juin 19

Coopération

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 18 juin 2013
Royaume-Uni : l’association entre universités, startups et entreprises porte ses fruits

atelier-universiteGrâce à l’aide apportée par des universités comme celle de Kingston, un grand nombre d’étudiants parviennent à créer leur startup et à collaborer avec de grosses entreprises, de plus en plus séduites par la recherche collaborative.
Les données recueillies pour l’année académique 2011-2012 montrent une augmentation continue de l’échange de connaissances entre les établissements d’enseignement supérieur au Royaume-Uni et les secteurs public, privé et tertiaire. Le taux de croissance est d’environ 4% passant de 3,3 millions de livres à 3,4 millions, selon l’étude «The higher education – Business ans Community Interaction Survey : 2011-2012 ». Le conseiller du Premier ministre dans le domaine de l’entreprise : Lord Young Graffham, a par ailleurs souligné le rôle important que les universités ont joué en aidant les startups à s’épanouir. Il est donc important que le gouvernement anglais augmente le financement dédié aux nouvelles entreprises et cherche de nouvelles manières de soutenir les entrepreneurs fraîchement diplômés.
Une collaboration entre les startups et les entreprises
Ainsi, l’étude révèle que les université au Royaume-Uni ont rapporté 3,4 milliards de livres en 2011-2012 à travers les services dédiés aux entreprises, en commercialisant de nouvelles connaissances par exemple ou en délivrant une formation professionnelle et des conseils. De plus, l’engagement des startups avec les grandes entreprises a augmenté d’environ 5% dans l’ensemble, avec une hausse notable (6%) des recettes dans les contrats spécialisés dans la recherche passant ainsi de 343 millions de livres à 365 millions. Les organisations publiques et le secteur tertiaire ont également augmenté leur engagement avec les universités (5% en moyenne), en particulier dans le domaine de la recherche, du conseil, de la formation et de l’accès à la priorité intellectuelle. Ainsi, de nombreuses organisations qui possèdent des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur montrent que l’engagement direct dans la recherche collaborative est particulièrement appréciée pour susciter de nouvelles idées et de nouvelles approches.
Le cas de l’université de Kingston
Par ailleurs, en aidant 544 startups à se lancer, l’université Kingston est la faculté qui aide le plus grand nombre de startups créées par des étudiants à naître. Mais si l’on en croit le professeur et vice-chancelier Julius Weinberg, cela est mérité car       « l’université de Kingston a longtemps été une force motrice dans la promotion de l’innovation […] soit exactement ce dont le pays a besoin en période de récession. » Prenons par exemple le cas de Neomi Bennett, ancienne étudiante de Kingston, qui a monté sa startup spécialisée dans l’aide vitale pour les personnes ayant des problèmes de mobilité : Neoslip. Grâce à l’aide de son université, elle vend désormais son produit à travers le monde et admet que cela n’aurait pas été possible seule, car « Kingston a joué un rôle crucial en transformant son invention en une entreprise florissante ».

juin 19

Coopértaion (2)

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 10 juin 213
L’innovation durable nécessite de repenser la gestion des projets et des partenariats

atelier-durableEconomie sociale et solidaire, économie circulaire, économie de fonctionnalité ou encore collaborative sont autant de solutions qui pour accèder à l’innovation durable doivent être cumulées.
Si 73% des dirigeants d’entreprises affirment que l’innovation durable, donc socialement responsable, est une priorité stratégique, ils trouvent également cette notion fortement déstabilisante. C’est en effet ce que dévoile l’étude Innovation Durable, menée conjointement par le cabinet de conseil Weave Air et l’ESCP. Déstabilisante, pourquoi ? Car pour les 300 dirigeants des grandes firmes internationales interrogés, cette innovation implique un décloisonnement des fonctions traditionnelles de l’entreprise qui rend son portage organisationnel difficile. Pour y parvenir, l’étude met en valeur quatre stratégies et modes d’organisation.
Quelles stratégies à adopter pour intégrer l’innovation durable ?
En premier lieu, l’étude insiste sur la nécessité de simplifier l’enjeu en se focalisant sur une initiative, un projet temporaire, à l’instar du projet Ductal, un béton ultra performant lancé par La Farge. Ce produit permet à la Farge de se positionner sur un créneau particulier sans pour autant bouleverser son métier d’origine. Deuxièmement, il serait nécessaire de réunir en un seul plusieurs projets innovants qui se lient plus ou moins entre eux. En troisième lieu, créer de nouvelles marques et de divisions peut être intéressant, comme l’a fait Générali, l’assureur qui a créé le label Agir pour notre avenir afin de valoriser les entreprises les plus performantes en matière de prévention des risques et de responsabilité sociétale. Enfin, l’étude rappelle qu’innover implique de nouer des liens forts avec ses partenaires, en effectuant des acquisitions externes ou bien en créant des fonds d’investissements, à l’image de SNCF qui a financé plusieurs fonds de mobilité durable.
Comment faire émerger des écosystèmes d’innovation durable ?
« Les pratiques du développement durable concernent tous les secteurs de l’entreprise et pas seulement les spécialistes » rappelle Françoise Combelles, directrice de l’innovation et du développement durable de la RATP. D’après cette étude, il est d’autant plus important de décloisonner les départements internes du marketing, au top managers en passant par le R&D, que de mobiliser les acteurs externes, comme les fournisseurs, les partenaires et les clients. « D’où la nécessité d’utiliser au maximum l’intelligence collective et d’interconnecter des différents acteurs dans l’innovation durable », commente le professeur Olivier Delbard, l’un des auteurs de cette étude.

mai 31

Jeunes pousses de Printemps

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 22 mai 2013
Le Lean Startup : une source d’inspiration pour les grandes entreprises !
Le Lean Startup, qui vise à améliorer le développement de jeunes pousses, est une source d’inspiration pour certaines grandes entreprises en quête d’efficience. Mais pour que cela fonctionne, il faut en comprendre la démarche et la philosophie : l’agilité et l’esprit d’entreprendre.
L’expression Lean Startup reflète les changements profonds qui se sont opérés ces dernières années dans le domaine de l’entreprenariat. L’e-krach de mars 2000 a mis en exergue des comportements déviants qui se sont traduits par une destruction massive de valeur. Les startups de l’époque avaient comme point commun un niveau de dépense trop élevé et artificiel, principalement motivé par la volonté d’enchaîner les tours de table et autres levées de fonds, le tout avec des business models on ne peut plus exotiques et des perspectives de création de valeurs complètement déconnectées de la réalité.
Le phénomène Lean Startup traduit donc la volonté de rétablir un peu de rigueur en rationalisant le fonctionnement des jeunes entreprises sans sacrifier la quête de rentabilité. Le Lean traduit avant tout une recherche d’efficience, une certaine forme de frugalité, et surtout une orientation délibérément pragmatique et réaliste : être évalué au regard de ce que l’on a réalisé concrètement, et non de ce que l’on prévoit réaliser un jour.
Les origines
Le Lean Startup trouve ses origines dans le Lean Management, popularisé à la fin des années 80 par une célèbre étude du MIT qui visait à mieux comprendre les origines de la performance de l’industrie japonaise automobile comparées à celle des Etats Unis et de l’Europe. Le système de production de Toyota est alors apparu comme le plus performant des modèles mis en place chez tous ces industriels. La philosophie sous-jacente à ce modèle est également très vite apparue comme le fondement qui devait désormais guider l’effort de rattrapage des entreprises nord-américaines et européennes : la quête de la performance passe par l’amélioration continue au service du client et de l’entreprise en jouant sur deux leviers d’action que sont la chasse aux gaspillages et la simplification des processus afin d’augmenter leur fluidité et leur flexibilité.
La démarche Lean Startup est donc une déclinaison de ces grands principes dans le contexte particulier des petites entreprises mais avec les mêmes visées stratégiques. En tirant partie des possibilités offertes par l’Open Source et des méthodes Agiles, les jeunes pousses peuvent améliorer leur efficience de manière significative et valider rapidement les hypothèses sous-jacentes à leur business model. L’utilisation de plateformes LAMPS (Linux, Apache, MySQL, PhP) s’est démocratisée en raison de leur faible coût et de la présence de tous ces composants dans la plupart des distributions Linux. De leur coté, les méthodes Agiles permettent de réduire les coûts de développement, d’augmenter la créativité et le delivery des équipes, et de développer sa base clients comme illustré par les travaux de Steve Blank et d’Eric Ries.
Plus d’agilité
Concrètement, le Lean Startup renvoie à un ensemble d’outils et de méthodes pour développer son entreprise en combinant Agile Software Development, Customer Development et stratégies de plateformes. Pour Steve Blank, une startup est une institution humaine ayant pour objet de créer un nouveau produit ou service dans des conditions d’incertitude forte. Aussi, toute entreprise s’efforçant de créer une innovation stratégique ou d’explorer un nouvel espace de marché s’apparente à une startup. Le principal intérêt de la démarche Lean Startup est de pouvoir tester tous les aspects relatifs à sa vision du business, à son marché et ses clients, au produit ou au service… et d’adapter en temps réel son business model et son design organisationnel en fonction des retours clients.
L’agilité de la startup résulte de cette volonté d’aller vite (mais sans précipitation) et surtout, aller à l’essentiel : se concentrer avant tout sur ce qui marche (Minimum Viable Product) et développer ensuite le reste… Cette forme de pragmatisme radical séduit aujourd’hui beaucoup de grandes entreprises qui sur un fond de crise, tentent de rationaliser leur fonctionnement tout en améliorant leur performance.
Il n’y a pas si longtemps encore, l’une des vulgates managériales était « Big is Beautiful ». La course à la taille critique et son cortège de fusions-acquisitions ont cependant créé beaucoup plus de problèmes qu’ils n’étaient censés en résoudre et progressivement est réapparue l’idée selon laquelle le recentrage sur son core business, sur l’expérience client et la création de valeur étaient des éléments clés de toute stratégie. En ce sens, le Lean Startup peut être une source d’inspiration pour les grandes entreprises sous réserve de ne pas tordre le cou à la philosophie ou à l’esprit initial de la démarche, en mobilisant correctement les outils et méthodes, en gérant efficacement le changement, et en cultivant une vrai culture entrepreneuriale…culture que bon nombre de grandes entreprises ont perdu.

mai 31

L’empathie : substance innovagène

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 29 mai 2013
Pour s’adapter au marché, une startup doit remettre en cause les lignes établies
Si l’idée d’un produit peut sembler relativement simple à trouver, le développement de celui-ci peut se révéler particulièrement ardu. Faire preuve de flexibilité reste donc important.
Comment les start-ups américaines et françaises remettent-elles en cause les lignes établies en terme d’innovation ? Telle est la question à laquelle des entrepreneurs américains et français tentaient de répondre lors de la conférence organisée par le Think Tank G9+, intitulée « startups, clés de la croissance et de l’innovation ». Clément Moreau, co-fondateur de Sculpteo, startup francilienne spécialisée dans la fabrication des objets personnalisés via l’impression 3D, est revenu sur les épreuves que lui et son équipe ont dû surmonter pour adapter leurs produits aux marchés. Et cela passe par la réadaptation du produit au plus grand nombre et par une relation plus proche avec le client.
Rendre un service aux clients en facilitant leur adoption de la technologie proposée par l’entreprise
« S’il y a un conseil à donner aux entrepreneurs high-tech, je dirais qu’il faut toujours avoir dans une startup une équipe entièrement consacrée à l’écoute des clients », commente Clément Moreau. En effet, si la startup Sculpteo a mis seulement un an à fabriquer la technologie, elle a dû en revanche consacrer plus d’un an et demi à l’adapter au marché. En rendant techniquement possible la création des objets personnalisés via l’impression 3D, l’équipe pensait pouvoir naturellement attirer les clients. Sauf que tout le monde n’est pas capable de dessiner un objet ou de concevoir un modèle 3D à l’aide des logiciels informatiques. A partir de là, la startup a dû réadapter leurs produits aux consommateurs lambdas en proposant plusieurs modèles préconçus. Ils ont ensuite proposé à leurs clients une application mobile qui permet de générer en moins d’une minute un modèle 3D, prêt à imprimer.
Continuer à innover le produit grâce aux retours d’expériences des utilisateurs
Une fois que l’entreprise a atteint la clientèle-cible, il faut désormais la fidéliser. « La manière dont notre équipe fidélise les clients passe par la rencontre physique pour intégrer leur conseils dans l’amélioration de nos produits », révèle Clément. En effet, la startup organise périodiquement des «meets-up» pour les amateurs de l’impression 3D. « Ce genre de meet-ups nous étaient particulièrement utiles pour connaître le goût de nos clients américains » rajoute-t-il. Si les clients américains sont prêts à dépenser beaucoup pour un produit innovant, ils sont par contre extrêmement exigeants sur la qualité finale des produits, y compris le packaging. Enfin, l’entrepreneur conseille à toutes les startups de high-tech d’épouser une clientèle internationale en construisant un site entièrement en anglais dès le départ.

mai 31

My tailor is rich

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 26 février 2013
Aux Etats-Unis, les incubateurs de startups pour l’éducation se multiplient
L’innovation dans le secteur de l’éducation ne cesse de croître. Les grandes sociétés du secteur comme Kaplan et Pearson commencent à s’intéresser au phénomène, et lancent chacune leur programmer d’incubation visant à soutenir les start-up « EdTech. »
L’éducation est un sujet chaud en ce moment aux Etats-Unis, et les start-up orientées éducation s’attirent l’attention grandissante d’entreprises ou d’organisations du secteur, qui cherchent en retour à stimuler la tendance. Récemment, ce sont Kaplan et Pearson qui ont chacune lancé un programme d’incubation ou d’accélération dédié à la technologie de l’éducation. On note notamment l’EdTech Accelerator de l’entreprise de services éducatifs Kaplan, qui s’est lancé en collaboration avec l’accélérateur de start-up TechStars, et Pearson Catalyst de l’entreprise de formation du même nom. Ces deux programmes financés par les entreprises choisiront des start-up prometteuses et mettront à leur disposition des espaces de rencontres, un mentor parmi les leaders du secteur et d’autres ressources.
La collaboration proposée par Kaplan inclut un accélérateur de start-up très apprécié
L’EdTech Accelerator de Kaplan est un programme de trois mois au service de 10 start-up. Ces dernières créeront des produits ou services applicables à différents stades de l’éducation : « K-12, université, éducation professionnelle, éducation permanente et autre secteurs ». TechStars, qui a réalisé de nombreux programmes d’accélérateur et a pu attirer, dans le passé, des capitaux pour les entreprises, investira 20 000 $ dans chacune de ces entreprises. Kaplan donnera accès à son programme,« l’apprentissage à la manière de Kaplan », qui soutient les sciences, la conception éducative et la technologie destinée aux produits d’apprentissage. La portée de Kaplan auprès des étudiants, des districts scolaires et des partenaires universitaires pourrait également être, pour une entreprise, synonyme de base de clients considérable.
Pearson se spécialise en particulier dans les jeunes start-up éducatives
Le programme d’incubateur Pearson Catalyst s’adresse spécifiquement aux entreprises de moins de 3 ans ayant déjà des produits viables. Ce programme dure au minimum 3 mois, et chaque entreprise reçoit jusqu’à 10 000 $ et est sponsorisée par un dirigeant de Pearson. Pearson choisira des start-up complémentaires à ses propres produits et services éducatifs. Ces deux programmes témoignent de la stratégie d’investissement de grands groupes dans la technologie de l’éducation pour stimuler l’innovation dans le secteur tout en améliorant leur propre présence.

mai 31

Big Data’s Stratégy

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 17 mai 2013
Les entreprises doivent davantage planifier leurs stratégies de big data
Instaurer des analyses de données en profondeur permet aux entreprises de remporter des gains de productivité et de profit 5 à 6% plus élevés que ceux de la concurrence. Mais encore faut-il qu’un plan stratégique soit établi dès le départ.
Selon les analystes d’un article publié par Mckinsey Quarterly, la solution pour mettre en place le big data dans l’entreprise est de développer un plan stratégique. Cela peut sembler évident, mais les analystes ont en fait relevé que la plupart des entreprises ne prenaient pas le temps de créer ce plan, simple, qui permet de voir comment les données, les outils et les gens peuvent collaborer pour créer de la valeur. La puissance d’un tel dispositif est qu’il fournit un langage commun permettant aux cadres supérieurs, aux professionnels de la technologie et aux gestionnaires de définir d’où les meilleurs rendements proviendront et, plus important encore, de sélectionner les deux ou trois endroits où débuter. Comme par exemple, où les entreprises pourront obtenir le plus de capitaux et quelles capacités sont nécessaires pour assurer de bonnes performances.
Un plan stratégique basé sur trois éléments fondamentaux
Et pour cela, l’étude rappelle que les entreprises doivent répondre à des questions axées sur trois points. Les entreprises doivent en effet choisir les données, internes et externes, qu’elles vont intégrer. Mais aussi sélectionner parmi une longue liste de modèles et d’outils analytiques potentiels, ceux qui conviendront le mieux à leurs objectifs d’affaires. Pour finir, elles doivent renforcer les capacités organisationnelles nécessaires pour exploiter ce potentiel. C’est l’assemblage de ces points qui permettra aux entreprises d’élaborer un plan de big-data. Il est important de noter une similitude structurelle importante dans tous les secteurs: McKinsey conseille à la plupart des entreprises de planifier des campagnes d’intégration avec des données internes comprenant les données des clients, des transactions et des opérations, ainsi que des informations externes de partenaires, qui peuvent être récoltées le long de la chaîne de valeur. Et encore plus à l’avenir, à partir de capteurs embarqués dans les objets physiques.
Chaque plan devra répondre à certains des défis communs. Les analystes insistent sur le fait que les plans nécessitent l’attention de la haute direction des entreprises. Les dirigeants doivent en effet établir les priorités d’investissement et les équilibrer avec la stratégie d’entreprise. Mais aussi s’assurer que le plan est accepté par tous les employés. Tous ces éléments font partie intégrante de nombreux plans stratégiques, aussi. Une fois que le plan est en place, son exécution devient plus facile: l’intégration de données, le lancement de projets pilotes, la création de nouveaux outils et les efforts de formation se déroulent dans le cadre d’une vision clarifiée. Le plan initial va bien évidemment s’ajuster au fil du temps. En effet, l’un des principaux avantages de gros volumes de données et des analyses est que les entreprises peuvent apprendre des choses les concernant qu’elles n’avaient pas été capables voir avant.

mai 29

Particpation, piège à C …

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 29 mai 2013
Participation à tous les étages
Paraissent aujourd’hui toute une série d’articles sur le co-quelque chose participatif : certainement une tendance lourde qui s’impose face à la passivité des années précédentes : prendre son destin en main, prendre sa vie en main, prendre ses outils en main.
Florilège …
Banque participative

atelier-crowditLe crowdfunding pourrait contribuer au rayonnement des prochaines innovations lancées par les petites entreprises. A l’aide de sa plateforme en ligne, la startup CrowdIT souhaite faire de l’entrepreneuriat une valeur centrale aux Etats-Unis.
D’après CrowdIt, le crowdfunding va aider à conduire la prochaine vague d’innovation et d’expansion économique, notamment chez les startups. C’est pourquoi l’entreprise oriente son soutien vers la croissance des petites entreprises.
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Citoyen participatif
DubCred récompense les citoyens pour leur implication dans la ville du futur

atelier-dubcredLes budgets accordés à l’amélioration des infrastructures d’une ville sont souvent restreints. Pour utiliser cet argent de manière intelligente, tout en faisant participer les citoyens, une application a été mise au point.
S’inscrivant dans la lignée d’autres initiatives dont le but est de rendre la ville du futur plus numérique, l’application DubCred permet aux utilisateurs d’exprimer leur avis quant à la création ou modification d’espaces dans leur ville. Créée par l’ingénieur britannique Barry McAdam l’application permet aux citoyens de voter en ligne pour l’amélioration et la construction de structures au sein de leur ville. Le but : donner des pistes au Conseil municipal pour que celui-ci gère mieux le budget et cible les réelles attentes des citoyens.
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Consommateur communicant
La consommation collaborative gagne progressivement les Français

atelier-consommation-collaborativeLe consommateur français se positionne désormais comme un acteur économique à part entière, qui participe à la fois à la co-conception, à la co-production mais aussi à la co-distribution des biens et services.
La consommation collaborative permet aux consommateurs d’avoir accès à des biens de meilleure qualité et qu’ils ne pourraient pas forcément acheter. Face à la baisse du pouvoir d’achat, Edouard Dumortier, co-fondateur d’ILokYou, réseau social de location d’objets et services entre particuliers, affirme dans son livre blanc intitulé «L’avènement de la consommation collaborative, quel modèle économique en France en 2030 ?» que ce mode de consommation pourrait être une solution. En effet, la consommation collaborative, en étant locale et impliquant l’usage durable des objets, va dans le sens des conditions écologiques actuelles.
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mai 23

Parole du peuple

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 22 mai 2013
Le marketing de contenu inquiète les diplômés du secteur quant au futur de leur profession

atelier-marketing-editorialPlus de 80% des jeunes européens interrogés par Publicis Groupe pensent que les médias sociaux et les agences de marketing numérique vont disparaître dans les dix prochaines années.
Les diplômés actuels qui se lancent dans une carrière dans la publicité et le marketing ne se considèrent pas comme étant des «digital natives». Au lieu de cela, ils croient que c’est la génération ayant dix ans de moins qu’eux qui sera véritablement maître de médias numériques. C’est ce que révèle une étude menée par Publicis Groupe auprès de 2 000 étudiants en marketing, communication, publicité, relations publiques et événements. Ceci traduit une certaine inquiétude de ces futurs salariés, qui croient également que les agences de médias sociaux autonomes n’existeront plus dans 10 ans, après s’être fondus dans un paysage de la publicité, qui deviendra dominé par le marketing de contenu. Les jeunes diplômés restent tout de même optimistes concernant leur chance d’obtenir un poste à haute responsabilité au sein d’une agence.
70% des étudiants pensent que le paysage marketing sera dominé par le marketing éditorial
Les résultats révèlent une génération convaincue que les médias sociaux sont un canal qui s’applique à toutes les fonctions de marketing, et non une discipline à part. 85% des répondants sont d’accord ou fortement d’accord sur le fait que d’ici 2023, les médias sociaux et les agences numériques ne seront plus autonomes mais seront intégrés à d’autres agences de « Marcom » (marketing communication) en tant que service complet. 90% pensent que, dans dix ans, l’agence pour laquelle ils travailleront possédera un service dans lequel les marketeurs seront à l’aise pour créer des stratégies publicitaires sociales et digitales. Et même si 70% d’entre eux ne se considèrent pas comme étant des « digital natives », 81% envisagent que le marketing de contenu, dans lequel les marques deviennent éditrices et créatrices de leur propre contenu, représentera une partie essentielle de leur travail.
Une génération assez optimiste concernant l’égalité des chances
L’étude rapporte que cette génération est assez optimiste quand il s’agit de leurs perspectives de carrière, en particulier sur les questions de genre et l’égalité des chances. 64% estiment que l’agence pour laquelle ils travailleront dans dix ans les paiera le même salaire quel que soit leur sexe. 73% pensent aussi avoir les mêmes chances d’obtenir une position de direction au sein d’une agence. Cependant 78% pensent l’industrie du marketing et de la communication bénéficie d’une subvention déloyale : en effet, 26% des étudiants confessent occuper un poste non rémunéré depuis plus de trois mois. De plus 70% pensent que les agences de ce secteur ne font pas assez de démarches axées sur le développement durable. 86% affirment vouloir en fait travailler pour un organisme qui s’investit aussi bien dans la création de bien social que dans la création de profit pour les marques.

mai 21

Villes innovantes attention ça change!

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 17 avril 2013
Pour l’innovation, les villes moyennes américaines entrent en concurrence avec la Silicon Valley

atelier-portlandAvec la généralisation de l’accès aux nouvelles technologies, on assiste à une migration significative des traditionnels centres technologiques et ce, dans des endroits auxquels on ne s’attendait pas forcément.

Une quantité de villes viennent à l’esprit lorsque l’on pense à l’innovation technologique et à la création de startups. Parmi celles-ci, San Francisco, New York, Londres, ou encore Tel Aviv. Mais aujourd’hui, l’accès aux ressources basées sur le cloud et aux outils de communication sophistiqués est fortement simplifié. Une entreprise n’a donc plus besoin d’être localisée dans la Silicon Valley pour rencontrer le succès dans le secteur IT.Technie.com, site américain spécialisé dans la technologie et l’innovation, s’est intéressé à la question et a demandé à des innovateurs et à des entrepreneurs quelles sont, d’après eux, les villes américaines qui, par leur capacité à améliorer leurs structures et à favoriser la création de start-up, mènent actuellement la révolution high-tech.
Adapter les infrastructures pour inciter à l’innovation
Le développement de structures favorables à l’implantation de grands groupes a permis à certaines villes sur lesquelles peu de gens aurait misé quelques années plus tôt de tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Cincinnati, qui dispose en effet d’un excellent système de transport, d’un aéroport de niveau mondial, mais aussi d’un climat d’affaires positif, qui a incité un groupe comme Toyota a implanté son usine de fabrication nord-américaine à Cincinnati. Chattanooga (Etat de Tennessee), pour favoriser l’innovation, a préféré, pour sa part, développer ses structures liées à Internet, et offre désormais le débit Internet le plus rapide au monde avec un gigabit par seconde (soit 200 fois plus rapide que la vitesse moyenne de bande passante en Amérique). South Bend a, quant à elle, créé un véritable technopôle, le «Ignition Park », qui devrait lui permettre de devenir une des capitales mondiales d’analyse de données. Enfin, Detroit a su adopter la culture Silicon Valley-esque des startups, ce qui a incité les investisseurs à insuffler beaucoup de capitaux dans le développement de ses entreprises de haute technologie. Car en effet, les infrastructures ne sont pas le seul facteur d’innovation recherché.
Offrir les meilleurs outils possibles aux jeunes entrepreneurs
De nombreuses autres villes américaines, pour favoriser l’innovation, ont, pour leur part, préféré miser sur les jeunes entrepreneurs. Et cela commence par l’éducation. En effet, Portland, qui cherche à rendre l’image de l’Etat du Maine plus innovante, a créé le programme Top Gun, qui aide les participants à créer leur propre business. Au final, la moitié des diplômés de ce programme crée une entreprise basée sur les nouvelles technologies. Desmoines cultive également la croissance des nouvelles technologies via de nombreux incubateurs, qui lui ont permis de figurer en tête de la liste des « Meilleures villes pour les jeunes professionnels ». C’est aussi grâce à ces outils que Rochester a été récemment classée au 5e rang du nombre de brevets par habitant, lui permettant maintenant de rivaliser avec San Francisco et San Diego. Pour terminer, la Nouvelle Orléans, qui dispose aussi d’universités de renommée mondiales, propose une fiscalité qui incite la production de médias numériques.

mai 16

Est-ce ainsi que les hommes cliquent ….

Une étude interessante du Ministère de la Culture sur les Français et Internet ….
Depuis dix ans, l’accès aux équipements et aux technologies numériques des ménages a fortement évolué : en 2002, deux ménages sur dix en France avaient accès à l’internet, ils sont huit sur dix en 2012, soit un peu plus que la moyenne de l’Union européenne. La couverture numérique du territoire se développe grâce aux développements technologiques et s’inscrit aussi dans des stratégies sociales et économiques, tant au niveau national qu’européen. Cependant, les disparités d’usages numériques en termes d’âge, de situation familiale et de niveau de diplôme subsistent.
L’internet mobile s’installe, en particulier auprès des plus jeunes. Les activités de communication et de recherche d’informations sont toujours largement répandues, en France comme dans l’ensemble de l’Union européenne des 27. Des spécificités nationales s’observent cependant : les internautes résidant en France pratiquent moins d’activités culturelles en ligne et commandent plus rarement des biens ou des services culturels par l’internet que les internautes résidant dans les autres pays européens.
Pour en savoir plus : CLIQUER ICI

mai 14

Le Siècle des lumières éteintes

Lu dans frenchweb.fr
Edition du 6 mai 2013
Acces direct : http://frenchweb.fr
Tariq Krim sur l’affaire Dailymotion: « La France manque de confiance dans ses entrepreneurs »

TariqKrimNommé en janvier dernier  vice-président écosystème et innovation du Conseil national du numérique et qui est par ailleurs chargé par Fleur Pellerin de recenser les meilleurs talents français.
Quelques réflexions que m’inspire l’affaire Dailymotion
L’affaire Dailymotion fait depuis quelques jours l’objet d’une bataille entre Gauche et Droite, et surtout apparemment au sein de la Gauche elle-même. La question posée est de savoir si le gouvernement, et en particulier le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a eu raison de s’opposer à la vente de Dailymotion à Yahoo.
Je ne m’exprimerai pas sur le fond de l’affaire dont je ne connais d’ailleurs pas tous les détails, même si je connais bien la plupart des intervenants. Je suis d’ailleurs admiratif de la nouvelle dynamique de la société depuis que Cédric a repris les rênes de la société. On pourrait toutefois s’interroger, et ce bien en amont de la polémique, sur le fait que ce deal a fuité très tôt dans la presse. Comme si certaines personnes souhaitaient à tout prix le faire capoter.
En tant que citoyen, cette affaire me semble révélatrice du fossé qui existe entre le monde politique et l’internet, mais en tant qu’entrepreneur, elle m’oblige aussi à revenir sur une question qui m’interpelle personnellement : pourquoi Netvibes et Dailymotion, qui ont été les fleurons du Web 2.0 à la Française n’ont-ils pas eu le destin qu’ils méritaient ?
Il est rare que l’économie numérique fasse la Une des télés et radios. C’est pourtant dans ces moments que la non-maitrise des sujets liés à l’économie numérique crève l’écran. Entre les confusions de noms de boîtes internet (Yahoo avec Youtube par exemple), l’emploi de termes vagues (ces nouvelles techniques, ce monde-là), la comparaison avec des choses qui n’ont rien à voir ( l’Affaire Pechiney, Alstom), le monde politique semble décidément très mal à l’aise pour parler de ces sujets.
L’affaire Dailymotion aura aussi fait entrer en fanfare la question d’une politique industrielle numérique, ou plutôt de son absence, dans le débat public. Notre pays a toujours péché sur le sujet car nos élites politiques, économiques et médiatiques ne sont absolument pas à l’aise sur ces sujets.
Il faut dire que les plans numériques se ressemblent tous et se limitent souvent à fibrer à prix d’or les campagnes françaises au nom de l’égalité des territoires alors que notre avenir est probablement dans le mobile, l’internet des objets et la 4G.
L’impact en est dévastateur.
J’ai toujours pensé que l’absence d’une politique numérique cohérente a fait perdre à la France probablement 1 million d’emplois nouveaux créés, surtout chez les jeunes. Et l’absence de perspective enthousiasmante fait filer nos meilleurs ingénieurs en Californie. L’augmentation probable du quota de visas H1B (visa de travail aux USA) devrait d’ailleurs inquiéter le gouvernement au plus haut point, car il est possible que cette augmentation entraîne le plus grand “brain drain” de l’histoire française récente avec, à la clé, l’exode de dizaines de milliers de talents du numérique !
Reste des questions que de nombreuses personnes se sont posées : Pourquoi les sociétés Netvibes et Dailymotion qui étaient les deux fleurons Français du Web 2.0 n’ont pas eu le destin international qu’elles méritaient ?
C’était l’objet d’une discussion que j’ai eue avec Benjamin Bejbaum après notre départ respectif des deux sociétés. À l’occasion d’un long dîner et au fil d’une conversation passionnante, nous nous sommes rendu compte des incroyables points communs dans l’histoire de nos deux sociétés :
Nous étions tous les deux des entrepreneurs un peu idéalistes, obsédés par le développement du meilleur produit possible dans nos domaines. Nous avons connu très tôt un vrai succès d’estime et c’était nos premières “vraies” boîtes internationales avec des investisseurs. Le succès grandissant (et notre inexpérience) a fait que nous nous sommes retrouvés entourés de gens opportunistes et carriéristes qui, plutôt que nous aider à grandir dans nos rôles de CEO, souhaitaient surtout prendre nos places.
Avec le recul, je me rends compte à quel point, au-delà du recrutement d’une équipe technique de haut niveau, je n’ai pas su attirer les talents qui respectaient ma vision, ma façon de faire les choses et surtout mon ambition. De leader du web personnalisé, j’ai vu Netvibes se transformer progressivement en modeste SSII du Web 2.0, avec sa petite clientèle media et ses généreux bonus trimestriels pour les équipes commerciales.
Naturellement lorsqu’il a fallu prendre à nouveau des risques et embrasser la révolution mobile (iPhone) et sociale (Facebook), j’ai compris qu’on ne me suivrait pas. Et j’ai décidé de partir.
Depuis, le mobile et le « social » sont devenus les nouveaux fondamentaux du business et lorsque j’ai créé Jolicloud je me suis promis de ne m’entourer que de gens qui soutiendraient et respecteraient ma vision tout en m’aidant à compenser mes points faibles.
J’ai beaucoup appris de cette époque, mais je ne sais pas si en France on a véritablement compris la leçon. La France manque de startup “disruptives”, parce qu’elle manque de confiance dans ses propres entrepreneurs et leur vision.
Pour être financé et soutenu en France , il faut souvent adapter un service qui a déjà marché ailleurs, soit se positionner sur un marché avec un business modèle clair de type e-commerce. Et aussi, il faut oser le dire, être diplômé d’une grande école. (surligné par OE)
Mais pour changer le monde et créer des champions mondiaux, il faut aussi oser s’attaquer à des marchés réputés imprenables, ou faire ce que personne n’a osé faire avant. Il faut savoir faire confiance à des gens souvent jeunes, sans aucune expérience, qui n’ont souvent jamais travaillé dans les domaines qu’ils veulent changer et qui vont recruter d’autres personnes également sans expérience. Mais avec une énergie et une qualité d’exécution incroyable.
Comme le font aux USA Airbnb, Dropbox, Stripe, Heroku ou encore plus près de nous en Europe, Soundcloud, Wooga, Wonga, Klarna, Spotify et tant d’autres.
Il est important, et sain, d’avoir des entrepreneurs qui veulent entrer en compétition avec les grands acteurs français, pour créer de nouveaux marchés et de nouvelles opportunités de croissance, n’en déplaise aux élites économiques de notre pays. L’État, au lieu d’en avoir peur, devrait savoir les encourager. À l’instar de Free, il faudrait des sociétés disruptives dans tous les secteurs, capables de revitaliser le pays et de recruter les talents avant qu’ils ne partent ailleurs.
L’actualité récente, avec les assises de l’entreprenariat, a montré à quel point un dialogue intelligent entre État, entrepreneurs et investisseurs devait permettre de remettre les choses dans la bonne direction.
Pourquoi ne pas entreprendre la même démarche pour l’économie numérique ?

avr 17

Question du temps

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 17 avril 2013
E-santé : « Les programmes informatisés ont une efficacité très limitée sur le long terme »
E-santé : « Les programmes informatisés ont une efficacité très limitée sur le long terme »
De nombreuses start-up américaines de la santé développent des services de prise en main et des programmes qui aident les patients à mieux gérer leur maladie. Une étude montre que ces programmes n’ont qu’une efficacité limitée au long terme.
Entretien avec Kingshuk Pal – eHealth Unit, Department of Primary Care and Population Health, University College London (UK). Kingskuk Pal a dirigé l’enquête Cochrane Systematic Review of Computer-Based Self-Management Interventions for Adults with Type 2 Diabetes.
L’Atelier : Nous avons assisté à l’explosion du développement d’outils et de services informatisés de prise en main personnelle.
Kingshuk Pal: En effet, aussi bien dans la sphère commerciale que dans le monde académique, le paysage évolue. Il faut distinguer trois types d’interventions informatisées. Le suivi à distance, la gestion de cas à distance et la prise en main personnelle, qui fait référence à tout type de programme informatisé interactif auquel les patients peuvent avoir recours. L’application utilise l’input du patient, associé à une technologie de communication ou de gestion, pour lui fournir une réponse sur mesure et faire en sorte qu’il prenne en main sa pathologie chronique. Ces programmes peuvent revêtir la forme d’écrans tactiles disposés dans les cliniques et hôpitaux, de programmes en ligne accessibles à domicile ou sur téléphone mobile. Au début, il s’agissait essentiellement d’écrans tactiles, mais le paysage évolue. La principale révolution concerne les interventions en ligne, et les plus récentes proposent souvent une composante mobile (des applications utilisant les téléphones mobiles pour communiquer avec les patients, par ex. envoyer des rappels ou des incitants).
Pourtant, votre enquête semble montrer que l’efficacité de ces interventions informatisées de prise en main est très limitée… Que leur manque-t-il ?
En effet, l’effet de ces interventions sur le contrôle du glucose dans le sang est limité et elles n’ont pas prouvé leur utilité dans la perte de poids des patients, face à la dépression ou dans l’évolution durable de leurs habitudes. Les interventions recourant aux téléphones mobiles se sont avérées un peu plus efficaces que les autres. Si l’on considère l’effet court terme de ces programmes sur le niveau de sucre dans le sang, les interventions recourant aux téléphones mobiles semblent deux fois plus efficaces que la moyenne des interventions et pratiquement aussi efficaces en cas de prise d’un nouveau médicament. Cependant, il faut être prudent avant de tirer des conclusions définitives. De manière générale, l’étude suggère que nous ne comprenons pas forcément comment aider les gens à changer durablement leurs habitudes (prise de médicaments, régime alimentaire, activités). Fondamentalement, nous demandons aux gens de changer leurs habitudes après une longue vie et c’est très difficile. Un tel changement exige un soutien relativement intense et permanent. Nous avons également besoin d’interventions mieux conçues, qui comprennent mieux les besoins des patients.
À votre avis, quel rôle la technologie peut-elle jouer ?
La technologie a un potentiel énorme, pour différentes raisons. Tout d’abord, en termes d’accessibilité. La participation aux programmes éducatifs et de prise en main est souvent très faible. Grâce à Internet et aux téléphones mobiles, les patients disposent d’un meilleur accès à ces programmes en dehors du cadre clinique. D’un point de vue théorique, les ordinateurs sont capables de personnaliser l’information : si nous comprenons mieux ce dont les gens ont besoin, nous pouvons développer une information sur mesure, ciblée, mieux adaptée à la pathologie de chaque personne, en tenant compte du contexte. Maintenant, il est possible de fournir aux gens l’information qui les concerne au moment où elle les concerne. Donner une information en classe est une chose, être capable de la fournir au moment où elle est nécessaire en est une autre. Les interventions dans lesquelles les gens utilisaient des SMS pour recevoir une réponse immédiate à leurs actions se sont avérées assez efficaces. Et, finalement, les interventions automatisées sont potentiellement moins coûteuses que les traditionnels face à face.
Votre étude se focalise sur le diabète ; dans quelle mesure ces conclusions peuvent-elles être généralisées ?
Il y a certainement des zones communes, en particulier avec d’autres pathologies chroniques. En termes d’engagement, chacun réagit mieux aux interventions personnalisées. Et il pourrait y avoir des techniques communes pour soutenir le changement de comportement dans le cadre de différentes maladies. Toutefois, il faut se souvenir d’une chose, c’est la démographie. Une affection qui touche principalement les enfants, par exemple, exigera d’autres réponses qu’une autre qui affecte les adultes. C’est le patient qui reste le point central et différents groupes de population avec des besoins propres exigeront différents types d’intervention.

avr 16

TIC TIC dans la tête ….

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 15 avril 2013
L’intensité d’utilisation des TIC influe sur la capacité d’une entreprise à innover

atelier-groupe-de-travailUne entreprise sur trois a innové de manière importante en 2012. L’adoption massive des technologies de l’information et de la communication y joue un rôle crucial.
30% des entreprises françaises ont réalisé une innovation majeure de produit sur les douze derniers mois, selon une étude coordonnée des centres de recherche canadien et français CEFRIO et CIGREF. A l’inverse, les compagnies sont tout aussi nombreuses à n’avoir mené qu’une innovation faible voire très faible dans ce même domaine, qu’il s’agissait d’un produit, d’un procédé, d’une commercialisation ou d’une modification organisationnelle. Plusieurs facteurs sont à même de faciliter l’innovation au sein d’une entreprise : parmi ceux-ci, les modifications significatives à l’organisation ou encore la fondation d’équipes multidisciplinaires en sont un exemple. Le plus notable d’entre eux, néanmoins, demeure l’intensité d’utilisation des TIC : les technologies de l’information et de la communication. En somme, plus une entreprise fait usage d’une TIC, plus elle est innovante.
Des entreprises innovantes
Et pour avancer ceci, l’étude compare l’intensité d’utilisation de ces technologies sur une échelle numérotée de 1 à 5 par rapport à l’intensité de l’émergence d’innovation au sein des entreprises sondées. Ainsi, celle-ci révèle que les entreprises ayant réalisé le plus grand nombre d’innovation dans l’année ont un usage d’un certain nombre de TIC (informatique dans les nuages, outils analytiques, applications mobiles…) qui se situent entre 2 et 3. Tandis que ces mêmes technologies ne sont utilisées qu’entre 1 et 1,5 lorsque l’innovation en entreprise faible. De manière plus précises, sur les 32 compagnies interrogées, comptant toutes plus de 500 employés, 97% utilisent des suites bureautiques, 93% des courriels et 88% d’un intranet. Les TIC les plus anciennes seraient donc les plus répandues ; et cela se vérifie même chez les entreprises qui ont un taux d’innovation assez faible. Quant aux technologies les plus récentes, elles, ne se sont pas encore démocratisées : seulement 1 entreprise sur 5 fait usage de réseaux sociaux externes, d’une messagerie instantanée externe ou d’un service informatique en nuage.
Quels avantages apportent les TIC ?
Pour ces entreprises, les TIC permettent surtout de repenser la contrainte du temps. Pour 65% d’entre elles, cela leur permet d’avoir leurs produits disponibles à la vente 24H/24 et sept jours sur sept et, pour 45%, elles font usage des TIC pour donner accès à leurs partenaires et leurs fournisseurs à des informations. Cet avantage est naturellement à remettre dans le contexte des entreprises décentralisées, qui peuvent fonctionner entre plusieurs organismes travaillant en différents lieux, voire différents fuseaux horaires. De même, une TIC élargit la clientèle-cible : 55% des corporations se servent du numérique pour agrandir l’étendue géographique de leur clientèle et 71% à le prendre en compte pour vendre davantage à leurs habitués.

mar 28

Qui dit intelligence, dit référent ….

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 28 mars 20113
« Nous n’avons plus besoin de bâtiments numériques mais de bâtiments obéissants »
La place du citoyen dans la ville intelligente semble encore se rechercher, et le numérique est un outil qui permet aux utilisateurs de s’adapter aux changements apportés par la numérisation.
Rencontre avec Jérôme Degryse, Directeur Stratégie chez Schneider Electric et conférencier sur le thème de la ville intelligente à l’occasion de la Semaine Digitale à Bordeaux.
L’Atelier : Vous affirmez concevoir le numérique comme un outil au service de la ville intelligente, qu’il s’agisse des bâtiments, de l’énergie ou encore des transports. A-t-on déjà complètement assimilé ce concept ?
Jérôme Degryse : Il existe aujourd’hui des technologiques qui n’existaient pas il y a cinq ans. L’analyse et le traitement de données sont toujours utiles pour donner des informations sur le fonctionnement d’une installation technique, car ce sont des outils à destination des gestionnaires d’un bâtiment, mais nous sommes déjà dedans. On est capable d’aller beaucoup plus loin dans le pilotage et la gestion d’un bâtiment intelligent car le numérique sert les réseaux climatiques, électriques, domotiques etc. Cependant, tandis qu’auparavant nous traversions une phase où tous ces réseaux convergeaient vers la numérisation, ce procédé est aujourd’hui relativement mâture. Ce que nous ne maîtrisons pas encore, c’est la manière d’interagir avec les utilisateurs. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le numérique ne rend pas une ville plus intelligente. C’est un outil, un levier, mais il reste à inventer un modèle social, un changement culturel. Et la place accordée aux utilisateurs participe à cette construction d’un modèle social.
Quel serait ce modèle social ?
On peut regarder ce modèle de deux manières différentes. Soit le bâtiment intelligent opère de manière solitaire et l’utilisateur ne possède aucun rôle. Soit l’utilisateur modifie son comportement, peut agir et peut apposer sa marque sur l’empreinte énergétique d’un édifice. Je parle surtout de bâtiment intelligent, mais cela pourrait tout aussi bien être un réseau d’éclairage public, un quartier résidentiel. De fait, la présence d’un référent s’avère nécessaire sur un site. Il faut que quelqu’un puisse comprendre comment le bâtiment vit, comment le piloter, comment gérer sa production énergétique au mieux, comment interagir avec ses utilisateurs afin qu’il puisse prendre des décisions. Le social réside dans le confort apporté aux utilisateurs : les optimisations apportées à la dépense énergétique d’un réseau ne peuvent survenir que si l’on comprend les interactions entre hommes et bâtiment, bref, si l’on comprend le confort d’un utilisateur.
Ce référent, lui, doit-il rester humain ? Peut-il s’agir d’un agent informatique ?
Il peut exister certaines règles d’optimisation comme l’aide à la conduite. Néanmoins un référent n’a pas besoin d’exister physiquement sur un endroit particulier. Il a la possibilité d’être partagé, si la taille du lieu ne nécessite pas d’y employer une personne à plein temps. C’est là que se trouve aujourd’hui l’innovation. Si on maîtrise ces perspectives de consommation énergétique, on sait tirer le meilleur parti d’un investissement. Grâce à l’outil numérique et les technologies de pilotage, il est bien plus intéressant de s’adapter que de changer entièrement la structure d’un bâtiment. On obtient alors un bâtiment modulable et sous le contrôle de l’utilisateur. Nous n’avons plus besoin de bâtiments numériques mais de bâtiments obéissants.

mar 21

iWatch de Marseille

Lu dans Tom’s Guide
27 février 2013 | Par Anja François RANDRIAVANIAINA
Buddy watch : un concept français en attendant Apple

smart-watch-french-buddy-smartphonek-n-373991-13.jpgEn attendant qu’Apple accouche de son iWatch, en voici une qui vient de France. Fabriquée à Marseille, la montre connectée se veut un compagnon idéal pour un smartphone. De quoi suivre les notifications sans avoir à sortir son téléphone de son sac ou de sa poche.
Baptisée Buddy Watch, elle est l’œuvre de la firme VEA Digital. Il s’agit d’une montre intelligente reliée en Bluetooth au smartphone. Compatible avec tout terminal Android, iOs ou Windows Phone, elle dispose de plusieurs fonctionnalités en plus d’afficher l’heure. En effet, elle est en mesure d’informer son porteur sur les appels, la messagerie, les notifications sur les réseaux sociaux et les informations GPS. Ainsi, il est possible de lancer ou refuser un appel, gérer les mails et la musique depuis la montre. Outre son design attrayant , la Smart Watch est dotée d’un écran tactile 2 pouces et d’une mémoire de 8Go.
smart-watch-french-buddy-smartphonek-q-373994-13.jpgPlutôt fine du haut de ses 8mm d’épaisseur, Buddy Watch est un projet en quête de financement sur Indiegogo. La  livraison est prévue vers le courant de cet été pour 199€. A condition bien sûr que la somme nécessaire à sa finalisation soit réunie.
Mise à jour : l’agence Caiman Design partenaire pour le design de cette montre nous assure que le projet sera mené à bout quelle que soit l’issue de cette campagne de financement.

 

 

mar 14

Les spécialistes et l’innovation

Lu sur slate.fr
Edition du 14 mars 2013

Crowdfunding (suite)
Vous lirez l’article en entier si ça vous intéresse….

Moi, ce qui m’a intéressé c’est :

  1. quelqu’un avait un projet que personne ne voulait financer. Il s’est donné 1.5 mois pour récolter les 2 millions de $ dont il avait besoin. En 1 jour, il a récolté 2.5 millions de $ car le public a adoré le projet… Vive le Crowdfunding!
  2. un grand spécialiste de la spécialité à qui il avait présenté son projet avait décrété que ce projet ne trouverait pas son public et que l’idée n’était pas bonne.

Le problème avec les spécialistes c’est qu’en matière d’innovation, ils disent souvent des bêtises et qu’on les croit.
Pour lire l’article en entier: http://www.slate.fr/culture/69425/veronica-mars-kickstarter-film-major-warner-bros-cofinance

mar 13

Le mot le plus laid du monde

Crowdfunding
Difficile de trouver un mot plus laid.
Difficile de trouver un financement plus efficace pour développer une innovation innovante mais pas forcement transcendantale. 

Lu dans Tom’sguide
Edition du 7 mars 2013
Kickstarter : 20 idées géniales qui récoltent des millions
1-nanolight-2-_r_600×450.jpgGros succès sur Kickstarter pour la Nanolight avec un peu plus de 5 000 « investisseurs » engagés dans le projet à quelques jours de la fin de la collecte de fonds. Gimmy Chu, Tom Rodinger et Christian Yan, les concepteurs, avaient pour objectif de rassembler 20 000 dollars, ils en ont déjà récoltés plus de 240 000 ! Cette ampoule à LED au design qui ne passe pas inaperçu serait la championne toutes catégories en terme de rendement en produisant l’équivalent de 1 600 lumens (environ 100 W) en ne consommant que 12 Watts d’électricité.

Une ampoule Wifi et multicolore

4-lifx_r_600×450.jpgCet autre énorme succès développé grâce au site de financement collaboratif Kickstarter se nomme LIFX. C’est une ampoule « intelligente »  qui peut être pilotée via Wi-Fi, à partir d’un Smartphone sous iOS ou Android, afin de choisir et modifier à loisir la couleur qu’elle diffuse. Elle n’est pas donnée (l’équivalent de 53 euros environ) mais près de 10 000 internautes au total auront participé à son financement en faisant exploser les compteurs : 1 314 542 dollars récoltés, pour un objectif de 100 000 dollars !

Un stylo pour sculpter en 3D très attendu

5-3doodler_r_600×450.jpgUn véritable carton ! 3Doodler, le crayon (200 grammes quand même) qui permet de sculpter des objets en 3D nécessitait 30 000 dollars pour  pouvoir être mis en production. Deux semaines seulement après le début de la campagne de financement, près de 2 millions de dollars ont été récoltés grâce aux 22 000 participants. Et ce n’est pas terminé puisque les internautes ont encore jusqu’au 25 mars 2013 pour déclarer leur flamme à cet objet très astucieux. Ce stylo permet en effet de créer des objets composés de fils d‘ABS fondu qui se solidifie instantanément à l’air libre (voir vidéo) . Il suffisait d’y penser. La livraison des premiers exemplaires est prévue pour décembre 2013 (il aura été très probablement été perfectionné d’ici là) à un prix de 45 euros environ avec les frais de livraison hors États-Unis.      

Un hélico contrôlé par la pensée

3-puzzlebox-orbit_r_600×450.jpgPuzzleBox Orbit est un jouet composé d’un hélicoptère que l’on peut contrôler par le cerveau à l’aide d’un casque NeuroSky Mindwave (voir vidéo) ainsi que des logiciels et du matériel pédagogique qui lui sont liés. Disponible depuis quelques temps déjà pour le mode de l’éducation, il est désormais possible de l’acquérir grâce à la campagne de financement initiée sur Kickstarter. De 150 à 230 euros environ (frais de à l’international inclus) selon le modèle choisi et les options choisies. 

Un casque de réalité virtuelle très attendu

10-oculus-rift_r_600×450.jpg Oculus VR avait besoin de 250 000 dollars pour poursuivre son développement et produire les premiers kits développeurs de leur casque de réalité virtuelle Oculus Rift. La campagne de collecte de fonds sur Kickstarter leur a permis de récolter 2 437 429 dollars. Submergés par ce succès la date de livraison a dû être repoussée d’octobre 2012, initialement, à mai 2013… Il reste donc peu de temps à attendre pour ce qui devrait être l’un des premiers casques de réalité virtuelle vraiment adaptés au jeu et proposés à un prix abordable.  Les kits développeurs sont disponibles en précommande au prix de 230 euros environ.

Le film du reste de ta vie

9-secondeveryday-app_r_600×450.jpgCesar Kuriyama a eu un jour l’idée de faire le film du reste de sa vie en sélectionnant chaque jour 1 seconde de vidéo prise avec son Smartphone et de les mettre bout à bout. Il a commencé à l’âge de 30 ans et compte donc avoir une vidéo d’une heure lorsqu’il aura 40 ans, de 5 heures lorsqu’il aura 80 ans… Car pour lui, « … chaque seconde de la vie a une histoire … ». Pour simplifier le processus et permettre à tous de se lancer dans l’aventure, il a récolté des fonds grâce aux membres de Kickstarter afin de développer une application pour iPhone baptisée 1 Second Everyday qui est disponible depuis quelques semaines. Une application pour Android devrait suivre.   

Luttez contre la pauvreté énergétique

13-luci-light-1_r_600×450.jpgLuci Light est à la fois un projet basé sur le financement participatif, via la plateforme Indiegogo, et une œuvre caritative destinée à fournir de la lumière, gratuite et renouvelable, aux personnes qui n’ont pas accès à l’électricité. Cette lampe à énergie solaire souple et pliable, dotée de 10 LED, possède une autonomie record de 3 mois, après avoir été chargée environ 8 heures au soleil. L’équipe de Mpowerd,  à l’origine du concept, continue à effectuer des recherches pour la perfectionner, en améliorer le rendement et développer d’autres types de produits. Pour l’équivalent de 20 euros, vous ferez bénéficier d’une Luci Light à une famille et, pour 40 euros environ, vous en recevrez une en prime.   

La souris 3D qui se glisse sur l’index

18-mycestro_r_600×450.jpgMycestro est une souris Bluetooth de nouvelle génération qui a la capacité de suivre et d’interpréter les mouvements de la main dans l’espace. De la taille, approximativement, ’une oreillette sans fil, elle se glisse à l’index et est pilotée par le pouce permettant ainsi une grande liberté de mouvement en continuant, par exemple, à saisir du texte dur le clavier. La période de collecte de fonds de ce projet porté par Kickstarter s’achève le 29 mars. Alors si vous souhaitez, vous aussi, participer au développement de Mycestro comme les presque 2 000 « backers » qui se sont déjà engagés, sachez qu’il vous en coûtera environ 60 euros pour recevoir une de ces souris lorsqu’elle sera disponible.   

Inventez et réinventez votre instrument de musique !

2-molecule-synth_r_600×450.jpgImaginé par Travis Feldman, originaire de Portland, MoleculeSYNTH est un concept très original d’instrument de musique que l’on peut personnaliser en assemblant ses pièces comme on veut, quand on veut.  La « base » est constituée des composants élémentaires d’un synthétiseur : clavier, haut-parleur, amplificateur, générateur de sons, contrôleur… Huit pièces au total qui sont chacune  insérées dans une pièce hexagonale qu’il suffit ensuite de configurer et d’assembler à l’aide de codes couleur. Impossible donc de se tromper.     

mar 11

Bougez-vous!

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 9 mars 2013
Innovation dans les services mobiles : l’Europe à la traîne
Dès la fin des années 1990, l’Internet mobile existait au Japon. Au contraire de l’Europe où les opérateurs ont privilégié la consommation de masse et la croissance de leurs revenus.
Les données mobiles à bas prix depuis dix ans, la télévision sur smartphone depuis cinq ans, le NFC, l’invention du standard technologique de la 4G, la 5G déjà en test… Le Japon est le pays de l’innovation mobile, faisant ressortir à contrario le faible dynamisme européen. Voilà le constat fait par une équipe de l’Institut de la Technologie de Karlsruhe dans « L’innovation dans les services mobile : un échec européen ». Le constat : les opérateurs japonais mettent sur le marché des services à un rythme plus soutenu et à des prix plus bas que leurs homologues européens. La raison ? Une concurrence acharnée, tant sur les services que sur les appareils et les technologies réseau. Les opérateurs nippons arrivent à se différencier nettement les uns des autres alors qu’en Europe, l’adoption de technologies de communication mobile unifiée tend à niveler les choses.
Innovation y compris dans le SMS
Les auteurs estiment aussi que les opérateurs européens ont privilégié la consommation de masse et les stratégies pour acquérir des revenus substantiels, et maximiser le ROI par abonné. Ce qui aurait freiné l’innovation et la mise à disposition de service à bas prix. Au Japon, les revenus des opérateurs ont des origines plus hétérogènes, moins dépendant des SMS et de la voix. Pour mener cette étude, les chercheurs ont mené un travail comparatif Europe-Japon et interrogé plus de 80 chercheurs, analystes, et industriels des télécoms. Ils évacuent une fausse idée selon laquelle l’appropriation des technologies et services mobile serait une question de culture : les SMS, la musique ou l’Internet mobile sont en vogue en Europe. Le facteur différenciant serait bien la concurrence. Les opérateurs japonais ont rivalisé d’innovations pour séduire les consommateurs, y compris dans le SMS. A partir du milieu des années 1990, les tarifs voix se sont mis à baisser, avec pour incidence l’arrivée de nouveaux prestataires. Ne pouvant plus se distinguer les uns des autres sur le service voix, les opérateurs ont développé d’autres services et fonctionnalités des terminaux.
Plus de concurrence technologique
A l’inverse, il existerait une « concurrence technologique sous-développée en Europe ». L’Internet mobile n’est arrivé qu’en 2002 sans s’accompagner d’une baisse de prix des SMS. Les opérateurs européens souffrent aussi de leur dépendance à des constructeurs de terminaux. La préoccupation de ces derniers étant d’écouler un maximum d’appareils standard, les opérateurs européens n’ont pas développé de technologies réseau propriétaires pour s’épargner d’avoir à payer un surcoût induit par la fabrication de terminaux spécifiques à leurs infrastructures. Une stratégie pas forcément payante si l’on se réfère à Apple : la firme de Steve Jobs rivalise aujourd’hui d’innovation avec les Japonais tout en se basant sur des technologies propriétaires. Les conseils adressées à l’Europe : introduire plus de concurrence en matière technologique, laisser émerger de nouveaux prestataires et repenser les usages clients en sollicitant l’avis des consommateurs eux-mêmes et des actionnaires.

mar 08

Temps de cerveau disponible

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 5 Mars 2013
HitBliss transforme la publicité en crédit à dépenser pour acheter du contenu

HitBliss entend réconcilier internautes friands de vidéo et annonceurs, en payant les utilisateurs en échange de leur attention. Pour toute publicité personnalisée que l’utilisateur regarde, il gagne du crédit à dépenser pour louer un film ou une série télévisée.

Si les internautes n’apprécient pas la publicité en ligne, la majorité préfère néanmoins devoir la consommer pour accéder à un contenu gratuit, plutôt que de payer pour ne pas recevoir de publicité. Evidemment, ce qui les ennuie est surtout le fait que la publicité interrompe leur expérience, et qu’elle soit en général peu appropriée. L’expérience globale des consommateur avec la marque est donc plutôt négative, ce qui ne profite à aucun des deux partis. HitBliss, tout juste lancée en version bêta, souhaite réconcilier internautes et annonceurs, en récompensant la consommation de publicité. HitBliss transforme littéralement les publicités en crédit que les utilisateurs peuvent ensuite dépenser pour louer un film ou un épisode de série télé.
« Acheter » du contenu en regardant des publicités personnalisées
HitBliss se compose de deux applications web complémentaires. La première, HitBliss Store, ressemble à n’importe quel service de streaming vidéo : l’utilisateur peut louer ou regarder un contenu en streaming, sur plusieurs appareils, et payer avec sa carte de crédit. La seconde application est HitBliss Earn, un « Pandora pour la pub » où les utilisateurs HitBliss sont invités à regarder des publicités personnalisée (vidéos, sondages, jeux…). Lorsqu’ils regardent une publicité, ils gagnent de l’argent, avec lequel ils peuvent acheter les contenus disponibles dans le HitBliss Store, en guise d’alternative à leur carte de crédit. Les utilisateurs complètent leur profil (genre, âge..) directement sur HitBliss Earn, et peuvent ensuite choisir parmi différentes « chaînes » : Electronique, Automobile etc.
Des opportunités de ciblage précis pour les annonceurs
La valeur d’une publicité peut varier, et ce en faveur de la personnalisation et donc d’un meilleur ciblage pour les annonceurs. Par exemple, un utilisateur peut gagner plus d’argent s’il ajoute des options de personnalisation (comme autoriser le service à utiliser également son historique de recherche ou en indiquant d’autres préférences). Pour s’assurer l’attention la plus totale des utilisateurs, et éviter qu’ils ne laissent les publicités défiler sans les regarder, l’application interrompt les publicités si le volume est éteint ou si l’internaute lance une autre application par exemple. Si quelqu’un fait preuve de docilité, il amasse des « points de confiance » qui lui permettent de gagner plus de crédit pour chaque publicité consommée. Un épisode de série TV « coûte » en moyenne 2 minutes de publicités, et le prix d’un film revient à environ 10 minutes.

mar 06

Temps de cerveau disponible

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 5 Mars 2013
HitBliss transforme la publicité en crédit à dépenser pour acheter du contenu
HitBliss entend réconcilier internautes friands de vidéo et annonceurs, en payant les utilisateurs en échange de leur attention. Pour toute publicité personnalisée que l’utilisateur regarde, il gagne du crédit à dépenser pour louer un film ou une série télévisée.

Si les internautes n’apprécient pas la publicité en ligne, la majorité préfère néanmoins devoir la consommer pour accéder à un contenu gratuit, plutôt que de payer pour ne pas recevoir de publicité. Evidemment, ce qui les ennuie est surtout le fait que la publicité interrompe leur expérience, et qu’elle soit en général peu appropriée. L’expérience globale des consommateur avec la marque est donc plutôt négative, ce qui ne profite à aucun des deux partis. HitBliss, tout juste lancée en version bêta, souhaite réconcilier internautes et annonceurs, en récompensant la consommation de publicité. HitBliss transforme littéralement les publicités en crédit que les utilisateurs peuvent ensuite dépenser pour louer un film ou un épisode de série télé.
« Acheter » du contenu en regardant des publicités personnalisées
HitBliss se compose de deux applications web complémentaires. La première, HitBliss Store, ressemble à n’importe quel service de streaming vidéo : l’utilisateur peut louer ou regarder un contenu en streaming, sur plusieurs appareils, et payer avec sa carte de crédit. La seconde application est HitBliss Earn, un « Pandora pour la pub » où les utilisateurs HitBliss sont invités à regarder des publicités personnalisée (vidéos, sondages, jeux…). Lorsqu’ils regardent une publicité, ils gagnent de l’argent, avec lequel ils peuvent acheter les contenus disponibles dans le HitBliss Store, en guise d’alternative à leur carte de crédit. Les utilisateurs complètent leur profil (genre, âge..) directement sur HitBliss Earn, et peuvent ensuite choisir parmi différentes « chaînes » : Electronique, Automobile etc.
Des opportunités de ciblage précis pour les annonceurs
La valeur d’une publicité peut varier, et ce en faveur de la personnalisation et donc d’un meilleur ciblage pour les annonceurs. Par exemple, un utilisateur peut gagner plus d’argent s’il ajoute des options de personnalisation (comme autoriser le service à utiliser également son historique de recherche ou en indiquant d’autres préférences). Pour s’assurer l’attention la plus totale des utilisateurs, et éviter qu’ils ne laissent les publicités défiler sans les regarder, l’application interrompt les publicités si le volume est éteint ou si l’internaute lance une autre application par exemple. Si quelqu’un fait preuve de docilité, il amasse des « points de confiance » qui lui permettent de gagner plus de crédit pour chaque publicité consommée. Un épisode de série TV « coûte » en moyenne 2 minutes de publicités, et le prix d’un film revient à environ 10 minutes.

fév 19

Oxygène

Lu dans la Lettre de l’atelier
Edition du 20 février 2013
 Interview de Jean Courcelle-Labrousse, consultant chez Sterwen, cabinet français indépendant de conseil en management et organisation.
« Organiser l’oxygénation des managers »
Aujourd’hui, l’innovation est essentielle pour une entreprise dans un objectif de croissance et de différenciation. Et pour pouvoir innover, il faudrait tout simplement commencer par être convaincu de l’innovation en elle-même et de ses bienfaits.
L’Atelier: Actuellement, quels sont les freins à l’innovation?
Jean Courcelle-Labrousse: Au niveau de l’entreprise, l’innovation peut être freinée à cause de l’humeur du moment, à savoir la rationalisation et la baisse des coûts. L’objectif actuel est la conformation, notamment dans le secteur des banques et de la finance. Il est important de différencier innovation continue et innovation de rupture. Pour cette dernière, cela dépasse le stade de l’individu et place l’entreprise et son ADN comme acteur majeur : elle suppose un programme accompagné d’un investissement. Concernant l’innovation continue, le frein se trouve très souvent au sein même de l’équipe, les managers ne reconnaissant pas toujours la capacité d’innovation de leurs collègues.
Comment faire naître le déclic de l’innovation?
Il est vrai que certaines personnes sont plus sujettes à innover que d’autres. L’innovation fonctionne grâce un cercle vertueux. Si un employé suggère à plusieurs reprises des idées, qui ne sont ni retenues ni valorisées, il se lassera et retournera à l’application habituelle de ses tâches. Le prérequis à l’innovation est d’être convaincu de l’innovation. Les entreprises doivent pour cela organiser l’oxygénation des managers : pour innover, ils ont besoin d’aller voir ce qui se passe ailleurs, de se rendre à des cercles d’innovation, de rencontrer des personnes qui vivent l’innovation au quotidien. Changer d’horizon permet de faire naître les idées.
Quel outil peut-on mettre en place à l’intérieur de l’entreprise pour favoriser l’innovation ?
On peut mettre l’accent sur les réseaux sociaux d’entreprise, qui favorisent l’innovation grâce à la mise en relation des employés. Les employés, qui ne se connaissent pas forcément entre eux, vont communiquer et échanger sur un sujet donné pendant une période donnée. Actuellement, les jeunes restent plus ouverts à l’utilisation de cet outil. Cet outil est révolutionnaire puisqu’il n’y a pas de hiérarchie : le pouvoir appartient à celui qui transmet l’information. Le but n’est pas de mettre en place cet outil partout : il faut susciter l’envie : commencer par créer un noyau dur constitué par les convaincus pour ensuite le développer.

fév 07

Je pense donc j’agis

Jouer sans les mains, juste avec son cerveau. Ce sera possible dans quelques années grâce aux interfaces cerveau-ordinateur qui permettent de commander un ordinateur par la pensée. Cette nouvelle voie est explorée depuis plusieurs années par des chercheurs français de l’Inria. C’est le projet OpenVibe qui se poursuit aujourd’hui par OpenVibe 2. Une vraie promesse pour certains éditeurs de jeu vidéo qui s’y intéressent de très près. Découvrez, dans cette vidéo, les  premiers prototypes de jeux 100% « mentaux ».

Pour en savoir plus, le film : http://www.lachainetechno.tv/videos/commander-un-jeu-video-par-la-pensee/

fév 06

BigData arrive

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 5 fevrier 2013
StreetLight Data analyse les flux de consommateurs pour optimiser le commerce
Afin de mieux choisir l’emplacement de sa boutique ou de mieux cibler ses offres promotionnelles, la start-up propose aux entreprises des informations sur les habitudes de déplacements d’une clientèle-cible.
La réussite d’une boutique physique se base non seulement sur les stratégies qu’elle adopte mais aussi sur son implantation physique et la clientèle qui la fréquente. Le choix d’un lieu précis et la connaissance de la clientèle potentiellement rattachée à celui-ci peut alors s’avérer un avantage concurrentiel. En boutique, des solutions comme celle de Shopperception, qui analyse les déplacements, se multiplient. Dans l’espace public, d’autres se développent également, comme RouteScience, inventée par l’entreprise américaine StreetLight Data. Son but ? Analyser la fréquentation d’un quartier et les flux de déplacement d’une population, via l’ensemble des données publiques disponibles ou celles fournies par les opérateurs.
Connaître ses clients
RouteScience utilise une base de données constituée à partir de différents éléments : les pages jaunes, la densité du trafic ou les traces laissées par les téléphones et les appareils dotés de technologie GPS. Ces outils permettent d’obtenir de précieuses informations à propos des personnes qui se déplacent dans un quartier donné : non seulement le but de leur déplacement et le temps de leur voyage mais aussi leur point de départ et d’arrivée, leur tranche d’âge ou encore leur catégorie professionnelle. Il s’agit bien évidemment d’informations confidentielles, fournies par des partenaires publics ou privés, et c’est pourquoi StreetLight Data anonymise les données et les regroupe par catégories (âge, but du déplacement). Ces données une fois compilées sont réorganisées à l’aide de cartes libres de droits et présentées sous forme de représentations géospatiales en deux dimensions.
Savoir attirer sa clientèle
D’autres entreprises telles que SmapIn développaient l’idée de permettre aux entreprises d’envoyer des notifications d’annonces promotionnelles à des usagers dans une localisation précise. L’utilisation des données de géolocalisation est au contraire ici passive, et un tel système d’analyse des flux est une aubaine pour la mise ne place d’une boutique ou l’organisation d’une vitrine. Mais la technologie RouteScience ne se limite pas uniquement aux commerces puisqu’elle souhaite également aiguiller par exemple les banques quant à l’intérêt d’un prêt en fonction de la localisation de ceux-ci ou les villes vis-à-vis de la régulation du trafic ou de la nécessité d’améliorer les transports urbains dans une zone plutôt qu’une autre. A noter, Streetlight Data est l’un des finalistes de l’IBM Smartcamp pour le titre de meilleur entrepreneur de l’année.

jan 09

Chien de berger

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du9 janvier 2013
Louis Treussard
Global CEO -(Retrouver l’article complet : cliquer ICI)

La performance est de plus en plus liée à l’agilité et à l’image de l’entreprise

Depuis l’ère du digital, règne de l’immédiateté, où la performance est de plus en plus liée à l’agilité et à l’image de l’entreprise, il est donc nécessaire d’innover mieux et plus rapidement. Nos grandes entreprises, souvent de culture technique, se sont developpées en privilégiant leur taille pour imposer leur innovation et diffuser partout dans le monde leurs produits ou services, dans l’objectif de durer le plus longtemps possible. Si cela suffisait à une époque pour rationaliser ses developpements ou maîtriser ses risques, il n’en est plus de même aujourd’hui où le cycle d’innovation des entreprises traditionnelles n’est plus compatible avec les nouveaux usages du web impactant leur modèle, leur management, l’ensemble de leurs métiers, et cela quelque soit le secteur d’activité.
Une solution consiste donc à importer l’innovation pour combler un retard, booster la R&D, étendre son champ d’actions, son modèle de base ou reussir sa digitalisation. Pour ce faire, nos entreprises traditionnelles ne devraient-elles pas chercher à s’entourer du savoir-faire des jeunes pousses agiles, les faire cohabiter et évoluer avec l’entreprise ? N’est ce pas une réponse au besoin d’innovation immédiate dans un contexte morose, une façon de ne pas laisser la place à la bande « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) devenus acteurs d’une économie qui dépasse leurs business models initiaux. En une douzaine d’années, Google a racheté environ 120 sociétés innovantes de la baie de San Francisco pour la plupart, faisant ainsi l’acquisition d’un savoir-faire dans des domaines aussi variés que la recherche, la pub, les applications mobiles, la photo aérienne, la voiture connectée ou le téléphone… Dans un modèle non « pure player », Apple a racheté Next en 97 qui deviendra mac OS et en 2000 SoundJam qui deviendra iTunes. On dénombre comme cela une trentaine de sociétés innovantes rachetées entre 1998 et 2012.

Recréer une dynamique autour des nouvelles valeurs du digital et de l’entreprise

L’entreprise traditionnelle a donc tout intérêt à développer ce nouvel écosystème constitué de petites entreprises innovantes. Celles-ci vont l’alimenter en innovations et, de part leur agilité, répondre aux nouveaux usages et attentes de leurs clients et pourquoi pas aller jusqu’à imposer de nouveaux modèles disruptifs à la manière des GAFA… Pour les entreprises, c’est aussi un formidable outil d’émulation dans la conduite du changement et de la digitalisation de l’entreprise. Mais pour cela, le management doit plus que jamais avoir un rôle fédérateur afin d’exploiter les capacités de tous, dans tous les métiers. Le moteur de l’innovation de l’entreprise traditionnelle repose également sur le bien-être et la performance de ses collaborateurs. Le management a donc un rôle fondamental à jouer dans l’accompagnement et la stimulation du collaborateur et doit aussi lui donner les moyens de s’exprimer. Ce « crowdsourcing » interne est d’autant plus fondamental qu’il permettra de valoriser les collaborateurs et de recréer une dynamique autour des nouvelles valeurs du digital et de l’entreprise : le partage, la co-creation, l’internationalisation, l’innovation et la digitalisation.

jan 07

Body connecté

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 4 janvier 2013
L’électronique portée et connectée, bientôt un accessoire comme un autre ?

Montres reliées au smartphone, tatouages esthétiques mesureurs de la forme d’un individu, lunettes intelligentes… 2013 pourrait bien voir le développement véritable d’un marché annonciateur de multiples services.

Vêtements connectés, électronique portée… Si les projets de recherche autour de la connectivité des objets que l’on porte afin d’améliorer notre quotidien occupent la recherche depuis de nombreuses années, ils n’étaient pas encore véritablement entrés dans notre quotidien. Voilà qui est de plus en plus chose faite. Juniper Research a publié récemment un rapport dans lequel il estime que les lunettes connectées et autres systèmes électroniques portés sur le corps et donnant accès à des services devraient représenter un marché d’1,4 milliard de dollars en 2014. Un marché porté par le secteur du bien être, investi par des marques comme Nike, avec son Nike+, pour communiquer autrement. Et par des acteurs spécialisés comme Fitbit. Les fameuses lunettes de Google, prototype annoncé en grande pompe, ont dû aussi jouer un rôle non négligeable dans cette adoption.

Santé, bien être, divertissement
Evidemment, le premier marché qui devrait en bénéficier devrait donc être celui de la santé et du bien-être. Qu’il s’agisse de vêtements « intelligents » capables de prélever des données physiologiques et de les interpréter, via son smartphone. Ou de composants spéciaux, comme des tatouages par exemple. Le but étant d’être plus proactifs et dans la prévention face à sa santé, mais aussi de mieux gérer les maladies existantes. Le secteur du divertissement aussi devrait largement en profiter. Si le projet Woven est un concept, qui fait du vêtement un véritable élément d’un jeu de rôle, on peut imaginer bien d’autres interactions. Plus simplement, ces objets peuvent être tout simplement développés pour plus de praticité : contrôle de son smartphone à distance…

Vers des changements de business model
Autre secteur qui devrait y trouver des opportunités : celui du commerce. Avec des lunettes connectées, on peut ainsi penser à des interactions directes avec le client, voire des achats. Mais les acteurs d’un écosystème ne sont pas les seuls à qui cette envolée de l’électronique portée et connectée s’adresse. Dans la lignée de Nike, ce sont toutes les entreprises qui ont tout intérêt à y jeter un œil appuyé. Se positionner sur le secteur, c’est peut être la possibilité de proposer du service de qualité, apte à fidéliser les individus. Quitte à changer en partie son modèle de fonctionnement.