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Archive de la catégorie Marketing interactif
C’est pour notre bien…
14.12.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 3 decembre 2010
Le partage d’informations localisées mérite aussi récompense
TopGuest permet aux internautes qui partagent leur position ou des expériences de voyage de profiter de bons d’achat quand ils se localisent chez une marque partenaire - issue du tourisme - depuis un réseau existant.
Pour encourager les consommateurs à partager leurs expériences de voyages ou leurs séjours touristiques sur les plates-formes communautaires dont ils sont membres, il faut faire en sorte qu’ils en retirent un profit. C’est du moins le postulat de Topguest, qui propose un système de récompense des internautes qui se localisent dans un endroit partenaire, et qui est lié au secteur du tourisme (hôtel, compagnie aérienne, restaurant…), ou qui laissent un commentaire sur le sujet. D’ailleurs, la start-up californienne vient de nouer un partenariat avec Avis UK, qui rejoint du coup le réseau de marques de TopGuest. L’application, qui se télécharge sur iPhone ou Android, s’appuie en fait sur plusieurs réseaux sociaux géolocalisés, comme Facebook Places, Foursquare, Gowalla ou Twitter.
Moderniser les programmes de fidélité
Une fois l’application installée, l’utilisateur se connecte simplement aux réseaux dont il fait partie. A chaque fois qu’il se localise quelque part par ce biais, Topguest récolte ces informations, et récompense les check-in effectués. Le consommateur peut ainsi accumuler un certain nombre de “miles”, convertibles ensuite en bons d’achat. “L’idée sous-jacente, c’est la modernisation des programmes de fidélité. Cela correspond à une tendance de fond”, explique à L’Atelier Martin Destagnol, co-fondateur de Plyce. Selon lui, les programmes de fidélisation fondés sur les coupons ou les bons d’achat vont poursuivre leur migration vers le mobile, dans les années à venir.
La géolocalisation enrichit l’interaction entre la marque et le consommateur
Et cela passe par les applications géolocalisées. “Il ne faut pas se contenter de récompenser les check-in pour autant. Lorsque l’internaute communique son sentiment sur une marque via les réseaux sociaux, ou lorsqu’il effectue un achat, des points doivent pouvoir être engrangés sur ces programmes”, développe-t-il. Pour le spécialiste, ce qui compte avant tout, c’est l’interaction entre la marque et le consommateur. “Et pour que cette interaction soit riche, il faut que les services soient contextualisés”, conclut-il. Pour rappel, LoyaltyMatch propose un système qui va dans le même sens : son application connecte programmes de fidélité - existants - et sites communautaires.
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Devenez un support publicitaire
24.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 24 novembre 2010
Marketing mobile : VuFind privilégie l’image à la géolocalisation
L’application invite ses utilisateurs à se photographier ou se filmer avec leur appareil, puis de partager les clichés. Si des marques et produits apparaissent dans le décor, ils peuvent bénéficier d’offres.
VuFind souhaite permettre aux internautes de renseigner leurs contacts sur leur localisation et de gagner des offres promotionnelles en allant plus loin que le simple “check in”. Pour y parvenir, elle table sur la photo. L’application invite les mobinautes à se photographier pour indiquer le lieu où ils se trouvent à un instant précis. Le logiciel mis au point, baptisé VuCheckin, se télécharge sur le mobile de l’utilisateur, et permet ensuite de mettre en ligne des photographies enregistrées dans l’appareil. Mais aussi de taguer ces images, et d’effectuer des recherches en fonctions d’intérêts, présents sur celles-ci. Les contenus mis en ligne peuvent représenter une ou plusieurs personnes, ainsi que leur environnement. Dans lequel se glissent éventuellement une ou plusieurs marques. Qui ont tout intérêt à encourager les utilisateurs à se photographier devant le logo, par exemple, contre des bons de réduction et autres offres promotionnelles.
L’utilisateur tague lui-même les contenus qu’il upload
Les images peuvent en effet être taguées par l’utilisateur, qui coche certaines cases - indiquant divers éléments du contenu qu’il est en train d’uploader. L’application lance alors un système de reconnaissance automatique qui analyse l’image, en cherchant des éléments clés dans une base de données en ligne. “L’intérêt de cette application, c’est qu’elle permet de constituer des hubs, en prenant à la fois en compte les lieux communs, mais aussi les intérêts partagés par les utilisateurs, pour construire des communautés”, explique à L’Atelier Marc Leprat, expert en marketing 2.0. “Miser sur la photo permet d’établir un contact direct avec l’utilisateur, car, de fait, les images sont plus accessibles que le texte”, précise-t-il. Et d’estimer que VuFind peut intéresser les annonceurs, pour du placement de produit, ou du marketing relationnel.
L’image plus accessible que le texte
De là à ce que les marques adoptent durablement cette solution, il y a un pas. “Cela reste assez secondaire, assez marginal. Pour accroître leur présence sur le Web, les marques peuvent utiliser ce type de programme, mais cela ne peut constituer une stratégie en soi”, note le spécialiste.”Bien que l’effet ‘photo’ puisse être démultiplicateur”, précise-t-il. Une fois l’opération effectuée, l’utilisateur peut partager sur différentes plates-formes collaboratives - comme Facebook ou Twitter – les contenus tagués qu’il vient de télécharger. “L’application se place directement comme complémentaire, et non concurrente, des réseaux sociaux existants”, conclut Marc Leprat.
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Ne me touche pas, tout peut arriver….
23.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de L’Atelier
Edition du 23 novembre 2010
Les écrans tactiles se transposent sur toutes les surfaces
Le Nokia Research Center a combiné caméras infrarouges et projecteurs pour permettre à des individus de déclencher des actions quand ils touchaient une interface de glace.
Les écrans tactiles continuent à s’émanciper des mobiles, tablettes et autres tables pour s’adapter à n’importe quel environnement. Pour preuve, les scientifiques du NRC – Nokia Research Center – de Tempere en Finlande ont créé une sculpture de glace interactive baptisée “Ubice” (pour “ubiquitous ice”). Celle-ci proposait à des utilisateurs de déclencher des actions en touchant le bloc. “Une expérience ludique, qui montre que les interfaces informatiques interactives peuvent être construites n’importe où et sur n’importe quels matériaux”.
Une sculpture de glace interactive
Voilà ce qu’a expliqué Jyri Huopaniemi, chercheur au laboratoire de recherche de Nokia. En pratique, l’équipe de scientifiques a utilisé une tonne de glace de 25 centimètres d’épaisseur, qui a été découpée en plaques de cinquante centimètres carré chacune. Les chercheurs ont alors positionné chaque interface pour recréer la forme d’un gigantesque écran. Une lumière infrarouge a par la suite été projetée derrière le dit “écran de glace”. Et des caméras infrarouges ont été positionnées à l’arrière de l’écran.
Un projecteur renvoie des images à l’endroit où la main touche la glace
Lorsqu’une main touchait la face lisse de la glace, les rayons infrarouges étaient renvoyés vers les caméras, la main réfléchissant la lumière envoyée en direction de l’écran. Cela permet au système, par le biais d’un ordinateur installé à proximité, d’établir avec précision la position, la taille et le mouvement du geste de la main, sur la glace. Et de réaliser certaines actions. L’ordinateur, relié à un projecteur, peut ainsi renvoyer à cet endroit précis - sous la main de l’utilisateur - des images animées, telles que des flammes, qui évoluent en fonction des mouvements effectués.
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Information sur le lieu d’achat
23.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de L’Atelier
Edition du 23 novembre 2010
Le mobile confirme son influence en magasin
Pour chercher des avis ou comparer les prix avec ceux affichés par les concurrents situés à proximité, le téléphone portable est désormais plébiscité par une tranche de plus en plus nombreuse de la population.
Près de 30 % des 447 milliards de dollars qui seront dépensés durant les fêtes de Noël le seront par des consommateurs qu’IDC qualifie d’hyper ou moyennement connectés à leur téléphone portable. Dans une étude dédiée à l’impact du commerce via le mobile ou les médias sociaux, le cabinet estime ainsi que ces deux canaux sont désormais considérés comme décisifs. Notamment parce qu’ils donnent plus de latitude aux consommateurs et permettent aux commerçants de s’adresser individuellement à eux, hors ou à l’intérieur de leurs magasins. “Le téléphone portable et les plates-formes collaboratives ne se contentent pas de modifier le moment et le lieu où les individus réalisent des achats”, note Greg Girard, responsable du pôle Stratégies du commerce de détail chez IDC. “Il est clair que cette forme de commerce a une influence sur la perception qu’a une personne de la marque et sur ses intentions d’achat”.
Comparer prix et avis en magasin
En effet, c’est plus d’un tiers des consommateurs possédant un smartphone – environ 25 % de tous les consommateurs aux Etats-Unis – qui se disent prêt à utiliser leur appareil mobile pour modifier la façon dont ils effectuent leurs courses. Ce, quelque soit le lieu, et en particulier dans les magasins de vente au détail. Une mobilité à l’origine de nouveaux comportements dans les magasins, notamment par rapport à la recherche d’informations sur un produit, qui se fera sur des plates-formes d’avis de consommateurs par exemple. Mais également concernant la vérification de la disponibilité des marchandises ou de la comparaison des prix avec des magasins de proximité. “Autant de comportements qui affaiblissent l’influence immédiate des détaillants sur les décisions d’achat des consommateurs dans les rayons”, soulignent les spécialistes.
Les 45-54 ans plus enclins à l’utilisation du mobile en boutique
En terme d’utilisateurs : les résultats de l’étude montrent que les adultes âgés de 25 à 44 ans représentent près des deux tiers des consommateurs hyperconnectés alors qu’ils ne correspondent qu’à la moitié des consommateurs interrogés. Et contre toute attente, ce sont les adultes de 45 à 54 ans qui sont les plus enclins à l’utilisation du mobile dans les magasins et au moment de leurs achats. “Ils utilisent les prix trouvés sur leur mobile pour négocier ceux affichés en boutique”. Toutefois et bien que les médias sociaux aient de plus en plus d’impact auprès des consommateurs, “les détaillants restent la référence la plus importante au moment du passage en caisse”, concluent les spécialistes. L’étude a été menée auprès de mille consommateurs américains.
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Apple de Troie
22.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans Reseaux-elecoms
Edition du 19/11/2010 - par Agence Relax News
Les opérateurs télécoms ont raison de se faire du souci face à la main mise de Google et d’Apple sur les budgets publicitaires. La dernière initiative d’Apple devrait les inciter à trouver une solution rapidement.
Apple a annoncé jeudi que sa plateforme de publicité mobile iAD sera disponible dès le mois de décembre en Europe (France et Royaume-Uni, puis en janvier en Allemagne), six mois après son lancement aux Etats-Unis.
Ce service permet aux annonceurs de diffuser directement de la publicité dans les applications pour iPhone, iPad et iPod Touch. Les utilisateurs de ces appareils verront ainsi apparaître des publicités interactives intégrées directement aux applications. Contrairement aux bandeaux publicitaires classiques, les “iAds” offriront du contenu multimédia ou des mini-jeux commerciaux, sans avoir à quitter l’application.
L’Oréal, Renault, Luis Vuitton, Nespresso, Perrier, LG, Evian ou encore Turkish Airlines seront parmi les premiers annonceurs à utiliser iAd en France, indique Apple.
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La Pub en ligne en Chine
18.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de L’Atelier
Créé le 16/11/2010 par Basile Segalen (http://atelier.net)
La publicité en ligne promise à un bel avenir en Chine
La croissance des dépenses investies par les annonceurs pour des réclames sur la Toile sera continue d’ici 2014. En particulier pour toucher des populations jeunes et influentes.
En Chine, les annonceurs tablent de plus en plus sur la publicité en ligne pour atteindre de nouvelles parts de marché, constate dans une étude eMarketer [1]. “Avec la publicité en ligne, il est possible d’atteindre directement une population jeune et connectée, de plus en plus influente sur le segment de la consommation”, précise ainsi à L’Atelier Michael Froggatt, auteur de l’étude. Plus de 3,7 milliards seront dépensés en 2010 pour des réclames sur la Toile. En 2014, les dépenses publicitaires sur le Web dépasseront même les 9,5 milliards, selon les prévisions du cabinet. Une croissance sans précédent qui démontre l’intérêt des marketeurs pour les médias sociaux et les moteurs de recherche.
Les consommateurs passent de plus en plus de temps sur la Toile
La raison d’un tel engouement ? “La publicité traditionnelle en Chine requiert des campagnes sur mesures, qui doivent être diffusées par de nombreux agents sur l’ensemble du territoire”, explique Michael Froggatt. Pour le spécialiste, alors que Baidu ou Google développent des solutions publicitaires en ligne, de nombreuses sociétés vont peu à peu investir dans des réclames sur la Toile. “D’autant que les internautes passent beaucoup plus de temps en ligne que sur n’importe quel autre média – ils restent trois fois plus longtemps devant un écran d’ordinateur que devant la télévision”, développe le consultant. Selon lui, si la publicité en ligne va se tailler la part du lion dans les dépenses investies en 2014, c’est surtout grâce à la richesse de ce média et grâce aux publicités vidéo sur la Toile.
Le marché de la publicité en plein essor
En 2010, le marché de la publicité en ligne dépassait les 33 milliards de dollars. D’ici à 2014, ce chiffre devrait doubler, pour s’élever à près de 60 milliards. Avec une croissance soutenue sur l’ensemble de la période, supérieure à 14 % par an pour les quatre années consécutives. “Le développement de la publicité sur Internet sera favorisé par des événements sportifs internationaux, comme les jeux Olympiques de 2012 ou la Coupe du Monde de 2014″ note le consultant. A noter : d’après les prévisions du rapport, le nombre d’internautes en Chine va passer de 518 millions en 2010 à plus de 840 millions en 2013.
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Langues nouvelles
5.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans Réseaux-Télécoms.net
Edition du 04/11/2010
JCDecaux ne croit pas à ce que fait Issy Les Moulineaux en matière de réalité augmentée
(Source EuroTMT) En 2010-2011, les acteurs de l’affichage publicitaire traditionnel ne veulent pas rater le virage du numérique ni de l’interactivité. On l’oublie trop souvent, mais l’affichage et le mobilier urbain sont un média à part entière même s’ils sont nettement moins médiatisés que la télévision, la radio, la presse écrite ou internet. Ce média présente des perspectives de croissance encore significatives et cet univers n’entend pas rater le virage du numérique.
Phénomène peu connu, l’affichage extérieur et le mobilier urbain pèsent en France plus de deux fois le poids de la radio sur le marché publicitaire. Ainsi, selon l’Irep, le chiffre d’affaires publicitaire de l’affichage a atteint 600 millions d’euros quand la radio récole seulement 290 millions au premier semestre 2010.
Mieux, la France dispose avec JC Decaux, présent dans 55 pays, d’un acteur de tout premier plan qui, au vu des chiffres du premier semestre, devrait logiquement ravir à Clear Channel la place de numéro un mondial en 2010 !
Avec plus de 1,1 milliard d’euro de chiffre d’affaires au premier semestre et au-delà du contrat remporté récemment en Arabie Saoudite, le grand défi de JC Decaux pour les années à venir est celui du numérique et de l’interactivité.
Le groupe a tâtonné plusieurs années et testé diverses technologies radio comme le Bluetooth ou éprouvé le flashcode. Il a finalement opté pour une technologie de reconnaissance d’images depuis un iPhone. Le procédé permet d’accéder à un contenu spécifique à l’annonceur dont l’affiche vient d’être photographiée par le mobile. Pour cela, il faut employer une application (téléchargeable sur l’App Store d’Apple) recensant les campagnes publicitaires participant à l’opération.
« Comparé à d’autres technologies, souvent peu ergonomiques et peu intuitives, prendre une photo avec son portable est un geste extrêmement répandu et d’une grande simplicité » relève Albert Asseraf, directeur général études, marketing et stratégie de JC Decaux.
Partant de là, la firme estime que le mariage du numérique et de la communication extérieure n’en est qu’à ses balbutiements. Et JC Decaux d’observer que l’affichage et le mobilier urbain étant, par définition, des médias associés à la mobilité des individus, qui plus est dans des lieux à forte fréquentation, leurs prolongements interactifs seront au coeur de l’évolution de son métier.
« Contrairement à d’autres secteurs, le numérique enrichit notre media au lieu de l’appauvrir » assure Jean-Charles Decaux, co-directeur général du groupe. Une dynamique qui n’a pas échappé à son concurrent Clear Channel qui expérimente à Bordeaux, en partenariat avec Orange, un portail d’informations locales accessible à partir de flashcodes installés sur certains éléments du mobilier urbain.
On remarque qu’une autre technologie est en vogue afin de délivrer de l’information contextuelle, c’est la « réalité augmentée », notamment déployée par Orange, en partenariat avec Microsoft, à Issy-les-Moulineaux afin de fournir, toujours sur le portable de l’utilisateur, de l’information locale. Il s’agit d’une technologie essentiellement basée sur la localisation de l’utilisateur, mais à laquelle ne croit guère JC Decaux. « Elle est peu ergonomique et trop compliquée à mettre en oeuvre » tranche-t-on en interne.
Bref, chacun se mobilise autour du potentiel de l’affichage traditionnel en matière de prolongements interactifs et contextuels. Une interactivité sur laquelle mise beaucoup JC Decaux qui espère bien convaincre les collectivités locales de l’intérêt de telles applications. Des discussions sont notamment en cours avec la ville de Paris. C’est une manière de se relancer après une année 2009 particulièrement difficile, tout en réaffirmant son positionnement de « city provider » malgré le bilan mitigé du Vélib’ parisien.
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Paiement non-stop : oui mais…
15.10.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans La Lettre de l’Atelier
Edition du 5 octobre 2010
Corée : des obstacles à dépasser pour le paiement mobile sans contact
Malgré de bonnes prévisions de croissance, ce mode de paiement doit surmonter une série d’obstacles logistiques et technologiques pour se pérenniser. Comme la généralisation de mobiles intégrant une antenne à radiofréquence.
A l’horizon 2012, avec un total de 180 millions de transactions par an, ce sont près de 4,5 millions de sud-coréens qui devraient avoir adopté le mode de paiement mobile sans contact (dans sa version prépayée), indique Celent. Cela pour un chiffre d’affaires avoisinant les 140 millions de dollars. Ces dernières années, le consommateur sud-coréen a en effet été fortement sensibilisé à ce nouveau mode de règlement, notamment au travers du mobile banking et de la mise en place dans le métro de Séoul de cartes de transport sans contact. Cependant le cabinet d’étude, qui vient de publier un rapport sur le sujet, pointe également toute une série d’obstacles à surmonter impérativement pour assurer une pérennité et une croissance durable à ce marché naissant. Cela passe par une interopérabilité entre les opérateurs, mais aussi par une diffusion à plus grande échelle de téléphones mobiles intégrant des antennes à radiofréquence.
Equiper les téléphones mobiles d’antennes à radiofréquence
En Corée du Sud, à peine 33 % des téléphones mobiles en sont déjà équipés, contre un taux de pénétration de 55 % au Japon. De plus, contrairement au marché japonais, le consommateur coréen doit équiper son terminal d’une puce spéciale (USIM, pour Universal subscriber identity module), et qui lui assure un certain degré d’authentification. Cela pour pouvoir effectuer des transactions financières en paiement mobile sans contact. Il y a aussi la question très sensible de l’installation chez les commerçants des terminaux compatibles avec le paiement mobile sans contact. Le déploiement massif de ces terminaux étant pour l’instant freiné par des questions de coûts et de prise en charge. Le pays du matin calme n’en compte aujourd’hui que 80 000, un chiffre qui fait pâle figure, comparé aux 3,5 millions d’enseignes où les sud-coréens peuvent acheter avec leur carte de crédit.
Installer des terminaux de paiements chez les commerçants
Enfin, si le paiement sans contact doit s’imposer, il devra le faire en proposant des services différenciant susceptibles de capter durablement l’attention du consommateur, comme des programmes de points fidélité, des coupons de réductions sur mobile, ou bien l’accès via des offres privilège donnant accès à toute une gamme de service à tarif préférentiel, conclut l’étude menée par la Cabinet Celent. A noter qu’en Corée du Sud, l’aventure du paiement sans contact n’est pas nouvelle. Les premiers services ont fait leur apparition en 2002, mais il a fallu attendre la mi-2009, l’arrivée d’une nouvelle génération de smartphones et un important partenariat entre Korea Smart Card et certains opérateurs dans le cadre du service Mobile T-money, pour constater un frémissement sur ce marché.
À lire aussi sur le site de L’Atelier :
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Code-barre à la manoeuvre
1.9.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Paru le 31 aout 2010
Code-barre : la géolocalisation enrichit les scanners mobiles
L’application Barcoo permet aux consommateurs de scanner avec leur ordiphone les produits de grande distribution, de comparer les prix, mais aussi de se géolocaliser et de partager leur avis avec d’autres utilisateurs.
Pour convaincre le consommateur d’adopter massivement les solutions de codes-barres 1 ou 2D, l’une des possibilités est de combiner cette technologie à la géolocalisation, et d’y ajouter des fonctions collaboratives. C’est du moins l’avis des créateurs de Barcoo, une application mobile développée en Allemagne, et désormais disponible en France et en Grande-Bretagne. Barcoo s’installe gratuitement sur le smartphone de l’utilisateur, et permet à celui-ci de scanner - via la caméra embarquée sur son mobile - les produits de grande consommation. Le système permet de lire des codes linéaires classiques - présents sur n’importe quel produit - ou des QR codes. “L’application donne des informations sur l’objet scanné, propose un comparateur de prix qui utilise la géolocalisation, et intègre également les commentaires laissés par les utilisateurs“, note Vincent Hermann, président de Nexence, contacté par L’Atelier.
Les utilisateurs peuvent laisser des commentaires sur un produit
“Les grandes tendances du marketing mobile sont ainsi rassemblées“, ajoute le spécialiste. Les utilisateurs peuvent également se “checker” comme ils le feraient sur Foursquare, au moment où ils scannent le produit. L’idée est de permettre aux mobinautes de partager leur sentiment sur tout type d’objet possédant un code-barre, via une fonction, baptisée “Scan Hero”. Cette dernière propose aux utilisateurs de commenter en quelques mots l’objet commercial qu’ils viennent de scanner. “Cela peut constituer un problème pour les marques“, avertit le spécialiste. “N’importe qui peut dire n’importe quoi sur n’importe quel produit, où qu’il se trouve, et tous les autres utilisateurs verront immédiatement ces commentaires lorsqu’ils se connecteront à leur tour“, souligne-t-il.
Un danger pour les marques ?
Aussi est-il essentiel pour les marques, selon le responsable, de réagir aux plaintes des consommateurs mécontents. Seul problème : Barcoo donne en priorité la parole au grand public, et ne permet pas aisément d’engager une conversation comme peuvent le faire des community managers sur les sites de micro-blogging, par exemple. “Le principal risque, c’est que les utilisateurs manifestent principalement leur mécontentement, et non leur approbation, au moment où une marque lance une nouvelle gamme de produits“, explique à L’Atelier le spécialiste. L’application est disponible pour les iPhones et les appareils fonctionnant sous Android.
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Point de vue et image du monde pour Mr Google
19.8.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans 01Net (Eric Le Bourlout)
Paru le 17/08/2010
Google : les drôles de prédictions d’Eric Schmidt
Le patron du géant de la recherche prédit qu’à l’avenir les jeunes auront la possibilité de changer de nom, tant leur activité sur Internet pourrait leur nuire.
Cela commence à devenir une habitude. Quelques mois après sa sortie controversée sur la vie privée, Eric Schmidt remet le couvert. Dans un long article paru vendredi, le Wall Street Journal (WSJ) rapporte de nouveaux propos étonnants du patron de Google sur ce même sujet.
« Je ne crois pas que la société comprenne ce qui arrive quand tout est disponible, connaissable et enregistré par tout le monde, tout le temps », avance d’abord E. Schmidt. Une phrase en forme d’écho à celle qu’il avait prononcée à la conférence Techonomy, qui a eu lieu début août et durant laquelle il avait annoncé que le monde n’était « pas prêt pour la révolution technologique qui s’annonce ».
Le journal poursuit en annonçant que le patron de Google prédit « apparemment sérieusement » que « chaque jeune individu aura le droit un jour de changer automatiquement son nom lorsqu’il aura atteint l’âge adulte, afin de pouvoir renier les trop bons moments enregistrés sur les sites de médias sociaux de ses amis ».
« Nous savons qui vous êtes… qui sont vos amis… »
Durant le même échange avec quelques journalistes américains, Eric Schmidt a également évoqué les futures pistes de recherche pour Google, argument qui pousse également à la réflexion : « Je pense que la plupart des gens ne veulent pas que Google répondent à leurs questions. Ils veulent que Google leur dise ce qu’ils devraient faire ensuite. » Le patron poursuit : « Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. »
A partir de ces informations personnelles, E. Schmidt imagine un futur où ce ne sera plus vous qui irez sur Google chercher des réponses à vos questions, mais plutôt Google qui vous prendra par la main pour vous les donner, si possible avant même que vous ne vous les posiez. Après sa rencontre avec Eric Schmidt, le WSJ imagine par exemple que « si vous avez besoin de lait et qu’il y a un magasin proche qui en vend, Google vous rappellera d’en acheter ».
Génial ou effrayant ? En tout cas, le futur selon Eric Schmidt réside dans un ciblage de plus en plus précis des internautes : « La technologie sera si bonne qu’il sera très difficile pour les individus de regarder ou de consommer quelque chose qui n’a pas été, d’une façon ou d’une autre, adaptée à eux. »
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Réalité enrichie et ludique
2.7.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 01 Juillet 2010
“La réalité augmentée crée une relation émotionnelle avec le consommateur”
Les entreprises doivent intégrer cette technologie à leur stratégie marketing. Mais pour que cela fonctionne, l’expérience doit être à la fois immersive, sociale et narrative. Et émancipée de l’étiquette d’outil gadget.
Entretien sur l’usage marketing de la réalité augmentée avec David Nahon, en charge des technologies de virtualité immersive chez Dassault Systèmes.
L’Atelier : Quels bénéfices les entreprises ont-elles à tirer de la réalité augmentée d’un point de vue marketing ?
Les sociétés ont tout à y gagner. Elles commencent d’ailleurs à avoir un discours plus mûr et à se détacher des applications gadgets types “marqueurs” qui ne fonctionnent pas sur du long terme. Elles comprennent que la relation émotionnelle qu’elles peuvent créer avec leurs clients au travers d’expériences augmentées narratives et immersives sont plus bénéfiques.
Sur quoi doivent-elles se focaliser : applications ludiques, informatives…
Elles ont intérêt à miser sur des applications ludiques où il est reconnu que la déception du consommateur est moindre. Les jeux plus que d’autres applications empruntent des aspects cognitifs à l’utilisateur, ce qui favorise l’imprégnation de l’expérience. D’un point de vue financier, cette option est aussi avantageuse car moins onéreuse que d’autres produits marketing.Une grande marque de céréales a estimé qu’un ‘casual game’ qu’elle proposait sur le paquet de ses produits était moins coûteux et polluants que d’intégrer des jouets cadeaux.
Cela quelle que soit la taille et le type de l’entreprise ?
Oui, je pense que PME comme multinationales ont avantage à créer de telles expériences pour leurs clients. Par ce biais, elles vont pouvoir mieux marquer le consommateur et leur laisser une trace. C’est dans ces termes que la réalité augmentée se démarque d’autres stratégies marketing. Car les expériences immersives se vivent et se mémorisent. Le consommateur en garde un souvenir.
Quels sont les scénarii les plus performants dans ce domaine?
Il existe trois types d’usage que l’on regroupe sous les termes de “fenêtre magique” - smartphone -, “miroir magique” - ordinateur relié à une Webcam - et “projection augmentée” - projection murale par exemple. Pour l’instant, c’est la deuxième qui propose les situations les plus immersives. Cependant lorsqu’il sera proposé aux utilisateurs des tablettes comme l’iPad, flexibles, légères et avec une forte autonomie d’énergie, alors la fenêtre magique gagnera en efficacité. La projection mérite également d’être étudiée car elle permet de partager l’information et d’imbriquer le réel dans le virtuel. C’est à l’endroit où s’expriment nos émotions qu’il faut établir les expériences de réalité augmentée. Dans Le cerveau magicien, Roland Jouvand explique très bien que le cerveau humain est sensible à deux qualités: la narration et l’immersion. Et c’est notamment sur l’immersion de nos sens qu’il faut travailler puisqu’une émotion est avant tout physique. Et si on casse l’immersion alors on rompt aussi la présence de l’utilisateur.
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Mass media sur Realité augmentée
26.6.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 25 Juin 2010
“La réalité augmentée est le mass média de demain”
L’intérêt pour les services de réalité augmentée est grandissant du côté des entreprises. Le succès de cette solution aux usages multiples laisse croire à une transformation des techniques d’information.
Benjamin Thomas est chef de projet pour L’échangeur. Ce centre européen des pratiques innovantes organise le 29 juin un forum sur le thème de la réalité augmentée. Une occasion pour rassembler les acteurs du secteur et discuter du retour d’expériences et des futurs usages.
L’Atelier : Quels usages les entreprises ont-elles de la réalité augmentée?
Benjamin Thomas : Un véritable buzz est apparu ces dernières années autour de la réalité augmentée. Et ce, du fait qu’elle permet aux entreprises de répondre à des exigences variées. La première étant celle de l’expérience marketing, où il est question de vivre avec une marque ou un produit en totale immersion. La seconde est celle d’un outil d’aide à la vente. Récemment des marques ont développé des applications sur le Net qui permettent aux consommateurs d’essayer virtuellement des produits comme des lunettes ou du mobilier, par exemple. Enfin, il existe le service de réalité augmentée sur mobile qui offre la possibilité d’une visualisation par des services de géolocalisation.
Dans quelle mesure la réalité augmentée est-elle un outil marketing efficace?
Cet outil est le mass média de demain. Chaque individu va pouvoir s’en emparer pour personnaliser son propre flux d’informations et avoir une vision différente des produits. Et c’est spécifiquement ce point qui intéresse les annonceurs. Puisque le support va transformer les modes de consommation à l’information. En partie, puisque les utilisateurs vont être actifs; et notamment concernant les applications de géolocalisation. Clairement, la réalité augmentée va favoriser une publicité dynamique et personnalisée. On a d’ailleurs été surpris de l’hétérogénéité des entreprises intéressées. Elles venaient aussi bien de l’industrie du tourisme, que de celles de l’e-commerce ou du textile.
Existe-t-il des barrières au développement de cet usage?
Les études à ce sujet sont plutôt encourageantes. Il parait évident que c’est la publicité qui va porter ce nouveau marché. Récemment le cabinet Juniper déclarait que les bénéfices dans ce secteur devraient atteindre les 710 millions d’euros. Le boom du smartphone y est pour beaucoup. Il a pu permettre une démocratisation de ce service. Reste que des limites techniques pourraient freiner cette envolée. Pour une adoption plus grand public, il parait indispensable que les outils gagnent en puissance et en précision. Et notamment pour des applications qui recommandent l’utilisation de la géolocalisation.
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Solidaires dans la crise
8.6.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 07 Juin 2010
Islande : du community management pour redorer son image ?
“inspiredbyiceland” vise à faire connaître le pays en y associant chacun des citoyens. Ces derniers pouvant partager en ligne témoignages, photos et vidéos. Un modèle à généraliser ?
Pour présenter l’Islande sous un autre jour que celui des médias et du volcan en irruption, le gouvernement islandais et les principaux acteurs touristiques, dont IcelandAir, en appellent à ses habitants : ils ont créé une plate-forme en ligne, baptisée “inspiredbyiceland.com”. Et sur laquelle les citoyens, d’une part, et les touristes étrangers, d’autre part, peuvent partager leur expérience du pays. Afin de rassembler davantage de contenus, une initiative s’inspirant du “community management” a même été menée pour convier à une date déterminée l’ensemble des Islandais à rejoindre la plate-forme. Pendant une heure, celle-ci a été ouverte à la participation de tous.Les Islandais pouvant ajouter des témoignages, des photos ou des vidéos, de façon collaborative. “Ce type d’initiative, qui favorise la co-création, gagne à se développer”, explique à L’Atelier Anthony Poncier, consultant en management et en stratégie des organisations au sein du cabinet IDRH.
Intégrer ces initiatives dans des stratégies globales
Mais, nuance-t-il, “une heure, c’est peu, pour du community management, en particulier à l’échelle d’un pays”. Reste que selon les organisateurs de l’événement, ce premier rassemblement en ligne est la première pierre d’une stratégie à long terme, visant à faire connaître une autre image du pays. “S’il s’agit d’une première étape, prolongée par un vrai travail pour faire vivre la communauté, cela devient intéressant”, ajoute le spécialiste. D’autres initiatives, lancée par les instances gouvernementales - ou locales dans le cas d’un pays comme la France - s’inspirent du même modèle d’interactions en ligne. “Le mieux, c’est de rassembler le public autour d’un ou plusieurs grands thèmes, en favorisant l’échange, et le débat démocratique”, précise-t-il.
Mettre les mêmes outils à la portée de tous
En prenant soin, également, de mettre les mêmes outils à la portée de tout le monde. “Il faut veiller à ce que la fracture numérique ne pénalise pas certains citoyens, privés d’un droit à la parole pour un projet en particulier, par exemple”, explique Anthony Poncier. Sur la plate-forme islandaise, différents contenus - photos, vidéos - peuvent être partagés et localisés sur une carte satellite. “Ces outils existent depuis plusieurs années, comme Google Maps, par exemple, mais il est tout à fait pertinent de les réutiliser, en les intégrant à ces initiatives politiques”, note-t-il.
À ce sujet, lire aussi sur le site de L’Atelier :
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Espagne : l’administration encore peu visible sur la Toile(03/03/2010)
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Grande-Bretagne : l’e-démocratie passe par de réels échanges (19/02/2010)
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La Californie passe par l’iPhone pour son e-gouvernement (24/12/2009)
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Affichez vous en relief
4.5.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 03 Mai 2010
Quand les publicités grands formats s’adaptent à la vision 3D
Les affiches publicitaires vont bientôt pouvoir bénéficier de la troisième dimension. Ce, grâce à un logiciel et une nouvelle technique d’impression mis au point par un consortium de chercheurs dont l’institut Fraunhofer.
Après le cinéma et la télévision, les affichages publicitaires urbains vont aussi pouvoir bénéficier de la 3D. C’est du moins ce que propose l’institut Fraunhofer en partenariat avec l’université de Kiel et l’entreprise Realeyes. Leur technique d’affichage donne une illusion de profondeur à un observateur extérieur. D’après les chercheurs, une personne observant une publicité de ce type pourra voir l’image avec autant de précisions si elle se trouve de l’autre côté de la rue ou juste en face. Par ailleurs selon sa position, l’image évoluera continuellement. “La technique offre près de 30 000 angles de vue possibles”, précise Dominik Giel, du Fraunhofer. Les chercheurs s’appuient en fait sur une technique existante connue sous le nom d’”imagerie lenticulaire”. “Cette technique est communément utilisée pour les cartes postales 3D”, indique Dominik Giel.
Aligner avec exactitude une image au 250 000 lentilles du film
Jusqu’ici, les impressions grand format n’avaient pas pu bénéficier de telles performances d’affichage en raison d’une distorsion de l’image lors du processus d’impression, nuisible à la lecture au-delà d’une certaine taille. “Dans ce processus, l’image finale était collée au papier strié, ce qui créait des problèmes d’alignement”, explique le chercheur. Pour éviter ce biais, l’équipe de scientifiques imprime directement l’image modifiée sur la feuille lenticulaire. Un logiciel spécifique calcule la position de l’image pour chacune des 250 000 lentilles qui composent le film lenticulaire. Chaque lentille de 2 mm offrant une perspective différente de celle qui la succède. C’est ce qui crée l’illusion de la trois dimension et du mouvement.
Accorder plus d’importance au visuel
Dans le domaine du marketing, cette avancée apparaît comme une bonne nouvelle. Interviewé par l’Atelier, Laurent Ferrand, responsable de l’agence de communication Rakoons confie : “L’affichage en 3D correspond parfaitement à l’ère de l’interactivité et du plaisir visuel dans laquelle nous nous situons actuellement”. Et d’ajouter “Les affichages publicitaires actuels accordent plus d’importance au visuel qu’aux contenus textuels, et dans ce sens, les capacités d’immersion qu’offrent la 3D semblent adéquates”. Le succès de ce support reste néanmoins difficilement prévisible, selon le responsable. “Une adaptation au support magazine est plus facilement envisageable”, explique-t-il. Le prototype sur lequel travaille l’équipe de chercheurs devrait être effectif l’an prochain.
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Des objets faciles à faire parler…
20.4.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 14 Avril 2010
L’Internet des objets gagne en simplicité
Tales of Things propose aux internautes de créer un profil pour un produit et d’y ajouter du contenu. Ils disposent alors d’un QR code qu’ils impriment et apposent à l’objet. Pour le lire, il faut le scanner avec son mobile.
Pour relier un objet à un service, il y a des initiatives comme Tikitag, qui propose de rajouter du contenu puis d’y accéder en passant l’étiquette accolée au produit devant un lecteur dédié et relié à Internet. La communication se faisant par NFC. Reste que pour en profiter, il est nécessaire d’avoir acheté le kit en amont. C’est à cela que le projet Totem* veut remédier. Il lance Tales of Things, un site qui permet aux utilisateurs d’ajouter du contenu à un objet via les codes-barres 2D. Il suffit de se rendre sur le site et de créer un profil pour un produit. Puis d’y ajouter sa description et du contenu multimédia (photos, audio, vidéos…). Un QR Code est alors généré, que l’individu peut imprimer, puis coller sur l’objet en question.
Faire partager les informations récoltées au plus grand nombre
“Il n’a plus alors qu’à scanner ce code avec son mobile pour accéder aux informations stockées sur Tale of Things”, confirme à L’Atelier Andrew Hudson-Smith, de l’université UCL. Cela après avoir téléchargé un lecteur dédié sur son téléphone. Sur la plate-forme du site, un onglet recense tous les objets que l’utilisateur a enregistrés. Sur la page principale, les objets récemment ajoutés par l’ensemble de la communauté apparaissent. “Le but est de faire partager au maximum de personnes les informations qui ont été récoltées”, explique le chercheur, responsable du projet. Ainsi, une personne ayant scanné un objet peut très bien faire profiter une autre personne possédant le même objet de la description ou des liens qu’il a lui-même ajoutés.
Des applications professionnelles
“Les entreprises peuvent également utiliser cette technologie”, ajoute le responsable du projet. En terme de logistique, pour connaître la provenance d’un objet. Mais aussi en interne, par exemple. “Pour la formation des salariés, on pourrait très bien imaginer accoler à certains objets du bureau un code-barre 2D contenant des informations relatives à une tâche bien déterminée”, développe le responsable. La plate-forme sera lancée cette semaine. Et une application iPhone sera également proposée aux utilisateurs, pour leur permettre d’accéder directement au site depuis leur mobile.
* Pour Tales Of Things and Electronic Memory - 5 universités britanniques collaborent : la faculté d’Edinburgh, de Brunel, de Londres, de Dundee et de Salford.
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