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Archive de la catégorie Ville et espaces communicants

Garder ses distances

Lu dans Tom’sGuide
Edition du 15 mai 2011
TeleHuman : la visioconférence réaliste

Pour révolutionner l’appel vidéo et la visioconférence, le professeur Roel Vertegaal a dévoilé un concept des plus intéressants. Il s’agit d’un dispositif d’affichage novateur (presque) holographique.
Directeur du Human Media Lab de l’Université Queen, au Canada, l’homme levé le voile sur un affichage en 3D.Ce nouveau système est baptisé TeleHuman. L’appareil possède une forme cylindrique et intègre le fameux capteur Kinect de Microsoft. Il est également équipé d’un projecteur 3D qui sert à diffuser l’image sur le tube cylindrique acrylique translucide de 1,8 mètre de haut. Ce tout premier telepod permet de voir l’interlocuteur sous tous les angles et en grandeur nature s’il vous plaît. TeleHuman offre une vue à 360 degrés donnant l’impression à des personnes se trouvant à des endroits différents de se parler comme s’ils étaient face à face dans une même pièce.
On ignore encore la disponibilité de ce dispositif quasi holographique. Reste à améliorer la qualité de l’image…

Choix tres personnel

Lu dans Tom’sGuide
Edition du 15 mai 2011
Un cintre électronique connecté à Facebook
C&A, le magasin anglais veut révolutionner son store grâce à un cintre électronique connecté au réseau social Facebook. Cet accessoire novateur est actuellement expérimenté dans sa filiale au Brésil.
Via son projet C&A Fashion Like, le magasin utilise ce cintre pour que les clients puissent évaluer la côte de popularité d’un vêtement avant son achat. Le procédé est très simple. En effet, la plupart des vêtements vendus dans la boutique sont affichés sur sa page Facebook. Les internautes peuvent alors cliquer sur « J’aime » pour faire part de leurs appréciations sur chaque article. Ces nouveaux cintres possèdent un écran qui affiche le nombre de mentions « J’aime » pour le vêtement qui y est accroché. Il suffit de voir le nombre qui s’affiche sur l’écran du cintre pour connaître l’avis des internautes. On doit l’idée à la compagnie brésilienne DM9 (DDB).

Idée lumineuse

Lu dans Tom’Style
Edition du 18 avril 2012

Citylight : faites du sport pour éclairer votre ville

Le concept Citylight invite les sportifs à s’entrainer, non seulement pour prendre soin de leur condition physique mais également pour fournir de l’énergie à la société qui les entoure.

Le projet Citylight consiste à installer des lampadaires futuristes, qui s’alimenteraient grâce à l’énergie cinétique. Différents des lampadaires ordinaires, ils comprennent également des équipements de fitness. Lorsque les utilisateurs s’entrainent avec ces matériels sportifs, l’énergie mécanique qui en découle est convertie en énergie électrique grâce à un générateur. L’énergie électrique obtenue recharge ensuite la batterie du lampadaire pour qu’il puisse éclairer les rues de la ville pendant la nuit. Les lampadaires Citylight sont équipés de lampes LED à faible consommation. Selon les concepteurs, 488 calories brûlées équivalent à une heure et demie d’autonomie.
Le projet Citylight a été primé au concours Green Dot Award.

Lieux non-finis pour esprits infinis

Lu dans InternetActu
Edition du 22 mars 2012
Au-delà du brainstorming

Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le “brainstorming”.
Le brainstorming en question
Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque. Son principe est le suivant : dans une même pièce, les participants exposent toutes les idées créatives susceptibles de leur passer par la tête. Avec une règle fondamentale : les propositions, même les plus absurdes, ne doivent pas être critiquées, au risque, dans le cas contraire, de bloquer l’imagination de leurs auteurs ainsi mis en cause.
Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Tout d’abord, la pensée de groupe ne serait pas aussi créative qu’on ne le pense. Une première réfutation des théories d’Osborn a été établie dès 1958. Une expérience menée sur 48 groupes d’un côté et 48 individus de l’autre, a montré que les sujets réfléchissant en solo terminaient l’expérience avec bien plus d’idées que ceux qui avaient travaillé en équipe. Plus inquiétant encore, selon un panel de juges, les idées élaborées “en solo” étaient bien plus intéressantes et réalisables que celles élaborées en groupe, comme l’a souligné le psychologue Keith Sawyer dans ses livres sur la créativité de groupe.
Les bienfaits de la critique
Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Ici encore, une expérience de 2003, menée par le psychologue Charlan Nemeth a réfuté cette idée. Trois groupes de personnes ont été constitués pour réfléchir à trouver des solutions sur la congestion de la circulation à San Francisco. Le premier ne recevait aucune instruction quant à la manière de gérer les débats. Le second se voyait assigner les techniques classiques de brainstorming. Dans le troisième enfin, chacun avait le droit de critiquer librement les propositions des autres.
L’expérience à montré que les équipes où l’on avait le droit d’évaluer les idées des uns et des autres se montraient au final plus fécondes, et plus originales que celles qui avaient respecté l’interdit. Plus intéressant, encore, ce qui a qui a suivi : chaque sujet a été interrogé séparément et on lui a demandé de donner encore d’autres réponses à la question posée. Il s’est avéré que ceux qui avaient participé aux débats avec critiques ont été capables d’émettre bien plus d’idées nouvelles que les “brainstormers” et les sujets qui n’avaient reçu aucune instruction. Ces derniers ne concoctaient qu’une moyenne de trois idées nouvelles tandis que les membres du groupe intégrant le débat et ! la critique en produisaient sept.
Les lois de la composition
Pourtant, continue Lehrer, il n’est pas question pour autant de revenir à la croyance en une créativité s’exerçant exclusivement en solo. Dans divers domaines, comme la science, c’est d’ailleurs impossible. La spécialisation y est devenue telle qu’il devient impensable de travailler sur un sujet sans collaborer avec différents spécialistes très pointus. Une étude menée par Ben Jones, professeur à l’école de Management Kellog de la Northwestern University a ainsi analysée 19 millions d’articles universitaires et 2 millions de brevets de ces cinquante dernières années, montrant que les travaux en équipe n’ont cessé d’augmenter dans 95 % des sous-champs scientifiques et que les équipes universitaires ont augmenté ! de 20 % en moyenne à chaque décennie. Pour Jones, les chercheurs sont désormais contraints de collaborer, notamment parce que les mystères les plus intéressants se trouvent désormais à l’intersection des disciplines. “Il ya cent ans, les frères Wright pourrait construire un avion par eux-mêmes. Aujourd’hui, Boeing a besoin de centaines d’ingénieurs pour concevoir et produire des moteurs”. Face à la complexité croissante, le travail collectif est désormais de mise. Mais alors, quel est le meilleur modèle pour favoriser la créativité de groupe ?
En fait, estime Lehrer, les règles de l’intelligence collective sont singulièrement plus complexes qu’on a pu le croire. Il faut d’abord s’interroger sur la composition de l’équipe. Vaut-il mieux que les participants se connaissent, ou au contraire qu’ils se découvrent à l’occasion ?
Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! S’appuyant sur une recherche du sociologue Brian Uzzi qui a analysé les comédies musicales les plus populaires, mais aussi les échecs dans ce domaine, on apprend que les équipes les plus imaginatives sont composées en partie de personnes ayant déjà travaillé ensemble avec une certaine proportion de nouveaux venus. Si les participants se connaissent trop, la créativité ronronne et ne donne rien de bon. C’est ce qui s’est passé dans les années 30 à Broadway, pourtant alors peuplé des plus grands génies de la comédie musicale. La plupart des spectacles de cette période ont été des flops. West Side Story, en revanche, serait l&rsquo! ;exemple d’une comédie musicale dont la composition de l’équipe respecte les bonnes proportions. Les créateurs, Jerome Robbins, Leonard Bernstein et Arthur Laurents, étaient des habitués de la scène de Broadway. Mais cela ne les a pas empêchés de recruter de nouvelles têtes, par exemple un jeune parolier de 25 ans.
Les lieux créatifs
Mais pour Lehrer, il existe un autre aspect, fondamental, d’une créativité collective réussie : le lieu. Il est très important que des gens très différents puissent se rencontrer de manière fortuite et discuter de leur travail et de leurs idées. Et Lehrer de citer Steve Jobs à l’époque de Pixar, qui avait installé au centre du bâtiment de la société un atrium, où étaient situées les boites aux lettres et où techniciens, artistes et designers étaient forcés de se rencontrer pour aller d’un point à un autre (Jobs aurait même envisagé, selon Lehrer, d’installer des toilettes exclusivement dans cet atrium, mais aurait finalement été contraint d’y renoncer).
Toutefois, Lehrer se concentre surtout sur un autre édifice, qui selon lui aurait joué un rôle fondamental dans l’explosion technologique de la fin du XXe siècle : le bâtiment 20 du MIT.
Celui-ci avait été exécuté dans l’urgence, pendant les dernières heures de la guerre, pour abriter l’unité de recherche sur les radars. Il ne respectait aucun des codes de construction et possédait des défauts multiples (“la ventilation était pauvre, les couloirs sombres, les murs trop légers, on brûlait en été et on gelait en hiver”). Mais au final, ce n’était pas grave : il s’agissait d’une construction provisoire, qui devait être détruite dès la fin des hostilités.
Ce n’est pas ce qui s’est passé. A la fin de la guerre, le MIT a connu une affluence d’étudiants sans précédent. Du coup, il a bien fallu conserver le bâtiment 20 pour y abriter tout un groupe de structures éducatives.
Or, cet ensemble, si déstructuré, est celui qui a donné naissance à bon nombre des technologies et théories scientifiques du XXe siècle. Il a forcé des chercheurs travaillant sur des domaines sans rapport entre eux à cohabiter à discuter, à échanger des informations. Les théories linguistiques de Noam Chomsky doivent beaucoup à l’architecture du building. Parmi les autres découvertes mentionnées par Lehrer, il y a aussi les premiers jeux vidéos, la physique des micro-ondes, etc.
“Stewart Brand, dans son essai How Buildings Learn mentionne le bâtiment 20 comme l’exemple d’une structure “mal foutue”, devenue un espace exceptionnellement créatif, justement par ce qu’il n’a pas été voulu ni conçu (un autre exemple en serait le garage de la Silicon Valley). Au final, les scientifiques du bâtiment 20 se sentaient libres de refaire leurs locaux, adaptant leur structure à leurs besoins. Les murs étaient abattus sans permission, l’équipement s’entassait dans la cour de l’immeuble. Quand Jerome Zacharias a développé la première horloge atomique, il a supprimé deux plafonds de son labo pour faire de la place à un cylindre de trois ! étages… “

“La leçon du building 20″
La leçon, conclut Lehrer, “est que lorsque la composition d’un groupe est correcte – suffisamment de gens avec des perspectives différentes se rencontrant de manière imprévisible – la dynamique de groupe se développe d’elle-même”.
Rémi Sussan
Signalons que Jonah Lehrer publie un nouvel opusImagine, sous titré justement “Comment fonctionne la créativité”. Espérons que les éditions Robert Laffont, qui ont traduit et publié en français les deux premiers titres de Jonah Lehrer, s’empresseront de traduire ce nouveau volume.
Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/03/20/au-dela-du-brainstorming/

Ville intelligente … et intelligente

Employer des systèmes évolutifs et autoadaptatifs est indispensable pour s’adapter au caractère changeant d’une agglomération.
Résoudre les problématiques d’une cité passe par recourir à un système basé sur une “technologie évolutive”. Pour pouvoir mettre au point ce réseau global, un système de télécommunications performant est indispensable : en interconnectant non seulement les habitants, mais également les infrastructures entre elles, l’on permet au système de prendre en compte tous les évènements pouvant nuire au bon fonctionnement de la cité et de réagir instantanément. C’est du moins ce que propose Carlos Gershenson, chercheur à de l’université nationale autonome de Mexico
Mobilité et gouvernance au cœur de la cité évolutive
A son sens, seul un réseau adaptable pourrait gérer de façon effective le caractère aléatoire d’une agglomération et des habitants qui y résident. Le chercheur identifie ainsi un certain nombre de domaines où l’apport des technologies « vivantes » pourrait mener à une meilleure gestion. Le premier d’entre eux est celui des transports. Comment adapter le nombre de véhicules disponibles en fonction de la demande, ou identifier les routes encombrées afin de conseiller des itinéraires alternatifs aux conducteurs ? En utilisant un système de gestion des données intelligent ! De la même manière le second domaine est celui de la gouvernance.
Privilégier les télécommunications pour améliorer le fonctionnement de la cité 
Mettre en réseau les différents organes d’état, et leur donner accès à des informations en temps réel accélérerait la prise de décision. Au final, c’est le fonctionnement de la ville toute entière qui s’en trouverait accéléré. Le chercheur conclue en soulignant la prochaine étape nécessaire au développement d’une cité intelligente: à savoir de mettre au point une technologie qui soit robuste au changement, et qui n’ait plus besoin des humains pour s’adapter à son environnement.

Smart india

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 novembre 2011
En Inde, les smart cities deviennent des smart townships

Wave City déploiera des systèmes de capteurs et de terminaux intelligents pour améliorer les services de transports, de santé ou encore d’eau potable. Le tout, à coûts réduits.
Le concept de “smart city” s’exporte également dans les townships. En Inde, le projet Wave City, produit du partenariat entre la société Wave et IBM, a démarré afin de créer un espace de 4500 hectares à Ghaziabad, une des villes les plus industrialisées du pays. L’objectif sera d’intégrer dans cette nouvelle zone urbaine les dernières avancées technologiques intelligentes et écologiques afin d’assurer une meilleure qualité de vie aux habitants tout en conservant des coûts opérationnels réduits. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’urbanisation extrêmement rapide de l’Inde avec environ 30 personnes abandonnant les zones rurales toutes les minutes pour s’installer en ville. A ce rythme, dans 20 ans, le pays aura besoin de 500 agglomérations supplémentaires.
Une agglomération coordonnée grâce à des capteurs intelligents

Il sera donc nécessaire d’utiliser des technologies innovantes afin de répondre aux besoins grandissants d’infrastructures de services notamment. Wave City devrait se construire en deux étapes. Une première constituera une zone de 1671 hectares incluant des résidences, des centres commerciaux ainsi que des bâtiments scolaires et des hôpitaux. L’apport d’IBM se fera principalement dans la gestion des transports, de la santé, de l’eau potable et de l’énergie à l’aide de capteurs et de terminaux intelligents. Tous les systèmes seront coordonnés par un centre de commande qui pourra relayer différentes informations sur les mobiles des habitants (comme l’état du trafic par exemple).
Une ville écologique

Cette organisation devrait permettre de réduire significativement la consommation énergétique de ce township nouvelle génération par rapport à des villes traditionnelles afin qu’il puisse fonctionner de manière autonome. “Nous souhaitons offrir un grand nombre de services mais également nous assurer que Wave City sera une agglomération respectueuse de l’environnement“, explique Manpreet Singh Chadha, Joint Managing Director chez Wave. Une condition sine qua non pour conserver une qualité de vie acceptable à travers le pays alors que les zones urbaines devraient se multiplier dans les années à venir.

Vous e-habitez où?

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 novembre 2011
La ville intelligente ne doit pas oublier de personnaliser l’expérience
Sensei souhaite créer une structure de capteurs permettant de fournir des données d’ordre général mais aussi de répondre aux demandes ponctuelles des particuliers.
Pour pouvoir fonctionner, la ville intelligente doit être globale mais également proposer une expérience personnalisée à chaque habitant. C’est en substance la ligne directrice du projet Sensei, qui vise à créer une structure de capteurs et d’actionneurs pouvant fonctionner en étant connectés à un système général, mais également indépendamment. La structure devrait permettre l’intégration facile de terminaux sans fil qualifiés d’insulaires par les scientifiques et marchant sur le principe du plug & play. L’architecture fonctionne sur le principe du middleware afin qu’un capteur puisse publier des informations peu importe son contenu ou les technologies utilisées.
Isoler ou connecter à la demande

Vous pourrez par exemple demander quelle température il fait sur une rue particulière. Le système décodera votre question de manière sémantique, ira interroger les capteurs placés à cet endroit et vous renverra la réponse“, explique Laurent Hérault, chef du Wireless & Security Lab au CEA-Leti de Grenoble et coordinateur du projet. De plus, chaque terminal personnel (téléphone, voiture, maison…) pourra être isolé temporairement afin de contrôler le type d’informations que l’utilisateur souhaite partager et avec qui. Outre une perspective sécuritaire, qui reste un des principaux enjeux des smart cities comme vu dernièrement sur L’Atelier, la problématique est aussi énergétique. Car cette technologie implique des dépenses dans ce domaine qui peuvent devenir très importantes si les capteurs doivent pouvoir fonctionner de manière autonome, sans l’apport du système central.
L’enjeu énergétique au cœur des préoccupations
Il faut également veiller à diminuer l’impact de l’empreinte carbone. Plusieurs projets sont à l’étude en ce sens comme des terminaux capables d’être actif grâce à des piles basse consommation (5 nanoJoules par bit de données communiquées) ou grâce à leur environnement (soleil, vent…). De multiples initiatives utilisant l’architecture Sensei ont déjà été mises en place pour test dans différentes villes d’Europe. A Santander, pour économiser automatiquement l’électricité des éclairages publics, les lumières se tamisent lorsque personne ne marche dans la rue. L’efficacité des transports et l’amélioration du trafic sont également à l’ordre du jour à Aarhus et Birmingham. A noter que cette initiative est issue d’un partenariat entre 19 universités, entreprises et instituts de recherche à travers toute l’Europe.

Le geste-objet

Lu dans Tom’s Style
Edition du 28novembre 2011
Air Camera : transformer les doigts en appareil photo
Prendre une photo ou capturer une vidéo sans avoir à dégainer un appareil photo ou une caméra, serait un jour possible avec Air Caméra, le dispositif imaginé le designer Yeon Su Kim
L’Air Guitar est au rockeur ce que l’Air Camera est au photographe. Sans appareil photo visible, le dispositif comprend uniquement deux parties qui ressemblent à des anneaux. Le premier est un capteur de tension et se porte autour du pouce. Quant au second, il est à porter autour l’index et embarque l’objectif ainsi que le bouton ON/OFF. Pour prendre les photos, il suffit de faire mine de maintenir un APN entre les doigts et mouvoir l’index comme si on appuyait vraiment sur un bouton d’appareil photo. Le capteur détecte le mouvement du pouce et déclenche le capteur afin de prendre l’image. Pour la vidéo, il faut former un demi-cercle avec la main, comme lorsqu’un tient un caméscope en mains.

Air Camera est connecté à un smartphone, via Bluetooth. Les images et vidéos captées sont alors enregistrées sur la mémoire du mobile. Air Camera est pour le moment un concept.

Accueil un peu froid

Lu dans Tom’s Style
Edition du 28novembre 2011
Hologramme pour vous accueillir

Holographic Greeter, un hologramme dans les centres commerciaux qui sont les nouveaux lieux publics à engager du personnel virtuel, en l’occurrence des hologrammes. Holographic Greeter sera donc l’un des tout premiers programmes consistant à intégrer des hologrammes dans les boutiques.
Holographic Greeter a été conçu par Marketing Ad Group. L’hologramme peut être disposé partout dans la boutique quoique l’accueil semble être le meilleur choix. En effet, l’employée virtuelle a été programmée  non seulement pour présenter les produits mais aussi pour saluer les clients et leur souhaiter la bienvenue. Holographic Greeter est un moyen intéressant pour faire part des offres spéciales et présenter les nouveautés disponibles dans le magasin. Gagner l’attention de tous les clients devient alors plus facile. L’hologramme est projetée sur une plateforme estampillée KleenGrip et est de taille humaine.
Cerise sur le gâteau, Holographic Greeter est doté d’une technologie lui permettant de reconnaître des Codes QR et interagir avec les clients via leurs smartphones.

Intelligence de la ville

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 12 septembre 2011
Le concept de ville intelligente s’affine et se concrétise

 

 

 

L’accroissement de la population, notamment urbaine et les problématiques environnementales accélèrent les investissements en technologies dédiées à mettre au point les fameuses “smart cities”.

Alors qu’en 2010, 8,1 milliards de dollars ont été dépensé pour la création de technologies dédiées aux villes intelligentes, ce chiffre devrait passer à 39,5 milliards de dollars en 2016. Ces données sont révélées par une étude d’ABI Research, qui compile une centaine de projets de villes intelligentes à travers le monde. La plupart des initiatives référencées prenant place en Europe (38), Amérique du Nord (35) et Asie (21). Pour Joshua Flood, Senior Analyst chez ABI Research, ce phénomène s’explique facilement. “Il devient critique pour les villes de se développer intelligemment pour répondre aux besoins de leurs citoyens et des entreprises“, explique-t-il à L’Atelier. La raison en est simple : “Plus de 50% de la population mondiale habitent dans des villes. Selon les Nations Unies, d’ici à 2050, il y aura 2,2 milliards de personnes en plus sur la planète (on passerait de 6,9 à 9,1 milliards d’habitants)“, note-t-il.

Un besoin motivé par une population urbaine grandissante
Et d’ajouter : “Dans le même temps, les deux tiers de la population mondiale résideront en zone urbaine (3,4 à 6,3 milliards). “. Si la priorité de ces projets était jusqu’ici la constitution de réseaux intelligents, les dépenses des cinq prochaines années devraient s’orienter vers des moyens de transport et d’administration automatisés (e-ID…) mais également vers des solutions pour préserver l’écosystème. Plusieurs modèles existent en termes de villes intelligentes. L’étude s’attarde sur Holyoke dans le Massachusetts, une ancienne cité agricole, frappée par la crise. Financée par Cisco, la ville prévoit une refonte totale de son cœur urbain : un nouveau terminal de transports, des buildings multi-usages visant à améliorer les services en matière d’éducation, de santé et d’économie afin de rapatrier en centre ville des populations exilées dans les banlieues.

Différentes formes de villes intelligentes
Le but étant de créer un modèle pour toutes les villes au profil semblable aux Etats-Unis. De son côté, Amsterdam a pris le chemin d’un projet environnemental, en partenariat avec des sociétés d’innovations et d’opérateurs réseaux hollandaises. En s’associant étroitement avec les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics, la ville a mis en place des mesures écologiques visant à diminuer sa production en CO2 de 40% d’ici à 2015. Le dispositif s’appuie principalement sur des stations électriques pour les voitures et les bateaux permettant de se passer de l’essence, l’installation de panneaux solaires pour se connecter à Internet ou encore le lancement d’études sur l’environnement dans les universités locales.

Les yeux dans les poches

Lu dans Tom’s Style
15 juillet 2011 | Par Anja François RANDRIAVANIAINA -Source : Tom’s Guide FR

Une veste intelligente pour guider les non-voyants

Plusieurs concepts high-tech conçus pour les personnes ayant des problèmes visuels sont présentés régulièrement. Parmi les plus originaux figure le concept Guide Vest.

Guide Vest a été imaginé par des chercheurs américains du Viterbi School of Engineering, une Université dans le sud de la Californie. Il s’agit d’une veste bardée de capteurs et de moteurs microscopiques. La veste utilise un système équipé d’une caméra. Lorsque le propriétaire de la veste se déplace, la caméra filme l’environnement de la personne. Les informations sont ensuite traitées par un programme nommé SLAM (Simultaneous Localization And Mapping) pour cartographier cet environnement sur un modèle en trois dimensions. Lorsque la personne avance, les micro moteurs au niveau de la veste vibrent pour indiquer la direction à prendre. Ils vibrent également pour signaler tout obstacle se trouvant sur le chemin de l’utilisateur.

Guide Vest n’est pas encore prête pour une production à grande échelle. Les chercheurs devront encore se pencher sur leur prototype et l’améliorer.

Le réseau pour les commerçants?

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 1 juillet 2011

Les commerçants peinent à évaluer la rentabilité des réseaux sociaux
Si les revendeurs profitent des réseaux sociaux pour effectuer des opérations commerciales, ils estiment toutefois qu’il est très difficile dans connaître le retour sur investissement.
Plus de la moitié des commerçants utilise les réseaux sociaux pour promouvoir leur marchandise, et 32 % en profitent pour des mettre en place des réductions ou coupons. Toutefois, plus de huit sur dix affirment que leur efficacité d’évaluation des actions du bénéfice qu’apportent leurs investissements sur les sites communautaires est moyen voire faible. C’est ce qu’une étude de l’Economist Intelligence Unit dévoile, menée en partenariat avec SAP. Elle précise d’ailleurs que seuls 4 % des sondés auraient mis en place des indicateurs de mesure leur permettant d’appréhender l’impact des réseaux sociaux sur les ventes.
Une adoption en cours…
“Les commerçant sont dans une phase d’amorçage de leurs opérations sur les sites communautaires” explique Gilda Stahl, éditeur du rapport “The social shopper” qui a fait suite à l’étude. Il explique en effet que les revendeurs perçoivent encore leur engagement dans les réseaux sociaux comme une expérimentation, et restent donc prudents dans leurs investissements. L’étude précise d’ailleurs que les réseaux sociaux influencent de plus en plus d’autres entités des entreprises. 37 % des personnes interrogées indiquent en ce sens qu’elles souhaitent notamment intégrer les réseaux sociaux dans des opérations de merchandising.
…malgré certains restant profanes
Si 15 % des sondés affirment avoir lancé au moins un produit par le biais des sites communautaires, il n’en reste pas moins que plus d’un sur cinq ne les utilisent pas, alors qu’aux Etat-Unis par exemple,  un internaute sur dix se rend une fois par mois sur de tels sites. Selon l’Economist Intelligence Unit, les commerçants n’ont que quelques principes à suivre, comme la consistance du contenu, le dialogue avec les communautés, la collaboration et l’engagement du personnel de l’entreprise.

Smartphone vert

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 juin 2011

L’audit énergétique est affaire de smartphone
Envirolytics se lance dans le développement d’application pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation en énergie. Le système combine analyse de données sur l’environnement et sur l’usage fait.
Pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation d’énergie, Envirolytics propose de combiner données captées dans son environnement et d’autres plus factuelles. L’application iViro permet ainsi de prendre des mesures sur des bâtiments à l’aide de smartphones. Elle fournit ensuite des recommandations sur l’isolation, l’orientation des lumières etc. “Cela est possible grâce des données que l’utilisateur rentrera dans son téléphone, puis, grâce à la caméra et à l’accéléromètre qui permettent de calculer le volume des pièces. Enfin, le GPS permet de récolter des informations météorologiques“,explique Patrick Leslie, dirigeant d’Envirolytics, pour préciser que “l’idée, c’est de permettre d’économiser jusqu’à 25 % d’une facture“.
Profiter des données

Patrick Leslie insiste sur le fait que “le but était aussi bien d’offrir une solution efficace aux utilisateurs, que de collecter des données sur l’habitat pour les commercialiser, ou de  travailler sur des projets environnementaux, par exemple avec le gouvernement“. Le challenge est en effet de légitimer une expertise dans le domaine énergétique grâce à l’analyse des données récoltées. La première étape est donc une étape d’engagement des consommateurs, afin de faire connaître au mieux l’application. “Ensuite, nous nous adresserons au marché des sociétés, notamment des PME, qui devront payer pour des audits détaillés” poursuit-il.
Une application encore jeune

A ce jour, l’application est testée auprès d’un panel d’utilisateur, et sera rapidement disponible une fois les dernières mises au point effectuées” poursuite Patrick Leslie, qui présentait ce projet lors de la célèbre compétition IBM SmartCamp à New York qui se tient les 28 et 29 juin. A l’avenir, iViro permettra aux utilisateurs de rajouter des informations virtuelles, comme des objets, pour affiner la précision des analyses, dans le calcul de la surface d’une pièce. A noter que le dirigeant souhaite développer cette application sur Blackberry, iPhone, et Android.

 

Réseau social d’interieur

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 juin 2011
Quand le Wi-Fi facilite la mise en relation en intérieur
Pour nouer des contacts professionnels plus facilement lors d’un salon par exemple, il est possible d’utiliser une application de géolocalisation des individus par centres d’intérêts. Cela, en utilisant les réseaux sans-fil.
Retrouver une personne sur un salon professionnel n’est pas toujours simple : les gens bougent très vite et on ne connaît pas forcément bien en arrivant le plan exact du lieu. C’est notamment pour cette raison qu’un chercheur de l’université de l’Ohio, Dong Xuan, a mis en place eShadow, une application mobile de géolocalisation qui fonctionne pour l’instant grâce à la technologie Wi-Fi, donc en lieu fermé. Le but : localiser des contacts, des personnes partageant les mêmes centres d’intérêts ou susceptibles d’intéresser un professionnel, et de fournir un moyen de les retrouver dans une foule.
Privilégier les rencontres réelles
En effet, le logiciel fonctionne seulement dans un rayon de 50 mètres environ et propose un itinéraire en temps réel pour rejoindre la personne que l’on veut rencontrer. La condition pour le faire étant que les deux personnes aient ouvert l’application. “L’objectif c’est de pouvoir nouer des contacts plus facilement et plus rapidement lors d’un événement”, souligne le chercheur. Les réseaux sociaux ne doivent pas seulement cantonner les utilisateurs à rester dans un rapport virtuel mais doit également les aider à nouer des relations en face à face. Dong Xuan insiste sur le fait que “l’application eShadow est un outil complémentaire à la mise en relation qui ne doit en aucun cas être intrusif pour les utilisateurs”.
Des caractéristiques encore limitées
C’est notamment pour cette raison que chaque utilisateur peut la paramétrer individuellement c’est-à-dire choisir qui peut le voir parmi son carnet d’adresse existant mais également par zone géographiques ou encore par métier. Pour l’instant l’application fonctionne bien lorsque la personne est peu en mouvement mais le chercheur promet qu’il travaille actuellement pour résoudre ce problème. En effet les applications sont nombreuses dans le milieu professionnel mais également pour l’armée par exemple.

Ré inventer la visioconf…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 3 juin 2011

La vidéo conférence en entreprise doit faire des progrès
Les outils de réunion virtuelle ont un réel intérêt en terme de productivité mais sont encore mal déployés dans les entreprises.
Les systèmes de vidéo conférence installés actuellement dans les entreprises ne semblent pas bien adaptés. C’est tout du moins ce que révèle une étude commandée par Alcatel-Lucent. Elle révèle notamment que les organisations technologiques sont freinées par les systèmes existants et que seuls 40 % des responsables du domaine interrogés estiment disposer d’outils raisonnablement efficaces pour gérer la qualité de service et la performance des applications. Plus de la moitié d’entre eux considèrent qu’ils réaliseraient des économies considérables en remplaçant leurs systèmes de gestion actuels par un outil leur permettant de gérer les utilisateurs de façon unifiée.
Des outils mal développés…
Et leur fournissant des possibilités de communication et des applications sous forme de services, sur n’importe quel type de terminal. Les trois quarts des collaborateurs des entreprises interrogées sont par ailleurs convaincus de l’utilité de tels système et considèrent que ces outils leur permettent d’augmenter fortement leur productivité et leur engagement au sein de l’entreprise. “Les départements IT ont besoin de moyens simples et rentables pour les déployer et les gérer les travailleurs ont besoin d’outils plus performants“, souligne Arnaud Kraaijvanger, vice-président marketing de l’activité entreprise d’Alcatel-Lucent.
…Qui créent de la frustration
En effet, ces derniers expriment en général leur frustration lorsqu’il s’agit d’utiliser des outils de réunions virtuelles. Selon eux, ils ne sont pas assez intuitifs et ne permettent pas encore un partage efficace des connaissances. Aujourd’hui, seul un tiers des salariés dit avoir accès à ces technologies pour travailler concrètement. Reste que cette étude est à prendre pour ce qu’elle est : fournie par un groupe qui travaille actuellement sur des solutions de virtualisation à destination des professionnels.