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Archive de la catégorie 21°siècle
Boîte à outil 2.0
15.5.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu sur le site de O-labs
Le 16 mai 2012
ReaDIYmate
ReaDIYmate est une jeune start-up française offrant des briques techniques hardware (basées sur Arduino et mbed) et software à la communauté des “DIY-ers” pour la fabrications d’objets interactifs uniques et simples d’usage.
o-labs a participé à la spécification, au prototypage et aux choix techniques des différents composants du système dans un premier temps et par la suite a contribué au développement de ces briques :
- Logiciel multi-plateformes (Windows / MacOS)
- offrant des outils pour la création et le provisioning d’objet sur la plateforme ReaDIYmate
- offrant des outils techniques tels qu’un proxy pour permettre aux Arduino des requêtes HTTP en utilisant l’USB
- permettant la synchronisation logicielle entre les objets et la plateforme ReaDIYmate (les utilisateurs peuvent ainsi choisir d’utiliser une application compatible avec leur objet à partir du site, qui est automatiquement installée sur l’objet)
- technologies : QT/C++, drivers USB (C/C++ système)
- Librairies Arduino et Arduino wifi offrant des fonctionalités riches pour le développement d’applications par des développeurs non expérimentés
- Tests et choix des plateformes Hardware arduino, mbed, wifi
Plus d’informations
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Robot fait à la maison
16.4.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans RSLN
http://www.rslnmag.fr/post/2012/04/06/Vive-les-robots-domestiques-!-.aspx
Vive-les-robots-domestiques
Imprimer des robots, une idée un peu folle ? C’est pourtant l’un des projets du très sérieux MIT.
Dans un article du 3 avril dernier publié dans le Gadget Lab du magazine Wired, Daniela Hernandez, journaliste, revient sur le projet d’impression de robots du Massachussetts Institute of Technology. Le projet du professeur Daniela Rus, du Laboratoire d’Intelligence Artificielle et d’Informatique, pourrait vous permettre de créer votre propre robot en 24 heures.
Des robots sur mesure en quelques heures
Vous aimeriez avoir un robot pour attraper facilement vos objets hors de portée ? Ou bien pour nettoyer vos fenêtres?
Les chercheurs du MIT ont pensé à vous et ont lancé un projet d’impression 3D de robots sur mesure. Pour les voir en action, c’est par ici. Même s’il va falloir attendre 2017 pour que le projet soit opérationnel, ça sera peut-être l’occasion de vous débarrasser des tâches ingrates.
« Il n’existe aucun système aujourd’hui qui prenne en compte vos besoins spécifiques et qui produise une machine adaptée », souligne Daniela Rus, ingénieur en robotique au MIT.
L’équipe a produit pour l’instant deux prototypes qui coûtent environ cent dollars et prennent à peu près 70 minutes à construire. Le coût réel pour les consommateurs dépend évidemment des spécificités de chaque robot mais l’idée est vraiment de démocratiser l’accès à la robotique.
Un robot pour chaque besoin ?
Les chercheurs se demandent comment les utilisateurs vont prendre en main le projet :
« Peut-être que les novices vont faire une commande qui induira un dysfonctionnement du robot, nous voulons donc développer un environnement de programmation qui soit capable de détecter les erreurs », explique Daniela Rus
Pour l’instant, le robot est préprogrammé pour accomplir un certain nombre de tâches. Mais si la demande des utilisateurs requiert de nouvelles programmations, il sera possible de servir des fonctions de base pour améliorer le robot depuis votre ordinateur et ainsi en augmenter la durée de vie.
Pour aller plus loin
50 années de robotique… Et maintenant ?
Les robots partout c’est pour demain ?
Moi, robot, et mon orchestre
« Un futur sans humain » : Mais que raconte vraiment Bill Joy ?
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16561
2.4.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans les statistiques de mon hébergeur
16561, c’est le nombre de visites sur ce blog en mars.
6500 des USA
4900 d’Europe et idem d’Asie
450 de Chine…
Just amazing !!!!!!!!!!!
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Lieux non-finis pour esprits infinis
26.3.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InternetActu
Edition du 22 mars 2012
Au-delà du brainstorming
Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le “brainstorming”.
Le brainstorming en question
Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque. Son principe est le suivant : dans une même pièce, les participants exposent toutes les idées créatives susceptibles de leur passer par la tête. Avec une règle fondamentale : les propositions, même les plus absurdes, ne doivent pas être critiquées, au risque, dans le cas contraire, de bloquer l’imagination de leurs auteurs ainsi mis en cause.
Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Tout d’abord, la pensée de groupe ne serait pas aussi créative qu’on ne le pense. Une première réfutation des théories d’Osborn a été établie dès 1958. Une expérience menée sur 48 groupes d’un côté et 48 individus de l’autre, a montré que les sujets réfléchissant en solo terminaient l’expérience avec bien plus d’idées que ceux qui avaient travaillé en équipe. Plus inquiétant encore, selon un panel de juges, les idées élaborées “en solo” étaient bien plus intéressantes et réalisables que celles élaborées en groupe, comme l’a souligné le psychologue Keith Sawyer dans ses livres sur la créativité de groupe.
Les bienfaits de la critique
Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Ici encore, une expérience de 2003, menée par le psychologue Charlan Nemeth a réfuté cette idée. Trois groupes de personnes ont été constitués pour réfléchir à trouver des solutions sur la congestion de la circulation à San Francisco. Le premier ne recevait aucune instruction quant à la manière de gérer les débats. Le second se voyait assigner les techniques classiques de brainstorming. Dans le troisième enfin, chacun avait le droit de critiquer librement les propositions des autres.
L’expérience à montré que les équipes où l’on avait le droit d’évaluer les idées des uns et des autres se montraient au final plus fécondes, et plus originales que celles qui avaient respecté l’interdit. Plus intéressant, encore, ce qui a qui a suivi : chaque sujet a été interrogé séparément et on lui a demandé de donner encore d’autres réponses à la question posée. Il s’est avéré que ceux qui avaient participé aux débats avec critiques ont été capables d’émettre bien plus d’idées nouvelles que les “brainstormers” et les sujets qui n’avaient reçu aucune instruction. Ces derniers ne concoctaient qu’une moyenne de trois idées nouvelles tandis que les membres du groupe intégrant le débat et ! la critique en produisaient sept.
Les lois de la composition
Pourtant, continue Lehrer, il n’est pas question pour autant de revenir à la croyance en une créativité s’exerçant exclusivement en solo. Dans divers domaines, comme la science, c’est d’ailleurs impossible. La spécialisation y est devenue telle qu’il devient impensable de travailler sur un sujet sans collaborer avec différents spécialistes très pointus. Une étude menée par Ben Jones, professeur à l’école de Management Kellog de la Northwestern University a ainsi analysée 19 millions d’articles universitaires et 2 millions de brevets de ces cinquante dernières années, montrant que les travaux en équipe n’ont cessé d’augmenter dans 95 % des sous-champs scientifiques et que les équipes universitaires ont augmenté ! de 20 % en moyenne à chaque décennie. Pour Jones, les chercheurs sont désormais contraints de collaborer, notamment parce que les mystères les plus intéressants se trouvent désormais à l’intersection des disciplines. “Il ya cent ans, les frères Wright pourrait construire un avion par eux-mêmes. Aujourd’hui, Boeing a besoin de centaines d’ingénieurs pour concevoir et produire des moteurs”. Face à la complexité croissante, le travail collectif est désormais de mise. Mais alors, quel est le meilleur modèle pour favoriser la créativité de groupe ?
En fait, estime Lehrer, les règles de l’intelligence collective sont singulièrement plus complexes qu’on a pu le croire. Il faut d’abord s’interroger sur la composition de l’équipe. Vaut-il mieux que les participants se connaissent, ou au contraire qu’ils se découvrent à l’occasion ?
Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! S’appuyant sur une recherche du sociologue Brian Uzzi qui a analysé les comédies musicales les plus populaires, mais aussi les échecs dans ce domaine, on apprend que les équipes les plus imaginatives sont composées en partie de personnes ayant déjà travaillé ensemble avec une certaine proportion de nouveaux venus. Si les participants se connaissent trop, la créativité ronronne et ne donne rien de bon. C’est ce qui s’est passé dans les années 30 à Broadway, pourtant alors peuplé des plus grands génies de la comédie musicale. La plupart des spectacles de cette période ont été des flops. West Side Story, en revanche, serait l&rsquo! ;exemple d’une comédie musicale dont la composition de l’équipe respecte les bonnes proportions. Les créateurs, Jerome Robbins, Leonard Bernstein et Arthur Laurents, étaient des habitués de la scène de Broadway. Mais cela ne les a pas empêchés de recruter de nouvelles têtes, par exemple un jeune parolier de 25 ans.
Les lieux créatifs
Mais pour Lehrer, il existe un autre aspect, fondamental, d’une créativité collective réussie : le lieu. Il est très important que des gens très différents puissent se rencontrer de manière fortuite et discuter de leur travail et de leurs idées. Et Lehrer de citer Steve Jobs à l’époque de Pixar, qui avait installé au centre du bâtiment de la société un atrium, où étaient situées les boites aux lettres et où techniciens, artistes et designers étaient forcés de se rencontrer pour aller d’un point à un autre (Jobs aurait même envisagé, selon Lehrer, d’installer des toilettes exclusivement dans cet atrium, mais aurait finalement été contraint d’y renoncer).
Toutefois, Lehrer se concentre surtout sur un autre édifice, qui selon lui aurait joué un rôle fondamental dans l’explosion technologique de la fin du XXe siècle : le bâtiment 20 du MIT.
Celui-ci avait été exécuté dans l’urgence, pendant les dernières heures de la guerre, pour abriter l’unité de recherche sur les radars. Il ne respectait aucun des codes de construction et possédait des défauts multiples (“la ventilation était pauvre, les couloirs sombres, les murs trop légers, on brûlait en été et on gelait en hiver”). Mais au final, ce n’était pas grave : il s’agissait d’une construction provisoire, qui devait être détruite dès la fin des hostilités.
Ce n’est pas ce qui s’est passé. A la fin de la guerre, le MIT a connu une affluence d’étudiants sans précédent. Du coup, il a bien fallu conserver le bâtiment 20 pour y abriter tout un groupe de structures éducatives.
Or, cet ensemble, si déstructuré, est celui qui a donné naissance à bon nombre des technologies et théories scientifiques du XXe siècle. Il a forcé des chercheurs travaillant sur des domaines sans rapport entre eux à cohabiter à discuter, à échanger des informations. Les théories linguistiques de Noam Chomsky doivent beaucoup à l’architecture du building. Parmi les autres découvertes mentionnées par Lehrer, il y a aussi les premiers jeux vidéos, la physique des micro-ondes, etc.
“Stewart Brand, dans son essai How Buildings Learn mentionne le bâtiment 20 comme l’exemple d’une structure “mal foutue”, devenue un espace exceptionnellement créatif, justement par ce qu’il n’a pas été voulu ni conçu (un autre exemple en serait le garage de la Silicon Valley). Au final, les scientifiques du bâtiment 20 se sentaient libres de refaire leurs locaux, adaptant leur structure à leurs besoins. Les murs étaient abattus sans permission, l’équipement s’entassait dans la cour de l’immeuble. Quand Jerome Zacharias a développé la première horloge atomique, il a supprimé deux plafonds de son labo pour faire de la place à un cylindre de trois ! étages… “
“La leçon du building 20″
La leçon, conclut Lehrer, “est que lorsque la composition d’un groupe est correcte – suffisamment de gens avec des perspectives différentes se rencontrant de manière imprévisible – la dynamique de groupe se développe d’elle-même”.
Rémi Sussan
Signalons que Jonah Lehrer publie un nouvel opus, Imagine, sous titré justement “Comment fonctionne la créativité”. Espérons que les éditions Robert Laffont, qui ont traduit et publié en français les deux premiers titres de Jonah Lehrer, s’empresseront de traduire ce nouveau volume.
Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/03/20/au-dela-du-brainstorming/
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Sommes-nous concernés?
20.3.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 19 mars 2012
Grand doute made in USA
Les Américains sont de plus en plus nombreux à douter de la capacité de leur pays à continuer à jouer les premiers rôles à l’international. Cela, dans le secteur des technologies, mais aussi des sciences, de la santé et de la recherche médicale.
Question technologies, le scepticisme prédomine outre-Atlantique : 58% des Américains ne croient pas que leur nation sera capable de rester numéro un mondial dans les secteurs des sciences et des technologies à l’horizon 2020. Pourtant, ces industries impactent pour près de la moitié de la croissance économique américaine depuis la seconde guerre mondiale. La position des Etats-Unis n’est guère mieux cotée dans le secteur de la santé et de la recherche médicale puisque 53% des Américains pensent que leur pays perdra la première place. C’est ce que révèle un sondage* conduit en ligne par JZ Analytics pour le National Public Opinion Poll en Mars 2012.
Des investissements au ralenti
D’où viennent ces inquiétudes? “Ce sont les investissements trop faibles alloués aux sciences et à l’innovation qui alimenteraient les craintes des Américains sur la perte de vitesse de leur pays dans les années à venir”, explique John E.Porter, Président de Research!America et ancien membre du Congrès dans l’Illinois. Ces préoccupations vont probablement augmenter à moins que les décideurs ne prennent des mesures pour éviter des conséquences graves, notamment sur l’emploi américain, les entreprises et l’innovation. Pourtant, malgré ce manque de vitalité dans les financements, 91% des Américains estiment qu’il est important de conserver une place de premier plan sur la scène internationale dans ces trois secteurs.
Développer durablement la recherche et l’innovation
Pour rester compétitif et faire prospérer les Etats-Unis, 78% pensent qu’il faut rester leader dans les sciences et 65% jugent qu’il est important de l’être dans le domaine médical et de la recherche médical. A l’approche des élections présidentielles américaines, 64% des personnes sondées déclarent qu’elles seront plus enclines à voter pour un candidat qui soutiendra la recherche dans le domaine de la santé. Durant la campagne, le débat autour des thèmes des sciences, de l’innovation et de la santé sera très attendu.
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Repenser l’innovation
7.3.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InternetActu
Edition du 7 mars 2012 FF764C
La créativité expliquée ?
Peut-on vraiment “manager”, “améliorer la créativité, par des moyens précis ? J’avoue personnellement avoir toujours été assez sceptique sur le sujet, en partant du principe que si on innove à partir d’une méthode connue et éprouvée, alors ce n’est plus de l’innovation, par définition. Et les étagères des librairies consacrées au développement personnel, au management, voire auNew Age, abondent en techniques infaillibles d’amélioration de la créativité, du jeu de rôle aumindmapping en passant par la programmation neurolinguistique, le brainstorming ou le sacrifice de boucs (la méthode la plus efficace à mon avis).
Mais Anthony McCaffrey, dont les travaux ont été présentés ces jours-ci dans Science Daily, semble relancer le débat. Il est vrai que le bonhomme suscite l’intérêt puisqu’il a reçu un don de 170 000 $ de la National Science Foundation pour développer sa théorie et surtout mettre au point une technologie qui permettrait de lui donner une application pratique.
Ladite théorie se nomme “l’hypothèse des caractéristiques obscures”. Autrement dit, l’innovation consiste à remarquer les caractéristiques d’un phénomène qui sont, jusque-là, passées inaperçues. Cela est beau et bon, me direz-vous. C’est une définition de l’innovation, pas forcément originale, et certainement pas une théorie sur celle-ci.
Mais McCaffrey pense avoir repéré l’une des raisons pour laquelle certaines caractéristiques nous demeurent invisibles : nous sommes obsédés par la fonction, l’utilité des choses. Lorsqu’une qualité ne semble n’avoir aucun but, aucune fonction (ou pire, si elle nuit à une fonction existante) nous avons tendance à l’ignorer alors que nous devrions au contraire nous concentrer dessus. L’exemple un peu simplificateur donné par Science Daily est celui des petites graines ou les fleurs qui s’accrochent aux vêtements. Alors que la plupart n’y verraient qu’une gêne destinée à être supprimée, un esprit créatif dira “allons-y, inventons le velcro”. Et c’est effectivement comme cela que les choses se sont passées.
Dans un autre de ses textes, McCaffrey donne également l’exemple suivant : on dispose de deux anneaux, d’une bougie et d’un cube en métal. Comment attacher entre eux les deux anneaux ? La cire fondue n’est pas assez solide pour ce faire. Solution, grattez la cire de la bougie avec le cube, afin de récupérer la mèche, qui est en réalité une petite corde, et attacher les deux anneaux avec cette dernière.
McCaffrey a donc mis au point une série d’expériences pour vérifier sa théorie.
Il a proposé à 14 sujets de passer un test leur demandant de trouver les parts “non fonctionnelles” d’un objet. Puis il a demandé à ce groupe, ainsi qu’à 14 autres utilisateurs “test” de résoudre une série de problèmes, certains classiques, d’autres concoctés par son équipe. Selon Science Daily, les membres du premier groupe auraient trouvé 67,4 solutions de plus que ceux du deuxième.
Les conclusions de McCaffrey figurent dans un article de Psychological Science qui est malheureusement réservé aux abonnés. Par chance, il travaille sur son hypothèse depuis longtemps déjà, et une série de textes sur sa théorie de l’innovation sont librement accessibles sur le Net, ce qui permet d’en savoir un peu plus.
McCaffrey et son équipe ont, à plusieurs reprises, testé la méthode de “l’obscur” surdifférentes demandes présentées par des entreprises (.pdf). L’une d’entre elles souhaitait créer un revêtement susceptible d’adhérer au téflon. Raisonnant sur le sens du terme “adhérer”, ils se sont posé la question des assomptions cachées derrière ce verbe. Adhérer suppose ainsi, dans l’esprit des gens, l’idée d’une action chimique mettant en relation deux surfaces. Une chose que le mot “connecter” n’implique pas, par exemple. De même pourquoi toujours penser en terme de deux surfaces ? En prenant conscience des présupposés inscrits dans le ! souhait émis, l’équipe est arrivée à une situation innovante : utiliser un système magnétique pour coller le téflon et son revêtement. Non seulement il ne s’agissait plus de chimie, mais cela impliquait non plus deux, mais trois surfaces (le téflon, le revêtement, et la surface générant le champ magnétique).
Une autre société les avait priés de trouver un moyen de repérer des bombes dissimulées dans le sol. Ici encore, la requête impliquait de se pencher sur l’objet “bombe”. En travaillant sur les interactions obscures, le groupe de McCaffrey s’est au contraire concentré sur son environnement et a mis au point une méthode consistant à repérer une bombe en fonction du déplacement de la poussière constaté sur le sol où elle est enterrée.
Dans un registre plus léger, on a également sollicité McCaffrey pour concevoir un type innovant de bougie, sans plus d’exigence. Ayant fait travailler plusieurs usagers sur les associations fréquentes du mot “bougie”, il a remarqué que très peu d’entre eux s’intéressaient au poids (une bougie perd du poids lorsqu’elle brûle) ou la capacité motrice (une bougie ne bouge pas quand elle brûle). McCaffrey et ses collègues ont alors imaginé une bougie sur une espèce de balancier se soulevant au fur et à mesure que celle-ci perdait du poids, jusqu’à atteindre un dispositif capable de l’éteindre automatiquement.
Travaillant sur cette hypothèse, McCaffrey a réfléchi sur la possibilité d’automatiser tout cela. D’où la tentative de créer un logiciel susceptible d’accélérer ce processus d’innovation, ce qu’il nomme le “aha toolkit”. Il ne s’agirait pas d’un système d’intelligence artificielle capable de trouver tout seul des solutions inédites, mais d’une interface permettant à un être humain de procéder plus rapidement à ce genre d’analyse.
L’idée repose sur le système des réseaux sémantiques. Couramment utilisés en analyse linguistique, ces réseaux représentent l’ensemble des associations d’idées liées à un concept ou un objet donné. Reprenant littéralement la fameuse expression “penser hors de la boîte”, McCaffrey a noté que la plupart des concepts généralement associés à un terme pouvaient être entourés par une “boite” et que les idées innovantes faisaient référence aux notions qui se trouvaient juste au dehors de ladite boite. En revanche, ceux qui étaient par trop éloignés, les liens trop faibles ne donnaient pas de très bons résultats.
S’inspirant de cette constatation, McCaffrey veut donc créer des réseaux sémantiques particuliers, les “aha nets” (.pdf).
Un phénomène pourrait selon lui être décrit en 32 caractéristiques, lesquelles diviseraient la région hors de la boite en 32 différentes sections. Il ne reste, plus affirme McCaffrey, qu’à examiner systématiquement ces 32 catégories pour y trouver un certain nombre de caractéristiques obscures.
McCaffrey affirme que sa cartographie des réseaux sémantiques confirme l’hypothèse selon laquelle la créativité se situe “entre l’ordre et le chaos”, c’est à dire juste hors de la boîte, mais pas trop loin. Reste à savoir si sa méthode, avec son examen systématique de caractéristiques obscures basées sur une taxonomie précise en 32 points, ne se situe pas quand même (à l’instar de la plupart des techniques de créativité) encore un peu trop du côté de “l’ordre” que de la créativité…
Rémi Sussan
Lien permanent et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2012/02/21/la-creativite-expliquee/
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Ordikea
2.3.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans Le Monde
Edition du 29 fevrier 2012
Raspberry Pi, ordinateur low cost, victime de son succès
Pour lire l’article complet :http://abonnes.lemonde.fr/technologies/article/2012/02/29/raspberry-pi-ordinateur-low-cost-victime-de-son-succes_1649838_651865.html
Il y avait la “firme à la pomme”, il faudra désormais compter sur la “marque à la framboise”… Le Raspberry Pi, un ordinateur low cost, vendu entre 25 et 35 dollars (19 et 26 euros) a été lancé mercredi 29 février. Pour l’heure, seul le modèle B (à 35 dollars) a été commercialisé. Quelques heures seulement après son lancement, l’appareil est déjà victime de son succès. Les sites de la fondation Raspberry Pi, mais également de deux revendeurs britanniques, demeurent inaccessibles.La configuration de la machine est pourtant minimaliste. Le Raspberry Pi est vendu sans clavier ni écran. Sans fioritures, l’appareil, un peu plus grand qu’une carte de crédit, laisse apparaître ses composants : un processeur, utilisant l’architecture ARM, très répandue sur les terminaux mobiles, des ports USB, Ethernet et HDMI pour les connexions et un support pour les cartes mémoire SD. L’ordinateur utilise une distribution de Linux, le système d’exploitation ouvert. Le navigateur Midori permet d’économiser les 256 mégaoctets de mémoire vive.
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Faites le pour nous SVP …
7.2.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InnternetActu
Edition du 07 février 2012
Un marketing collaboratif efficace passe avant tout par la simplicité
Bang & Olufsen lance un concours auprès des internautes, invités à proposer un design de cache pour enceinte. Le meilleur projet sera bel et bien commercialisé. Cette pratique du marketing collaboratif impose cependant quelques précautions.
Impliquer les consommateurs dans le processus de création ? C’est ce que propose Bang & Olufsen [15], qui donne la possibilité aux internautes d’exercer leurs talents sur l’un de ses produits, sa station audio pour iPod BeoSound 8 [16]. Plus exactement, le fabricant danois de matériels hifi et vidéo, toujours très design, invite les internautes à lui soumettre via sa page Facebook [17] des projets de caches pour les enceintes du BeoSound. Un concours, en somme, qui court jusqu’au 18 mars. Le vote des internautes désignera douze finalistes et, parmi eux, le gagnant verra son projet bel et bien fabriqué et commercialisé en édition limitée à la fin de l’année. Le procédé est simple : envoyer des images à Bang & Olufsen du design envisagé. Chaque semaine, le projet ayant reçu le plus de votes est sélectionné pour figurer dans un “Hall of Fame” en ligne et Bang & Olufsen choisira le vainqueur.
Ben & Jerry’s, Coca Cola ou Danette
La firme danoise est loin d’être la seule à s’essayer au “marketing collaboratif”. Danette [18], Cetelem [19], Ben & Jerry’s [20], Danone [21] au Canada (pour son produit Activia Dessert), Coca-Cola [22], Hasbro [23] pour une édition spéciale du Monopoly, ont tenté d’impliquer le consommateur-internaute. Mais au fond, pour le moment, l’idée consiste moins à innover, à glaner de nouvelles idées pour un produit que d’entretenir le lien, travailler l’image. Toutes ces initiatives ont des ambitions limitées (produits crées en série limitée, simples votes d’internautes). Dans cette optique, un credo : faire simple. “Le cas de Bang & Olufsen est une bonne illustration du concept : c’est une opération facile à mettre en œuvre par les internautes”, note Bertrand Bathelot de l’organisme de formation ABC Netmarketing [24]. “Il ne faut pas demander un investissement trop élevé aux participants”. Le marketing participatif n’a de sens que s’il fédère le plus grand nombre et ne s’adresse pas à des spécialistes. D’autant plus quand on passe par les médias sociaux grand public.
Prévoir des garde-fous
Cetelem va plus loin : en décembre 2010, le spécialiste du crédit à la consommation a sollicité les internautes pour créer une voiture complètement farfelue. C’était l’opération Love Car. Celetem a sélectionné le projet le plus fou et a vraiment réalisé la voiture pour l’offrir à l’internaute. Pas de business, pas de produit à vendre, même en série limitée, encore moins de ROI. L’enjeu ? Dépoussiérer l’image d’une marque pour le public des réseaux sociaux. Quitte à donner une image différente des publicités classiques. Cetelem a intégré l’idée qu’il n’est pas encore possible de faire vraiment du business sur les médias sociaux. Mais quand ce sera le cas, la marque aura acquis une place légitime. Sans oublier que toute la communication signalant ces opérations revient à faire de la publicité, avec stratégie de teasing et d’achat d’espace. Cela dit, il reste possible de créer des produits à véritable valeur ajoutée en sollicitant le public : “Là, on se rapproche plus du crowdsourcing, cela demande plus d’investissement de la part des gens”, poursuit Bertrand Bathelot. E tde conclure : “Ce sont en grande partie des free-lance, des semi-professionnels qui interviendront. Il faudra alors prévoir une certaine rétribution”.
Arnaud Devillard [1]
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Idées toutes faites
6.2.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InnternetActu
Edition du 6 fevrier 2012
Comment les américains ont perdu la fabrication de l’iPhone – NYTimes.com
L’avantage de la Chine n’est plus sur les coûts de production (d’autres pays sont bien moins chers), car la Chine a utilisé son faible coût de production pour innover sur les chaînes de travail. Désormais, la qualité de la Chine c’est d’abord la rapidité, la flexibilité et le savoir-faire. La Chine est à la création de gadgets ce que la Silicon Valley est à la création d’entreprises, estime Sarah Lacy :http://pandodaily.com/2012/01/22/why-china-wins/ Les Chinois ne fabriquent pas des produits de moindre qualité, c’est eux qui fabriquent les meilleurs produits du monde, comme ceux d’Apple.
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Innovation sociétale 2
31.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 16 janvier 2012
L’innovation découle de l’aptitude à partager la connaissance
Dans le but de faciliter l’innovation, il est important d’améliorer les systèmes de partage du savoir. L’Insa-Strasbourg a mis au point un modèle qui intègre les notions de nouveautés et de contexte dans lesquels les savoirs ont été acquis.
Une entreprise peut tirer 75% de son chiffre d’affaire de produits ou de services qui n’existaient pas sur le marché cinq ans auparavant. Autant dire que l’innovation est un élément crucial de la réussite. C’est de ce constat qu’est partie une équipe de chercheurs de l’Insa-Strasbourg pour bâtir un nouveau modèle de partage de savoirs en entreprise (knowledge management), spécifiquement dédié à l’innovation. Ils ont conçu un prototype de logiciel pour tester leur propre approche. Appelé KoSI (KM System for Innovation), cet outil a été mis en place au sein d’une PME française de fabrication d’outil de matriçage de plaques d’acier. Une première, en quelque sorte, puisqu’il n’existe pas d’outil logiciel de gestion des savoirs en matière d’innovation, ni même de réflexion sur le sujet. Et pour cause: les savoirs en la matière sont difficiles à appréhender et à formaliser.
Mêler contenu et contexte
KoSI permet de capitaliser des connaissances en fonction de critères de contenu, comme un outil standard de gestion de connaissances mais aussi de contexte : l’importance et le niveau de nouveauté d’une pratique dans l’entreprise, les métiers qu’elle concerne, sa facilité d’usage mais aussi l’environnement dans lequel elle est apparue, le contexte social. L’outil fournit ainsi une dimension historique très importante en matière d’innovation. Il devient plus facile de définir si le savoir partagé est nouveau ou pas, si il s’appliquera au projet en cours et, au final, si on en tient compte ou pas. L’outil est même conçu pour éviter les redondances: si un savoir est déjà dans la base, les utilisateurs peuvent le voir. Comme il est partagé entre entre les participants à un même projet, le logiciel organise la propagation de ces savoirs pour un objectif très opérationnel.
Des logiciels existants encore trop lourds
Cet outil est très différent des logiciel de gestion de connaissances habituels. “La gestion classique des connaissances est basée sur l’utilisation de données pour de la reconception : on répète des pratiques”, note Rémy Houssin, du laboratoire de génie de la conception à l’Insa-Strasbourg. “Il existe bien la méthode du ‘brainstorming’ où chacun jette des idées en vrac parmi lesquelles on opère ensuite un tri, mais cela ne donne jamais lieu à la constitution d’une base de données et cette approche est trop dépendante de la qualité de l’animateur de la séance”. Quand aux logiciels existants, il s’agit généralement de bases de données lourdes et compliquées, dont le contenu est en plus sujet à interprétation de la part des utilisateurs. Au final, l’intérêt et le fonxtionnement de KoSI ont pu être validés par le test. Mais celui-ci n’a pas duré assez longtemps pour évaluer le retour sur investissement. Ce genre d’évaluation nécessite en effet une mise pratique sur le long terme. Or, justement, ce logiciel doit pouvoir apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise.
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Innovation sociale
31.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 janvier 2012
“Faire appel à une entreprise sociale est un pont vers de nouveaux marchés”
Les entreprises sociales attirent les fondations ou investisseurs qui cherchent à favoriser le développement de structures défendant une bonne cause. Mais il ne faut pas sous-estimer leur impact sur les performances de l’entreprise.
Entretien avec Marlon Parker, fondateur de l’entreprise sociale RLabs, laboratoire né en 2009 en Afrique du Sud. Celui-ci qui aide à la réinsertion des personnes en difficulté en les formant à l’utilisation des nouvelles technologies mobiles et réseaux sociaux. Aujourd’hui, RLabs est constitué d’une Académie et d’un incubateur pour permettre aux membres de cette communauté d’innover et de créer leurs propres activités. RLabs se finance notamment en développant la stratégie mobile et réseaux sociaux d’entreprises clientes.
L’Atelier : Pourquoi une entreprise dont l’objectif principal n’est pas le social business travaille t-elle avec une entreprise sociale comme la vôtre ?
Marlon Parker : Outre l’opportunité non négligeable de travailler de manière responsable, une organisation faisant appel à une entreprise sociale comme la nôtre y trouve le moyen d’accéder à de nouveaux marchés, de nouveaux espaces géographiques, qu’elle aurait eu plus de mal à approcher par d’autres canaux. En ce qui nous concerne, RLabs représente une grande communauté présente dans 13 autres pays tels que la Finlande, le Portugal, la Malaisie ou Singapour, permettant d’accéder à ces communautés. Ce sont des avantages qui intéressent les entreprises.
Mais les services proposés par un laboratoire local comme RLabs ne sont-ils pas trop éloignés des besoins d’une compagnie implantée sur un autre continent ?
Non, les outils ou services sont souvent exportables. Travailler avec nous, par exemple, permet également de recourir à des outils nouveaux développés par nos membres. Dans les différents pays où il est présent, RLabs se concentre sur des communautés locales en fonction de leurs besoins locaux. L’innovation mobile a été développée en Afrique du Sud parce qu’elle s’adapte aux besoins du continent pour qui le mobile est très important. Ces outils peuvent donc permettre aux entreprises de favoriser leur développement, leurs performances. Ceci dit, ça ne signifie pas que l’innovation n’est pas exportable. JamiiX, un système de messagerie instantanée mobile permettant de communiquer d’un endroit sur plusieurs plates-formes (réseaux sociaux, MSN, GTalk, etc.), développé ici peut être utile partout dans le monde.
J’imagine que l’enjeu pour une marque est aussi au niveau de sa communication…
RLabs est une entreprise sociale qui forme les individus défavorisés et les reconstruit, les réintègre dans une communauté, dans la société. Une entreprise qui décide de travailler avec nous participe à notre développement et donc au projet social que nous défendons. C’est d’ailleurs grâce à l’activité de fournisseur de services ou de technologies innovantes que nous pouvons projeter de nous développer à travers le monde. Collaborer avec nous, et par extension avec une société basée sur la responsabilité sociale, apporte un gain en matière d’image et de réputation. Collaborarer avec une entreprise sociale, c’est permettre aussi à cette dernière de vivre et de se développer. Ce qui montre qu’elle s’inscrit dans une véritable démarche de responsabilité sociale. Mais aussi que cet engagement fait partie des valeurs de l’entreprise, de ses fondations.
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Showerbook
18.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 18 janvier 2012
Un rideau de douche en forme de page Facebook
Social Shower Curtain est un rideau de douche qui affiche une page web ressemblant fortement à un profil Facebook. Il ne s’agit pas d’un concept fou qui permet d’interagir avec son rideau de douche, hélas. Social Shower Curtain est un rideau de douche ordinaire mais se distingue par son thème. Les grands utilisateurs de réseaux sociaux, notamment celui de Mark Zuckerberg, seront probablement ravis de découvrir ce rideau en hommage au site sur lequel ils passent leurs journées. Social Shower Curtain n’est malheureusement pas personnalisable. En lieu et place de la photo de profil se trouve une partie vide où l’on peut éventuellement apercevoir la tête de la personne qui prend son bain.
Ce rideau de douche original façon facebook est en disponible sur la boutique en ligne Spinning Hat au prix de 20 dollars.
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Recherche usage désespérément…
18.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans Tom’s Guide
Edition du 11 janvier 2012
Portals ou comment entrer dans l’écran

Les écrans tactiles n’ont qu’à bien se tenir. Une designer a imaginé pouvoir interagir mais en y glissant carrément la main pour manipuler les éléments affichés.
Lorsque l’utilisateur insère sa main dans la boîte qui accueille l’écran, une main virtuelle apparaît à l’écran. Cette dernière copie les faits et gestes de la main « réelle » et se trouve être capable de manipuler les objets à l’écran. Sur quoi déboucherait une pareille invention ? On ne saurait y répondre avec précision pour le moment mais l’appareil sera connecté à Internet et pourra servir de plateforme d’échange ou de communication plus réaliste.
Le projet Portals a été détaillé par sa créatrice, la designer Jayne Vidheecharoen, étudiante à l’Art Center College of Design en Californie sur le site mécénat collectif Kickstarter. Le projet a déjà rassemblé le nombre de commanditaires requis, son lancement ne devrait donc pas trop tarder.
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Crowdfunding
5.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 04 janvier 2012
Makible combine crowdfunding et chaîne de fabrication
La plate-forme propose aux porteurs de projet de faire part de leur idée, de l’affiner avec leurs pairs ou avec les internautes, puis de le faire financer. La startup gère ensuite sa conception et sa distribution.
Le financement par des particuliers (crowdfunding) facilite l’accès à l’entreprenariat et à la réalisation de projets. Mais pour en profiter, il faut maîtriser tout le reste de la chaîne. Or certaines personnes ont les idées mais pas les moyens de les réaliser. Pour combler ce manque, Makible, basée à Hong-Kong, propose du coup aux internautes de financer différents projets. La différence, c’est que les produits élaborés sont le fruit d’une collaboration entre inventeurs et internautes. Et que l’entreprise se charge ensuite également de leur fabrication, des démarches juridiques entourant l’attribution de licences et de la distribution. “Nous pensons qu’en gérant nous-mêmes ces paramètres, le bénéfice sera double“, explique Jon Buford, co-fondateur de Makible, pour L’Atelier.
De multiples options, de l’investissement à la distribution
“Les projets auront plus de chance d’aboutir en un temps relativement court et les inventeurs ne seront pas bloqués par les contraintes et impératifs matériels.” Le processus est entièrement paramétrable. Le créateur présente son projet gratuitement sur le site puis le soumet aux internautes en établissant les conditions de réalisation (prix minimum et total de participation, récompenses éventuelles si les fonds récoltés sont supérieurs à l’objectif initial, type de licence souhaité…). Si une idée n’est pas aboutie, son initiateur peut demander l’aide de la communauté pour le finaliser. Il est aussi possible de co-créer un produit avec d’autres inventeurs, les droits de chacun étant ensuite gérés par la startup. “Nous nous occupons de la réalisation des papiers administratifs établissant très clairement la distribution des royalties en cas de litige éventuel.”
Des délais de réalisation plus courts
Les projets n’aboutissant pas sont intégralement remboursés aux différentes parties. Une fois la fabrication du produit mise en marche, Makible prélève 10% du revenu des ventes. A noter que les internautes qui ont financé peuvent recevoir le produit dans un délai allant de 2 à 4 semaines. Outre cette plate-forme, Makible commencera prochainement la réalisation d’une imprimante 3D personnelle, la Makibox, pour un prix d’environ 300 dollars. “Cet objet pourra être utilisé directement par des inventeurs débutants pour réaliser leurs produits, mais il devrait également servir à nos processus de fabrication en interne“, conclut Jon Buford.
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Smart india
4.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 23 novembre 2011
En Inde, les smart cities deviennent des smart townships

Wave City déploiera des systèmes de capteurs et de terminaux intelligents pour améliorer les services de transports, de santé ou encore d’eau potable. Le tout, à coûts réduits.
Le concept de “smart city” s’exporte également dans les townships. En Inde, le projet Wave City, produit du partenariat entre la société Wave et IBM, a démarré afin de créer un espace de 4500 hectares à Ghaziabad, une des villes les plus industrialisées du pays. L’objectif sera d’intégrer dans cette nouvelle zone urbaine les dernières avancées technologiques intelligentes et écologiques afin d’assurer une meilleure qualité de vie aux habitants tout en conservant des coûts opérationnels réduits. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’urbanisation extrêmement rapide de l’Inde avec environ 30 personnes abandonnant les zones rurales toutes les minutes pour s’installer en ville. A ce rythme, dans 20 ans, le pays aura besoin de 500 agglomérations supplémentaires.
Une agglomération coordonnée grâce à des capteurs intelligents
Il sera donc nécessaire d’utiliser des technologies innovantes afin de répondre aux besoins grandissants d’infrastructures de services notamment. Wave City devrait se construire en deux étapes. Une première constituera une zone de 1671 hectares incluant des résidences, des centres commerciaux ainsi que des bâtiments scolaires et des hôpitaux. L’apport d’IBM se fera principalement dans la gestion des transports, de la santé, de l’eau potable et de l’énergie à l’aide de capteurs et de terminaux intelligents. Tous les systèmes seront coordonnés par un centre de commande qui pourra relayer différentes informations sur les mobiles des habitants (comme l’état du trafic par exemple).
Une ville écologique
Cette organisation devrait permettre de réduire significativement la consommation énergétique de ce township nouvelle génération par rapport à des villes traditionnelles afin qu’il puisse fonctionner de manière autonome. “Nous souhaitons offrir un grand nombre de services mais également nous assurer que Wave City sera une agglomération respectueuse de l’environnement“, explique Manpreet Singh Chadha, Joint Managing Director chez Wave. Une condition sine qua non pour conserver une qualité de vie acceptable à travers le pays alors que les zones urbaines devraient se multiplier dans les années à venir.
Posté dans 21°siècle, Objets connectés, Eco-sensible, Techno et développement durable, Ville et espaces communicants, Développement eco | Imprimer | Aucun commentaire »