercialisé à partir du 1er octobre. En ce qui concerne les prix, il faudra débourser une cinquantaine de dollars pour acheter sur des sites comme Amazon le kit de démarrage, qui comprend un lecteur NFC qui se branche à un PC ou un smartphone par port USB, 10 tags et l’accès au site communautaire. Le système est intéressant. Il a surtout le mérite immense d’accélérer le développement d’objets connectés et de développer un cadre unifié qui en rend l’utilisation plus simple. A noter que cette offre à son pendant français. Violet, qui fabrique le Nabaztag, prévoit de commercialiser un équivalent, baptisé Mir:ror, le 23 octobre.

A lire aussi sur le site de L’Atelier : 

Le sticker RFID vibrant décollera t-il ? (15/09/2008)