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Archive de la catégorie Uncategorized
Sommes-nous concernés?
20.3.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 19 mars 2012
Grand doute made in USA
Les Américains sont de plus en plus nombreux à douter de la capacité de leur pays à continuer à jouer les premiers rôles à l’international. Cela, dans le secteur des technologies, mais aussi des sciences, de la santé et de la recherche médicale.
Question technologies, le scepticisme prédomine outre-Atlantique : 58% des Américains ne croient pas que leur nation sera capable de rester numéro un mondial dans les secteurs des sciences et des technologies à l’horizon 2020. Pourtant, ces industries impactent pour près de la moitié de la croissance économique américaine depuis la seconde guerre mondiale. La position des Etats-Unis n’est guère mieux cotée dans le secteur de la santé et de la recherche médicale puisque 53% des Américains pensent que leur pays perdra la première place. C’est ce que révèle un sondage* conduit en ligne par JZ Analytics pour le National Public Opinion Poll en Mars 2012.
Des investissements au ralenti
D’où viennent ces inquiétudes? “Ce sont les investissements trop faibles alloués aux sciences et à l’innovation qui alimenteraient les craintes des Américains sur la perte de vitesse de leur pays dans les années à venir”, explique John E.Porter, Président de Research!America et ancien membre du Congrès dans l’Illinois. Ces préoccupations vont probablement augmenter à moins que les décideurs ne prennent des mesures pour éviter des conséquences graves, notamment sur l’emploi américain, les entreprises et l’innovation. Pourtant, malgré ce manque de vitalité dans les financements, 91% des Américains estiment qu’il est important de conserver une place de premier plan sur la scène internationale dans ces trois secteurs.
Développer durablement la recherche et l’innovation
Pour rester compétitif et faire prospérer les Etats-Unis, 78% pensent qu’il faut rester leader dans les sciences et 65% jugent qu’il est important de l’être dans le domaine médical et de la recherche médical. A l’approche des élections présidentielles américaines, 64% des personnes sondées déclarent qu’elles seront plus enclines à voter pour un candidat qui soutiendra la recherche dans le domaine de la santé. Durant la campagne, le débat autour des thèmes des sciences, de l’innovation et de la santé sera très attendu.
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Quand la ville décolle
2.11.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 30 Octobre 2009
Ville du futur : une réponse aux enjeux géopolitiques et écologiques ?
Des cités autosuffisantes, peu énergivores et mobiles. Une vision défendue par l’architecte Vincent Callebaut. Pour qui il faut réfléchir dès maintenant aux solutions technologiques et architecturales permettant d’y parvenir.
Vincent Callebaut est architecte, et auteur de plusieurs projets futuristes répondant aux grands défis urbains et écologiques du 21ème siècle.
L’Atelier : Quels sont selon vous les grands arguments qui rendent nécessaire la transformation dès aujourd’hui de la perception que nous avons de la ville ?
Vincent Callebaut : Durant le siècle à venir, avec l’augmentation des températures les experts prévoient une montée des eaux de 3 à 5 mètres. En Egypte, cela représente 3 % des terres. Quant aux Maldives, elles seront complètement immergées. Cela va engendrer des migrations qu’il va falloir gérer. L’existence de villes énergivores comme New York qui importent 100 % de leur nourriture et exportent leurs déchets est un autre problème. Il faut repenser la ville sur le plan écologique, en termes d’importation et d’exportation des matières premières, de l’évacuation des déchets, etc.
Que proposez-vous pour répondre à ces défis ?
Nous avons développé plusieurs idées. Lilypads est un projet de ville flottante destinée à accueillir les réfugiés climatiques que nous évoquions à l’instant. Elle a la capacité d’accueillir 500 000 habitants sur un demi million de kilomètres carrés. C’est une ville nomade qui pourrait se déplacer sur les océans. Nous en avons développé le concept en opposition aux projets d’extension du territoire de Monaco ou d’Abou Dabi impliquant le déplacement de milliards de tonnes de sables et affectant les écosystèmes sous-marins. Le projet Dragonfly, quant à lui, propose l’installation près de New York d’une ferme urbaine de 700 mètres de haut. L’idée est d’avoir un bâtiment qui serait non seulement autosuffisant en énergie, mais aussi en nourriture, grâce à la production d’oeufs, de viande, de lait…
Cela se traduit-il concrètement ?
D’une part ces grands projets sont conçus structurellement. Ils sont pensés pour demain mais avec les techniques d’aujourd’hui, même si nous étudions l’emploi de matériaux innovants. Ils sont donc tout à fait réalistes. D’autre part des investisseurs étrangers, majoritairement dans les pays émergents ont fait appel à nous pour développer des prototypes à plus petite échelle. Par exemple une version du projet Lilypads à l’échelle d’un village est à l’étude à la demande d’investisseurs chinois.
Comment définiriez-vous votre démarche architecturale ?
On pourrait la résumer par le néologisme “archibiotic”. C’est-à-dire une alliance entre l’architecture, les biotechnologies et les technologies de l’information et de la communication. C’est à notre génération d’apporter une solution aux dilemmes urbains de demain. Nos projets se jettent volontairement dans le futur pour interpeller et proposer des solutions architecturales. Nous pensons que l’évolution vers la ville du futur se fera petit à petit mais qu’elle sera ponctuée par des bâtiments phare proposant de nouveaux modes de vies à leurs habitants et offrant un plus grand équilibre entre nature et ville.
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