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Archive pour 23.4.2008
La communication durable …
23.4.2008 by Eschapasse.
Un projet du pôle ICI
Depuis plusieurs mois, le pôle ICI se bat pour construire un réseau de communication durable.
Le projet en 2 mots
C’est un réseau régional de salles de visio qui permettrait aux acteurs de toute la région de se rencontrer autour d’un écran “bien scénographié” c’est à dire confortable dans sa perception visuelle et sonore et même plus si vous avez des suggestions.
Le lieu serait une salle équipée d’une douzaine de personnes minimum.
L’idée serait qu’il y ait au moins un point par capitale départementale mais plus si c’est possible.
… vers la déshumanisation?
On dira : “rien ne peut remplacer le contact direct” : nous sommes bien d’accord mais la question est : y a t il contacts durables?
Il ne s’agit pas de remplacer l’un par l’autre.
Il s’agit seulement de diminuer l’un pour valoriser les moments de partage et de rendre possible le travail collaboratif sur une durée longue et avec des partenaires de toute la région.
Pourquoi “communication durable”?
Communication :
- travailler ensemble et à distance, sur rendez-vous.
- travailler en PACA mais aussi avec nos partenaires des autres régions
- travailler avec nos réseaux étrangers (recherche, collaboration, partage, organisation)
- partager des événements et autres conférences, séances de formation, MasterClass, présentations publiques, … que l’on puisse suivre de façon active (intervention) ou passive (en spectateur) dans ces salles de proximité.
Durable :
- durable parce que le bilan carbone est largement diminué (en PACA, le voyage d’une capitale à une autre dure en moyenne entre 4h et 8h aller / retour)
- durable parce que les rendez-vous de travail durent généralement de 2 à 3h maximum
- durable parce que les TPE/PME que nous sommes pour la plupart ne peuvent assumer des investissements en temps et en argent aussi important de façon répétitive
- durable car c’est la bonne façon pour nous de nous impliquer dans des projets collaboratifs régionaux, voire nationaux
- durable parce que tous les PRIDES ont le même problème et que donc de telles installations sont rentables.
Que faire pour faire avancer ce programme?
Pour soutenir cette initiative d’intérêt public, envoyer un mail de soutien à l’adresse : com_durable@lerondpointdici.org
Si vous pouvez, indiquez le nombre de voyages de travail à Marseille ou ailleurs dans la région que vous avez fait dans les 6 derniers mois et votre budget transport en Région.
Vous trouverez ci-dessous un article relatif à une étude sur ce sujet…
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TIC & déplacements
23.4.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InternetActu
14 avril 2008
Comment les TIC permettent de rationaliser les déplacements
S’approprier les TIC pour rationaliser les déplacements, c’est l’un des enseignements de l’étude empirique de Virginie Lethiais du laboratoire Marsouin sur “les relations de coopération interentreprises”. Virginie Lethiais explique que la flexibilité, la réactivité, l’intensification de la concurrence et la course à l’innovation ont fait exploser les relations interentreprises. La coopération entre entreprises prend schématiquement deux grandes formes : une gestion à distance via les systèmes de télécommunications et les TIC et une gestion en face à face, par le déplacement physique d’un des interlocuteurs. Bien sûr, ces deux formes sont non exclusives et ont! tendance à se combiner, mais ce qui est intéressant, c’est que contrairement à ce qui est souvent souvent avancé, d’une part il n’y a guère de substitution entre les modes de communication physiques et virtuels et d’autre part, le contenu des échanges ne suffit pas toujours à expliquer le choix d’un vecteur de communication plutôt que l’autre.
Les TIC sont plutôt choisies quand la distance physique entre les entreprises est importante et le face à face est privilégié quand les structures sont géographiquement proches, ou encore au début d’un projet. Plus on est physiquement éloigné, plus on limite les rencontres aux interactions complexes, plus on est proche et plus on a tendance à se rencontrer.
Autre facteur, les TIC sont plus utilisées lorsque les connaissances échangées peuvent être codifiées, autrement dit, quand les ordinateurs peuvent dialoguer d’une manière plus ou moins automatique.
Virginie Lethiais conclut : “C’est plus l’appropriation des outils et la capacité à codifier les connaissances échangées que la nature de celles-ci qui vont conduire les entreprises à rationaliser leurs déplacements professionnels en leur substituant d’autres modes de communication”. Autrement dit, comme le souligne Mael Le Hir, du blog de Cybardèche, plus une entreprise maîtrise les TIC, plus elle est en mesure de rationaliser ses déplacements et de faire des économies.
Indispensable pour mieux comprendre : voir cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=aO5sD8Y69nU
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Eco-systeme de l’audace…
23.4.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Site innovationlejournal.fr
Le 14 avril 2008
« L’Europe manque d’entrepreneurs audacieux, pas de moyens »
Pour Hervé Lebret, les cursus universitaires européens dissuadent les étudiants de se lancer très jeunes dans la création d’entreprise. Pourtant, les Microsoft, Dell et autres Apple ont été fondées par des étudiants de vingt ans. DR
La difficile éclosion des start-up en Europe est généralement reliée à l’insuffisance du financement des projets innovants et au manque de business angels. Un point de vue que ne partage pas tout à fait Hervé Lebret, enseignant-chercheur qui gère le fonds de soutien à l’innovation et aux start-up à l’Ecole polytechnique de Lausanne. Dans son livre « Start-up », il juge que l’Europe manque surtout, par rapport aux Etats-Unis, de jeunes entrepreneurs inventifs. La faute à un environnement culturel et professionnel qui n’incite pas du tout les jeunes diplômés européens à prendre des risques pour créer leur start-up.
Pourquoi, selon vous, la difficile émergence de start-up en Europe relève avant tout de facteurs culturels ?
L’Europe s’est dotée de nombreux outils de soutien à l’innovation qui ne semblent pas fonctionner. Si vous prenez les principales start-up européennes, une seule, SAP, a en effet atteint une valeur boursière et un nombre de salariés importants. Mais en moyenne, les start-up européennes qui ont réussi valent 5 ou 6 milliards de dollars, quand leurs homologues américaines tournent autour de 100 milliards.
Et non seulement nos start-up les plus célèbres pèsent peu, mais elles se développent lentement : il leur faut en général dix ans pour entrer en bourse, contre cinq aux Etats-Unis.
En définitive, les start-up contribuent pour mois de 1 % au PIB européen, quand elles représentent, selon certains économistes, 18 % du PIB américain.
Ce qui ne veut pas dire que les mécanismes européens d’aide à l’innovation soient inutiles. Ils sont indispensables, mais pas déterminants pour favoriser l’éclosion et la croissance des start-up. Notre problème, en Europe, c’est que l’on met toujours la charrue avant les bœufs. On décide, par exemple dans un pôle de compétitivité, que tel projet est porteur, donc on met de l’argent dessus. Alors que, au contraire, ce qui caractérise une start-up à succès, comme Google, c’est souvent que personne ne croit au projet dans un premier temps.
En Europe, on veut à tout prix encadrer et rationaliser une démarche qui, par nature, n’est pas rationnelle. Créer une start-up, c’est prendre de gros risques, et c’est être un peu « fou ». Le problème de l’Europe, ce n’est pas le manque de moyens, car un projet génial finira toujours par attirer les capitaux. Notre problème, c’est le manque d’entrepreneurs prêts à prendre de gros risques, et c’est pour ça que j’estime que la différence entre nous et les Américains est surtout culturelle.
Pourquoi les porteurs de projets américains seraient-ils plus téméraires que leurs homologues européens ?
D’abord, parce que leur environnement culturel est favorable à la prise de risque : ça fait plus de vingt ans qu’ils entendent des Steve Jobs, des Bill Gates et des Larry Page leur dire « vous aussi, vous pouvez réussir. » D’autre part, l’audace du projet et la jeunesse du créateur d’entreprise sont étroitement liées. Si vous comparez les créateurs de start-up américaines et européennes, vous verrez que les premiers se lancent dans leurs projets très jeunes - 20 ans pour Bill Gates, 21 pour Steve Jobs, etc. -, tandis que les créateurs de start-up européens ont plutôt la trentaine.
C’est une différence fondamentale, qui tient au fait que le jeune américain, dès son entrée à l’Université, est incité à se lancer dans l’aventure entrepreunariale, alors que le jeune européen brillant est plutôt encouragé à intégrer une grande entreprise, quitte à créer plus tard sa propre société après avoir emmagasiné suffisamment d’expérience.
Sauf que, dans les faits, le jeune européen, une fois installé chez Thalès, puis marié, n’aura plus tellement envie de prendre le risque de créer sa start-up.
La différence tient en partie au fait que les carrières sont plus confortables en Europe qu’aux Etats-Unis, où les parcours professionnels sont moins sécurisés. Quand on est issu d’une grande école française, on a peut-être une vie professionnelle trop facile pour être sensible au « restez fous, restez affamés » lancé par Steve Jobs aux étudiants de Stanford.
Que faire alors pour favoriser l’éclosion des start-up européennes ?
Sur le court terme, pas grand-chose, car mon diagnostic n’est pas partagé : on nous répète sans cesse que le retard de l’Europe est lié au manque de financement et de business angels, quand je soutiens qu’il est lié au manque d’entrepreneurs jeunes et inventifs.
Mais si on fini par tomber d’accord sur ce point, il y aura alors beaucoup de choses à faire dans l’éducation pour stimuler les vocations entrepreunariales.
Par exemple par une meilleure information et un meilleur encadrement des étudiants, par un discours qui les incite à sortir des sentiers battus. Pourquoi les enseignants limitent-ils l’horizon professionnel des énarques et des polytechniciens à la haute administration ou aux multinationales ? Pourquoi en France n’y a t-il pas de contacts réguliers entre les étudiants des grandes écoles de commerce et ceux des filières scientifiques ? Il faut, je pense, davantage s’inspirer des bonnes pratiques qui ont cours dans les clusters technologiques et les universités américains.
L’idéal serait même d’envoyer nos jeunes étudier sur place, au frais des Etats européens, pour qu’ils nous rapportent leur expérience et créent en Europe leurs start-up.
C’est exactement ce que font les Chinois, les Indiens et les Israéliens, alors pourquoi pas nous ? En voulant reproduire ici le modèle des clusters américains, mais sans l’écosystème et l’environnement culturel propices, je pense que l’on fait fausse route.
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Corps & âmes
23.4.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Vu dans InternetActu
Le 10/04/08
En chair et en bits”
Carl, le premier instrument produit par le “luthier électronique” DaFact, ressemble à un hautbois. Il comporte des touches, des pistons, un axe rotatif, un inclinomètre et un accéléromètre – mais pas d’anche. Comme le clavier, qui demeure l’instrument le plus utilisé dans la musique numérique, il n’est au fond qu’une interface de pilotage des logiciels audio du commerce. Entre le clavier et le hautbois numériques, aucune différence, sinon le geste, le lien entre l’instrument et le corps : pourtant ils produisent deux musiques complètement différentes.
Le clavier se joue en général assis, l’instrument ne bouge pas et le corps de l’instrumentiste, si l’on excepte l’avant-bras et la main, assez peu. Le hautbois se saisit, se porte à hauteur du plexus et du ventre, se malaxe, se tord, s’incline, se dresse. Et le son qu’il produit, issu de la même électronique, des mêmes logiciels, est plus brut, plus charnel et pour moi, incomparablement plus émouvant.
Le corps, ça change tout
Quand le corps se mêle au numérique, beaucoup de choses changent. L’imaginaire du numérique se refonde. Un continent d’usages et d’innovations se découvre. De formidables défis s’annoncent.
Or tout indique aujourd’hui que le corps - biologique, charnel, sensible, physique - devient la prochaine frontière du numérique.
Le signe le plus visible en est le succès totalement inattendu de la console Wii de Nintendo, utilisée bien au-delà du jeu dans des programmes de remise en forme, des tests psychologiques, des maisons de retraite. La Wii domine le marché, non pas grâce à ses performances numériques très inférieures à celles de ses concurrentes, mais grâce à ses manettes, qui nous font jouer avec les mains, les bras, le torse, le corps – d’ailleurs bien souvent debout. De son côté, le bonheur d’usage de l’iPhone d’Apple tient non seulement dans son esthétique et son écran, mais aussi dans l’expérience incomparable du pilotage gestuel, aux doigts.
Mais on trouve aujourd’hui du corps partout ailleurs. A côté de la vue, les sens auditif, tactile, voire olfactif, se trouvent à nouveau et de plus en plus sollicités. La biométrie fait de notre corps – censé ne pas mentir, lui – la preuve ultime de notre identité. A l’échelle du corps, on travaille sur la géolocalisation, les grands écrans, ou encore les visioconférences “taille réelle” au son “spatialisé” pour que l’on ressente vraiment où l’organe vocal de notre interlocuteur est censé vibrer dans la pièce virtuelle. Les travaux sur les interfaces “tangibles” ou “haptiques” produisent des résultats sans cesse plus spectaculaires, parmi les rares qui fassent encore vraiment rêver en informatique. La diffusion du mobile, le déploiement de différentes formes d’informatique “ubiquitaire”, offrent à ces formes d’interaction nouvelles une infrastructure et un but.
Un imaginaire du numérique à réinventer
L’interaction numérique repose aujourd’hui principalement sur un sens, la vue ; un vecteur, le langage ; un usage asymétrique des sens (je vois mais ne suis pas vu, j’entends mais ne parle pas) ; et un engagement minimal du corps physique. Bien sûr, il y a tout de même du corps, de l’émotion dans ces interactions : on peut sortir épuisé d’une partie en réseau, on peut ressentir toutes sortes de titillations lors d’un chat ou d’un passage dans Second Life. Mais force est de constater que c’est avant tout à l’esprit qu’on s’adresse, suivant une vieille tradition dualiste qui trouve son point culminant dans l’idée qu’on pourrait un jour “télécharger” son cerveau dans une machine neuronale pour, ainsi, vivre éternellement.
L’opposition radicale, dans l’imaginaire du numérique, entre le “virtuel” et le “réel”, théorise, voire idéalise cette situation de fait [1]. Dans cet imaginaire, selon où l’on se place, le réel est vrai et le virtuel simulacre ; ou bien le virtuel est libre et léger, le réel lourd et contraint. Mais dans tous les cas, de Neuromancien à Matrix, la catastrophe intervient quand on franchit ou abat la barrière entre les deux. Ce que nous faisons tous les jours, désormais.
En cassant cette séparation, nous démolissons donc tout un pan fondateur de l’imaginaire du numérique, nous en tuons certaines utopies, sans vraiment disposer de rechange.
Un nouveau continent d’usages
Un sens sur cinq (voire six, si l’on admet que le mouvement est un sens), quelques zones du cerveau à l’exception de toutes les autres : l’interaction numérique n’a pour l’instant exploré qu’une aire fort limitée de nos territoires sensoriels et psychiques. En réintroduisant le corps, tout le corps, on ouvre grand l’accès à ces territoires.
Là encore, les exemples se multiplient. La “réalité augmentée“, par exemple, superpose à la réalité perçue des données – dans sa version raisonnable – et pourquoi pas des images, des bruits, des sensations inédites, des souvenirs partagés ou inventés. Le mobile transformé en baguette magique en est un instrument, mais on teste aussi des lunettes ou des lentilles de contact dont les matériaux incluent des sortes de cristaux capables de tisser ces différentes perceptions à la source même du regard.
Après des années d’insatisfaction vis-à-vis des téléconférences et autres visiocommunications, un nombre croissant d’entreprises expérimente des dispositifs destinés à enrichir l’expérience sensible des communications distantes. Il ne s’agit pas seulement de faire “comme si” les interlocuteurs se trouvaient dans la même pièce, mais d’imaginer des interactions entièrement inédites. Certains travaillent sur des tables interactives destinées à transformer l’expérience de travail de collaborateurs présents au même endroit. Ce tandis que l’opérateur mobile japonais DoCoMo imagine (avec une remarquable constance depuis le début des années 2000) un robot “! alter ego” (.pdf) qui nous représenterait physiquement dans des réunions à distance, et saurait prendre pour notre compte des moues ou des postures physiques pour traduire au-delà du langage ce que nous ressentons dans l’échange.
Le corps, nouvelle frontière
Ce retour du corps nous ouvre de nouvelles possibilités et soulève de nouveaux défis qu’il est temps d’anticiper. Car nous ne nous arrêterons vraisemblablement pas au milieu du chemin.
Le corps devient pour le numérique un instrument, un support, un sujet et une cible. Pour les acteurs technologiques, il devient le réseau et l’interface ultime. Pour la médecine et la police il se décrit, se désigne, s’identifie et s’analyse, à des fins curatives et de plus en plus souvent préventives. Pour l’entreprise, les armées et tout ce qui recherche la performance, il s’équipe, s’améliore, s’”augmente”. Pour la mode, les loisirs et les arts, il s’implique, s’habille, s’exprime et se sculpte. Les sens – tous les sens et la totalité des sens – sont concernés, et les prochaines générations de sex toys seront forcément numériques et en réseau. La puissance et la résilience physiques, la mémoire, la vivacité de la pensée, deviennent des variables sur lesquelles on cherchera à jouer. Avec un clavier, ou avec un hautbois ?
On imagine l’ampleur des questions éthiques, mais aussi anthropologiques, qui se poseront dans les années à venir. Nous devons y penser dès aujourd’hui. Mais il faut le faire à partir des pratiques autant que des fantasmes, et dans le langage de la chair autant que celui de l’esprit. En effet, si l’interpénétration du corps et du numérique nous effraie avec raison, reconnaissons qu’elle nous attire tout aussi fort. Et il y a par conséquent de forte chances que, tout en dénonçant avec vigueur l’avènement de l’homme bionique, nous nous affairions avec délice à le devenir un peu, chacun à notre manière.
Daniel Kaplan
[1] Pourtant “virtuel” ne s’oppose pas à “réel”, ni à “physique”, mais plutôt à “actuel” (ce qui existe dans le concret). Est virtuel ce qui peut être imaginé et pourrait advenir. Mais ce n’est pas de cette manière-là que nous l’utilisons au quotidien, ni que la littérature s’en est emparé.
Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2008/04/10/du-corps-dans-la-machine/
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Capteurs coulés “à chaud”….
23.4.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Vu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 16 Avril 2008
Des capteurs intégrés à une pédale permettent à l’utilisateur de mesurer ses efforts. Un procédé rendu possible grâce à l’intégration des composants électroniques directement dans le métal qui compose le vélo.
Vélo interactif
Les vélos modernes sont déjà bien équipés : ils peuvent compter jusqu’à vingt-sept vitesses. Cependant, les utilisateurs ne savent pas toujours s’en servir. Ils changent de vitesse trop fréquemment, s’essoufflent, et gaspillent leur énergie. Des composants électroniques intégrés au deux roues pourraient bien aider les cyclistes à mieux répartir leur effort. C’est ce que comptent démontrer les chercheurs du Fraunhofer en exposant au Hannover Messe un vélo doté d’un pédalier intelligent. Le prototype présenté par le laboratoire aide le conducteur à diriger sa force de pression dans les pédales. Ce, grâce à la présence de deux capteurs intégrés dans la manivelle à laquelle est fixée l’une des pédales du vélo. Cette fonction embarquée est le résultat du projet InGuss, dont l’objectif est de construire des produits dans lesquels on insère directement des capteurs, déclencheurs et composants électroniques durant le processus de fonte des métaux.
L’énergie du cycliste est mesurée par les capteurs
Dans le cas du vélo, l’une des fonctions de ces capteurs est de mesurer la force qui propulse le cycliste en avant et de lui montrer ainsi comment pédaler régulièrement sans dépenser d’énergie inutilement. Sa grande spécificité reste que sa pédale contient tous ces éléments - capteur, déclencheur et autres composants électroniques - au cœur même du métal qui la compose. Ils y ont été intégrés durant la construction du produit, et non greffés après.
Intégration pendant le processus de fabrication
Une tâche difficile selon Christoph Pille, l’un des chercheurs du projet, car durant la construction les températures peuvent atteindre 700°C et peuvent détruire les composants électroniques et électromagnétiques sensibles. “Nous les protégeons avec un matériaux isolant spécial, et nous adaptons le processus de fabrication afin de prévenir tout dommage matériel“, indique-t-il. Ce qui permet pour la première fois d’intégrer des composants comme une puce RFID durant la fonte du métal. Un procédé qui permet de ne pas perdre cette puce, de la tracer et de l’identifier : autant de mesures contre le piratage des produits. Heiko Atzrodt chercheur au LBF, autre laboratoire participant au projet, commente :”cette pédale de vélo n’est qu’un exemple des nombreuses applications potentielles de cette technologie“.
Site de l’atelier : www.atelier.fr
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Transparence pour investigations du réel
23.4.2008 by Olivier ESCHAPASSE.
Vu dans Internet Actu
Publié le 21/2/2008
La transparence pour interagir avec le monde réel
Le designer Mac Funamizu a publié sur son blog [2] un concept d’objet mobile qui utilise la transparence pour interagir avec le monde réel. Une tablette transparente, de la taille d’un livre de poche, sert d’outil pour regarder le monde et obtenir des informations numériques sur lui. Vous regardez un immeuble et accédez aux informations disponibles sur celui-ci. Vous lisez un journal, surlignez un mot par transparence, et la tablette vous affiche les résultats de votre moteur de recherche préféré sur celui-ci. “Cela serait plus facile de lire un livre papier. Vous pouvez utiliser le dictionnaire, Wikipedia, un thésaurus ou n’importe quoi disponible sur le web”.
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