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Archive de la catégorie Techno et développement durable
Accéder aux données publiques versus capteurs verts
15.12.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 14 Décembre 2009
Sany favorise l’exploitation des capteurs environnementaux
Pour une meilleure propagation des données récoltées à travers le monde, des chercheurs proposent une plate-forme de standardisation et d’échange de ces informations.
Difficile de rendre accessibles à des acteurs externes les données enregistrées par les capteurs répartis dans le monde sur les conditions terrestres, atmosphériques, océaniques, etc. Afin d’y remédier, un groupe de chercheurs européens* propose de mettre en place un “marché des données environnementales”. L’objectif du projet Sany (pour Sensors Anywhere) est de construire une architecture qui mettra en contact les possesseurs de données avec des clients potentiels. “Des ressources importantes sont investies pour récupérer des données dans un but précis”, explique Denis Havlik, le coordinateur du projet. “Et il arrive que les informations récupérées ne soient jamais réutilisées par la suite”.
Plusieurs services pour la plate-forme
“N’importe qui désirant accéder à des données environnementales se rendra sur la plate-forme pour y effectuer une recherche”, précise le chercheur autrichien. “Le service permettra ainsi à des personnes ayant fait des observations de les proposer à travers une interface standardisée”. Les internautes accèderont à plusieurs services depuis la plate-forme : un pour obtenir des données, un pour construire une carte ou un graphique, un autre pour traiter les données d’une manière ou une autre, etc. “A l’heure actuelle, certaines personnes ne savent pas que ces informations existent, ou comment y accéder”, poursuit le chercheur. “Ou bien il est trop difficile de contacter le propriétaire des données”.
Toutes les données converties dans un format standard
Par ailleurs, toutes les données seront converties par le système Sany dans un format standard. Celui-ci a été établi par le Consortium Géospatial Ouvert (OGC), qui concerne toutes sortes de données, qu’elles soient brutes ou déjà traitées. D’un point de vue commercial, cela permettra à de petites entreprises de proposer leurs services sur le marché, traditionnellement dominé par les grandes structures. Par ailleurs, les entreprises pourront se concentrer sur leur domaine de compétence et récupérer les données restantes sur le marché. Pour démontrer la viabilité du système, plusieurs projets pilote de collecte des données ont été menées à travers l’Europe. Plusieurs des PME impliquées développent des applications spécialement pour la plate-forme.
* Le projet Sany est financé par des fonds européens et s’appuie en partie sur les travaux du projet Orchestra.
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Acheter l’écocitoyenneté
10.11.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 Juin 2009
Les consommateurs collaborent face aux pics de consommation d’énergie
Enernoc place sur les installations électriques des boîtiers qui réduisent l’énergie disponible pour les appareils électriques en cas de forte consommation. Cela évite aux fournisseurs d’électricité de remettre en marche des centrales au repos.
Comment lutter contre la remise en service d’anciennes centrales peu écologiques, lors des pics de consommation d’électricité ? Dans un premier temps, en diminuant de manière imperceptible l’électricité apportée aux appareils électriques. Dans un deuxième temps, en récompensant financièrement les entités qui acceptent de le faire. C’est ce que propose l’entreprise américaine Enernoc. Pour y parvenir, elle a développé des boîtiers qui se branchent directement sur l’installation électrique de ses clients : entreprises, établissements scolaires, institutions publiques…
Anticiper le pic de consommation
Lorsque toute la population augmente simultanément sa consommation d’énergie, “le fournisseur d’énergie anticipe le pic et prévient l’entreprise Enernoc“. C’est ce qu’explique Matthieu Roynette, auteur de l’ouvrage “100 pionniers pour la planète” et initiateur du projet Shake your Planet. Enernoc envoie alors une notification à ses clients, qui choisissent d’accepter ou de refuser le lancement du boîtier à ce moment de l’année. S’ils sont d’accord, le boîtier entre alors en jeu pour réduire momentanément de 20 à 30 % le fonctionnement des appareils. L’énergie économisée est revendue au fournisseur d’électricité.
Rémunérer ses clients
“L’innovation de ce projet est qu’il s’agit d’une relation gagnant-gagnant” poursuit Matthieu Roynette. Le fournisseur d’électricité paye la société Enernoc pour diminuer la consommation des appareils. “Celle-ci reverse ensuite chaque année une grande partie de ces sommes à ses clients. L’université du Connecticut s’est vue, par exemple, remettre un chèque de 75 000€ l’année dernière“. En France, des projets de ce type existent également, “mais aucun n’est viable à l’heure actuelle, car ces sociétés n’arrivent pas à rémunérer leurs clients“, conclut Matthieu Roynette.
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Co-working à distance…
6.11.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans le journal du Net
Paru le 06 11 2009
La conférence Web, pilier du travail collaboratif
La conférence Web est très répandue chez les knowledges managers américains. On trouve aussi les wikis et les blogs. Mais ils sont moins bien placés pour améliorer l’efficacité de la collaboration.
Réalisé par Dominique FILIPPONE, Journal du Net
Cette étude est intéressante sur les habitudes du travail collaboratif à distance et la visio…
Ce thème a été décrété comme prioritaire pour le Pôle par le Conseil d’Adminsitration du 4 novembre…
Pour accéder à l’enquête complète, cliquer ICI
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Un programme europeen pour la ville durable
3.11.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’ARTESI
Article du lundi 5 octobre 2009
Le programme européen d’échanges pour un développement urbain durable lance un nouveau site de référence
URBACT investit le web pour sensibiliser un large public aux grands enjeux urbains
Permettre aux villes de construire ensemble des réponses aux grands enjeux urbains, telle est l’ambition de ce programme d’échanges européen, géré par la France. Destiné à tous les acteurs de la Ville, experts ou chercheurs, élus politiques, associations ou citoyens intéressés par le sujet, www.urbact.eu a pour objectif d’être un espace commun de référence en matière de développement urbain durable.
Les villes européennes, au cœur de l’engagement d’URBACT
Parce que les villes jouent un rôle fondamental, en 1ere ligne, face aux grandes mutations actuelles, URBACT leur permet de se réunir, de faire émerger et de partager des solutions durables. Le programme URBACT co-financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) c’est à ce jour : 185 villes, 29 pays et 5 000 participants actifs.
28 projets financés
URBACT finance en effet 28 projets thématiques pan-européens, conçus par les acteurs locaux eux-mêmes et au cœur des enjeux de société : développement des PME innovantes et du tissu économique local ; femmes et emploi ; santé en milieu urbain ; villes et logement durable ; intégration des minorités ethniques dans la ville…
« Notre nouveau site Internet cherche à intégrer ce savoir riche et le synthétiser en un ensemble cohérent pour mettre les informations à disposition de toutes les villes européennes. Rassemblées dans un outil, elles seront accessibles et utiles à tous, des experts aux citoyens » explique Jean-Loup Drubigny, Directeur du Secrétariat d’URBACT.
Grâce aux 6 entrées thématiques (A propos d’URBACT, Développement urbain intégré, Nos projets, Devenir membre du réseau, Actualités, Ressources documentaires), l’internaute circule facilement dans cette mine d’informations, articulant méthodologies et solutions pratiques.
www.urbact.eu, c’est l’Europe des Villes accessible en un clic
Dans l’onglet « Développement urbain Intégré », l’expertise d’URBACT se décline autour du savoir d accumulé par le Programme. Décomposé en plusieurs groupes thématiques phares (Innovation et créativité, capital humain et entrepreneuriat, villes portuaires, culture et développement urbain…), cet espace met en relief l’engagement URBACT autour du développement durable des villes, intégrant économique, social et environnemental.
Dans cette optique, un dossier spécial « Les villes URBACT face à la crise » y a été initié. Il met en avant des solutions explorées par URBACT pour réduire l’impact de la crise sur les villes, tant au niveau de leur population que de leurs entreprises. Espace d’information dynamique, il sera régulièrement enrichi grâce aux contributions des villes membres.
Les villes chef de file URBACT dans votre pays
Les 28 projets des villes URBACT ont tous été dotés de mini-sites qui présentent leurs missions, leurs problématiques locales, leurs avancées (onglet « Projet »).
Ainsi l’internaute français pourra notamment découvrir les villes françaises impliquées en tant que « chefs de file » :
-
Limoges pour le projet « UNIC » (Industries traditionnelles et innovation) ;
-
Lille pour le projet « Joining forces » (stratégie et gouvernance à l’échelon municipal et régional)
-
le Grand Lyon, pour le projet « URBAMECO » (régénération des zones défavorisées, croissance et compétitivité à l’échelle urbaine et régionale)
-
Paris pour le projet « EGTC » (systèmes de gouvernance locaux et à plusieurs niveaux).
URBACT permet aux VILLES de construire ensemble des réponses aux grands enjeux urbains.
Il affirme leur rôle-clé face aux défis de plus en plus complexes de nos sociétés. Il les aide à faire émerger des SOLUTIONS concrètes, nouvelles et durables, qui intègrent les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement urbain. Il fait PARTAGER les bonnes pratiques et enseignements tirés des échanges à tous les professionnels de la ville en Europe. URBACT, ce sont à ce jour 185 villes, 29 pays et 5.000 participants actifs. URBACT est co-financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et les Etats membres et partenaires.
Source : www.cdurable.info
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Quand la ville décolle
2.11.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 30 Octobre 2009
Ville du futur : une réponse aux enjeux géopolitiques et écologiques ?
Des cités autosuffisantes, peu énergivores et mobiles. Une vision défendue par l’architecte Vincent Callebaut. Pour qui il faut réfléchir dès maintenant aux solutions technologiques et architecturales permettant d’y parvenir.
Vincent Callebaut est architecte, et auteur de plusieurs projets futuristes répondant aux grands défis urbains et écologiques du 21ème siècle.
L’Atelier : Quels sont selon vous les grands arguments qui rendent nécessaire la transformation dès aujourd’hui de la perception que nous avons de la ville ?
Vincent Callebaut : Durant le siècle à venir, avec l’augmentation des températures les experts prévoient une montée des eaux de 3 à 5 mètres. En Egypte, cela représente 3 % des terres. Quant aux Maldives, elles seront complètement immergées. Cela va engendrer des migrations qu’il va falloir gérer. L’existence de villes énergivores comme New York qui importent 100 % de leur nourriture et exportent leurs déchets est un autre problème. Il faut repenser la ville sur le plan écologique, en termes d’importation et d’exportation des matières premières, de l’évacuation des déchets, etc.
Que proposez-vous pour répondre à ces défis ?
Nous avons développé plusieurs idées. Lilypads est un projet de ville flottante destinée à accueillir les réfugiés climatiques que nous évoquions à l’instant. Elle a la capacité d’accueillir 500 000 habitants sur un demi million de kilomètres carrés. C’est une ville nomade qui pourrait se déplacer sur les océans. Nous en avons développé le concept en opposition aux projets d’extension du territoire de Monaco ou d’Abou Dabi impliquant le déplacement de milliards de tonnes de sables et affectant les écosystèmes sous-marins. Le projet Dragonfly, quant à lui, propose l’installation près de New York d’une ferme urbaine de 700 mètres de haut. L’idée est d’avoir un bâtiment qui serait non seulement autosuffisant en énergie, mais aussi en nourriture, grâce à la production d’oeufs, de viande, de lait…
Cela se traduit-il concrètement ?
D’une part ces grands projets sont conçus structurellement. Ils sont pensés pour demain mais avec les techniques d’aujourd’hui, même si nous étudions l’emploi de matériaux innovants. Ils sont donc tout à fait réalistes. D’autre part des investisseurs étrangers, majoritairement dans les pays émergents ont fait appel à nous pour développer des prototypes à plus petite échelle. Par exemple une version du projet Lilypads à l’échelle d’un village est à l’étude à la demande d’investisseurs chinois.
Comment définiriez-vous votre démarche architecturale ?
On pourrait la résumer par le néologisme “archibiotic”. C’est-à-dire une alliance entre l’architecture, les biotechnologies et les technologies de l’information et de la communication. C’est à notre génération d’apporter une solution aux dilemmes urbains de demain. Nos projets se jettent volontairement dans le futur pour interpeller et proposer des solutions architecturales. Nous pensons que l’évolution vers la ville du futur se fera petit à petit mais qu’elle sera ponctuée par des bâtiments phare proposant de nouveaux modes de vies à leurs habitants et offrant un plus grand équilibre entre nature et ville.
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Echanger pour économiser
23.10.2009 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 21 Octobre 2009
De l’intelligence collective pour réduire sa consommation d’énergie
L’université du Vermont a créé un site sur lequel ce sont les internautes qui permettent à d’autres de dresser un profil de leur consommation. Et de comprendre comment la réduire.
En matière d’énergie, les conseils des internautes sont plus efficaces que les rapports officiels, avancent des chercheurs de l’université du Vermont. Partant de ce principe, ils ont développé une plate-forme communautaire destinée à réduire la consommation des Américains. Baptisée EnergyMinder, elle combine les ressources des internautes avec celles de la machine. L’idée est simple : afin de réduire sa consommation d’énergie, il faut d’abord comprendre pourquoi on en consomme autant.
Les questions les plus explicatives
L’utilisateur doit d’abord rentrer dans le système les informations concernant le montant de ses factures mensuelles. L’algorithme classe du coup la personne selon son profil de consommateur. Le relais est ensuite pris par les internautes : le site affiche en effet des questions supplémentaires adaptées à la situation de l’utilisateur : Quelle est la surface de votre habitat ? Combien de personnes y résident ? Toutes ces questions étant proposées par les internautes et les membres du projet. “Plusieurs facteurs peuvent influencer la consommation d’énergie”, explique à L’Atelier Josh Bongard, responsable du projet. “Par exemple, le nombre de petits enfants dans la famille, ou encore la quantité de fenêtres exposées au soleil”. Plus l’utilisateur répond aux questions, plus le résultat est précis.
Solliciter la communauté
La machine propose ensuite un graphique interactif et détaillé, qui permet d’identifier les facteurs augmentant la consommation d’énergie. Mais aussi de comparer ses résultats avec ceux des autres. “Si l’on sait que l’on consomme plus que le voisin, on a envie de savoir pourquoi”, poursuit Josh Bongard. Ainsi que comment réduire sa facture”. Sur cette étape, l’utilisateur peut décider de s’adresser à la communauté pour poser des questions, solliciter des réponses et partager des idées. “Les réseaux sociaux permettent aux gens de travailler ensemble afin de trouver une explication à leurs questions”, conclut le professeur. Toute personne ayant plus de dix-huit ans peut participer au projet, en s’inscrivant sur le site. Les informations collectées sont anonymes et confidentielles.
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