juin 17

Ne souriez plus, vous êtes reconnu

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 14 juin 2013
La reconnaissance faciale permet de créer des cartes de déplacements des individus

atelier-reconnaissance-faciale-utilisee-videosurveillanceL’université de Carnegie Mellon a mis au point un système qui permet de suivre plusieurs personnes en même temps, même si celles-ci disparaissent de l’écran pendant un moment. Un système qui s’appliquerait aux centres de santé, pour mieux détecter tout changement de leur état.
Malgré l’importance des caméras dans les systèmes de surveillance, la plupart des analyses conduites pour rechercher des personnes en particulier continuent d’être opérées manuellement. Trois chercheurs de la Carnegie Mellon University, Alexander Hauptmann, Shoou-I Yu et Yi Yang, ont développé un système de surveillance vidéo qui permet de suivre la localisation de plusieurs personnes en même temps à l’intérieur d’un bâtiment. Alors que les techniques d’automatisation en matière de surveillance ont jusqu’à présent été testées en environnement contrôlé, les tests des chercheurs ont été menés sur les archives vidéo datant de 2005 d’un établissement hospitalier.
Localisations multiples
La méthode des chercheurs de l’université nord-américaine se fonde sur plusieurs indices afin de suivre les déplacements des personnes. La détection des personnes et de la couleur de leurs vêtements est utilisée, suivi de la trajectoire de leurs déplacements à l’intérieur du lieu observé et, quatrièmement, la reconnaissance faciale joue un rôle dans cette méthode de vidéosurveillance. L’algorithme utilisé permet ainsi à 88% du temps de localiser un individu à un mètre près de l’endroit réel où il se situe, contre généralement moins de 56% avec l’utilisation d’autres algorithmes. La reconnaissance faciale joue un grand rôle dans la détection des personnes d’une caméra à l’autre, mais elle ne peut pas toujours être employée avec efficacité. En effet, les visages ne peuvent être reconnus que sur 10% des contenus vidéo.
Un modèle encore théorique
Ce nouvel algorithme a avant tout été développé dans le but de permettre à des établissements de santé de mieux gérer la santé de leurs patients, en permettant d’alerter le personnel soignant des changements comportementaux et de niveaux d’activités des patients qui pourraient indiquer une évolution de leur état. Car en effet il permet de créer une carte de déplacement au sein du lieu clos qui permet de suivre en temps réel les différentes personnes identifiées. Il pourrait par la suite, selon les chercheurs, être adapté dans les aéroports et les bâtiments publics où la sécurité est importante. Cela demanderait néanmoins d’autres recherches puisque, comme mentionné précédemment, l’étude a été menée sur une archive vidéo de 2005. Des expérimentations futures se concentreraient alors sur une utilisation en temps réel et sur des vidéos de longueur plus importante. Par ailleurs, les chercheurs présenteront leur travail lors du Computer Vision and Pattern Recognition Conference à Portland, dans l’Oregon, le 27 juin prochain.

mar 21

Mort aux rats

A quoi tiennent les choses ….
Lu dans Le Monde
Un rat pourrait avoir causé un court-circuit et entraîné la panne de distributeurs d’électricité qui a paralysé de lundi soir à mercredi matin une partie des systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima. « Nous pouvons confirmer la présence d’un petit animal », a expliqué un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) en présentant une photo prise du dessus sur laquelle le cadavre du « petit animal » en question ressemble clairement à un rat d’une quinzaine de centimètres. Le rat, conducteur, aurait pu faire jonction entre deux connexions électriques et faire disjoncter les équipements.
Pour accéder à l’info complète

mar 13

Bio

Lu dans Tom’Style
Edition du 16 octobre 2012
La soie et le magnésium pour créer un circuit dégradable
Les scientifiques ne lésinent pas sur les moyens quand il est question de l’environnement. Leur récente invention est un circuit biodégradable qui se dissout dans le corps humain et dans l’eau, de quoi préserver la planète en réduisant les déchets électroniques.
La recherche a été effectuée par les scientifiques de l’université de l’Illinois d’Urbana-Champaign et Tufts. Mené par John Rogers et Fiorenzo Omenetto, l’équipe est parvenue à réaliser un circuit biodégradable et fonctionnel. Pour y arriver, ils ont mélangé du silicium et du magnésium pour créer le circuit conducteur. Ils l’ont ensuite intégré dans une soie spécifique dont le taux de dégradation peut être contrôlé. Le résultat obtenu est opérationnel de quelques minutes à plusieurs années en fonction du traitement utilisé. Pour le moment, les chercheurs ont tenté l’expérience sur des rats mais il est probable qu’une telle invention permettra de développer des implants médicaux qui se désintègreront une fois inutiles.

biocircuit-electronique.png

Le circuit biodégradable est un projet financé par la DARPA. L’équipe est en train de trouver le moyen de le produire à grande échelle.
Video YouTube : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=75H6w62XhOE

oct 09

Plein d’énergie

« Le rapport production/distribution de l’énergie fait partie intégrante du design de la ville qui se réinvente »
Moi, aujourd’hui In my blog ….

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 24 février 2012
L’avenir de l’électricité est dans le réseau intelligent
L’électricité produite qui n’est pas immédiatement utilisée est perdue. Endesa a développé un prototype de chargeur permettant d’alimenter une voiture grâce à l’énergie éolienne. Et de redistribuer cette énergie dans un réseau électrique. Le tout à l’horizon 2020.
L’avenir de l’énergie,  notamment électrique, est le réseau intelligent, dit smart grid. Mais ce système de réseau ne fonctionnera vraiment que lorsque l’électricité qui y circule pourra être réutilisée par d’autres objets. C’est sur un tel  projet, véritable défi pour l’avenir, que travaille Endesa, producteur et distributeur d’électricité en Espagne et en Amérique Latine, propriété du groupe italien Enel. En effet, l’entreprise, en collaboration avec le centre CITCEA de l’Université Polytechnique de Catalogne et l’Institut pour la recherche en énergie de Catalogne, a développé un prototype de chargeur de type V2G (Vehicle-to-grid) permettant de réutiliser de l’énergie à partir d’une voiture.
Equilibrer l’offre et la demande d’énergie
Endesa compte se servir de son prototype pour recharger les batteries d’une voiture électrique en stationnement. Une fois les batteries pleines, le chargeur, relié au réseau électrique, servira à alimenter d’autres objets fonctionnant à l’électricité. Une des principales sources d’énergie renouvelable est en effet l’éolien. Or, c’est la nuit que les éoliennes produisent le plus d’énergie. Mais comme il n’est pas possible de la stocker, celle-ci est produite…et perdue. En attendant de trouver le Graal énergétique de la pile de stockage à grande échelle, les acteurs du secteur de l’énergie misent donc sur le réseau intelligent. Ce réseau permettrait d’améliorer l’utilisation qui est faite de l’énergie produite, et notamment d’équilibrer l’offre et la demande en permettant à l’énergie produite d’être utilisée pour pourvoir aux besoins  d’une maison, par exemple.
Un usage pas si lointain
Le prototype de chargeur est actuellement en phase de validation. Cette étape bouclée, l’appareil sera testé pour le projet de ville intelligente SmartCity Malaga mené par Endesa. Il sera installé sur des voitures électriques Mitsubishi i-MiEV. A l’avenir, le chargeur devrait permettre d’alimenter d’autres objets donc, mais pas seulement. En effet, il servira également au propriétaire de revendre l’électricité ainsi distribuée. Et ce n’est pas de la science fiction : cette technologie devrait être une réalité à horizon 2020.

sept 05

Forêt de soleils

Lu dans Tom’sGuide
Edition du 26 juin 2012
Un arbre solaire pour illuminer Londres

Sommes-nous à l’approche d’un monde futur vert ? Comme tant d’autres avant elle, cette création artistique et surtout écologique baptisée Solar Tree tend vers cette hypothèse.

Visiblement très inspiré, un designer a créé un lampadaire solaire original. Solar Tree est l’œuvre de l’artiste gallois Ross Lovegrove. Il s’agit d’un arbre solaire qui se recharge le jour pour éclairer Londres la nuit. Du haut de ses 5 mètres, l’arbre lampadaire est constitué de tubes d’acier. Situé à St John’s Square, Solar Tree apporte également une touche décorative à la ville. Il possède un design futuriste. Fabriqué par Artemide, l’arbre comprend 20 tiges. Tout en haut, 10 panneaux solaires font office de feuilles. Il est également équipé d’un éclairage LED et de détecteurs de lumière. Ainsi, la nuit tombée, le lampadaire s’allume automatiquement et s’éteint au lever du jour. Il détient une autonomie de trois jours.
Présenté  à l’occasion de la Clerkenwell Design Week 2012, Solar Tree sera exposé dans la ville londonienne jusqu’en fin septembre pour les Jeux Olympiques et Paralympiques.

 

mai 16

Imprimer sa lampe

Lu dans Tom’sGuide
Edition du 16 mai 2012
Une lampe éolienne imprimée en 3D


Les concepts écologiques pouvant êtree utilisés au quotidien arrivent en nombre et ce n’est pas pour nous déplaire. L’un des plus récents projets dévoilés concerne une lampe éolienne imprimée en 3D.
La lampe est baptisée 3D Printed Turbine Light. Elle a été proposée par le designer Margot Krasojevic. Le dispositif exploite l’énergie du vent grâce à son système éolien composé par un rotor vertical Rotapec, une turbine, un alternateur ainsi qu’un générateur. Il s’agit là d’une lampe écologique et autosuffisante. Le vent fera tourner sa turbine et l’énergie cinétique qui en découle sera transformée en énergie électrique. Elle sera ensuite exploitée pour alimenter son éclairage à LED. Extérieurement, la lampe possède un corps au design attrayant, imprimé en 3D et prenant la forme d’une coquille. Elle est conçue avec un matériau céramique léger et durable.
Outre les lampes électriques ordinaires et les dispositifs qui se chargent le jour grâce à l’énergie solaire, 3D Printed Turbine Light représente une autre voie exploitant les énergies renouvelables.

 

avr 19

Idée lumineuse

Lu dans Tom’Style
Edition du 18 avril 2012

Citylight : faites du sport pour éclairer votre ville

Le concept Citylight invite les sportifs à s’entrainer, non seulement pour prendre soin de leur condition physique mais également pour fournir de l’énergie à la société qui les entoure.

Le projet Citylight consiste à installer des lampadaires futuristes, qui s’alimenteraient grâce à l’énergie cinétique. Différents des lampadaires ordinaires, ils comprennent également des équipements de fitness. Lorsque les utilisateurs s’entrainent avec ces matériels sportifs, l’énergie mécanique qui en découle est convertie en énergie électrique grâce à un générateur. L’énergie électrique obtenue recharge ensuite la batterie du lampadaire pour qu’il puisse éclairer les rues de la ville pendant la nuit. Les lampadaires Citylight sont équipés de lampes LED à faible consommation. Selon les concepteurs, 488 calories brûlées équivalent à une heure et demie d’autonomie.
Le projet Citylight a été primé au concours Green Dot Award.

jan 04

Smart india

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 novembre 2011
En Inde, les smart cities deviennent des smart townships

Wave City déploiera des systèmes de capteurs et de terminaux intelligents pour améliorer les services de transports, de santé ou encore d’eau potable. Le tout, à coûts réduits.
Le concept de « smart city » s’exporte également dans les townships. En Inde, le projet Wave City, produit du partenariat entre la société Wave et IBM, a démarré afin de créer un espace de 4500 hectares à Ghaziabad, une des villes les plus industrialisées du pays. L’objectif sera d’intégrer dans cette nouvelle zone urbaine les dernières avancées technologiques intelligentes et écologiques afin d’assurer une meilleure qualité de vie aux habitants tout en conservant des coûts opérationnels réduits. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’urbanisation extrêmement rapide de l’Inde avec environ 30 personnes abandonnant les zones rurales toutes les minutes pour s’installer en ville. A ce rythme, dans 20 ans, le pays aura besoin de 500 agglomérations supplémentaires.
Une agglomération coordonnée grâce à des capteurs intelligents

Il sera donc nécessaire d’utiliser des technologies innovantes afin de répondre aux besoins grandissants d’infrastructures de services notamment. Wave City devrait se construire en deux étapes. Une première constituera une zone de 1671 hectares incluant des résidences, des centres commerciaux ainsi que des bâtiments scolaires et des hôpitaux. L’apport d’IBM se fera principalement dans la gestion des transports, de la santé, de l’eau potable et de l’énergie à l’aide de capteurs et de terminaux intelligents. Tous les systèmes seront coordonnés par un centre de commande qui pourra relayer différentes informations sur les mobiles des habitants (comme l’état du trafic par exemple).
Une ville écologique

Cette organisation devrait permettre de réduire significativement la consommation énergétique de ce township nouvelle génération par rapport à des villes traditionnelles afin qu’il puisse fonctionner de manière autonome. « Nous souhaitons offrir un grand nombre de services mais également nous assurer que Wave City sera une agglomération respectueuse de l’environnement« , explique Manpreet Singh Chadha, Joint Managing Director chez Wave. Une condition sine qua non pour conserver une qualité de vie acceptable à travers le pays alors que les zones urbaines devraient se multiplier dans les années à venir.

sept 22

Intelligence de la ville

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 12 septembre 2011
Le concept de ville intelligente s’affine et se concrétise

 

 

 

L’accroissement de la population, notamment urbaine et les problématiques environnementales accélèrent les investissements en technologies dédiées à mettre au point les fameuses « smart cities ».

Alors qu’en 2010, 8,1 milliards de dollars ont été dépensé pour la création de technologies dédiées aux villes intelligentes, ce chiffre devrait passer à 39,5 milliards de dollars en 2016. Ces données sont révélées par une étude d’ABI Research, qui compile une centaine de projets de villes intelligentes à travers le monde. La plupart des initiatives référencées prenant place en Europe (38), Amérique du Nord (35) et Asie (21). Pour Joshua Flood, Senior Analyst chez ABI Research, ce phénomène s’explique facilement. « Il devient critique pour les villes de se développer intelligemment pour répondre aux besoins de leurs citoyens et des entreprises« , explique-t-il à L’Atelier. La raison en est simple : « Plus de 50% de la population mondiale habitent dans des villes. Selon les Nations Unies, d’ici à 2050, il y aura 2,2 milliards de personnes en plus sur la planète (on passerait de 6,9 à 9,1 milliards d’habitants)« , note-t-il.

Un besoin motivé par une population urbaine grandissante
Et d’ajouter : « Dans le même temps, les deux tiers de la population mondiale résideront en zone urbaine (3,4 à 6,3 milliards). « . Si la priorité de ces projets était jusqu’ici la constitution de réseaux intelligents, les dépenses des cinq prochaines années devraient s’orienter vers des moyens de transport et d’administration automatisés (e-ID…) mais également vers des solutions pour préserver l’écosystème. Plusieurs modèles existent en termes de villes intelligentes. L’étude s’attarde sur Holyoke dans le Massachusetts, une ancienne cité agricole, frappée par la crise. Financée par Cisco, la ville prévoit une refonte totale de son cœur urbain : un nouveau terminal de transports, des buildings multi-usages visant à améliorer les services en matière d’éducation, de santé et d’économie afin de rapatrier en centre ville des populations exilées dans les banlieues.

Différentes formes de villes intelligentes
Le but étant de créer un modèle pour toutes les villes au profil semblable aux Etats-Unis. De son côté, Amsterdam a pris le chemin d’un projet environnemental, en partenariat avec des sociétés d’innovations et d’opérateurs réseaux hollandaises. En s’associant étroitement avec les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics, la ville a mis en place des mesures écologiques visant à diminuer sa production en CO2 de 40% d’ici à 2015. Le dispositif s’appuie principalement sur des stations électriques pour les voitures et les bateaux permettant de se passer de l’essence, l’installation de panneaux solaires pour se connecter à Internet ou encore le lancement d’études sur l’environnement dans les universités locales.

juin 30

Smartphone vert

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 juin 2011

L’audit énergétique est affaire de smartphone
Envirolytics se lance dans le développement d’application pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation en énergie. Le système combine analyse de données sur l’environnement et sur l’usage fait.
Pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation d’énergie, Envirolytics propose de combiner données captées dans son environnement et d’autres plus factuelles. L’application iViro permet ainsi de prendre des mesures sur des bâtiments à l’aide de smartphones. Elle fournit ensuite des recommandations sur l’isolation, l’orientation des lumières etc. « Cela est possible grâce des données que l’utilisateur rentrera dans son téléphone, puis, grâce à la caméra et à l’accéléromètre qui permettent de calculer le volume des pièces. Enfin, le GPS permet de récolter des informations météorologiques« ,explique Patrick Leslie, dirigeant d’Envirolytics, pour préciser que « l’idée, c’est de permettre d’économiser jusqu’à 25 % d’une facture« .
Profiter des données

Patrick Leslie insiste sur le fait que « le but était aussi bien d’offrir une solution efficace aux utilisateurs, que de collecter des données sur l’habitat pour les commercialiser, ou de  travailler sur des projets environnementaux, par exemple avec le gouvernement« . Le challenge est en effet de légitimer une expertise dans le domaine énergétique grâce à l’analyse des données récoltées. La première étape est donc une étape d’engagement des consommateurs, afin de faire connaître au mieux l’application. « Ensuite, nous nous adresserons au marché des sociétés, notamment des PME, qui devront payer pour des audits détaillés » poursuit-il.
Une application encore jeune

« A ce jour, l’application est testée auprès d’un panel d’utilisateur, et sera rapidement disponible une fois les dernières mises au point effectuées » poursuite Patrick Leslie, qui présentait ce projet lors de la célèbre compétition IBM SmartCamp à New York qui se tient les 28 et 29 juin. A l’avenir, iViro permettra aux utilisateurs de rajouter des informations virtuelles, comme des objets, pour affiner la précision des analyses, dans le calcul de la surface d’une pièce. A noter que le dirigeant souhaite développer cette application sur Blackberry, iPhone, et Android.

 

juin 28

Changer le modele eco par les objets communicants

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 juin 2011
L’Internet des objets favorise la mutation des modèles économiques”
Avec l’apparition des cyberobjets qui caractérisent la dualité bien/service des objets, en octroyant à ceux inertes des intelligences logicielles associées sur Internet, les modèles économiques en vigueur vont indubitablement muter.
Sur le marché actuel de la grande distribution, l’offre (des fabricants) rencontre la demande (des consommateurs) par le biais de la publicité et surtout de la grande distribution. La logique inhérente à ce modèle est aujourd’hui celle du « push », où des produits sont « poussés » vers un marché de masse : une entité fabricante s’adresse à plusieurs entités consommatrices, ce qu’on appelle le One-to-Many. La première conçoit et industrialise des produits avec l’aide des sociétés d’études de marché, puis les diffuse ensuite dans le circuit de la grande distribution à destination des seconds. Dans ce modèle, publicité mise à part, les distributeurs monopolisent les conditions d’accès aux consommateurs ainsi que leur partage (zones de chalandise). Avec des techniques permettant d’octroyer aux objets des capacités logicielles d’auto-organisation individuelles ou collectives, l’Internet des Objets va favoriser leur émergence en tant qu’acteurs à part entière des processus, faisant d’eux des « agents économiques ».
Changements possibles
Il s’agit donc d’une opportunité historique pour mettre en œuvre de nouveaux modèles économiques, stimuler la demande solvable et transformer ainsi le marché de la grande consommation par le biais de nouveaux services. En l’occurrence les cyberobjets vont permettre d’inverser le modèle existant en permettant le passage d’une logique de « push » à une logique de « pull ». Dans cette dernière, le consommateur pourra, selon ses besoins, interopérer (s’informer, négocier, comparer, acheter…) avec plusieurs objets. Et donc autant de fabricants. Ce modèle que nous pourrions qualifier de « Many-to-One » par opposition au précédent mais qui s’apparente plutôt à du « One-to-One », pourrait remettre en cause l’écosystème de la grande distribution tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Les raisons du changement
En effet, pour assurer cette interopérabilité contextuelle entre un consommateur et un fabricant ou producteur, ni ce dernier, ni les distributeurs ne seront en mesure de gérer l’unicité de la relation puisqu’ils sont actuellement organisés selon une logique de marché de masse. Ainsi, les « objets acteurs » (ou agents économiques) seront les seuls susceptibles de prendre en charge au niveau le plus subsidiaire qui soit- cet échange ou partage et d’instaurer le dialogue nécessaire, de façon située. Ce changement de paradigme permettra de passer d’une logique de distribution de masse à une logique tournée vers l’approvisionnement au détail, plus propice à des modèles de consommation consciente et éco responsable (connaissance des conditions de production, saisonnalité, bilan carbone), permettant la restauration du lien entre le consommateur et le producteur.

juin 06

Ré inventer la visioconf…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 3 juin 2011

La vidéo conférence en entreprise doit faire des progrès
Les outils de réunion virtuelle ont un réel intérêt en terme de productivité mais sont encore mal déployés dans les entreprises.
Les systèmes de vidéo conférence installés actuellement dans les entreprises ne semblent pas bien adaptés. C’est tout du moins ce que révèle une étude commandée par Alcatel-Lucent. Elle révèle notamment que les organisations technologiques sont freinées par les systèmes existants et que seuls 40 % des responsables du domaine interrogés estiment disposer d’outils raisonnablement efficaces pour gérer la qualité de service et la performance des applications. Plus de la moitié d’entre eux considèrent qu’ils réaliseraient des économies considérables en remplaçant leurs systèmes de gestion actuels par un outil leur permettant de gérer les utilisateurs de façon unifiée.
Des outils mal développés…
Et leur fournissant des possibilités de communication et des applications sous forme de services, sur n’importe quel type de terminal. Les trois quarts des collaborateurs des entreprises interrogées sont par ailleurs convaincus de l’utilité de tels système et considèrent que ces outils leur permettent d’augmenter fortement leur productivité et leur engagement au sein de l’entreprise. « Les départements IT ont besoin de moyens simples et rentables pour les déployer et les gérer les travailleurs ont besoin d’outils plus performants« , souligne Arnaud Kraaijvanger, vice-président marketing de l’activité entreprise d’Alcatel-Lucent.
…Qui créent de la frustration
En effet, ces derniers expriment en général leur frustration lorsqu’il s’agit d’utiliser des outils de réunions virtuelles. Selon eux, ils ne sont pas assez intuitifs et ne permettent pas encore un partage efficace des connaissances. Aujourd’hui, seul un tiers des salariés dit avoir accès à ces technologies pour travailler concrètement. Reste que cette étude est à prendre pour ce qu’elle est : fournie par un groupe qui travaille actuellement sur des solutions de virtualisation à destination des professionnels.

mai 05

Attention aux pensées toutes faites

Lu dans la lettre de SmartPlanet
Edition du 5 mai 2011

 « La ville de demain sera connectée pour l’énergie, pas pour le reste »
Par Nicolas Lecoq, Cleantech Republic

A la fois effet de mode et source de concepts prometteurs, la ville de demain – connectée et durable – est un vaste terrain d’expérimentations pour les architectes. Plusieurs fois nommé pour le Grand Prix d’Urbanisme, Nicolas Michelin nous aide à mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce qui pourrait bien faire partie de notre quotidien dans un avenir proche.
A l’heure où les projets d’écoquartiers fleurissent en France, et où le concept de ville intelligente agite son monde, le rôle de l’architecte est plus que jamais primordial. Il se doit de concilier respect des nouvelles normes environnementales et intégration d’idées créatives. Nicolas Michelin, architecte urbaniste créateur de l’ANMA (Agence Nicolas Michelin et Associés), expose sa vision de la ville de demain.

Smart Planet.fr: La ville durable est-elle en bonne voie?
Nicolas Michelin: Il s’agit d’un effet de mode, aujourd’hui tout doit être durable, même si l’on ne sait pas ce que cela veut dire. Néanmoins, le développement durable a induit une prise de conscience sur la qualité des constructions. Autrefois, un immeuble de bureau était construit à la périphérie d’une ville, mais aujourd’hui ce n’est plus possible, on veut qu’il soit vertueux et intégré. C’est positif.

Les architectes sont-ils suffisamment formés aux nouvelles normes environnementales?
Un architecte est formé à concevoir. Les étudiants se doivent d’acquérir une capacité à créer, à être innovants. Les tendances « vertes » sont fondées sur des normes qui unifient les façons de faire. Apprendre les normes n’est pas très compliqué. Les normes « lissent » l’innovation.

Je plaide beaucoup pour l’innovation parce qu’aujourd’hui la manière de « normer » n’est pas satisfaisante. Un ingénieur ne peut pas remplacer l’architecte. Il n’a pas le sceau créatif, très précieux. Un projet sans architecte engendre des choses standards.

Pour en savoir plus : http://www.smartplanet.fr/smart-people/la-ville-de-demain-sera-connectee-pour-lenergie-pas-pour-le-reste-3096/

mar 29

Teletravail & empreinte carbone

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 28 mars 2011

L’argument écologique pour populariser le télétravail ?

Les émissions des gaz à effet de serre pourraient être réduites si l’on facilite l’accès au travail à distance. Une stratégie qui passe par une nécessaire amélioration des réseaux.

Le télétravail, une solution pour réduire les émissions de CO2 ? Oui, jugent deux chercheurs à l’université de Widener et à l’Institut américain de la consommation. Dans un rapport, ils rappellent des chiffres édités par l’agence de protection environnementale américaine. Et qui annoncent que plus de 90 % des employés américains utilisent aujourd’hui leur voiture pour aller travailler. L’ensemble des dépenses liées à ces déplacements représenterait plus de 7 % du PNB américain et 424 millions de tonnes de dioxyde de carbone rejetées dans l’atmosphère. Or, affirment les scientifiques, en incitant au télétravail, il serait possible de réduire les émissions de CO2 de près de 250 millions de tonnes dans les dix prochaines années. En effet, déjà 10 % des Américains travaillent depuis leur domicile, ce qui représente une réduction annuelle de 45 millions de tonnes de gaz à effet de serre.

Exploiter les bandes passantes

Pour Joseph P. Fuhr et Stephen Pocisask ces bénéfices environnementaux pourront se faire en encourageant le développement des bandes passantes à haut débit. Cela optimisera en effet l’utilisation d’outils de communication à domicile, et ce notamment pour les fonctionnaires : plus de 40 % d’entre eux auraient la possibilité de travailler à distance. Une manière d’améliorer les conditions atmosphériques et la fluidité du trafic. Les employés pourront donc faire des économies de transport, de temps et améliorer leur condition de travail notamment grâce à un niveau de stress moins élevé. L’amélioration des réseaux Internet est donc primordiale. Selon Robert Litan (économiste américain cité par les auteurs du rapport), cela permettrait de faire baisser les coûts médicaux et d’améliorer l’accessibilité au travail pour les seniors et les personnes handicapées.

L’entreprise gagnante

Selon les chercheurs, qui s’appuient sur différentes études, le télétravail ferait aussi baisser le taux de turnover dans l’entreprise. Les employeurs donnent ainsi à leurs salariés, la possibilité de mieux gérer leur temps, comme celui des mères de familles par exemple. De plus, les entreprises ont des besoins en équipements réduits. En témoigne IBM qui économiserait un milliard de dollars en loyers grâce au télétravail. Cela améliorerait également la productivité des employés et permettrait donc à l’entreprise de réels gains, en plus de  réduire son empreinte carbone. A l’avenir, les chercheurs notent que les études pourront également prendre en compte l’utilité des dispositifs de téléprésence possibles grâce à l’amélioration des technologies.

mar 15

Mobilier urbain

Lu dans tom’s style
Edition du 3 mars 2011

Cristal Station, des stations solaires pour le transport public

 

On ne cesse de découvrir des concepts de véhicules écologiques, la plupart du temps : solaires et électriques, mais on ne parle pas assez des architectures qui devraient les accueillir.

Avec tous ces concepts de moyens de transport publics électriques, il devrait y avoir également de stations exploitant une source d’énergie renouvelable. Le projet imaginé par le designer André Monteiro semble donc assez pertinent. Nommé Cristal Station, ce projet urbain consiste en l’installation des stations de charge solaire sur l’itinéraire des moyens de transports publics. Une station est composée de quelques plaques solaires érigées sur des supports ressemblant à des troncs d’arbres. Les stations peuvent être assimilées à des arrêts vu qu’elles sont placées au bord de la route, dans une partie du passage piéton. Cristal Station utilise des véhicules ouverts au public opérant comme des taxis.

Ces voitures électriques font partie d’un vaste réseau. On peut réserver une voiture et demander à l’opérateur de l’envoyer pour nous prendre là ou on se trouve, par simple coup de fil.

fév 03

Arrosez les pixels

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 novembre

La gestion de l’environnement urbain a besoin de 3D
BlueSky propose aux urbanistes et autorités municipales une solution qui reproduit en trois dimensions le parc arboré urbain. Cela afin de comprendre leur impact sur l’environnement ou encore la santé publique.

La modélisation d’une ville est une chose. Mais celle du mobilier urbain ou des arbres qui sont plantés le long des rues en est une autre, souligne BlueSky. La société, spécialisée dans les solutions 3D et les systèmes d’information géographique, propose aux urbanistes et responsables municipaux une solution logicielle de gestion des espaces arborés urbains. Le but ? Mieux prendre en compte l’évolution des arbres en ville, et effectuer des calculs pour anticiper leur évolution. Cela à des fins d’amélioration de la gestion du paysage urbain, mais aussi pour comprendre leur impact sur l’environnement et la santé public. Baptisé « PriximiTree », le programme utilise des techniques de photogrammétrie pour évaluer avec précision la taille des arbres, le volume de leurs branches.
La technique de la photogrammétrie utilisée

La photogrammétrie consistant à effectuer des mesures depuis différents points de vue : prises de vue aérienne, ou sur place, à échelle humaine. « En l’occurrence, la photogrammétrie est utilisée pour extraire la taille et le diamètre de tous les arbres visibles, à l’intérieur d’une zone spécifique », explique à L’Atelier Ralph Coleman, responsable de la solution chez BlueSky. « Plusieurs applications sont possibles : des simples audits à l’évaluation des risques pour les bâtiments, à des fins d’assurance, par exemple », précise-t-il. En notant que les autorités locales sont des clients potentiels, mais aussi les cabinets de conseil spécialisés sur les questions environnementales, ou encore les architectes ou les urbanistes.
Effectuer des simulations

« Toute la végétation des villes a son importance, et doit être prise en compte aujourd’hui sur les cartes modélisées », poursuit-il. L’avantage de la solution logicielle étant qu’elle permet des simulations, pour observer l’évolution probable du volume ou de la taille des arbres d’une zone déterminée, sur une période donnée. Evitant ainsi des mesures récurrentes, sur place. Même si des mises à jour régulières doivent malgré tout être effectuées pour rendre le système viable

déc 17

Environnements connectés, ça bouge

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Edition du 16 décembre 2010

Une chaire dédiée à l’habitat du futur
Saint-Gobain et l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées ont inaugurée une chaire dédiée aux « solutions innovantes pour l’habitat durable et responsable ».

Saint-Gobain vient d’inaugurer une chaire avec l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Dédiée aux « solutions innovantes pour l’habitat durable et responsable  », elle doit permettre « d’encourager au niveau international la formation par la recherche et d’améliorer les connaissances sur les sciences et les technologies pour l’habitat du futur  ». « Cette chaire, dont le thème est au coeur de notre stratégie, va contribuer à renforcer la Recherche & Développement du Groupe, qui s’appuie déjà sur 400 millions d’euros de dépenses annuelles et plus de 3.500 chercheurs » explique Pierre-André de Chalendar, Président-Directeur Général de Saint-Gobain.

 

déc 14

Pente glissante

Lu dans ZDNet
Edition du 5 décembre 2010

http://www.zdnet.fr/blogs/greenit/la-penurie-de-metaux-rares-va-freiner-les-cleantech-39756596.htm#xtor=EPR-100

La pénurie de métaux rares va freiner les cleantech
Avec le développement de la société de consommation et l’adoption de ce mode de vie par les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, les matériaux rares se font de plus en plus… rares. Au point que l’augmentation de leur prix devient trop importante pour justifier les usages auxquels ont les destine.

Selon une récente étude du PNUE – Metal stocks in society and recycling rates – au rythme actuel, l’humanité manquera de gallium, de lithium, de néodyme, et de plomb d’ici 25 à 75 ans. Ces matériaux sont pourtant indispensables pour fabriquer des cellules photovoltaïques et des batteries de voitures électriques.

Selon l’ONU, les industriels doivent absolument augmenter le taux de recyclage de ces matériaux stratégiques. Pour l’instant, le taux de recyclage de la plupart des matériaux rares avoisine les… 1%. Sans une réelle avancée dans ce domaine et la mise en place d’une économie circulaire, il sera impossible de généraliser les panneaux solaires ou les véhicules électriques prévient le PNUE.

Espérons que ce genre de rapport, neutre et officiel, fera prendre conscience à la majorité des consommateurs et des citoyens que la solution la plus efficace et la plus rapide à mettre en oeuvre consiste à ralentir le rythme de renouvellement des biens de consommation.

nov 05

Les technos rapprochent…

Lu dans la Lettre del’Atelier
Publié le 03 Novembre 2010

Aux Etats-Unis, les services géolocalisés s’ancrent dans le réel
Dans la ville de Blacksburg, pionnière en matière de nouvelles technologies il y a quinze ans, la géolocalisation engendre des rapports en face à face. Un signe annonciateur pour le reste du pays ?

 Les services géolocalisés ont toutes les chances de renforcer les relations réelles entre les individus, constate dans une étude OgilvyOne. La New-yorkaise s’est intéressée à la ville de Blacksburg, en Virginie, dont la population était pionnière au moment de l’émergence du web. « Il y a quinze ans, alors que moins de 8 % de la population américaine était connectée à la Toile, plus de 60 % des habitants de cette ville avaient déjà accès à Internet », notent les chercheurs. En interrogeant les individus résidant dans cette ville, les analystes entendent ainsi anticiper l’évolution de l’Internet et de ses usages. Résultat : ils nuancent les études qui mettent en avant l’effritement des relations physiques parallèlement au renforcement des liens sur les communautés virtuelles.

Le renforcement des rapports bien réels
« Plutôt que d’utiliser les médias sociaux et le mobile pour créer une ‘communauté virtuelle’, les habitants de Blacksburg se servent de ces outils pour générer des relations réelles, en face à face », explique Phil Buelher, responsable de l’étude. Et de préciser : « ils se connectent à leurs amis, dans les restaurants, les magasins, les cinémas, et même lorsqu’ils se rendent à la piscine locale ». Mais pour être massivement adoptés, les services de géolocalisation doivent remplir plusieurs conditions. En premier lieu, la confiance doit être renforcée dans les réseaux sociaux.

Des conditions pour une adoption massive

Et les marketeurs ont tout intérêt à être transparents, en engageant de vraies relations, et en évitant un ton trop « institutionnel ». Ils doivent également proposer des contenus pertinents, et riches. En s’interdisant à tout prix les pratiques passées, comme le spam. Enfin, pour que les technologies géo-sociales se développent, il faut miser sur deux facteurs : l’adoption de ces outils par les leaders d’opinion, et la tendance du grand public à se précipiter sur des solutions qui ont toutes les chances de susciter l’adhésion. Selon l’étude, les habitants de Blacksburg intègrent d’autant plus vite ces usages innovants qu’ils craignent autrement de rester à la marge.

oct 20

Carto libre

Lu dans la Lettre de l’Innovation
Edition du 18 octobre 2010

INTAMA : Cartographier les pollutions en temps réel
Le projet européen de recherche INTAMA a été financé à hauteur de 1,8 million d’euros.
Des chercheurs européens ont élaboré un logiciel libre, INTAMA, pour cartographier, en temps réel, les pollutions de l’air, du sol et de l’eau, mais aussi déterminer l’origine des pollutions et leurs destinations. Conçu comme un outil d’aide pour les pouvoirs publics, INTAMA est également porteur d’autres applications.

« Le projet INTAMAP est un bon exemple de la manière dont la recherche peut aider à améliorer la vie quotidienne en Europe. Les cartes de pollution en temps réel peuvent être un outil crucial pour aider les pouvoirs publics à repérer les causes des pollutions et à déterminer la meilleure façon de s’y attaquer. Elles peuvent également aider les particuliers à éviter une pollution telle que le smog  » a déclaré Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique.

Un outil d’aide à la décision
Elle commentait la mise au point d’un logiciel libre pour la cartographie, en temps réel, des pollutions de l’air, du sol et de l’eau. L’outil développé par des chercheurs d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, de Grèce, des Pays-Bas et du Royaume-Uni permet également de déterminer l’origine de la pollution, mais également sa destination. Ces cartes actualisées en temps réel ont été conçues comme des outils d’aide à la décision pour les pouvoirs publics. « Les décisions telles que le moment de procéder à une évacuation d’urgence, par exemple, se fondaient sur des informations recueillies dans un nombre restreint de stations de surveillance qui, pour des raisons de coût, ne couvraient qu’un nombre restreint de lieux de pollution » rappelle la Commission européenne.

Vers d’autres applications
Mais ce logiciel à source ouverte est porteur d’autres applications, via des services web. « Le système accepte, par exemple, des données brutes publiées sur internet en utilisant des normes ouvertes élaborées par l’Open Geospatial Consortium (OGC). Une fois les données traitées, les services web qui se conforment également aux normes de l’OGC peuvent créer automatiquement des cartes, les afficher sur internet et les actualiser en fonction des besoins » explique la Commission. « Les niveaux de particules de la pollution atmosphérique urbaine et industrielle, par exemple, peuvent varier sur de courtes distances, de sorte qu’une personne qui se rend en vélo à son travail pourrait utiliser INTAMAP pour calculer son exposition moyenne aux polluants et comparer plusieurs itinéraires  » conclut la Commission.

oct 15

Eco-TIC

Lu dans le Journal de l’Innovation
Edition du 15 octobre 2010

« Green and Connected cities » : La ville durable et numérique du 21e siècle
Le Cluster « Green and Connected cities » (Villes vertes et connectées) vise l’élaboration de « de nouveaux lieux urbains de mutualisation pour les eActivités et le développement durable ».

 

Visant la mise en œuvre de coopérations concrètes autour des technologies de la communication dans les villes, le Cluster « Green and Connected cities » a lancé leur premier programme : « écocentres 2.0 ».
Le Cluster « Green and Connected cities » (Villes vertes et connectées) est engagé dans son premier programme dédié aux « écocentres 2.0 », visant l’élaboration de « de nouveaux lieux urbains de mutualisation pour les eActivités et le développement durable  ». Initié l’an dernier par ACIDD (Association Communication et Information et Communication le Développement Durable) et l’Institut de l’Entreprise 2.0 de Grenoble Ecole de Management, en collaboration avec le pôle de compétitivité Tenerrdis, le Cluster « Green and Connected cities » a l’ambition d’élaborer et de mettre en place la ville durable et numérique du 21e siècle. Centré sur une thématique, il associe des agglomérations (Lyon, Bordeaux, Grenoble, Nice, Rennes, Valenciennes, Strasbourg, mais aussi Manchester et la commune de Sidi Bou Saïd, dans l’agglomération de Tunis), des grands groupes des secteurs de l’électricité, des télécommunications, de l’informatique, des transports automobile, de l’environnement ou encore de l’immobilier et des organismes de recherche (MIT, Université de Cambridge, GEM, Institut Télécom).

oct 14

Télétravail très efficace

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 13 Octobre 2010

La collaboration sur Internet plus efficace que dans le réel
Selon l’université de Twente, les équipes de travail en ligne sont plus concentrées sur la finalité de leurs projets. A condition que les membres soient mis sur un pied d’égalité.

La collaboration en ligne peut s’avérer plus efficace que la coopération bien réelle, estime Piet Kommers, chercheur à l’université de Twente, aux Pays-Bas. Spécialiste des solutions de réalité virtuelle et de m-learning, il publie une étude dans laquelle il met en avant plusieurs avantages clés des outils collaboratifs. « Les plates-formes en ligne permettent aux équipes de travail de se concentrer sur la nature réelle des problèmes à résoudre, dans la mesure où les solutions mises à leur disposition ont une finalité qui peut être définie au préalable », explique ainsi le chercheur à L’Atelier. Et d’ajouter que pour gagner en efficacité, ces outils doivent toutefois intégrer plusieurs principes fondamentaux. Comme la réciprocité : « les communautés en ligne devraient s’appuyer sur une logique pragmatique », souligne le scientifique.

Des droits et des devoirs
Devenir membre d’un réseau doit correspondre à l’obtention de droits et de devoirs, similaires à chacun. « Les membres d’une équipe de travail en ligne peuvent être triés sur le volet. Et ensuite intégrer une structure où la hiérarchie entrave moins les rapports que dans les réunions en face à face », développe l’auteur de l’étude. Les plates-formes collaboratives permettent par ailleurs une plus grande transparence, selon lui. Ce qui stimule la participation, et renforce la confiance entre les collaborateurs. Autre avantage : les communautés en ligne rassemblent des profils similaires, mais aussi dissemblables.

La coopération augmente le taux de satisfaction
Cela permet de faire collaborer des individus « qui n’auraient jamais eu l’occasion de travailler ensemble dans la vie réelle », explique le chercheur. Dans des domaines comme le marketing, cela change véritablement la donne. « Comme les questions sont de plus en plus sociétales et multidimensionnelles, il n’est plus possible de se contenter de la traditionnelle succession : concepteur-développeur-client », indique le scientifique. Chacun de ces acteurs doit désormais pouvoir travailler en parallèle, ce qui permet aux professionnels de ne pas passer à côté de certaines attentes des consommateurs.

sept 21

Etre connecté : un état d’esprit qui ouvre

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Paru le 20 septembre 2010

La possession d’un smartphone ouvre aussi à l’engagement social
Les personnes qui utilisent fréquemment leur téléphone pour échanger des informations avec leurs proches sont aussi souvent celles qui participent au plus grand nombre d’activités pour leur commune.

 Les individus à l’aise avec les appareils mobiles et qui les utilisent régulièrement pour échanger des informations avec leurs proches ne sont pas forcément des tribuns. Mais ils sont plus susceptibles que les autres de s’impliquer dans la vie sociale de leur quartier, voire en politique. La conclusion est établie par Scott W. Campbell et Nojin Kwak, deux chercheurs du département de Communication de l’université du Michigan (à Ann Arbor), et qui se sont intéressés au rôle des technologies mobiles dans la mise en valeur des compétences. L’étude a été conduite peu après les élections de mi-mandat en 2006 aux Etats-Unis. Les personnes interrogées devaient mentionner l’intensité de leur engagement public : lever des fonds pour une cause, soutenir un projet, assister à une réunion électorale, faire circuler une pétition durant les deux mois qui précédaient le début de l’enquête.

Un nouveau type de fracture numérique
Ces comportements étant ensuite comparés au degré d’activité et d’utilisation du téléphone mobile (envoi de courriels, de messages textes, ou simples conversations téléphoniques). Chaque participant devait également indiquer s’il se sentait ou non à l’aise avec l’utilisation d’un téléphone mobile. Résultat sur ces bases et s’il fallait retenir une catégorie en particulier, ce sont les femmes dotées d’une éducation supérieures qui sont les plus à même de prendre part au débat public, indiquent les chercheurs. A noter également qu’il semblerait qu’un usage ludique et récréatif du mobile, en ce qu’il contribue à éveiller l’individu pourrait également constituer une un élément positif pour le développement d’un engagement de nature civique ou politique.

Eveiller l’individu aux enjeux du réel
Ce qui fait contraste avec une précédente étude menée sur des sujets connectés à Internet, où les scientifiques affirmaient que l’omniprésence de l’anonymat dans la communication en ligne contribuait au contraire à détacher l’individu des enjeux liés au monde réel. En creux, ces conclusions font apparaître un phénomène beaucoup plus préoccupant, à savoir l’existence d’un nouveau type de fracture numérique qui n’est plus lié au fait de posséder tel ou tel équipement, voire de disposer d’un accès Internet, mais de comprendre et donc de pouvoir apprivoiser le fonctionnement d’un terminal mobile. Un aspect d’autant plus inquiétant que les appareils portables comme le BlackBerry, le T-Mobile Sidekick ou l’iPhone d’Apple, ressemblent de plus en plus à des ordinateurs de poche, s’il n’en sont pas déjà.

juin 10

Travailler à distance

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 09 Juin 2010

Des équipes virtuelles encore peu satisfaites de leurs performances
Si les collaborateurs adoptent de plus en plus le travail collaboratif à distance, le sentiment d’un manque d’interaction et des problèmes de langue et de culture les empêchent de se sentir pleinement efficaces.

Si de plus en plus de salariés adoptent le travail collaboratif sur des plates-formes virtuelles, les résultats des projets menés en ligne sont encore en deçà de ce que les professionnels se sentent capables de produire, affirme RW3 CultureWizard. Ce dernier publie le rapport : « Virtual teams survey report 2010″. Selon le cabinet, plus de 60 % des collaborateurs ont déjà travaillé dans des équipes virtuelles aux Etats-Unis. Mais parmi eux, seuls 40 % considèrent que le fruit de leurs efforts sur ces plates-formes est à la hauteur des résultats qu’ils fournissent lorsqu’ils mènent des projets off line. Parmi les raisons invoquées, le manque d’interaction directe est perçu comme un problème. « Rares sont les projets menés en ligne du début à la fin : la plupart sont fondés sur un modèle en alternance, tantôt en ligne, tantôt physiques », nuance cependant à L’Atelier Denis Ettighoffer, consultant spécialisé sur l’impact des technologies en entreprise. Et d’ajouter : « pour améliorer les expériences virtuelles, il faut principalement populariser les solutions qui existent déjà, en les mettant au service des salariés ».

Améliorer la transversalité des outils
Autre point important, selon le spécialiste : les PME – qui représentent la grande majorité des entreprises – travaillent de plus en plus avec des prestataires, et différents partenaires économiques. Du coup, « il faut donner les moyens aux professionnels de coopérer d’une entreprise à une autre, notamment avec les partenaires étrangers », affirme-t-il. Parmi les problèmes relevés dans l’étude, la question des langues étrangères arrive en effet au premier plan. D’où la nécessité de proposer des solutions qui ne sont pas liées uniquement au secteur technologique, comme des cours de remise à niveau dans la langue majoritairement utilisée. « Il faut aussi intégrer des outils permettant une véritable interopérabilité », précise le consultant. C’est-à-dire déployer dans son entreprise des solutions de collaboration ouvertes qui ne poseront pas de problèmes de compatibilité avec celles utilisées par de futurs partenaires.

La défiance d’ordre culturel s’atténue
Reste que les groupes de travail internationaux rencontrent aussi des difficultés pratiques, liées aux zones géographiques, c’est-à-dire au décalage horaire. Ce dernier obstacle étant à considérer au sein même du territoire américain, entre les équipes travaillant sur la côte Ouest, et celles travaillant sur la côte Est. Le rapport précise également que des questions culturelles freinent l’adoption de ces programmes de travail en ligne. « Il peut y avoir encore une défiance, mais les choses évoluent : la génération Y arrive sur le marché du travail, et ce type d’outils va être de plus en plus facilement adopté », tempère le spécialiste. A noter que RW3 Culture Wizard est spécialisé dans la formation des professionnels à des programmes de travail collaboratif en ligne.

À ce sujet, lire sur le site de L’Atelier :

  • L’organisation des équipes virtuelles encore à perfectionner (19/01/2010)

  • La collaboration en ligne promet de devenir plus intuitive (10/11/2009)

  • Les amphis virtuels facilitent le travail en petit groupe (18/01/2010)

  • Des entreprises françaises encore peu coutumières du 2.0 ? (18/01/2010)

  • La collaboration d’entreprise ne passe pas que par le 2.0 (29/10/2009)

  • Le Web 2.0 réinventerait-il la poudre? (05/03/2008)

  • Le web 2.0, nouvelle carte de visite de l’entreprise (26/05/2008)

  • Le web 2.0 ou l’illusion libertaire (14/11/2007)

 

juin 09

Ville à coeur ouvert

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 08 Juin 2010

Code for America veut proposer un canevas de gouvernement 2.0
L’opération rassemblera développeurs et concepteurs web qui créeront des applications utilisant les données publiques de cinq cités. L’enjeu : rendre ces outils facilement transposables à toutes les villes du pays.

Après le Sunlight Labs, qui a lancé récemment un concours d’innovations pour encourager les développeurs à travailler à l’ouverture des données, c’est au tour de la fondation Omidyar de se pencher sur la question, avec Code for America. L’enjeu est le même : pour favoriser l’ouverture des données aux citoyens, celles-ci doivent être présentées de façon simple et accessible. Le procédé, lui, diffère : l’initiative consiste à rassembler des développeurs et concepteurs web, afin de créer une plate-forme Internet aisément transposable aux différentes villes du pays. Le but ? Donner aux pouvoirs municipaux l’opportunité de lancer une politique d’ouverture des données, en leur apportant les ressources humaines, et l’expertise nécessaires. L’équipe d’experts 2.0 enfin constituée, elle se mettra au travail pour une durée d’un an.

Cinq villes déjà partantes
Et développera des applications open-source pour les représentants politiques municipaux. Cinq villes américaines ont ainsi été sélectionnées pour le projet, qui débutera en 2011 : Boston, Boulder, Philadelphie, Seattle et Washington D.C. « En mettant en relation les municipalités et les talents du web 2.0, Code for America apporte aux citoyens la garantie d’un accès à l’information », explique Stacy Donohue, responsable du projet. « La nature collaborative de ce programme et le développement de solutions en open-source permettront d’étendre les outils aux centaines de municipalités américaines », souligne-t-elle. En précisant du coup que plusieurs millions d’Américains pourront bénéficier d’outils de visualisation de données, concernant la gouvernance, le budget, ou les services mis en place par leur municipalité.

Soutenir les pouvoirs locaux dans leur politique de transparence
De futures applications pourraient aussi mettre en avant des données comme la redistribution locale de fonds fédéraux. L’idée étant à chaque fois de rendre lisibles aux développeurs, aux journalistes et au grand public des données que la cité collectait déjà. « Cette initiative d’Omidyar vise à soutenir les pouvoirs locaux dans la mise en place de solutions technologiques innovantes, leur permettant d’augmenter la transparence de leur politique de façon peu coûteuse », note Jennifer Pahlka, qui est à l’origine du Code for America. Le programme en lui-même sera lancé dès janvier 2011, les développeurs intéressés pouvant se connecter à la plate-forme en ligne.