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Archive de la catégorie Techno et développement durable

Smart india

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 novembre 2011
En Inde, les smart cities deviennent des smart townships

Wave City déploiera des systèmes de capteurs et de terminaux intelligents pour améliorer les services de transports, de santé ou encore d’eau potable. Le tout, à coûts réduits.
Le concept de “smart city” s’exporte également dans les townships. En Inde, le projet Wave City, produit du partenariat entre la société Wave et IBM, a démarré afin de créer un espace de 4500 hectares à Ghaziabad, une des villes les plus industrialisées du pays. L’objectif sera d’intégrer dans cette nouvelle zone urbaine les dernières avancées technologiques intelligentes et écologiques afin d’assurer une meilleure qualité de vie aux habitants tout en conservant des coûts opérationnels réduits. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’urbanisation extrêmement rapide de l’Inde avec environ 30 personnes abandonnant les zones rurales toutes les minutes pour s’installer en ville. A ce rythme, dans 20 ans, le pays aura besoin de 500 agglomérations supplémentaires.
Une agglomération coordonnée grâce à des capteurs intelligents

Il sera donc nécessaire d’utiliser des technologies innovantes afin de répondre aux besoins grandissants d’infrastructures de services notamment. Wave City devrait se construire en deux étapes. Une première constituera une zone de 1671 hectares incluant des résidences, des centres commerciaux ainsi que des bâtiments scolaires et des hôpitaux. L’apport d’IBM se fera principalement dans la gestion des transports, de la santé, de l’eau potable et de l’énergie à l’aide de capteurs et de terminaux intelligents. Tous les systèmes seront coordonnés par un centre de commande qui pourra relayer différentes informations sur les mobiles des habitants (comme l’état du trafic par exemple).
Une ville écologique

Cette organisation devrait permettre de réduire significativement la consommation énergétique de ce township nouvelle génération par rapport à des villes traditionnelles afin qu’il puisse fonctionner de manière autonome. “Nous souhaitons offrir un grand nombre de services mais également nous assurer que Wave City sera une agglomération respectueuse de l’environnement“, explique Manpreet Singh Chadha, Joint Managing Director chez Wave. Une condition sine qua non pour conserver une qualité de vie acceptable à travers le pays alors que les zones urbaines devraient se multiplier dans les années à venir.

Intelligence de la ville

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 12 septembre 2011
Le concept de ville intelligente s’affine et se concrétise

 

 

 

L’accroissement de la population, notamment urbaine et les problématiques environnementales accélèrent les investissements en technologies dédiées à mettre au point les fameuses “smart cities”.

Alors qu’en 2010, 8,1 milliards de dollars ont été dépensé pour la création de technologies dédiées aux villes intelligentes, ce chiffre devrait passer à 39,5 milliards de dollars en 2016. Ces données sont révélées par une étude d’ABI Research, qui compile une centaine de projets de villes intelligentes à travers le monde. La plupart des initiatives référencées prenant place en Europe (38), Amérique du Nord (35) et Asie (21). Pour Joshua Flood, Senior Analyst chez ABI Research, ce phénomène s’explique facilement. “Il devient critique pour les villes de se développer intelligemment pour répondre aux besoins de leurs citoyens et des entreprises“, explique-t-il à L’Atelier. La raison en est simple : “Plus de 50% de la population mondiale habitent dans des villes. Selon les Nations Unies, d’ici à 2050, il y aura 2,2 milliards de personnes en plus sur la planète (on passerait de 6,9 à 9,1 milliards d’habitants)“, note-t-il.

Un besoin motivé par une population urbaine grandissante
Et d’ajouter : “Dans le même temps, les deux tiers de la population mondiale résideront en zone urbaine (3,4 à 6,3 milliards). “. Si la priorité de ces projets était jusqu’ici la constitution de réseaux intelligents, les dépenses des cinq prochaines années devraient s’orienter vers des moyens de transport et d’administration automatisés (e-ID…) mais également vers des solutions pour préserver l’écosystème. Plusieurs modèles existent en termes de villes intelligentes. L’étude s’attarde sur Holyoke dans le Massachusetts, une ancienne cité agricole, frappée par la crise. Financée par Cisco, la ville prévoit une refonte totale de son cœur urbain : un nouveau terminal de transports, des buildings multi-usages visant à améliorer les services en matière d’éducation, de santé et d’économie afin de rapatrier en centre ville des populations exilées dans les banlieues.

Différentes formes de villes intelligentes
Le but étant de créer un modèle pour toutes les villes au profil semblable aux Etats-Unis. De son côté, Amsterdam a pris le chemin d’un projet environnemental, en partenariat avec des sociétés d’innovations et d’opérateurs réseaux hollandaises. En s’associant étroitement avec les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics, la ville a mis en place des mesures écologiques visant à diminuer sa production en CO2 de 40% d’ici à 2015. Le dispositif s’appuie principalement sur des stations électriques pour les voitures et les bateaux permettant de se passer de l’essence, l’installation de panneaux solaires pour se connecter à Internet ou encore le lancement d’études sur l’environnement dans les universités locales.

Smartphone vert

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 juin 2011

L’audit énergétique est affaire de smartphone
Envirolytics se lance dans le développement d’application pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation en énergie. Le système combine analyse de données sur l’environnement et sur l’usage fait.
Pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation d’énergie, Envirolytics propose de combiner données captées dans son environnement et d’autres plus factuelles. L’application iViro permet ainsi de prendre des mesures sur des bâtiments à l’aide de smartphones. Elle fournit ensuite des recommandations sur l’isolation, l’orientation des lumières etc. “Cela est possible grâce des données que l’utilisateur rentrera dans son téléphone, puis, grâce à la caméra et à l’accéléromètre qui permettent de calculer le volume des pièces. Enfin, le GPS permet de récolter des informations météorologiques“,explique Patrick Leslie, dirigeant d’Envirolytics, pour préciser que “l’idée, c’est de permettre d’économiser jusqu’à 25 % d’une facture“.
Profiter des données

Patrick Leslie insiste sur le fait que “le but était aussi bien d’offrir une solution efficace aux utilisateurs, que de collecter des données sur l’habitat pour les commercialiser, ou de  travailler sur des projets environnementaux, par exemple avec le gouvernement“. Le challenge est en effet de légitimer une expertise dans le domaine énergétique grâce à l’analyse des données récoltées. La première étape est donc une étape d’engagement des consommateurs, afin de faire connaître au mieux l’application. “Ensuite, nous nous adresserons au marché des sociétés, notamment des PME, qui devront payer pour des audits détaillés” poursuit-il.
Une application encore jeune

A ce jour, l’application est testée auprès d’un panel d’utilisateur, et sera rapidement disponible une fois les dernières mises au point effectuées” poursuite Patrick Leslie, qui présentait ce projet lors de la célèbre compétition IBM SmartCamp à New York qui se tient les 28 et 29 juin. A l’avenir, iViro permettra aux utilisateurs de rajouter des informations virtuelles, comme des objets, pour affiner la précision des analyses, dans le calcul de la surface d’une pièce. A noter que le dirigeant souhaite développer cette application sur Blackberry, iPhone, et Android.

 

Arduino mais pas en libre….

Lu dans le journal du Net
Edition de mai 2011

Nomad :une interface multimédia pour systèmes embarqué
Lancé en 2009, le projet Nomad labellisé par le pôle de compétitivité Minalogic est orienté autour de la création d’interfaces homme-machine pour systèmes embarqués. Les efforts ont été orientés autour de la mise au point d’une carte de développement (baptisée Snowball) intégrant matériel et logiciel sous environnement Linux, intégrant des fonctions 3D et des capteurs de mouvements.

 

La carte de développement Snwoball du projet Nomad © Minalogic

 

“Cette carte de développement, baptisée Snowball, permettra aux communautés de développeurs et aux sociétés innovantes d’accéder à un concentré de technologies embarquées du meilleur niveau mondial, accélérant ainsi considérablement l’innovation matérielle et logicielle en matière d’applications mobiles et multimédia”, fait savoir Loïc Liétar, Président de Minalogic.

 

Le projet Nomad en bref

 

  Partenaires STEricsson, Myriad Group, Calao Systems, Movea, CEA-Leti et UJF-LIG  
  Durée initiale 4 ans  
  Effectif 83 hommes/an  
  Budget 11,6 millions d’euros  

 

Source : Minalogic

 

 

Attention aux pensées toutes faites

Lu dans la lettre de SmartPlanet
Edition du 5 mai 2011

 « La ville de demain sera connectée pour l’énergie, pas pour le reste »
Par Nicolas Lecoq, Cleantech Republic

A la fois effet de mode et source de concepts prometteurs, la ville de demain – connectée et durable – est un vaste terrain d’expérimentations pour les architectes. Plusieurs fois nommé pour le Grand Prix d’Urbanisme, Nicolas Michelin nous aide à mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce qui pourrait bien faire partie de notre quotidien dans un avenir proche.
A l’heure où les projets d’écoquartiers fleurissent en France, et où le concept de ville intelligente agite son monde, le rôle de l’architecte est plus que jamais primordial. Il se doit de concilier respect des nouvelles normes environnementales et intégration d’idées créatives. Nicolas Michelin, architecte urbaniste créateur de l’ANMA (Agence Nicolas Michelin et Associés), expose sa vision de la ville de demain.

Smart Planet.fr: La ville durable est-elle en bonne voie?
Nicolas Michelin: Il s’agit d’un effet de mode, aujourd’hui tout doit être durable, même si l’on ne sait pas ce que cela veut dire. Néanmoins, le développement durable a induit une prise de conscience sur la qualité des constructions. Autrefois, un immeuble de bureau était construit à la périphérie d’une ville, mais aujourd’hui ce n’est plus possible, on veut qu’il soit vertueux et intégré. C’est positif.

Les architectes sont-ils suffisamment formés aux nouvelles normes environnementales?
Un architecte est formé à concevoir. Les étudiants se doivent d’acquérir une capacité à créer, à être innovants. Les tendances « vertes » sont fondées sur des normes qui unifient les façons de faire. Apprendre les normes n’est pas très compliqué. Les normes « lissent » l’innovation.

Je plaide beaucoup pour l’innovation parce qu’aujourd’hui la manière de « normer » n’est pas satisfaisante. Un ingénieur ne peut pas remplacer l’architecte. Il n’a pas le sceau créatif, très précieux. Un projet sans architecte engendre des choses standards.

Pour en savoir plus : http://www.smartplanet.fr/smart-people/la-ville-de-demain-sera-connectee-pour-lenergie-pas-pour-le-reste-3096/

Mobilier urbain

Lu dans tom’s style
Edition du 3 mars 2011

Cristal Station, des stations solaires pour le transport public

 

On ne cesse de découvrir des concepts de véhicules écologiques, la plupart du temps : solaires et électriques, mais on ne parle pas assez des architectures qui devraient les accueillir.

Avec tous ces concepts de moyens de transport publics électriques, il devrait y avoir également de stations exploitant une source d’énergie renouvelable. Le projet imaginé par le designer André Monteiro semble donc assez pertinent. Nommé Cristal Station, ce projet urbain consiste en l’installation des stations de charge solaire sur l’itinéraire des moyens de transports publics. Une station est composée de quelques plaques solaires érigées sur des supports ressemblant à des troncs d’arbres. Les stations peuvent être assimilées à des arrêts vu qu’elles sont placées au bord de la route, dans une partie du passage piéton. Cristal Station utilise des véhicules ouverts au public opérant comme des taxis.

Ces voitures électriques font partie d’un vaste réseau. On peut réserver une voiture et demander à l’opérateur de l’envoyer pour nous prendre là ou on se trouve, par simple coup de fil.

Arrosez les pixels

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 novembre

La gestion de l’environnement urbain a besoin de 3D
BlueSky propose aux urbanistes et autorités municipales une solution qui reproduit en trois dimensions le parc arboré urbain. Cela afin de comprendre leur impact sur l’environnement ou encore la santé publique.

La modélisation d’une ville est une chose. Mais celle du mobilier urbain ou des arbres qui sont plantés le long des rues en est une autre, souligne BlueSky. La société, spécialisée dans les solutions 3D et les systèmes d’information géographique, propose aux urbanistes et responsables municipaux une solution logicielle de gestion des espaces arborés urbains. Le but ? Mieux prendre en compte l’évolution des arbres en ville, et effectuer des calculs pour anticiper leur évolution. Cela à des fins d’amélioration de la gestion du paysage urbain, mais aussi pour comprendre leur impact sur l’environnement et la santé public. Baptisé “PriximiTree”, le programme utilise des techniques de photogrammétrie pour évaluer avec précision la taille des arbres, le volume de leurs branches.
La technique de la photogrammétrie utilisée

La photogrammétrie consistant à effectuer des mesures depuis différents points de vue : prises de vue aérienne, ou sur place, à échelle humaine. “En l’occurrence, la photogrammétrie est utilisée pour extraire la taille et le diamètre de tous les arbres visibles, à l’intérieur d’une zone spécifique”, explique à L’Atelier Ralph Coleman, responsable de la solution chez BlueSky. “Plusieurs applications sont possibles : des simples audits à l’évaluation des risques pour les bâtiments, à des fins d’assurance, par exemple”, précise-t-il. En notant que les autorités locales sont des clients potentiels, mais aussi les cabinets de conseil spécialisés sur les questions environnementales, ou encore les architectes ou les urbanistes.
Effectuer des simulations

“Toute la végétation des villes a son importance, et doit être prise en compte aujourd’hui sur les cartes modélisées”, poursuit-il. L’avantage de la solution logicielle étant qu’elle permet des simulations, pour observer l’évolution probable du volume ou de la taille des arbres d’une zone déterminée, sur une période donnée. Evitant ainsi des mesures récurrentes, sur place. Même si des mises à jour régulières doivent malgré tout être effectuées pour rendre le système viable

Environnements connectés, ça bouge

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Edition du 16 décembre 2010

Une chaire dédiée à l’habitat du futur
Saint-Gobain et l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées ont inaugurée une chaire dédiée aux « solutions innovantes pour l’habitat durable et responsable ».

Saint-Gobain vient d’inaugurer une chaire avec l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Dédiée aux « solutions innovantes pour l’habitat durable et responsable  », elle doit permettre « d’encourager au niveau international la formation par la recherche et d’améliorer les connaissances sur les sciences et les technologies pour l’habitat du futur  ». « Cette chaire, dont le thème est au coeur de notre stratégie, va contribuer à renforcer la Recherche & Développement du Groupe, qui s’appuie déjà sur 400 millions d’euros de dépenses annuelles et plus de 3.500 chercheurs » explique Pierre-André de Chalendar, Président-Directeur Général de Saint-Gobain.

 

Pente glissante

Lu dans ZDNet
Edition du 5 décembre 2010
http://www.zdnet.fr/blogs/greenit/la-penurie-de-metaux-rares-va-freiner-les-cleantech-39756596.htm#xtor=EPR-100

La pénurie de métaux rares va freiner les cleantech
Avec le développement de la société de consommation et l’adoption de ce mode de vie par les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, les matériaux rares se font de plus en plus… rares. Au point que l’augmentation de leur prix devient trop importante pour justifier les usages auxquels ont les destine.

Selon une récente étude du PNUE – Metal stocks in society and recycling rates - au rythme actuel, l’humanité manquera de gallium, de lithium, de néodyme, et de plomb d’ici 25 à 75 ans. Ces matériaux sont pourtant indispensables pour fabriquer des cellules photovoltaïques et des batteries de voitures électriques.

Selon l’ONU, les industriels doivent absolument augmenter le taux de recyclage de ces matériaux stratégiques. Pour l’instant, le taux de recyclage de la plupart des matériaux rares avoisine les… 1%. Sans une réelle avancée dans ce domaine et la mise en place d’une économie circulaire, il sera impossible de généraliser les panneaux solaires ou les véhicules électriques prévient le PNUE.

Espérons que ce genre de rapport, neutre et officiel, fera prendre conscience à la majorité des consommateurs et des citoyens que la solution la plus efficace et la plus rapide à mettre en oeuvre consiste à ralentir le rythme de renouvellement des biens de consommation.

Carto libre

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Edition du 18 octobre 2010

INTAMA : Cartographier les pollutions en temps réel
Le projet européen de recherche INTAMA a été financé à hauteur de 1,8 million d’euros.
Des chercheurs européens ont élaboré un logiciel libre, INTAMA, pour cartographier, en temps réel, les pollutions de l’air, du sol et de l’eau, mais aussi déterminer l’origine des pollutions et leurs destinations. Conçu comme un outil d’aide pour les pouvoirs publics, INTAMA est également porteur d’autres applications.

« Le projet INTAMAP est un bon exemple de la manière dont la recherche peut aider à améliorer la vie quotidienne en Europe. Les cartes de pollution en temps réel peuvent être un outil crucial pour aider les pouvoirs publics à repérer les causes des pollutions et à déterminer la meilleure façon de s’y attaquer. Elles peuvent également aider les particuliers à éviter une pollution telle que le smog  » a déclaré Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique.

Un outil d’aide à la décision
Elle commentait la mise au point d’un logiciel libre pour la cartographie, en temps réel, des pollutions de l’air, du sol et de l’eau. L’outil développé par des chercheurs d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, de Grèce, des Pays-Bas et du Royaume-Uni permet également de déterminer l’origine de la pollution, mais également sa destination. Ces cartes actualisées en temps réel ont été conçues comme des outils d’aide à la décision pour les pouvoirs publics. « Les décisions telles que le moment de procéder à une évacuation d’urgence, par exemple, se fondaient sur des informations recueillies dans un nombre restreint de stations de surveillance qui, pour des raisons de coût, ne couvraient qu’un nombre restreint de lieux de pollution » rappelle la Commission européenne.

Vers d’autres applications
Mais ce logiciel à source ouverte est porteur d’autres applications, via des services web. « Le système accepte, par exemple, des données brutes publiées sur internet en utilisant des normes ouvertes élaborées par l’Open Geospatial Consortium (OGC). Une fois les données traitées, les services web qui se conforment également aux normes de l’OGC peuvent créer automatiquement des cartes, les afficher sur internet et les actualiser en fonction des besoins » explique la Commission. « Les niveaux de particules de la pollution atmosphérique urbaine et industrielle, par exemple, peuvent varier sur de courtes distances, de sorte qu’une personne qui se rend en vélo à son travail pourrait utiliser INTAMAP pour calculer son exposition moyenne aux polluants et comparer plusieurs itinéraires  » conclut la Commission.

Eco-TIC

Lu dans le Journal de l’Innovation
Edition du 15 octobre 2010

« Green and Connected cities » : La ville durable et numérique du 21e siècle
Le Cluster « Green and Connected cities » (Villes vertes et connectées) vise l’élaboration de « de nouveaux lieux urbains de mutualisation pour les eActivités et le développement durable ».

 

Visant la mise en œuvre de coopérations concrètes autour des technologies de la communication dans les villes, le Cluster « Green and Connected cities » a lancé leur premier programme : « écocentres 2.0 ».
Le Cluster « Green and Connected cities » (Villes vertes et connectées) est engagé dans son premier programme dédié aux « écocentres 2.0 », visant l’élaboration de « de nouveaux lieux urbains de mutualisation pour les eActivités et le développement durable  ». Initié l’an dernier par ACIDD (Association Communication et Information et Communication le Développement Durable) et l’Institut de l’Entreprise 2.0 de Grenoble Ecole de Management, en collaboration avec le pôle de compétitivité Tenerrdis, le Cluster « Green and Connected cities » a l’ambition d’élaborer et de mettre en place la ville durable et numérique du 21e siècle. Centré sur une thématique, il associe des agglomérations (Lyon, Bordeaux, Grenoble, Nice, Rennes, Valenciennes, Strasbourg, mais aussi Manchester et la commune de Sidi Bou Saïd, dans l’agglomération de Tunis), des grands groupes des secteurs de l’électricité, des télécommunications, de l’informatique, des transports automobile, de l’environnement ou encore de l’immobilier et des organismes de recherche (MIT, Université de Cambridge, GEM, Institut Télécom).

Signe des temps

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Edition du 9 septembre 2010

CASPAR : La conservation des données numériques européennes
CASPAR a permis l’élaboration d’outils garantissant la conservation, l’accessibilité et la compréhension de données électroniques. © DR

Les logiciels libres CASPAR, élaborés dans le cadre du programme de recherche européen du même nom, permettent de conserver les données stockées numériquement (documents officiels, archives, résultats scientifiques) pour les générations futures.

Comment permettre l’utilisation et la compréhension des données électroniques et des informations numérisées dans le futur, alors que les systèmes et les logiciels évoluent sans cesse ? C’est la question à laquelle répond le programme de recherche européen CASPAR (« Cultural, Artistic and Scientific knowledge for Preservation, Access and Retrieval »).

Logiciels libres CASPAR
« Les informations numériques sont extrêmement fragiles et aussi très précieuses. Quiconque a déjà été dans l’incapacité d’accéder à des photos de famille ou à d’anciens documents connaît la frustration qu’engendre l’utilisation de technologies incompatibles. Je me réjouis du potentiel offert par les outils et les techniques mis au point dans le cadre du projet CASPAR pour garantir la qualité et l’accessibilité constantes des données précieuses » a déclaré Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique.
Le projet a en effet permis l’élaboration d’outils garantissant la conservation, l’accessibilité et la compréhension de données électroniques, des documents officiels aux archives de musées en passant par les résultats scientifiques. Des logiciels libres CASPAR sont mis à disposition en vue du développement d’applications commerciales.
D’un budget total de 15 millions d’euros, ce programme a été financé à hauteur de 8,8 millions d’euros par l’UE au titre du programme 6e programme-cadre.

Des signaux qui ne sont pous faibles….

Lu dans Réseaux-Télécom.net
Edition du 31/03/2010 - par Jacques Cheminat

Accès à l’article sur le site de Réseaux-Telecom

Nouvelle révolution : la gestion des objets intelligents dans un Grid

A chaque année son buzzword. Après le Green IT en 2008, le Cloud en 2009, un nouveau terme arrive en 2010 : le smart,  qu’il concerne le grid, les objects ou les utilities.

Atos Origin s’en empare pour lancer une nouvelle entité Atos WorlGrid qui est chargée des « smart utilities ».

Thierry Breton, PDG d’Atos Origin, est parti du constat qu’en matière d’énergie (électricité, gaz, eau), le marché évolue vers une demande de plus en plus croissante de traitement des informations en temps réel et sur des périmètres beaucoup plus complexes.

Par exemple, les utilisateurs finaux deviennent à la fois consommateurs et producteurs d’énergie avec l’installation de panneaux photovoltaïques. De même, lors d’une récente conférence organisée par CSC, le directeur financier de La Lyonnaise des Eaux, Gaël Falchier indiquait qu’il devenait nécessaire de disposer de compteurs d’eau intelligents à l’heure où la tendance est à la baisse régulière de la consommation, ceci afin de pouvoir commercialiser de nouveaux services.

« Nous pouvons apporter des réponses aux besoins de flux d’informations à l’ensemble des acteurs, les producteurs à travers nos consoles de commande pour les centrales nucléaires, le Grid management pour les distributeurs et enfin le smart grid (distribution intelligente) pour les utilisateurs finaux. Tous ces produits répondent aux problématiques d’optimisation de la distribution d’énergie, comme par exemple les cas de black-out en période de pic de consommation » souligne Thierry Breton.

Concrètement plusieurs projets sont en cours de déploiements comme par exemple le Linky, compteur intelligent, d’ERDF qui concernera dans un premier temps 300 000 personnes, avant de s’étendre aux 35 millions de foyers français. L’objectif est d’accumuler des informations sur la consommation électrique, les périodes de fort trafic, avec la possibilité éventuelle d’être proactif en intégrant des éléments de domotiques.

Pour ce dernier cas, l’ancien ministre des Finances a présenté une « énergie box » à l’attention des particuliers, qui modulera la consommation d’énergie de la maison en fonction des pics de trafic (délestage, extinction de certains appareils, etc).Les projets concernent également d’autres acteurs comme GRDF avec Mercator, avec l’intégration de la cartographie dans la gestion de son réseau ou en Espagne avec le programme WaveGlobe Spain sur l’énergie créée par la houle.

Thierry Breton a choisi de filialiser cette activité au sein d’une structure baptisée Atos WorldGrid.(…) Les ambitions sont fortes à l’horizon 2014 : 300 millions d’euros de revenus sont attendus pour les énergies intelligentes.

Corps-pile

Lu dans la Lettre de l4Atelier
Publié le 29 Mars 2010

Le corps et l’environnement alimentent les appareils portables
L’université du Michigan propose un système qui convertit en électricité l’énergie générée simultanément par les mouvements corporels, et par les vibrations de l’environnement quotidien.

Utiliser les vibrations produites par un individu en mouvement pour générer de l’énergie ne suffit pas à alimenter un appareil portable de manière régulière, rappelle une équipe de l’université du Michigan. Dans ce but, elle a mis au point un système qui récupère l’énergie produite conjointement par les mouvements corporels et les vibrations extérieures - les machineries d’une usine, le passage d’un métro… Les générateurs qu’ils ont conçus convertissent des vibrations irrégulières et imprévisibles en un flux constant d’énergie électrique. “L’énergie kinétique produite tout au long de la journée par les vibrations de notre environnement - dans les transports en commun, par exemple - émet des fréquences irrégulières et de basse intensité” explique Khalil Najafi, l’un des chercheurs.

Récupérer l’énergie produite par l’environnement quotidien
La conversion de l’énergie s’effectue via un flux d’induction électromagnétique. Le système utilisant un matériau piézoélectrique, qui a la particularité de créer une tension électrique sous l’action d’une contrainte mécanique. “Les générateurs paramétriques que nous avons mis au point parviennent à récupérer cette énergie de manière plus efficace que les systèmes précédents”, précise le chercheur. Cette technologie permet aux générateurs de produire plus de 0.5 milliwatts (ou 500 microwatts). “C’est plus qu’il ne faut pour faire fonctionner une montre ou un pacemaker, qui consomme respectivement 10 et 50 microwatts” précise le chercheur.

La biomédecine fait partie des domaines d’application possibles
A terme, les scientifiques comptent utiliser ces générateurs dans des domaines comme la biomédecine. Le système offrant un avantage certain pour les capteurs sans fil, ou les implants médicaux. Ces derniers nécessitant en effet une grande autonomie et la plus longue durée de vie possible. L’université de Duke propose elle aussi un système qui produit de l’électricité en s’appuyant sur les mouvements d’une personne. Et ce, en récupérant les vibrations sur un spectre plus large de fréquence que les systèmes préexistants.

A ce sujet lire aussi sur le site de L’Atelier :

  • Une radio hybride puise dans l’énergie naturelle (25/01/2008)

  • Une feuille de papier peut produire de l’électricité (16/08/2007)

  • Développement d’un générateur miniature capable de s’autoalimenter (05/07/2007)

Ouvrir le débat

Lu dans le Journal de l’Innovation
20 janvier 2010

Les « Nanos » : Une question de société
Le développement et la régulation des nanotechnologies fait l’objet d’un débat national depuis le 15 octobre. © P. Stoppa /CEA

Après des débats perturbés à Lille, Grenoble, Rennes et Lyon , la 13ème réunion du Débat public sur les nanotechnologies, s’est tenue hier soir à Marseille par écrans interposés. Initialement dédiée à la défense nationale et la sécurité intérieure, la séance a évoqué les questions de gouvernance, d’éthique et du rapport entre science et société.

Quelques jours après le retrait de l’association les Amis de la Terre (1) du débat national sur le développement et la régulation des nanotechnologies, la rencontre marseillaise, 13ème réunion du débat public sur les nanotechnologies, hier soir, sur les questions de défense nationale et de sécurité intérieure, a également permis de soulever des questions relatives à la gouvernance, à l’éthique, à l’information et la protection des citoyens et au rapport entre science et société.

Quelle gouvernance ?
Pour Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille, « toute science est porteuse de dérives. Les inquiétudes soulevées, qu’elles relèvent de la toxicité ou des libertés individuelles, posent la question de la finalité des développements scientifiques et technologiques. La miniaturisation des instruments de surveillance, par exemple, est une dérive potentielle qui mérite l’attention du législateur et des citoyens. » « Chaque champs disciplinaire dont les recherches peuvent inclure des nanotechnologies est actuellement encadré par des réglementations, contrôlé par la représentation nationale et soumis à un comité d’éthique » rappelle Robert Ranquet, ingénieur général de l’armement.

Des prises de position argumentées
Face aux inquiétudes concernant la toxicité des « nano » pour les consommateurs, les travailleurs et l’environnement, mais aussi concernant les libertés des citoyens, la Commission nationale du débat public, chargée, par le gouvernement et en application des engagements du Grenelle de l’environnement, d’organiser le débat, tente d’éclairer le public. Quarante quatre « cahiers d’acteurs », qui sont des prises de position argumentées et rédigées par des organismes publiques, des organisations salariales, patronales et professionnelles, ainsi que par des représentants de la société civile, sont disponibles sur un site dédié (www.debatpublic-nano.org). A l’issue des 17 réunions publiques (jusqu’au 23 février), la Commission rendra compte de ses activités dans un rapport au Parlement prévu pour le printemps 2010, avant l’avis du gouvernement.

20 janvier 2010, Elsa Bellanger

(1) Dans un communiqué du 13 janvier les Amis de la Terre estiment que « les réunions publiques organisées par thème dans différentes villes, orientent les débats dans un rôle de faire valoir des activités locales sur les nanotechnologies et occultent la vision des enjeux globaux et des finalités qu’elles posent. » Pour Claude Bascompte, Président des Amis de la Terre : « A partir du moment où les questions de l’intérêt et de l’utilité sociale des nanotechnologies ne peuvent être abordés, le débat ne peut que tourner court. »