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Archive de la catégorie Recherche Attitude

Imprimante 3D géante

Révolution 3D
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Lieux non-finis pour esprits infinis

Lu dans InternetActu
Edition du 22 mars 2012
Au-delà du brainstorming

Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le “brainstorming”.
Le brainstorming en question
Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque. Son principe est le suivant : dans une même pièce, les participants exposent toutes les idées créatives susceptibles de leur passer par la tête. Avec une règle fondamentale : les propositions, même les plus absurdes, ne doivent pas être critiquées, au risque, dans le cas contraire, de bloquer l’imagination de leurs auteurs ainsi mis en cause.
Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Tout d’abord, la pensée de groupe ne serait pas aussi créative qu’on ne le pense. Une première réfutation des théories d’Osborn a été établie dès 1958. Une expérience menée sur 48 groupes d’un côté et 48 individus de l’autre, a montré que les sujets réfléchissant en solo terminaient l’expérience avec bien plus d’idées que ceux qui avaient travaillé en équipe. Plus inquiétant encore, selon un panel de juges, les idées élaborées “en solo” étaient bien plus intéressantes et réalisables que celles élaborées en groupe, comme l’a souligné le psychologue Keith Sawyer dans ses livres sur la créativité de groupe.
Les bienfaits de la critique
Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Ici encore, une expérience de 2003, menée par le psychologue Charlan Nemeth a réfuté cette idée. Trois groupes de personnes ont été constitués pour réfléchir à trouver des solutions sur la congestion de la circulation à San Francisco. Le premier ne recevait aucune instruction quant à la manière de gérer les débats. Le second se voyait assigner les techniques classiques de brainstorming. Dans le troisième enfin, chacun avait le droit de critiquer librement les propositions des autres.
L’expérience à montré que les équipes où l’on avait le droit d’évaluer les idées des uns et des autres se montraient au final plus fécondes, et plus originales que celles qui avaient respecté l’interdit. Plus intéressant, encore, ce qui a qui a suivi : chaque sujet a été interrogé séparément et on lui a demandé de donner encore d’autres réponses à la question posée. Il s’est avéré que ceux qui avaient participé aux débats avec critiques ont été capables d’émettre bien plus d’idées nouvelles que les “brainstormers” et les sujets qui n’avaient reçu aucune instruction. Ces derniers ne concoctaient qu’une moyenne de trois idées nouvelles tandis que les membres du groupe intégrant le débat et ! la critique en produisaient sept.
Les lois de la composition
Pourtant, continue Lehrer, il n’est pas question pour autant de revenir à la croyance en une créativité s’exerçant exclusivement en solo. Dans divers domaines, comme la science, c’est d’ailleurs impossible. La spécialisation y est devenue telle qu’il devient impensable de travailler sur un sujet sans collaborer avec différents spécialistes très pointus. Une étude menée par Ben Jones, professeur à l’école de Management Kellog de la Northwestern University a ainsi analysée 19 millions d’articles universitaires et 2 millions de brevets de ces cinquante dernières années, montrant que les travaux en équipe n’ont cessé d’augmenter dans 95 % des sous-champs scientifiques et que les équipes universitaires ont augmenté ! de 20 % en moyenne à chaque décennie. Pour Jones, les chercheurs sont désormais contraints de collaborer, notamment parce que les mystères les plus intéressants se trouvent désormais à l’intersection des disciplines. “Il ya cent ans, les frères Wright pourrait construire un avion par eux-mêmes. Aujourd’hui, Boeing a besoin de centaines d’ingénieurs pour concevoir et produire des moteurs”. Face à la complexité croissante, le travail collectif est désormais de mise. Mais alors, quel est le meilleur modèle pour favoriser la créativité de groupe ?
En fait, estime Lehrer, les règles de l’intelligence collective sont singulièrement plus complexes qu’on a pu le croire. Il faut d’abord s’interroger sur la composition de l’équipe. Vaut-il mieux que les participants se connaissent, ou au contraire qu’ils se découvrent à l’occasion ?
Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! S’appuyant sur une recherche du sociologue Brian Uzzi qui a analysé les comédies musicales les plus populaires, mais aussi les échecs dans ce domaine, on apprend que les équipes les plus imaginatives sont composées en partie de personnes ayant déjà travaillé ensemble avec une certaine proportion de nouveaux venus. Si les participants se connaissent trop, la créativité ronronne et ne donne rien de bon. C’est ce qui s’est passé dans les années 30 à Broadway, pourtant alors peuplé des plus grands génies de la comédie musicale. La plupart des spectacles de cette période ont été des flops. West Side Story, en revanche, serait l&rsquo! ;exemple d’une comédie musicale dont la composition de l’équipe respecte les bonnes proportions. Les créateurs, Jerome Robbins, Leonard Bernstein et Arthur Laurents, étaient des habitués de la scène de Broadway. Mais cela ne les a pas empêchés de recruter de nouvelles têtes, par exemple un jeune parolier de 25 ans.
Les lieux créatifs
Mais pour Lehrer, il existe un autre aspect, fondamental, d’une créativité collective réussie : le lieu. Il est très important que des gens très différents puissent se rencontrer de manière fortuite et discuter de leur travail et de leurs idées. Et Lehrer de citer Steve Jobs à l’époque de Pixar, qui avait installé au centre du bâtiment de la société un atrium, où étaient situées les boites aux lettres et où techniciens, artistes et designers étaient forcés de se rencontrer pour aller d’un point à un autre (Jobs aurait même envisagé, selon Lehrer, d’installer des toilettes exclusivement dans cet atrium, mais aurait finalement été contraint d’y renoncer).
Toutefois, Lehrer se concentre surtout sur un autre édifice, qui selon lui aurait joué un rôle fondamental dans l’explosion technologique de la fin du XXe siècle : le bâtiment 20 du MIT.
Celui-ci avait été exécuté dans l’urgence, pendant les dernières heures de la guerre, pour abriter l’unité de recherche sur les radars. Il ne respectait aucun des codes de construction et possédait des défauts multiples (“la ventilation était pauvre, les couloirs sombres, les murs trop légers, on brûlait en été et on gelait en hiver”). Mais au final, ce n’était pas grave : il s’agissait d’une construction provisoire, qui devait être détruite dès la fin des hostilités.
Ce n’est pas ce qui s’est passé. A la fin de la guerre, le MIT a connu une affluence d’étudiants sans précédent. Du coup, il a bien fallu conserver le bâtiment 20 pour y abriter tout un groupe de structures éducatives.
Or, cet ensemble, si déstructuré, est celui qui a donné naissance à bon nombre des technologies et théories scientifiques du XXe siècle. Il a forcé des chercheurs travaillant sur des domaines sans rapport entre eux à cohabiter à discuter, à échanger des informations. Les théories linguistiques de Noam Chomsky doivent beaucoup à l’architecture du building. Parmi les autres découvertes mentionnées par Lehrer, il y a aussi les premiers jeux vidéos, la physique des micro-ondes, etc.
“Stewart Brand, dans son essai How Buildings Learn mentionne le bâtiment 20 comme l’exemple d’une structure “mal foutue”, devenue un espace exceptionnellement créatif, justement par ce qu’il n’a pas été voulu ni conçu (un autre exemple en serait le garage de la Silicon Valley). Au final, les scientifiques du bâtiment 20 se sentaient libres de refaire leurs locaux, adaptant leur structure à leurs besoins. Les murs étaient abattus sans permission, l’équipement s’entassait dans la cour de l’immeuble. Quand Jerome Zacharias a développé la première horloge atomique, il a supprimé deux plafonds de son labo pour faire de la place à un cylindre de trois ! étages… “

“La leçon du building 20″
La leçon, conclut Lehrer, “est que lorsque la composition d’un groupe est correcte – suffisamment de gens avec des perspectives différentes se rencontrant de manière imprévisible – la dynamique de groupe se développe d’elle-même”.
Rémi Sussan
Signalons que Jonah Lehrer publie un nouvel opusImagine, sous titré justement “Comment fonctionne la créativité”. Espérons que les éditions Robert Laffont, qui ont traduit et publié en français les deux premiers titres de Jonah Lehrer, s’empresseront de traduire ce nouveau volume.
Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/03/20/au-dela-du-brainstorming/

Sommes-nous concernés?

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 19 mars 2012
Grand doute made in USA
Les Américains sont de plus en plus nombreux à douter de la capacité de leur pays à continuer à jouer les premiers rôles à l’international. Cela, dans le secteur des technologies, mais aussi des sciences, de la santé et de la recherche médicale.

Question technologies, le scepticisme prédomine outre-Atlantique : 58% des Américains ne croient pas que leur nation sera capable de rester numéro un mondial dans les secteurs des sciences et des technologies à l’horizon 2020. Pourtant, ces industries impactent pour près de la moitié de la croissance économique américaine depuis la seconde guerre mondiale. La position des Etats-Unis n’est guère mieux cotée dans le secteur de la santé et de la recherche médicale puisque 53% des Américains pensent que leur pays perdra la première place. C’est ce que révèle un sondage* conduit en ligne par JZ Analytics pour le National Public Opinion Poll en Mars 2012.
Des investissements au ralenti
D’où viennent ces inquiétudes? “Ce sont les investissements trop faibles alloués aux sciences et à l’innovation qui alimenteraient les craintes des Américains sur la perte de vitesse de leur pays dans les années à venir”, explique John E.Porter, Président de Research!America et ancien membre du Congrès dans l’Illinois. Ces préoccupations vont probablement augmenter à moins que les décideurs ne prennent des mesures pour éviter des conséquences graves, notamment sur l’emploi américain, les entreprises et l’innovation. Pourtant, malgré ce manque de vitalité dans les financements, 91% des Américains estiment qu’il est important de conserver une place de premier plan sur la scène internationale dans ces trois secteurs.
Développer durablement la recherche et l’innovation
Pour rester compétitif et faire prospérer les Etats-Unis, 78% pensent qu’il faut rester leader dans les sciences et 65% jugent qu’il est important de l’être dans le domaine médical et de la recherche médical. A l’approche des élections présidentielles américaines, 64% des personnes sondées déclarent qu’elles seront plus enclines à voter pour un candidat qui soutiendra la recherche dans le domaine de la santé. Durant la campagne, le débat autour des thèmes des sciences, de l’innovation et de la santé sera très attendu.

Repenser l’innovation

Lu dans InternetActu 
Edition du 7 mars 2012 FF764C

La créativité expliquée ?
Peut-on vraiment “manager”, “améliorer la créativité, par des moyens précis ? J’avoue personnellement avoir toujours été assez sceptique sur le sujet, en partant du principe que si on innove à partir d’une méthode connue et éprouvée, alors ce n’est plus de l’innovation, par définition. Et les étagères des librairies consacrées au développement personnel, au management, voire auNew Age, abondent en techniques infaillibles d’amélioration de la créativité, du jeu de rôle aumindmapping en passant par la programmation neurolinguistique, le brainstorming ou le sacrifice de boucs (la méthode la plus efficace à mon avis).

Mais Anthony McCaffrey, dont les travaux ont été présentés ces jours-ci dans Science Daily, semble relancer le débat. Il est vrai que le bonhomme suscite l’intérêt puisqu’il a reçu un don de 170 000 $ de la National Science Foundation pour développer sa théorie et surtout mettre au point une technologie qui permettrait de lui donner une application pratique.

Ladite théorie se nomme “l’hypothèse des caractéristiques obscures”. Autrement dit, l’innovation consiste à remarquer les caractéristiques d’un phénomène qui sont, jusque-là, passées inaperçues. Cela est beau et bon, me direz-vous. C’est une définition de l’innovation, pas forcément originale, et certainement pas une théorie sur celle-ci.

Mais McCaffrey pense avoir repéré l’une des raisons pour laquelle certaines caractéristiques nous demeurent invisibles : nous sommes obsédés par la fonction, l’utilité des choses. Lorsqu’une qualité ne semble n’avoir aucun but, aucune fonction (ou pire, si elle nuit à une fonction existante) nous avons tendance à l’ignorer alors que nous devrions au contraire nous concentrer dessus. L’exemple un peu simplificateur donné par Science Daily est celui des petites graines ou les fleurs qui s’accrochent aux vêtements. Alors que la plupart n’y verraient qu’une gêne destinée à être supprimée, un esprit créatif dira “allons-y, inventons le velcro”. Et c’est effectivement comme cela que les choses se sont passées.

Dans un autre de ses textes, McCaffrey donne également l’exemple suivant : on dispose de deux anneaux, d’une bougie et d’un cube en métal. Comment attacher entre eux les deux anneaux ? La cire fondue n’est pas assez solide pour ce faire. Solution, grattez la cire de la bougie avec le cube, afin de récupérer la mèche, qui est en réalité une petite corde, et attacher les deux anneaux avec cette dernière.

McCaffrey a donc mis au point une série d’expériences pour vérifier sa théorie.

Il a proposé à 14 sujets de passer un test leur demandant de trouver les parts “non fonctionnelles” d’un objet. Puis il a demandé à ce groupe, ainsi qu’à 14 autres utilisateurs “test” de résoudre une série de problèmes, certains classiques, d’autres concoctés par son équipe. Selon Science Daily, les membres du premier groupe auraient trouvé 67,4 solutions de plus que ceux du deuxième.

Les conclusions de McCaffrey figurent dans un article de Psychological Science qui est malheureusement réservé aux abonnés. Par chance, il travaille sur son hypothèse depuis longtemps déjà, et une série de textes sur sa théorie de l’innovation sont librement accessibles sur le Net, ce qui permet d’en savoir un peu plus.

McCaffrey et son équipe ont, à plusieurs reprises, testé la méthode de “l’obscur” surdifférentes demandes présentées par des entreprises (.pdf). L’une d’entre elles souhaitait créer un revêtement susceptible d’adhérer au téflon. Raisonnant sur le sens du terme “adhérer”, ils se sont posé la question des assomptions cachées derrière ce verbe. Adhérer suppose ainsi, dans l’esprit des gens, l’idée d’une action chimique mettant en relation deux surfaces. Une chose que le mot “connecter” n’implique pas, par exemple. De même pourquoi toujours penser en terme de deux surfaces ? En prenant conscience des présupposés inscrits dans le ! souhait émis, l’équipe est arrivée à une situation innovante : utiliser un système magnétique pour coller le téflon et son revêtement. Non seulement il ne s’agissait plus de chimie, mais cela impliquait non plus deux, mais trois surfaces (le téflon, le revêtement, et la surface générant le champ magnétique).

Une autre société les avait priés de trouver un moyen de repérer des bombes dissimulées dans le sol. Ici encore, la requête impliquait de se pencher sur l’objet “bombe”. En travaillant sur les interactions obscures, le groupe de McCaffrey s’est au contraire concentré sur son environnement et a mis au point une méthode consistant à repérer une bombe en fonction du déplacement de la poussière constaté sur le sol où elle est enterrée.

Dans un registre plus léger, on a également sollicité McCaffrey pour concevoir un type innovant de bougie, sans plus d’exigence. Ayant fait travailler plusieurs usagers sur les associations fréquentes du mot “bougie”, il a remarqué que très peu d’entre eux s’intéressaient au poids (une bougie perd du poids lorsqu’elle brûle) ou la capacité motrice (une bougie ne bouge pas quand elle brûle). McCaffrey et ses collègues ont alors imaginé une bougie sur une espèce de balancier se soulevant au fur et à mesure que celle-ci perdait du poids, jusqu’à atteindre un dispositif capable de l’éteindre automatiquement.

Travaillant sur cette hypothèse, McCaffrey a réfléchi sur la possibilité d’automatiser tout cela. D’où la tentative de créer un logiciel susceptible d’accélérer ce processus d’innovation, ce qu’il nomme le “aha toolkit”. Il ne s’agirait pas d’un système d’intelligence artificielle capable de trouver tout seul des solutions inédites, mais d’une interface permettant à un être humain de procéder plus rapidement à ce genre d’analyse.

L’idée repose sur le système des réseaux sémantiques. Couramment utilisés en analyse linguistique, ces réseaux représentent l’ensemble des associations d’idées liées à un concept ou un objet donné. Reprenant littéralement la fameuse expression “penser hors de la boîte”, McCaffrey a noté que la plupart des concepts généralement associés à un terme pouvaient être entourés par une “boite” et que les idées innovantes faisaient référence aux notions qui se trouvaient juste au dehors de ladite boite. En revanche, ceux qui étaient par trop éloignés, les liens trop faibles ne donnaient pas de très bons résultats.

S’inspirant de cette constatation, McCaffrey veut donc créer des réseaux sémantiques particuliers, les “aha nets” (.pdf).

Un phénomène pourrait selon lui être décrit en 32 caractéristiques, lesquelles diviseraient la région hors de la boite en 32 différentes sections. Il ne reste, plus affirme McCaffrey, qu’à examiner systématiquement ces 32 catégories pour y trouver un certain nombre de caractéristiques obscures.

McCaffrey affirme que sa cartographie des réseaux sémantiques confirme l’hypothèse selon laquelle la créativité se situe “entre l’ordre et le chaos”, c’est à dire juste hors de la boîte, mais pas trop loin. Reste à savoir si sa méthode, avec son examen systématique de caractéristiques obscures basées sur une taxonomie précise en 32 points, ne se situe pas quand même (à l’instar de la plupart des techniques de créativité) encore un peu trop du côté de “l’ordre” que de la créativité…

Rémi Sussan

Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/02/21/la-creativite-expliquee/ 

Voix royale

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 22 novembre 2011
Améliorer l’interaction avec la machine passe par la reconnaissance vocale
En donnant la possibilité à un serveur vocal de s’adapter au ton et à l’émotion de l’interlocuteur, on personnalise la conversation de façon conséquente. Un système qui pourrait être appliqué à de nombreux secteurs.
Pour rendre les serveurs automatiques plus interactifs et plaisants, la solution serait de leur fournir la capacité d’identifier l’état émotionnel de leur interlocuteur, pour ensuite s’y adapter. C’est la fonction que remplit le logiciel développé par une équipe de scientifiques de l’université Carlos III de Madrid. Pour fonctionner, l’appareil est doté d’un logiciel de reconnaissance vocale. Celui-ci a la capacité d’identifier sur plus de 60 paramètres sonores différents, comme de distinguer des nuances infimes de tons. Selon ces derniers “l’appareil sera capable à la fois de cerner l’humeur de la personne en train de parler, comme de prévoir son comportement futur, et donc d’ajuster le discours prononcé”.
Une forte adaptabilité
Par exemple, si l’appelant semble circonspect, le logiciel aura tendance à lui proposer des détails et autres conseils. A l’inverse, s’il laisse transparaitre un ton ennuyé, le logiciel privilégiera des phrases courtes. A noter qu’il peut également adapter son analyse en fonction de la conversation précédemment menée. Par exemple, si, du fait d’une reconnaissance vocale défaillante, le logiciel a été forcé de reposer plusieurs fois une même question, alors la probabilité que l’utilisateur soit énervé ou ennuyé est plus importante. En résulte une pondération de ces deux sentiments, qui permet de gérer les réponses de manière plus efficace.
Des potentialités d’utilisation multiples
D’après les chercheurs, les expériences menées ont pu démontrer que ce type de serveur vocal engendrait des conversations plus courtes et plus productives que les serveurs normaux. A terme, le système devrait donc pouvoir remplacer les dispositifs de réponse automatique déjà existants. Reste encore à programmer les réponses du logiciel pour chacun des secteurs où il pourrait être généralisé (banque, service après-vente….).

Innovation sociétale 2

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 16 janvier 2012
L’innovation découle de l’aptitude à partager la connaissance
Dans le but de faciliter l’innovation, il est important d’améliorer les systèmes de partage du savoir. L’Insa-Strasbourg a mis au point un modèle qui intègre les notions de nouveautés et de contexte dans lesquels les savoirs ont été acquis.
Une entreprise peut tirer 75% de son chiffre d’affaire de produits ou de services qui n’existaient pas sur le marché cinq ans auparavant. Autant dire que l’innovation est un élément crucial de la réussite. C’est de ce constat qu’est partie une équipe de chercheurs de l’Insa-Strasbourg pour bâtir un nouveau modèle de partage de savoirs en entreprise (knowledge management), spécifiquement dédié à l’innovation. Ils ont conçu un prototype de logiciel pour tester leur propre approche. Appelé KoSI (KM System for Innovation), cet outil a été mis en place au sein d’une PME française de fabrication d’outil de matriçage de plaques d’acier. Une première, en quelque sorte, puisqu’il n’existe pas d’outil logiciel de gestion des savoirs en matière d’innovation, ni même de réflexion sur le sujet. Et pour cause: les savoirs en la matière sont difficiles à appréhender et à formaliser.
Mêler contenu et contexte
KoSI permet de capitaliser des connaissances en fonction de critères de contenu, comme un outil standard de gestion de connaissances mais aussi de contexte : l’importance et le niveau de nouveauté d’une pratique dans l’entreprise, les métiers qu’elle concerne, sa facilité d’usage mais aussi l’environnement dans lequel elle est apparue, le contexte social. L’outil fournit ainsi une dimension historique très importante en matière d’innovation. Il devient plus facile de définir si le savoir partagé est nouveau ou pas, si il s’appliquera au projet en cours et, au final, si on en tient compte ou pas. L’outil est même conçu pour éviter les redondances: si un savoir est déjà dans la base, les utilisateurs peuvent le voir. Comme il est partagé entre entre les participants à un même projet, le logiciel organise la propagation de ces savoirs pour un objectif très opérationnel.
Des logiciels existants encore trop lourds
Cet outil est très différent des logiciel de gestion de connaissances habituels. “La gestion classique des connaissances est basée sur l’utilisation de données pour de la reconception : on répète des pratiques”, note Rémy Houssin, du laboratoire de génie de la conception à l’Insa-Strasbourg. “Il existe bien la méthode du ‘brainstorming’ où chacun jette des idées en vrac parmi lesquelles on opère ensuite un tri, mais cela ne donne jamais lieu à la constitution d’une base de données et cette approche est trop dépendante de la qualité de l’animateur de la séance”. Quand aux logiciels existants, il s’agit généralement de bases de données lourdes et compliquées, dont le contenu est en plus sujet à interprétation de la part des utilisateurs. Au final, l’intérêt et le fonxtionnement de KoSI ont pu être validés par le test. Mais celui-ci n’a pas duré assez longtemps pour évaluer le retour sur investissement. Ce genre d’évaluation nécessite en effet une mise pratique sur le long terme. Or, justement, ce logiciel doit pouvoir apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise.

Innovation sociale

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 janvier 2012
“Faire appel à une entreprise sociale est un pont vers de nouveaux marchés”
Les entreprises sociales attirent les fondations ou investisseurs qui cherchent à favoriser le développement de structures défendant une bonne cause. Mais il ne faut pas sous-estimer leur impact sur les performances de l’entreprise.
Entretien avec Marlon Parker, fondateur de l’entreprise sociale RLabs, laboratoire né en 2009 en Afrique du Sud. Celui-ci qui aide à la réinsertion des personnes en difficulté en les formant à l’utilisation des nouvelles technologies mobiles et réseaux sociaux. Aujourd’hui, RLabs est constitué d’une Académie et d’un incubateur pour permettre aux membres de cette communauté d’innover et de créer leurs propres activités. RLabs se finance notamment en développant la stratégie mobile et réseaux sociaux d’entreprises clientes.
L’Atelier : Pourquoi une entreprise dont l’objectif principal n’est pas le social business travaille t-elle avec une entreprise sociale comme la vôtre ?
Marlon Parker : Outre l’opportunité non négligeable de travailler de manière responsable, une organisation faisant appel à une entreprise sociale comme la nôtre y trouve le moyen d’accéder à de nouveaux marchés, de nouveaux espaces géographiques, qu’elle aurait eu plus de mal à approcher par d’autres canaux. En ce qui nous concerne, RLabs représente une grande communauté présente dans 13 autres pays tels que la Finlande, le Portugal, la Malaisie ou Singapour, permettant d’accéder à ces communautés. Ce sont des avantages qui intéressent les entreprises.
Mais les services proposés par un laboratoire local comme RLabs ne sont-ils pas trop éloignés des besoins d’une compagnie implantée sur un autre continent ?
Non, les outils ou services sont souvent exportables. Travailler avec nous, par exemple, permet également de recourir à des outils nouveaux développés par nos membres. Dans les différents pays où il est présent, RLabs se concentre sur des communautés locales en fonction de leurs besoins locaux. L’innovation mobile a été développée en Afrique du Sud parce qu’elle s’adapte aux besoins du continent pour qui le mobile est très important. Ces outils peuvent donc permettre aux entreprises de favoriser leur développement, leurs performances. Ceci dit, ça ne signifie pas que l’innovation n’est pas exportable. JamiiX, un système de messagerie instantanée mobile permettant de communiquer d’un endroit sur plusieurs plates-formes (réseaux sociaux, MSN, GTalk, etc.), développé ici peut être utile partout dans le monde.
J’imagine que l’enjeu pour une marque est aussi au niveau de sa communication…
RLabs est une entreprise sociale qui forme les individus défavorisés et les reconstruit, les réintègre dans une communauté, dans la société. Une entreprise qui décide de travailler avec nous participe à notre développement et donc au projet social que nous défendons. C’est d’ailleurs grâce à l’activité de fournisseur de services ou de technologies innovantes que nous pouvons projeter de nous développer à travers le monde. Collaborer avec nous, et par extension avec une société basée sur la responsabilité sociale, apporte un gain en matière d’image et de réputation. Collaborarer avec une entreprise sociale, c’est permettre aussi à cette dernière de vivre et de se développer. Ce qui montre qu’elle s’inscrit dans une véritable démarche de responsabilité sociale. Mais aussi que cet engagement fait partie des valeurs de l’entreprise, de ses fondations.

Financement nouveau pour produit nouveau

Lu dans la Lettre de Tom’sStyle
Edition du 4 janvier 2012
HiddenRadio & Bluetooth Speaker : l’enceinte sans bouton

HiddenRadio & Bluetooth Speaker est un haut-parleur Bluetooth pour smartphones et tablettes qui ne possède aucun bouton (quelques réglages sont malgré tout cachés sous le socle). Minimaliste à l’extrême, il ressemble plus à un capuchon de produit cosmétique qu’autre chose.
Il suffit de faire coulisser légèrement la partie supérieure vers le haut pour faire apparaître l’enceinte et augmenter le volume (jusqu’à 80 décibels). Une rotation vers le bas permet à l’inverse de diminuer le son. HiddenRadio & Bluetooth Speaker est alimenté par deux batteries rechargeables offrant une autonomie qui peut atteindre les 30 heures.

Le concept est présenté sur le site Kickstarter spécialisé dans le mécénat collectif. Les internautes qui acceptent de financer le projet bénéficieront de contreparties à la hauteur de leur don.
Le concept a séduit suffisamment de gens pour d’ors et déjà dépasser les 611 000 dollars de promesses de dons (alors que le minimum attendu était de 125 000 dollars). L’appel au dons restera ouvert jusqu’au 18 janvier mais le projet est déjà assuré de voir le jour.
Le produit final (à moins de faire partie des heureux donateurs) devrait être commercialisé 175 dollars.

Dormir debout

Lu dans Tom’s style
Edition du 20 décembre 2011

Un système qui détecte les conducteurs somnolents


Pour plus de sécurité au volant, la compagnie Denso a conçu un système intelligent capable de détecter les conducteurs somnolents.
Le système rappelle vaguement ceux de Ford (Lane Keeping Aid), Volvo et autres Mercedes, dans la mesure où ils concernent les conducteurs fatigués. Contrairement à Ford, Denso se focalise sur le conducteur et non sur le véhicule. Le système, au lieu de surveiller les mouvements de la voiture, détecte 17 points au niveau du visage du conducteur. Ces points permettent de savoir à quel point le chauffeur est éveillé et concentré sur la conduite. Une caméra filme l’individu en permanence pour cela. Le niveau d’alerte du conducteur est évalué sur une échelle de 1 à 6. Lorsque le résultat du scan facial est plutôt bas, le système incite le conducteur à s’arrêter pour faire une pause.
Ce système basé sur les expressions du visage a été présenté au salon de l’auto de Tokyo dernièrement. Une éventuelle commercialisation n’a pas encore été citée.

 

Du détournement des dispositifs de jeux

Lu dans les travaux de 5PlusForum
Edition d’octobre 2011
http://www.5plusforum.com
Allons-nous vers une interaction gestuelle, et même mentale, avec notre environnement ?

La reconnaissance de gestes est une science sur l’étude comportementale des êtres humains. De nombreux livres existent à ce sujet dont l’excellent ManWatching de Desmond Morris qui date de la fin des années 70. Mais 30 ans plus tard, notre monde a complètement changé. Et cette reconnaissance des gestes ne s’applique plus vraiment entre les humains, qui se regardent moins en moins (merci aux smartphones et autres tablettes), mais à notre environnement et nos objets quotidiens.
Microsoft et sa Kinect en sont un des principaux exemples. Destinée à l’origine pour jouer face à un écran sans aucune manette, la Kinect est aujourd’hui appliquée au monde de l’hôpital pour gérer des radios ou des dossiers de patient, au monde de la recherche pour piloter des drones, ou encore au monde de l’audiovisuel pour remplacer la télécommande d’un téléviseur.
Mais l’industrie va plus loin. Vous connaissez tous l’Air Guitar, ce principe qui consiste à imiter les vrais guitaristes mais sans l’instrument, avec de la musique en play-back. Désormais, vous allez pouvoir faire de l’Air Guitar en jouant réellement mais virtuellement. En effet, GhostGuitar est une application innovante pour les tout derniers appareils iOS (qui se caractérisent par une caméra frontale) qui vous permet de jouer de l’Air Guitar et de créer de la musique en même temps. Tout ce que vous devez faire est de placer votre appareil iOS face à vous, de sélectionner des paramètres sur l’application pour le son de votre instrument, d’ajouter une piste d’accompagnement optionnelle, et de commencer à faire semblant de jouer. Cette application de réalité augmentée affiche une guitare virtuelle sur l’écran de votre appareil iOS afin que vous puissiez vous voir et visionner aussi la position de vos mains.
Allons plus loin encore. Plusieurs laboratoires dans le monde entier, travaillent sur des interfaces mentales avec des ordinateurs. La plus récente information dans ce secteur est Nissan qui travaille en collaboration avec l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne sur un projet pour la recherche et le développement dans le domaine des technologies futuristes. Dès qu’elle saura analyser la pensée de son conducteur, la voiture de demain sera capable d’anticiper ses déplacements. Lorsque le conducteur pensera à tourner à droite, par exemple, la voiture elle-même se préparera pour la manœuvre, choisissant la vitesse adaptée et se positionnant correctement sur la route avant d’effectuer la manœuvre. Dans quel but ? Il s’agit de s’assurer que la sécurité sur nos routes est optimale et que la liberté associée à la mobilité de la personne reste au cœur même de la société. Nissan entreprend ce travail pionnier en collaboration avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse (EPFL). Un programme de recherches ambitieux concernant des systèmes d’interface cerveau-machine (ICM) permet déjà, grâce à des chercheurs de l’EPFL, à des personnes à mobilité réduite, de diriger leur fauteuil roulant par le seul transfert de la pensée. La prochaine phase de travail consiste à adapter les procédés de l’ICM à la voiture - et au conducteur – du futur.

innovation ouverte mais un peu timorée

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 8 juin 2011
En France, l’innovation ouverte bien perçue, encore peu appliquée
Environ une grande entreprise sur cinq est en train d’affûter sa stratégie liée à ce mode d’innovation. Un résultat encore en demi-teinte, qui souligne l’idée qu’il faut passer d’une vision “outil” à une vision “projet”. Positivement et justement perçue, l’innovation dite ouverte est considérée par la majorité des sociétés française comme une source d’enrichissement de projets innovants. Près de 95 % des entreprises interrogées en connaissent ainsi la bonne définition, et plus de neuf sur dix pensent que ce mode de collaboration leur permettra d’innover plus rapidement. C’est ce que révèle une enquête menée par Bluenove, qui souligne que du coup, les projets associés représenteraient des enjeux importants ou très importants pour près de 36 % des entreprises. Et plus de 40 % d’entre elles disent s’apprêter à mettre en place les premiers éléments de ces stratégies. Mais de la théorie à la pratique, il y a un pas : dans près de neuf compagnies sur dix interrogées, moins de 20 % des nouveaux produits ou services sont issus d’une démarche d’innovation ouverte. Par comparaison, aux Etats-Unis, le chiffre s’élevait à 50 % en 2009.
Un retard causé par de multiples réflexions…
Pour Bluenove, ce retard, estimé à deux ans, s’explique notamment par le fait que les Français considèrent l’innovation ouverte comme un outil. Elle n’est donc pas encore constitutive du projet d’entreprise et manque de soutien de la part des dirigeants. Plongées dans d’importante réflexions sur les questions de collaboration interne ou externe, près de 90 % des personnes interrogées pensent que cette démarche expose l’entreprise à des risques de vol ou de détournement de propriété. Par ailleurs, les concepts et la méthodologie de mise en œuvre seraient peu palpables, et les entreprises auraient donc besoin de support hiérarchique, notamment pour former les collaborateurs au partage et à la gestion des connaissances. Point positif, les entreprises ont globalement conscience des risques potentiels liés aux politiques d’Open Innovation et que cette démarche porte ses fruits sur du moyen terme.
…malgré une vision pragmatique
Les sociétés françaises (85,3%) ont conscience qu’il est indispensable de “mobiliser tous les collaborateurs de l’entreprise dans un effort global d’innovation” et que le budget des départements de Recherche et Développement  (78,2 %) n’est pas le facteur principal. Il s’agit ainsi d’intégrer les services de communication, les directions de systèmes d’information et à l’évidence, les Directions de ressources humaines. Ces dernières sont d’ailleurs perçues pour 88,5% des entreprises comme un moyen de fidéliser les collaborateurs autour de l’Open Innovation. Mais ce n’est pas tout : l’Open Innovation est perçue comme un moyen de se focaliser sur les compétences du cœur de métier des collaborateurs et comme un accélérateur d’innovation, autrement dit, un réducteur du temps d’arrivée d’un nouveau produit sur le marché. Il ne reste donc plus qu’à dépasser cette phase d’acceptation, pour passer à la mise en œuvre de projets collaboratifs.

e-Santé : faut faire simple ….

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 6 juin 2011

Simplicité d’usage et sécurité faciliteront l’acceptation de la télésanté
Pour que les politiques de télémédecine portent leurs fruits, il faut miser sur la simplicité d’utilisation des systèmes, la coopération et la protection des données. Cela pour faciliter leur adoption par les professionnels.

Les technologies connectées semblent être une réponse adaptée à la coopération des professionnels de la santé en région, comme l’ont montré certaines initiatives exposées au salon HIT, dédié aux technologies de l’information au service de la santé*. Mais pour que leur usage rentre pleinement dans les mœurs, il faut avant tout favoriser le déploiement d’interfaces facilement utilisables. Il est également nécessaire que les processus répondent en premier lieu aux attentes des médecins, en termes de collaboration et de réduction de files d’attentes dans le but de traiter au mieux les urgences. Voilà ce qu’on pouvait conclure de l’observation des solutions existantes. Pour Laurent Pomares de la société Accelis Vepro  - qui a mis en place une plate-forme en Nord Pas-de-Calais, “en plus de la facilité d’utilisation des services de télémédecine, le succès réside dans la confiance des professionnels du secteur médical quant à la sécurité des systèmes”.

De l’acceptation à l’appropriation
“L’usage n’est pas entièrement rentré dans les mœurs, pourtant les professionnels de la santé sont demandeurs d’outils numériques. Reste donc qu’ils doivent se les approprier”
, poursuit Stéphane Magne, chef de projet sur la mise en place des dossier médical personnel et dossiers communicant cancérologie (DMP/DCC) et spécialiste dans les questions relatives aux réseaux de santé en Aquitaine. En effet, les médecins auraient passé la phase de découverte de ces outils et seraient en pleine phase d’acceptation. Cette initiative entraîne déjà selon lui “des dynamiques synergiques dans les bassins de santé, favorisant la mutualisation des services et la création de groupements de coopération sanitaire”. En effet, ils oeuvrent en faveur de l’innovation et de la collaboration intellectuelle des professionnels, notamment pour répondre aux problématiques d’éloignement géographique. Le réseau TéléSanté Aquitaine, un groupement de coopération sanitaire dont le but est de développer des services d’e-santé dans la région, en est un bon exemple.

Des applications concrètes déjà à l’œuvre…
La plateforme développée en Nord Pas-de-Calais est également probante : un système régional a été mis en place pour relier tous les centres publics d’hospitalisation. Dans la pratique, “il s’agit d’une plate-forme qui permet de relier vingt-cinq établissements à un centre de données. Grâce un logiciel, il est possible pour chaque médecin de suivre un dossier, d’intervenir dessus, de le réaffecter à un autre établissement voire même d’établir des diagnostics”, explique à L’Atelier Laurent Pomares. Cette dernière permet en effet d’améliorer la rapidité des interventions grâce à une base de données centralisée : il est donc possible pour un établissement disposant d’un scanner mais pas d’un radiologue d’obtenir un diagnostic en une vingtaine de minutes car des radiologues d’astreinte pourront accéder aux images en temps réel de chez eux ou d’un autre établissement.

* Salon qui s’est tenu à Paris du 17 au 19 mai 2011, au parc des expositions de Porte de Versailles

Design&Brevet : le dossier complet

Lu dans la Lettre de l’IEEPI
Edition du 8 mars 2011

Design & brevet : quand l’innovation passe par le design
L’INPI avec l’APCI ont mené une première étude sur les relations entre design et brevets. Bilan : les liens entre innovation technologique et création sont plus étroits que prévus.

  • Quelles sont les pratiques des designers en matière de dépôts de brevets, en agence ou en entreprise ?

  • Quels sont les facteurs de resserrement et de desserrement des liens entre design et brevet ?

  • Comment le design se place-t-il au cœur de l’« innovation d’usage » ?

  • Quels sont les champs de progrès possibles ?

C’est pour répondre à ces questions qu’Yves Lapierre, Directeur général de l’INPI, vous invite à venir découvrir les résultats de l’étude publiée par l’Observatoire de la propriété intellectuelle de l’INPI, en partenariat avec l’APCI.

 

Preuve que le designer ne s’occupe pas que de forme, 20% des agences de design ont déjà déposé un brevet. Plus encore, 63% des entreprises habituées au design ont des designers impliqués dans un dépôt de brevet.  Et ce d’autant plus que le designer est intégré à l’entreprise. Pour la moitié, le designer intégré a même un rôle déterminant dans les brevets  -produits- déposés.

Ces constats sont issus de la première étude réalisée sur les relations entre designer et propriété industrielle. Intitulée  « Design & brevet : quand l’innovation passe par le design », elle a été conduite en 2010 par le Cabinet Quam Conseil pour l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) et l’APCI (Agence pour la création industrielle). 167 agences françaises de design et une cinquantaine d’entreprises repérées dans les entreprises lauréates de l’Observeur du design ont participé à l’étude.

De fait, « en s’interrogeant sur l’usage, le travail des designers met en évidence des solutions ou fonctionnalités nouvelles, que les ingénieurs vont ensuite chercher à concrétiser », commente Antoine Barthélemy, consultant de Quam Conseil. Et plus le designer intervient en amont du projet, plus il impactera l’architecture d’un nouveau produit. Indirectement, les ingénieurs sont aussi poussés par les designers à explorer de nouvelles voies technologiques pour répondre aux choix des designers. « Le design peut aussi servir à valoriser une innovation technologique ».

Mais la relation n’est pas toujours idyllique. Le rapport de force agence-design se traduit souvent pas un abandon des droits de la propriété industrielle au profit de l’entreprise, qui ne valorisera pas forcément le designer dans les dépôts du brevet. Autre revers : « Le design se fait de moins en moins sur des objets physiques, mais sur des interfaces. C’est là, qu’il y a un champ d’innovation important. Mais les designers ne savent pas ce qui peut relever d’un brevet ou pas », observe  encore le consultant de Quam Conseil.

Et oui ! Le problème du brevet logiciel, n’est toujours pas réglé.

Lien vers l’étude : http://www.ieepi.org/images/stories/actus/2011_Etude_Design_et_brevet.pdf

Mobilier urbain

Lu dans tom’s style
Edition du 3 mars 2011

Cristal Station, des stations solaires pour le transport public

 

On ne cesse de découvrir des concepts de véhicules écologiques, la plupart du temps : solaires et électriques, mais on ne parle pas assez des architectures qui devraient les accueillir.

Avec tous ces concepts de moyens de transport publics électriques, il devrait y avoir également de stations exploitant une source d’énergie renouvelable. Le projet imaginé par le designer André Monteiro semble donc assez pertinent. Nommé Cristal Station, ce projet urbain consiste en l’installation des stations de charge solaire sur l’itinéraire des moyens de transports publics. Une station est composée de quelques plaques solaires érigées sur des supports ressemblant à des troncs d’arbres. Les stations peuvent être assimilées à des arrêts vu qu’elles sont placées au bord de la route, dans une partie du passage piéton. Cristal Station utilise des véhicules ouverts au public opérant comme des taxis.

Ces voitures électriques font partie d’un vaste réseau. On peut réserver une voiture et demander à l’opérateur de l’envoyer pour nous prendre là ou on se trouve, par simple coup de fil.

Internet des objets

Lu dans Internet Actu
Edition du 23 fev 2011
De l’internet des objets au web des objets

La promesse de l’internet des objets est de construire un réseau fluide d’appareils hétérogènes connectés ensemble pour former un dispositif unique et cohérent. Mais en fait, cette promesse est une escroquerie, attaque, bille en tête, Vlad Trifa, ingénieur à l’Institut d’informatique pervasive de l’Institut de technologie de Zurich sur la scène de Lift à Genève. Il existe déjà plus d’une quinzaine de protocoles techniques pour assurer les communications domotiques et machines à machines (M2M), mais ceux-ci demeurent largement inconnues des programmeurs qui ne sont pas spécialisés sur ces sujets. Si l’industrie a construit des normes pour contrôler l’internet des objets, elle est loin d’être parvenue à un accord. “La réalité aujourd’hui est que nous avons plutôt construit des intranets pour un grand nombre de choses qu’un internet des objets, chacun formant un îlot isolé de quelques appareils connectés qui n’ont pratiquement aucun moyen d’interagir les uns avec les autres”. L’internet des objets est donc une utopie.

Il existe un protocole pourtant qui pourrait mettre tout le monde d’accord, c’est le web”, estime Vlad Trifa dans sa présentation“L’infrastructure existe, elle est ouverte, simple, libre, flexible, et elle est capable de passer à l’échelle. Tout le monde peut l’utiliser facilement et créer quelque chose avec. Elle permet une réelle simplicité d’accès.” Reste à l’utiliser pour les objets physiques et pas seulement pour l’information et la communication de nos machines électroniques.

Pour lire la suite de l’article :  http://www.internetactu.net/2011/02/22/de-linternet-des-objets-au-web-des-objets/