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Archive pour juin
Nouveau design, nouvelle attitude?
27.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans inTernet Actu
le 20/02/07
Jérusalem 2050 : le design peut-il faire la paix ?
Passer par la réinvention du quotidien pour trouver des solutions aux difficultés politiques : c’est le but du projet Jérusalem 2050, un projet lancé par le Département d’urbanisme et le Centre d’études internationales du Massachusetts Institute of Technology.
Le but affiché par les promoteurs du projet est de mettre en avant des initiatives de tolérance par le biais de nouvelles expériences urbaines. L’enjeu n’est pas de trouver une solution politique d’ensemble aux difficultés que connaît la ville, mais d’apporter des contributions innovantes aux difficultés que connaissent les habitants. Autrement dit, en conduisant les habitants à résoudre ensemble des problèmes concrets, peut-on créer les conditions d’un dialogue et d’une compréhension mutuelle, plus efficaces que les négociations diplomatiques ?
Dans ce cadre, le programme lancera un concours pour générer et trouver des solutions aux problèmes complexes, voire inextricables, auxquels sont confrontés quotidiennement les habitants. En regardant des possibilités d’avenir pluralistes, durables, dans une ville partagée, les promoteurs du projet espèrent encourager de nouvelles façons de concevoir l’espace urbain et les relations interculturelles.
A suivre…
10TouchPoints est une initiative assez proche dans le concept : elle consiste à re-concevoir des espaces publics et la relation entre les hommes et les objets au quotidien, à Singapour : jardins d’enfants, éclairage public, couloirs pédestres ou cyclistes, toilettes publiques, arrêts de bus…
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Détournement de techno….
27.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Le 20/06/2008
Un orgue à patates et une “double plaque chauffantes musicale” (de poche). Un Wiibrator, c’est-à-dire un logiciel pour transformer une manette Wii en vibromasseur. Un Bricophone, un projet de téléphones mobiles “libres” à très bas couts pour téléphoner, gratuitement, en réseau maillé…
Comme il s’agit donc d’un hackmeeting, on y cause aussi de cryptographie, de RFiD, de biométrie, des moyens de s’en protéger, de les sécuriser ou encore de les contourner. Karsten Nohl, chercheur à l’université de Virginia, est ainsi venu expliquer comment il était parvenu à casser la puce RFiD des transports en communs néerlandais, vendues à plus d’un milliard d’exemplaires dans le monde.
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Très fort : motion capture pour les nuls…
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Vu dans la lettre de l’Ateliers
Publié le 30 Mai 2008
La motion capture est à portée des cinéastes amateurs
La Stanford University développe un système permettant de numériser les mouvements d’un acteur sans nécessiter de marqueurs physiques ni de corrections manuelles. Le logiciel est capable de capturer les vêtements portés par le comédien.
Motion capture caméra
Selon le News Scientist, les réalisateurs de films à petit budget pourront désormais s’offrir les effets spéciaux les plus impressionnants. Ce, via une nouvelle technique de motion capture. D’après le journal scientifique, l’équipe de chercheurs emmenée par Christian Theobalt a mis au point un logiciel suffisamment précis pour capturer en trois dimensions l’ensemble des mouvements d’un corps humain. Jusque là, rien que du déjà vu, sauf que le software - contrairement aux techniques de motion capture traditionnelles - ne s’appuie ici sur aucun marqueur physique. Ces points réfléchissants sont habituellement positionnés sur une combinaison noire portée par les acteurs et qui permet à la caméra de suivre leurs mouvements. Le problème étant que les logiciels de traitement de l’image perdent parfois la trace de ces marqueurs, ce qui implique des corrections manuelles.
Capturer les mouvements de l’acteur
Ce processus, par définition coûteux car exigeant l’expertise d’un technicien spécialisé, peut être résolu par leur logiciel, expliquent les chercheurs de la Stanford University. La technique ainsi développée passe tout d’abord par la création d’un clone numérique de l’acteur grâce à un scanner laser. La capture des mouvements de ce dernier est ensuite réalisée via huit caméras disposées à différents angles de la scène tournée. La gestuelle et les déplacements sont enfin analysés pour être appliqués au double virtuel. Cette apposition du mouvement à l’objet numérisé s’effectue image par image, ce pour favoriser le réalisme du rendu. L’animation 3D finalement obtenue n’a ensuite plus qu’à être exportée dans l’environnement visuel du film.
Numériser le vêtement
Le logiciel est également capable de comparer la position des traits du personnage enregistrés sur chacun des huit angles de prise de vue pour calculer d’autres détails. Les plis de vêtements par exemple. Un des avantages de cette méthode réside dans le fait que l’acteur peut endosser son costume dédié sans risquer de perturber le système. “J’imagine qu’un comédien peut mieux faire son office et s’imprégner d’un rôle s’il peut porter le bon costume“, a déclaré au New Scientist Richard Broadbridge, expert en motion capture pour 4D View Solutions. Parallèlement à cette aide pour l’acteur, la caméra est désormais capable de prendre en compte les déformations des vêtements. Une caractéristique qui tend vers plus de réalisme : capturer les changements de forme de l’habit offre un rendu plus naturel que de les simuler informatiquement.![]()
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Grand article de reflexion sur Art et Industrie
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Source perdue…
Mise en ligne le mardi 10 juin 2008
Quand l’art c’est la vie. Artistes-chercheurs et biotech
par Claire Pentecost
Cet article de fond développe une approche philosophique du rapport entre aart et sciences, en particulier les bio technologies.
Il pose la question d’un nouvel art : le “bio art”…
“Le premier exode d’artistes hors de la toile paysagère et vers l’environnement naturel eut lieu au moment où les habitants prenaient conscience d’être sur la « navette spatiale Terre », un vaisseau-mère qui avait lui-même besoin de soins. Dans les années soixante, des artistes comme Robert Smithson et Michael Heizer avaient appliqué les principes de l’art minimal et conceptuel sur le terrain ; et bientôt un véritable genre allait éclore, intégrant les apports du mouvement écologiste, du féminisme et des perspectives utopistes des années soixante-dix. Aujourd’hui, l’art contemporain qui correspondrait au land art de la première génération n’est jamais loin des nouvelles technologies, sachant pertinemment que la technique dicte les termes du rapport humain au monde naturel.”
Il est trop long pour rester en l’état dans le blog.
Téléchargez le…
Le bio de biologie est-il le bio de biopouvoir?
Le bio de bio-art est-il le même que le bio de biopolitique?
Ecologie de la réception
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Appel à projet collectif
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu sur le site de la FING - rubrique ville2.0
En cours…
www.villes2.fr
Et si Nice portait un projet de ce type…
Lancement des expérimentations
Les expérimentations se dérouleront en 4 étapes :
* La production du cahier des charges
* La réalisation
* L’expérimentation et l’observation
* La fin de l’expérimentation et ses suites
City Wall
Le City Wall est l’une des incarnations du 5e écran. C’est un écran public dans l’espace public, dont les usages restent à inventer et l’expérience utilisateur qui en résulte à observer. Sa mise en œuvre suppose de nouveaux partenariats entre acteurs multiples, de nouveaux modèles économiques, juridiques, de nouvelles modalités d’accès aux données, aux infrastructures et à l’espace public urbains. Le City Wall est un miroir hyperlocal, le révélateur et le creuset d’informations et de services de proximités inédits, qu’ils soient commerciaux, sociaux, marchands et non marchands, publics, privés, associatifs, collectifs ou individuels, à l’échelle d’un espace urbain restreint, la boutique, l’immeuble, la rue, les quartiers.
Les attentes autour de City Wall sont multiples :
- Montrer comment un objet peut se transformer en service.
- Expérimenter de nouvelles technologies, une nouvelle interface, de nouvelles relations entre les commerçants et les passants, entre les résidents.
- Observer les usages et les utilisateurs, à plusieurs sur le même écran, sous le regard des autres dans l’espace public.
- Faire cohabiter des contenus personnels, publics, commerciaux, artistiques.
- Comprendre les freins, les motivations.
- Tester de nouvelles interactions entre écrans, téléphones mobiles et autres objets communicants.
- Rendre visible, tangible, appropriable le Quartier numérique, avec la participation de ses habitants et de ses passants.
City Pulse
Inspirée au départ d’expériences diverses comme celle de Christian Nold et du biomapping, qui cartographie les émotions urbaines, ou celle d’AIR (Area Immédiate Reading) qui transforme les piétons de Manhattan en co-géographes de la qualité de l’air, City Pulse a fait l’objet d’une première élaboration en 2007 avec les étudiants de l’ISEP (Institut Supérieur d’électronique de Paris) et le concours de Xilabs. Plus récemment le laboratoire CITU a élaboré un projet de recherche qui s’inspire de City Pulse, la « montre verte ». La « montre verte » n’est délibérément équipée que d’une puce GPS et de capteurs environnementaux, à l’exclusion de capteurs personnels. Le CITU considère que les données environnementales sont utiles à produire et partager pour l’individu et le collectif, ce qui n’est pas le cas des données personnelles et physiologiques (stress, rythme cardiaque …).
Les attentes autour de City Pulse sont là aussi multiples :
- Tester de nouveaux services communautaires.
- Transformer les clients en coproducteurs d’un service.
- Concevoir la plate-forme de stockage, de traitement et de diffusion des données.
- Travailler le rendu et la visualisation des données.
- Analyser les routines des habitants et passants d’un quartier.
- Elaborer les techniques d’étalonnage des données en coopération avec les spécialistes de la mesure.
- Rendre lisibles les données.
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Sceno webcam + téléphone
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 29 Mai 2008
De la sécurité à la scénographie
Si cet interface a été conçu pour rangée dans la rubrique “Sécurité”, il m’étonnerait beaucoup qu’un artiste ne soit pas tenté de l’utiliser comme interface entre lui et son public…
Webcam + mobile = vidéosurveillance à la maison
iNowCU relie le téléphone portable à une webcam pour signaler en temps réel les intrusions dans une propriété. La surveillance se fait ainsi directement sur le mobile, via Internet.
80% des Français sont très inquiets lorsqu’ils laissent leur maison ou leur appartement vide, selon uneenquête TNS Sofres pour l’Observatoire de la sécurité. D’où le fleurissement de solutions de sécurité de la maison, avec leur lot de nouvelles technologies. Ainsi, Inca X mobile, fournisseur d’applications mobiles, a annoncé hier le lancement de iNowCU. Cette application transforme tout ordinateur personnel doté d’une webcam en un système de surveillance relié au mobile de l’utilisateur qui peut ainsi veiller à distance sur sa maison. Le fonctionnement est le suivant : le système est relié à quatre webcams (ou moins), qui détectent les mouvements dans leur champ de vision. Si une présence est enregistrée par la caméra, alors iNowCU envoie en temps réel une alerte sur le terminal mobile du propriétaire : PDA, téléphone, ordinateur portable.
Alertes en temps réel
Sont ainsi diffusées les images filmées en temps réel par le système de vidéosurveillance. Un dispositif qui utilise la même bande passante que dans le cas des échanges peer-to-peer. Les alertes peuvent également être reçues par mail, et être diffusées à une liste de destinataires choisies auparavant par l’utilisateur. Une option qui permet d’avertir en son absence des voisins ou amis qui peuvent à leur tour alerter les autorités. Les utilisateurs peuvent par ailleurs accéder à tout instant et à distance aux données enregistrées par les webcam, depuis leur téléphone ou bien un autre PC. La sécurité de ces données est assurée par un encryptage ainsi qu’un accès avec mot de passe au site de iNowCU. “Ce projet est très intéressant”, commente Thomas Husson, analyste mobile senior chez Jupiter Research. “Elle se rapproche d’autres applications déjà lancées (de type Orb ou Sling) ou à venir reposant sur le concept de téléphone-télécommande“.
Accessibilité et simplicité
“Le point fort de iNowCU est sa simplicité“, affirme Phil Bishop, fondateur du service. “Tout le monde peut ainsi aisément assurer la sécurité de sa maison, à partir d’un simple ordinateur et d’une webcam, et pour un prix très intéressant“. La solution est en effet vendue 20 $ (soit près de 13 euros), largement en dessous des tarifs ordinaires pour protéger son habitat des intrusions et cambriolages. Le fondateur de iNowCU explique par ailleurs que cette accessibilité fait du système une application à usages multiples, allant “de la famille qui part en vacances et veut garder un œil sur sa maison, à l’adolescent qui veut surveiller que ses petits frères et sœurs ne s’introduisent pas dans sa chambre en son absence“. Thomas Husson nuance cependant en rappelant que “comme toujours pour ce type de solutions de streaming, il faut que l’utilisateur dispose d’un forfait data illimité et que l’interface utilisateur soit vraiment simple d’utilisation“.
A lire aussi sur le site de L’Atelier:
- ZigBee assure la sécurité dans les hôtels (09/05/2008)
- Capteurs et réseaux sans-fil veillent sur la maison (03/01/2008)
- La surveillance passe sur IP (20/12/2007)
- La vidéosurveillance économise l’espace de stockage (21/08/2007)
- Un nouveau service de contrôle à distance de maison via mobile sur l’archipel (10/02/2006)
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Ecrire des scénarios à plusieurs mains…
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu sur le site de l’Atelier
Publié le 03 Juin 2008
Levée de rideau pour les coscénaristes en ligne
Zhura.com met les aspirants auteurs de théâtre au défi de collaborer en ligne pour créer un script qui sera prochainement joué sur les planches. Le concept se base sur un service web d’édition spécialisé
Les scénaristes amateurs vont pouvoir faire preuve de leur talent grâce à Internet. Cela se passe aux Etats-Unis où la société Zhura propose aux internautes qui ont la fibre du théâtre d’écrire un show comique en ligne, ce sur un mode collaboratif. A la clé : les meilleurs verront leurs textes conjoints joués sur la scène bostonienne de l’Improv Asylum dans le cadre d’un spectacle nommé “You Wrote It, LIVE”. Zhura met son logiciel online de rédaction de scripts à disposition de la communauté d’auteurs désireux de présenter leurs épreuves. Cette solution hébergée, inspirée des applications dédiées aux professionnels, est également un outil web 2.0 favorisant l’échange et la concertation entre les différents membres de la communauté Zhura
Plusieurs ateliers d’écriture
“Ce show va marquer le monde du divertissement” explique Eric MacDonald, président de Zhura Corporation, qui ajoute que : “le contenu généré par l’utilisateur rivalise ici avec les productions professionnelles pour changer la façon dont nous créons et apprécions le spectacle“. L’accès à Zhura.com est gratuit et donne droit à trois principaux modes de travail pour les scénaristes du Net. Un premier espace personnel permet de créer ses propres scripts. L’utilisateur peut y arranger ses textes et idées tout en bénéficiant de différents outils d’aide à l’écriture. A noter : les documents crées sont sauvegardés de façon récurrente sur la base de données hébergée par Zhura. Un second mode dit de groupes privés offre la possibilité de constituer un cercle restreint de contributeurs.
Edition collaborative
Cet espace de travail collaboratif rend possible l’édition simultanée d’un script avec plusieurs coauteurs. Chacun peut annoter le texte commun et dispose parallèlement d’une fenêtre de chat permettant d’échanger idées et commentaires. Enfin, un troisième mode, public celui-ci, autorise les collaborations à grande échelle avec l’ensemble de la communauté d’auteurs actifs sur Zhura. Ici tout un chacun a librement accès au texte et peut émettre des commentaires à son sujet, voire également participer à son édition si cette possibilité est accordée par l’auteur original. Le site est utilisable toute l’année, les aspirants scénaristes participants à “You Wrote It, LIVE” devront cependant proposer leurs créations avant le 20 juin.
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Casque télépathe…
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans le « journal de l’innovation »
10 juin 2008
Jeux sur ordinateur : Les casques télépathes chassent les souris
Le Neural Impulse Actuator, fabriqué par OCZ Technology, permet de contrôler en partie son ordinateur. © OCZ Technology
Petite révolution dans la façon de jouer sur ordinateur, deux casques permettent de remplacer la souris ou le clavier dans l’interaction homme-machine. Destinés au grand public, leur prix les rendent abordables aux particuliers : 160 dollars pour le Neural Impulse Actuator de la société OCZ, 300 dollars pour l’Epoc, conçu par la firme Emotiv.
Dans les mois qui viennent, deux casques pourraient bien changer la façon de se servir de son ordinateur et transformer les utilisateurs en télépathes. Les deux casques, qui jouent en partie le rôle d’une souris, ont le même principe de fonctionnement. Un système d’électrodes détecte l’activité cérébrale à la manière d’un électroencéphalographe ; les mouvements des yeux et des muscles du visage sont analysés et interprétés après une période d’« apprentissage », à la fois pour l’utilisateur et pour l’interface.
Un temps de réaction divisé par deux
Le système existait déjà dans le domaine médical, il est désormais accessible au grand public, et vise principalement les joueurs de jeux vidéos. En supprimant le mouvement volontaire du joueur (déplacer la souris et cliquer), le temps de réaction est divisé par deux en moyenne, de 200 millisecondes à 100 millisecondes. La production en série du Neural Impulse Actuator (Nia) de la firme californienne OCZ vient d’être lancée. La « souris-cerveau » sera vendue 160 dollars (100 euros). Son concurrent direct, l’Epoc, fabriqué par Emotiv, une entreprise américano-australienne spécialisée dans les interfaces cerveau-ordinateur, doit lui sortir à Noël. Doté de seize électrodes, contre trois pour le Nia, il est plus abouti, (il reconnaît 30 émotions, peut masser le crâne et proposer de la musique en fonction de l’humeur), et sera vendu 300 dollars (190 euros).
Cécile Fléchon
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Des biennales sur fonds privés…
24.6.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Article proposé par Ph Baudelot
18 juin 2008
Arts Deux groupes s’impliquent dans des manifestations régionales
Les biennales du Havre et de Rennes financées par des entreprises privées
Ca se passe comme ça à Rennes et Le Havre
Elles sont deux, elles sont en province, et elles sont dues à des entreprises privées. La biennale d’art contemporain du Havre, dont c’est la deuxième édition, est financée par les casinos Partouche. Celle de Rennes par une association d’entreprises réunies par Bruno Caron, président du groupe agroalimentaire Norac.
Brice Couturier, de France-Culture, voit dans ces biennales, montées par des gens du privé comme on dit, un effet d’une ” crise de légitimité des politiques publiques “, et une dénonciation d’un ” art officiel “. Il a plaidé cette thèse lors d’un débat au Havre. Mais il est démenti par les faits : dans les deux cas, les artistes exposés sont loin d’être ignorés des institutions.
La réponse est plus pragmatique : ” La loi d’août 2003 sur le mécénat rend la chose fiscalement intéressante “, dit Bruno Caron. Pour Ari Sebag, directeur du groupe Partouche, le choix était encore plus simple : la loi fait obligation aux casinos de consacrer 0,5 % du produit brut des jeux à des activités culturelles. Ce qui fait que son groupe dépense 15 millions d’euros par an dans le secteur.
Or le maire du Havre, Antoine Rufenacht (UMP), ne leur a pas simplement demandé de l’argent, mais aussi de prendre en charge la totalité de l’organisation de la biennale, ce qui, après une première réaction de surprise, a ravi Ari Sebag : ” Nous ne voulons pas seulement payer, mais aussi être reconnus comme des acteurs culturels à part entière. Car la culture produit du lien social. ”
Préoccupation similaire chez le Breton Caron : ” Je m’interroge sur la place de l’entreprise dans la société et sur l’image que les gens ont du travail. Je trouve dommage de ne pas parvenir à concilier le travail et le désir. D’où cette expérience consistant à demander à des artistes de questionner l’entreprise. ”
Si Ari Sebag a fait appel à un ami, Jean-Marc Thévenet, pour diriger sa biennale, Bruno Caron a lancé un appel d’offres : le projet était d’associer l’art et l’entreprise. La proposition de Raphaëlle Jeune a été retenue : ” L’idée était d’immerger les artistes dans les entreprises, dit-elle. L’artiste choisissait l’entreprise et non l’inverse. Sa seule restriction était qu’il ne devait pas porter atteinte à l’image de la boîte. ”
62 ARTISTES EN TOUT
Quatorze entreprises bretonnes ont joué le jeu à Rennes, auxquelles s’ajoutent une quarantaine de productions spécifiques et quelques invitations, soit 62 artistes en tout. Au Havre, ils sont une douzaine, choisis par David Perreau, directeur du Centre d’art contemporain, à ponctuer de leurs oeuvres installées dans l’espace public un parcours allant du casino au musée, où une quarantaine d’autres plasticiens ont été réunis, choisis par l’artiste hollandais Ger Van Elk, sur le thème de ” l’intimité, aux antipodes de la monumentalité de rigueur dans les biennales. S’y ajoutent une programmation et un prix de films courts métrages expérimentaux confiés à une troisième commissaire, Natalia Grigorieva.
A Rennes, le propos est plus réfléchi : ” L’entreprise est responsable de sa mauvaise image, dit Bruno Caron. Or, on est dans la civilisation de l’image. A nous d’inventer une société où on ait envie de bosser ! ” Les artistes l’ont pris au mot : Martin Le Chevallier, par exemple, a contacté une entreprise d’audit. Sa mission : étudier avec lui les moyens de devenir un artiste de premier plan. Claudia Triozzi a, elle, utilisé l’argent versé par l’entreprise pour donner une prime de 1 500 euros aux employés. Mais ces initiatives posent d’autres questions, qui dépassent le débat argent public, argent privé : ainsi l’initiative rennaise a été critiquée par ceux qui pensent que l’entreprise est un lieu de contrainte, définitivement incompatible avec la liberté supposée de l’art. Enfin, s’ils sont heureux de l’expérience, les artistes eux-mêmes se demandent après coup si leur vocation est réellement de ” produire du lien social “.
Philippe Baudelot
Consultant arts numériques
Cell : +33 (0)6 08 61 05 88
baudelot@wanadoo.fr
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